
Bon, c'est vrai qu'il n'y a aucune raison à ce que je ne subisse pas le même traitement que l'Empereur. Que la sainte Russie m'accueille avec un -20°/-25°, c'est probablement histoire de nous rappeler pourquoi les Boyards avaient de lourds manteaux, et que les chapkas sont définitivement un produit impérieux à qui veut protéger des neurones sur lesquels manque furieusement une foison capillaire qu'on connût à 15 ans.
Il fait très beau et très froid. On ne le répètera plus. Un chauffeur pro nous attend à l'aéroport et jusqu'à l'hôtel, on compte 4 accidents juste devant nous, mais rien de grave, que de la tôle. On comprend cependant pourquoi il laisse un bel espace derrière le véhicule le précédant. Disons qu'ici on a une notion relativement élastique des codes de bonne conduite. On n'hésite pas à prendre des sens interdits et quand la police est là, on a l'intelligence de négocier le passage avec quelque argument dont je tairai le nom.
Comme peu de gens parlent anglais ou français, et que le caractère cyrillique vous fait lire des choses bizarres, on se sent un peu tout nu dans cette agglomération de plus de 14 millions d'habitants.
Parmi toutes les manifestations du vin, des oscars de la RVF au Grand Tasting, il y en a une en chaque début d'année qui brille par sa discrétion… et son absence voulue de journalistes (bon : nous, on sait que nous sommes des seconds couteaux pas dangereux pour un sou).
Les oscars de la RVF, déjà existants avec "L'Homme de l'Année" du temps des grandes heures "Bettane-Desseauve" se sont déroulés dans le cadre prestigieux des salons du Bristol à Paris, avec que du beau monde.
On sait que le Grand Tasting occupe en totalité un quartier du Carrousel du Louvre et doit faire face à un succès croissant.
Et bien, on ne sait rien du tout sur les Journées Henri Jayer qui se déroulent dans la salle très années 50, salle dite communale, de la prestigieuse commune de Vosne-Romanée.
Chaque fin d'année, depuis l'âge de raison, nos anciens nous demandent de prendre de bonnes résolutions… qu'on arrive à tenir, quelques fois, quelques jours.
Faisons dans l'honnêteté audiardienne : affirmons haut et fort ce qui fera notre signature, côté mauvaise foi, pour l'an de grâce 2012.
La finale du concours du Meilleur Jeune Sommelier de France a donc eu lieu hier à Vertus, petite commune de Champagne, siège de la Maison Duval-Leroy qui le sponsorisait pour la seconde fois.
L'organisation de cet événement d'importance dans cette profession était impeccable : pas de temps mort, parfait timing, ambiance pro et conviviale à la fois, et service des repas et des vins à la hauteur.
Il y avait le beau linge de la profession. De Serge Dubs à Philippe Faure-Brac (deux « Meilleur Sommelier du Monde »), en passant par des sommeliers renommés comme celui de Georges Blanc, Manuel Peyrondet (Royal-Monceau) ou Antoine Petrus (Lasserre, et qui entre au GJE), de jeunes sommeliers étaient là pour apprendre, comprendre, rêver un peu.
C'était la finale où 4 candidats (avoir moins de 26 ans) se présentaient après avoir suivi un parcours pas si facile que cela.
Dites-nous ce que vous pensez de MaBulle et ce que vous aimeriez y voir, notamment sur ce blog