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Le monde du grand vin

Du vin en général, de la gastronomie souvent, et du reste si nécessaire. Mais toujours dans le respect d'autrui. L'abus d'alcool est dangereux pour la santé : consommez avec modération.

Grappillages de janvier 2017 dont Rayas

Samedi 21 Janvier 2017, 09:19 GMT+2Par GjeCet article a été lu 2063 fois

On a souvent évoqué ici la désaffection croissante des amateurs pour les Guides papier avec cette discrétion sévère des éditeurs à cacher la réalité des chiffres de ventes effectives aux clients finaux et non seulement les dépôts aux libraires.

C'est un fait désormais acquis : les oenophiles utilisent de plus en plus les facilités offertes par le net pour obtenir des informations. Que celles-ci soient sensées, justes, argumentées et plus pratiques que celles bénéficiant de signatures-papier ± reconnues, c'est autre chose, on en convient : mais c'est ainsi. Faut faire avec.

Ainsi, les puissants dirigeants du Guide Hachette qui est au monde du vin ce que le Guide Rouge est au monde de la gastronomie, ont décidé de passer la bande rouge et de se lancer dans la vente de vins recommandés dans le Guide.

On lira ici une explication complète de cette nouvelle orientation de la critique : ICI.

Idem un billet du sieur Perez : ICI

Les lecteurs historiques de ce blog savent à quel point nous avons essayé d'obtenir du Guide Hachette une confirmation que bien tous les vins présentés étaient évalués selon le même mode, à savoir "à l'aveugle" . Lire nos anciens billets sur le Guide Hachette : ICI et ICI .

On ne va pas revenir sur le pieux mensonge généralisant le mode "aveugle" alors que chacun a compris que pour certains vins, ce mode n'est point pratiqué. Passons.

On dira simplement qu'une ligne rouge a été franchie. En devenant critique et prescripteur. Hachette a cherché comment gagner les sous que le Guide ne gagne plus comme avant par la simple vente du papier et donc il sera facile pour chacun de comprendre que les vins proposés à la vente via le nouveau site de vente ne sont pas forcément ceux qui sont le plus mal notés par le Guide. Et que le Guide aura eu l'intelligence d'obtenir du producteur non seulement des informations de volume disponible mais aussi de prix comprenant une rétribution justifiée.

Une évolution inéluctable entre critique et vente ? 

Va savoir, Charles… 

L'OUTIL "MA BULLE"

Le concepteur de ce site accueillant des bloggeurs de tous les secteurs, après 12 ans de loyaux services offerts avec une générosité rare, va passer à d'autres activités et informe donc ses utilisateurs comme nous qu'à partir de mars, il faudra chercher ailleurs ce support informatique. Je ne sais si un nouvel hébergeur pourra reprendre tout le passé de ce blog (on a quand même écrit plus de 1.900 billets), mais bon : nous ne sommes ni Michel Bettane ni Robert Parker ! Restons lucides ! On est prêts à repartir sur de nouvelles bases de fonctionnement.

:-)

On profite de ce paragraphe pour dire que le forum LPV qui a connu une belle explosion en ligne, là encore par manque de moyens pour s'adapter aux volumes croissants des datas, a retrouvé un logement plus adéquat pour la masse d'infos qu'il propose à ses lecteurs.

On a écrit - va savoir si c'est vrai, Charles ! - que le financement de cette nouvelle mouture du site LPV a été alimenté par un trio "respect ": François Audouze, Depardieu, Olif. Purée ! De quoi être jaloux ! ICI

:-) = probablement hoax de première classe :-)

POLITIQUE

Les courtes vues du monde des médias TV et radio deviennent vraiment lassants. Au lieu systématiquement de critiquer (un droit absolu, natürlich) des individus comme Trump et autres prétendants européens aux dernières marches des pouvoirs, qui donc se pose réellement les questions de savoir pourquoi de tels individus arrivent ainsi à obtenir les suffrages des électeurs ? 

Qu'ont fait les zeus en place pour garder des liens authentiques avec leurs électeurs et tenir autant que faire se peut les engagements qu'ils avaient pris urbi et orbi ?

Donc, avant de critiquer Trump, critiquons Dame Clinton qui n'a pas su, malgré son intelligence qu'on dit supérieure, convaincre les américains, avec les mots qu'il fallait, des dangers du populisme trumpien ! 

