
Parmi les nombreuses maisons qui ont accompagné ma vie de gastronome amateur, je porte une affection particulière au Cerf de Michel Husser à Marlenheim, près de Strasbourg.
C'est en quelque sorte une des plus harmonieuses définitions de la restauration française provinciale (il y a aussi des chambres accueillantes qui évitent des retours en conflit avec la maréchaussée).
Chagny doit beaucoup à Lameloise, un *** Michelin depuis des lustres.
Comment dire ? Lameloise fait partie de ces maisons de bouche provinciales comme Haeberlin, Pic, Troisgros, Dal Pescatore, qui ne vous déçoivent jamais quand bien même, plus par principe qu'autre chose, vous trouverez toujours un petit truc qui n'arrivera pas à justifier une critique sérieuse. Bon, comme partout, il peut y avoir des passages à vide.
Dans ces maisons, le souci de votre bonheur va bien évidemment au-delà des meilleurs prestations gastronomiques. Tout doit être le plus proche possible du parfait : de l'accueil à la sortie, vous êtes pris en charge par un personnel compétent, dévoué, attentionné, en totale symbiose avec votre humeur du moment.
En totale confirmation avec les impressions que nous avions eu lors d'une session du GJE dans les locaux de cet hôtel-restaurant de référence en Alsace (oui, il y a un parking), notre dernier passage nous a permis de découvrir la nouvelle carte du chef… que j'ai bêtement oubliée d'emporter tant elle est originale dans sa présentation, avec toutes les courbes de niveau des terroirs entourant cette bourgade.
Le contenu des mets proposés est plus que sympa, car il est sobrement proposé aux hôtes de choisir une formule 1, 2, ou 3 plats avec un forfait par formule. En d'autres termes, non seulement on sait où on va côté finances, mais aucune honte à ne choisir qu'un seul plat si on est de petit appétit.
Je ne peux pas ne pas évoquer le sage déjeuner du retour vers Bordeaux, chaque familier des distances et des heures espagnoles ayant parfaitement compris que l'arrêt de sustentation ne pouvait être que Berasategui ou Zuberoa.
Le Professeur Taupin, un jeunot question gastronomie ibère-basque, donna son accord à une décision ne prêtant aucune discussion, à savoir Zuberoa.
Les lecteurs de ce blog savent à quel niveau je place cette maison qui est probablement la seule où, à chaque passage, mon enthousiasme grandit très régulièrement.
Une belle soirée à Hong-Kong en finale de notre prestation du GJE pour le Wine Festival. Ce restaurant tenu par un jeune chef italien est également une vinothèque appartenant au Groupe "Les Amis" de Singapore. Ici, les références de vins sont définitivement haut de gamme, tant il est vrai que Hong Kong ne s'intéresse vraiment - pour le moment - qu'aux grandes étiquettes, et en vaste majorité, aux étiquettes bordelaises.
Les vins de la soirée ont été tous apportés (sauf le Champagne Selosse reconnu immédiatement à l'aveugle par LPV) par les convives. ce système du BYO (Bring Your Own) est véritablement une formule remarquable ! Droit de bouchon particulièrement généreux. Merci à Cépage.
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