
Hier soir, chez des amis parisiens, dégustation de quelques vieux millésimes apportés par le petit Laurent Vialette.
En fait, il est Grand le Laurent !
Oui, j'ai des amis belges, en particulier Herwig Janssen, Membre du GJE.
Herwig est un sérieux. Quand il parle de vins, il parle de ce qu'il connait, un peu comme Kevin Shin ou Kelly Walker.
Herwig est un sérieux. Quand il vous invite à table, c'est toujours chez un très grand.
Herwig est un sérieux. Quand il vous invite, c'est entouré de quelques pointures de son niveau, ce qui n'est pas peu dire.
Herwig est un grand rigolo, car il adore vous piéger avec des vins pas piqués de vers !
Hier soir, invitation à Milan au Club Wine Events de Mario Panciroli, un ancien pianiste de concert, élève du grand Aldo Ciccolini, qui, passionné par les grands vins de Bourgogne, a créé un petit cercle de très haut niveau.
L'organisation est impeccable : verres parfaits, températures contrôlées et surtout présentation préliminaire des AOC dégustées lors de cette session.
Demie-aveugle : on connaissait le nom des producteurs choisis pour cette dégustation.
GRAND JURY EUROPEEN
RESULTATS DES DEGUSTATIONS « PRIMEURS 2007 »
Avertissements d’usage
Les dégustations « primeurs » en bordelais ont des caractéristiques particulières qu’il est bon de rappeler avant toute consultation de résultats.
L’amateur doit se souvenir en particulier :
1 : si, grâce à des organismes comme le CRD (Cercle Rive Droite) et l’UGCB (Union des Grands Crus de Bordeaux), le dégustateur professionnel peut déguster à l’aveugle, la plupart des autres dégustations se font à étiquette découverte. IL y a, inconsciemment ou non, une influence sur la note du dégustateur.
2 : le succès de cette semaine des primeurs est tel que chaque dégustateur peut déguster jusqu’à 200 crus par jour et donc, fatalement, il « passe » à côté de certains vins. Ces dégustations, qui, en plus se déroulent en plusieurs endroits (déplacements longs et contexte de dégustation différent), ont moins d'homogénéité que les dégustations classiques.
3 : l’inégalité de situation étant la caractéristique la mieux partagée, certains crus sont plus « prêts » à être dégustés que d’autres, le meilleur exemple étant les vins de rive droite à forte proportion de cabernet-franc (CF), qu’il faudrait déguster quelques semaines plus tard, sans évoquer, en rive gauche, la prime à la souplesse des vins à forte proportion de merlot.
4 : les vins sont en pleine phase d’élevage. A part quelques grands dégustateurs qui savent analyser le potentiel des vins à partir de ce moment de leur jeune vie, finalement peu de personnes sont capables d’opinions justes qui sont confirmées, des années plus tard, par la réelle valeur reconnue des vins. En d’autres termes, si ces dégustations primeurs ont pour but essentiel de permettre aux négociants de prévoir quelques belles marges, dans des années moyennes comme 2007, ces notes primeurs ont moins d’importance que dans les millésimes de référence comme 2000, 2003 ou le célébrissime 2005 dont Robert Parker va publier ses notes et commentaires cette semaine.
5 : l’expérience l’a encore démontré cette année : il est important de déguster à plusieurs passages quelques grands vins qui, c’est assez surprenant, passent par diverses phases qualitatives entre le lundi et le samedi. Le plus bel exemple étant Ausone qui évolue sensiblement au cours de cette semaine de folie.
En conclusion, ces résultats doivent être lus avec un œil critique particulièrement pointu, avec une immense modestie et quiconque se vanterait d’avoir tout compris pour les 2007 doit être considéré comme une personnalité notoirement aléatoire.
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