Et en France, les derniers débats sont un exemple aussi éloquent de cette incapacité à tenir un langage vrai évitant les promesses irréalisables et inutiles. Fascinant de voir à quel point les commentaires (qui se croient intelligents) sur le FN des Cohen et autres Léa Salamé ont des effets étonnants :

- conforter les éventuels soutiens du FN qui continuent à les écouter à bien rester dans leurs positions tant le côté dédaigneux de ces journalistes domine alors même qu'ils devraient argumenter autrement et sans de stupides partis-pris.

- se faire bien voir des bobos parisiens (on est si loin des soucis des campagnes : lire à ce sujet : "La France périphérique" et "Le Crépuscule de la France d'en haut" de Christophe Guilluy) et politicos itou se croyant dépositaires supérieurs  permanents de ce qu'il faudrait faire, dire, imposer aux peuplades primaires que nous sommes censées être.

Bref : raz le bol de tous ces commentateurs qui "analysent" les conséquences sans jamais, vraiment, en chercher les causes.

Qu'apprend t'on dans les écoles de journalisme ?

VIN

Une sacrée surprise : en 1999, Stéphane et Christine Derenoncourt avaient produit un cru baptisé "LE B DE L'A". Une sorte de second vin de sa jeune propriété en Côte de Castillon. Quand il a su qu'il m'en restait une bouteille, fallait voir son sourire de grande compassion, du style, c'est probablement foutu !

Et bien, nenni ! Rien d'explosif, bien sûr, mais aucun signe de vieillesse morbide. Comme quoi, parfois, on a ainsi de belles surprises !

Il y a comme ça des fonds de cave oubliés qui sont capables de brèves résurrections. Allez y ! Fouillez et cherchez ces belles endormies ! Soyez audouzien pour 24 heures !!

On lira avec intérêt, page 33 du Figaro du jour, les réponses plus que malicieuses d'Emmanuel Reynaud, l'heureux propriétaire de Château Rayas, sur ce qui fait le succès de ce cru mythique. Ce qu'il faut retenir ? Simplement qu'un grand vin, c'est d'abord et avant tout, du fruit, encore du fruit et toujours du fruit.

Une leçon. L'amateur retiendra que, comme pour la Romanée-Conti, on parle ici d'une quantité infime avec une moyenne de 10.000 cols par an.

Mais l'homme sage que nous sommes n'aura aucun complexe à glorifier avec autant d'élan les plus que belles cuvées que sont le Château des Tours dans ses livrées "Vacqueyras ou simplement Côtes du Rhône.

Bon WE !

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Jean-david dit

La migration de votre blog chez un nouvel hébergeur nous permettra sans doute de vous lire plus confortablement sur nos smartphones. Votre blog actuel n'est pas "responsive design" et la lecture de vos billets sur mobile est un peu pénible !

Ne faudrait-il pas plutôt comparer le Guide Michelin au Guide de la RVF ou au Guide BD, plus pointus que le Guide Hachette qui ne fait pas vraiment autorité auprès des amateurs un peu expérimentés ?

Lundi 23 Janvier 2017, 17:59 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Boups !

Je ne savais pas qu'il y avait ce problème.

J'attends quelques propositions.

Je regarde comment fonctionne l'hébergeur de De Rouyn et quelques autres.

On a un peu de temps…

GUIDES :

J'avais choisi le Guide Hachette car c'est celui qui, à la connaissance, a le plus gros tirage.

Mais sous l'aspect qualitatif, bien sûr que le BD est plus intéressant.

Lundi 23 Janvier 2017, 19:05 GMT+2 | Retour au début

Bettane dit

Le café du commerce est en action comme on s'en doute, parfaitement représenté par le récent billet de Berthomeau sur le sujet Hachette, notre non donneur de leçons qui ne fait qu'en donner, aux frais de sa retraite de la haute fonction publique, cible pourtant habituelle de ses indignations ! Bien sûr que la critique fait vendre et fait toujours vendre, même le vin bio, dont nul n'est propriétaire du concept et de la chose. Bien sûr qu'elle est une interface entre la production et la consommation et que sa compétence ne peut se construire et se maintenir en dehors de liens étroits avec les producteurs, seule source d'information juste, l'impartialité n'ayant de sens que dans la justesse du jugement, reconnue aussi bien par les professionnels que par le public. L'activité d'organisation de salon par des prescripteurs, a un sens car elle permet au public d'avoir accès large et confortable aux produits et de juger démocratiquement si cette activité a affecté la liberté et la justesse de jugement de ces mêmes prescripteurs. De même la mise en relation par le prescripteur du vendeur et de l'acheteur, sous toute forme possible, a un sens. La vente c'est une autre histoire! Regrettable!

