
Rome fait partie de ces villes qui offrent des vues spectaculaires pour autant qu'on puisse accéder aux étages supérieurs de quelques bâtiments.
Le bon plan : monter sur les terrasses des hôtels bénéficiant d'accès ± ouvert à tous. Une des références reste donc à Rome le Cavalieri-Hilton qui bénéficie non seulement de sa situation en haut d'une colline, mais qui contient le fameux restaurant La Pergola de Heinz Beck (*** au Guide Rouge) où officie également Marco Reitano comme sommelier-chef et Membre du GJE.
L'autre plan plus économique : la terrasse du Sofitel (Via Lombardia, 47) qui héberge également le restaurant de l'hôtel où un jeune chef vous concocte quelques plats savoureux alors qu'on vous sert également 3 vins au verre à un prix défiant toute concurrence. Bref, une cuisine d'hôtel hautement recommandable, dans un cadre unique, et ce n'est pas si fréquent, avouons le !
Je vous rassure : ce ne sera pas du Stendhal, quand bien même il eût pris un malin plaisir à raconter cette soirée d'hier, au Palazzo Caccia où les jeunes chanteurs de la Chapelle Sixtine, cornakés par 4 solides cardinaux au premier rang, nous ont simplement régalé "a capella" d'oeuvres diverses du XVIIème et XVIIIème.
La noblesse italienne avait là de solides représentants, pratiquant avec une simplicité légendaire le baise-main furtif, le baise-anneau des Excellences (non, non : on ne dit pas Sérénissime pour un cardinal) et avec l'élégance de me parler dans un français de qualité alors même que je bredouillais un italien de cuisine lamentable.
Ces palais romains sont vraiment des architectures à goûter. Il y a là un je ne sais quoi d'abandon devant les coûts monstrueux que ne peuvent plus supporter ni les propriétaires ni les institutions officielles de sauvegarde, et Rome, vu dans le contexte qui fut le mien, donne une triste impression de fin d'une époque. Imaginez simplement un hectare de toitures à refaire : un des soucis de mon hôte romain, par ailleurs propriétaire d'un cru légendaire : le San Leonardo.
S'il y a une réelle inflation depuis une bonne décennies, c'est celle de toutes ces photos qu'on prend avec nos numériques et que, naturellement, on met de côté en se disant qu'il y aura bien un jour d'hiver où on fera du rangement.
Là, le stock dépasse allègrement les 30.000 et donc il y a un sérieux travail de tri à faire ! Ce n'est pas loin des écuries d'Augias 
En commençant ce travail titanesque, je tombe sur une série de photos datant d'il y a dix ans au moins, du temps des grandes heures du GJE et me voilà en pleine nostalgie piémontaise.
On a connu des moments inoubliables au Piémont : honneur et respect à cette région et à ses vignerons d'exception. Juste quelques uns, mais on en a plein d'autres en stock : pour plus tard.
Qu'il me soit permis, en hommage à ces fascinantes régions allemandes (Mosel/Saar/Ruwer et Bade, Palatinat) d'évoquer les crus d'exception d'Egon Müller, une véritable icône auprès des amateurs de riesling du monde entier.
La caractéristique de ses vins dont le plus grand est le Scharzhofberger, est, avec le temps, de devenir des vins doux sans donner l'impression que ce sont des vins "sucrés". Il y a là une magie de l'évolution qui étonnera toujours.
Je vais encore me permettre de citer ici Michel Bettane qui, mieux que personne, a trouvé les mots pour décrire ces merveilles d'un Homme et d'un Climat (page 363 du livre "LES PLUS GRANDS VINS DU MONDE").
Ce voyage se termina en beauté par un déjeuner avec Martin Wassmer et son épouse, qui étaient venus au WWS. Propriétaire d'un domaine en Bade (à Bad Krozingen) où il soigne de multiples cépages, Martin Wassmer (ICI) nous invita dans un excellent restaurant à Sulzburg, le "Hirschen".
Là aussi, on a devant nous un fondu des vignobles pentus avec ses meilleurs crus en rouge et en blanc qui poussent sur le Castellberg où il a créé 4 chemins-montées de plus de 300 marches chacun !
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