
Bon, me voilà en retard dans mes rapports ! Faut dire que 10 zeus lâchés en plein Tokyo, c'est très vite galère pour les rassembler, leur expliquer où aller, leur donner les infos du jour. Toujours pas trouvé ces élastiques de rappel qu'on voit parfois dans la main de promeneurs de toutous.
Trois restaurants visités mais dont le rapport sera écrit demain :
- un *** : l'Osier dans la Via Montenapoleone de cette giga-ville. Un chef hyper sympa, Mr Mesnard bien dans ses bottes
- un italien : Enoteca Pinchiorri, un des plus anciens européens en Asie, avec un travail de sommellerie unique au monde : oui, oui, vous verrez mon rapport demain !
- un * : Beige, dans l'immeuble Chanel, avec une carte des vins sur laquelle on a fait quelques retraits, notamment une Romanée-Conti 1990. Vous vous souvenez, Audiard ? "C'est pour un retrait" : dans quel film déjà ? Help !
Ce midi, un restaurant ** au Michelin : ASO de l'écurie Hiramatsu.
Je ne dirai pas qu'on y allait en marche arrière, mais la photo du Michelin est particulièrement mal choisie. On dirait une vieille maison de style néo-classique où on va enfin essayer de nous rabibocher avec des sauces et des crèmes à l'italienne, façon années 50.
En mettant à jour ma base de données, je retrouve un texte (long) sur une ouverture de cave à Meursault; un article publié en son temps dans le quotidien Le Républicain Lorrain par :
Jacques GANDEBEUF © 1985
A lire avec un D4 et un grand bas armagnac de Poyferré !
On est des petits rigolos à côté de cette génération, non ?
Encore une journée de pluie. le Dalaï Lama est en ville, donc la police est de sortie, donc la circulation va être difficile, donc compter une bonne heure de l'Hôtel jusqu'à chez Robuchon. Et demain, Fillon vient nous dire bonjour : lui, il boit du vin, non ?
Tokyo est vraiment une grosse mégalopole, mais comme les taxis sont relativement bon marché, que les chauffeurs sont rarerment des lepénistes, pour qui la langue de Molière égale parfum, Paris, pain et vin, bref, pour toutes ces raisons, c'est sympa de traverser cet immense paysage urbain de buildings pas trop hauts, mais d'une densité sensible. C'est propre, tout semble neuf et la politesse base toute relation. Une leçon de vie. Et en signe de bienvenue, ce matin, un petit frisson tellurique de plusieurs secondes, mais léger, hein, pas de grosse secousse à la Régamey !
Ils roulent tous du mauvais côté, mais personne ne s'en plaint. Par contre, ne traversez pas au rouge : le chauffeur nippon est sans pitié pour le fautif !
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