Mardi 24 Janvier 2017, 12:48 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Il est évident qu'on peut avoir une notion de l'infini en évaluant le niveau de bile que peut générer l'intelligence du sieur Berthomeau.

Il est évident que n'ayant pas pu obtenir le rôle qu'il espérait dans le gouvernement Hollande, ce côté bileux est plus qu'évident.

Pourtant, il a été conférencier au premier VDEWS et il n'a pas dit que des bêtises : euphémisme.

Mais à tout le moins, reconnaissons lui le fait qu'il signe ses billets, n'est pas anonyme et ma foi, chacun sait - ou devrait savoir - que dans tout blog, particulièrement le mien, il y a à boire et à manger.

Bref : indulgence partielle au sieur Berthomeau, un aristo de la fonction publique qui use régulièrement un vélocipède catégorie "collector".

Non, il n'a pas copié Barbier pour son cache-nez quotidien : ce serait lui faire un mauvais procès.

Mine de rien, restons calme : ce commentaire de Bettane, par sa qualité d'écriture, m'irrite à un point tant je trouve que le fait qu'il ne veuille pas écrire la somme qu'il est le seul possible à pouvoir écrire sur la Bourgogne, me donne des boutons de fièvre quasi aphteuse !

Mais bon : on l'aime quand même :-)

Mardi 24 Janvier 2017, 13:10 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

… et achtung !!!

Ce que je reproche au Guide Hachette dont le nom doit être synonyme de probité, c'est qu'il avance un principe général - dégustation à l'aveugle - dont on sait qu'il n'est pas appliqué à quelques crus de référence.

Ça, c'est totalement inadmissible. Et c'est une honte pour ce Guide.

Mardi 24 Janvier 2017, 13:12 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

… et je me répète ! Il n'y aura aucun problème à trouver les € 100.000 que peut coûter un tel ouvrage à écrire.

… à condition qu'on y inclue une version anglaise et un crofunding intelligent !

Je sais, je sais : je me répète mais on est ici dans le style :

"Errare humanum est, perseverare diabolicum"

Eh oui : je frise seulement la perfection dans l'erreur de répétition !

Mardi 24 Janvier 2017, 20:03 GMT+2 | Retour au début

Greg V dit

La mise en relation par le prescripteur, de l'acheteur et du vendeur a peut être un sens, mais franchement elle sème le trouble car on imagine sans souci que le service est payé ... par le vendeur et qu'il devient alors difficile de dire que tel vin est de la daube pour ensuite poster un lien pour l'acheter.

Il ne faut pas faire semblant de ne pas comprendre.

Jeudi 26 Janvier 2017, 14:54 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

"Il ne faut pas faire semblant de ne pas comprendre."

C'est bien le sens de mon dernier § sur cette triste histoire du Guide Hachette.

Jeudi 26 Janvier 2017, 15:01 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Si j'étais Fillon, ce soir au 20H :

"Bon : j'avoue. Les tâches que mon épouse a remplies ne lui ont pas occasionné un burn-out de travail.

Mea culpa.

Mais j'espère que les français comprendront ma décision qui est loin d'être parfaite, j'en conviens :

Je vais verser le total des sommes qu'elle a reçues aux Restau du Coeur.

A tout le moins, je pourrai alors commencer ma campagne d'une façon plus correcte."

Solution B : ne pas se présenter mais quelque part, ce serait quelque chose assez bizarre eu égard à la situation politique de cette élection qui sera critique pour le pays.

Va savoir, Charles !

Jeudi 26 Janvier 2017, 19:49 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Bon : il s'en sort assez bien, avec toujours ce style de certitude calme et posée.

Ceci dit, dans l'opinion, cette histoire laissera des traces.

Jeudi 26 Janvier 2017, 20:18 GMT+2 | Retour au début

Jérôme Pérez dit

Sans doute encore à côté de la plaque, mais dans cette affaire comme dans celle de votre site Michel Bettane, le problème n'est pas que la critique fasse vendre, mais bien bien qu'elle vende.
C'est d'ailleurs plus juste quand on écrit Le critique et non La critique

Enfin, quand vous écrivez "seule source d'information juste", je trouve cela osé.
C'est d'ailleurs assez remarquable que vous ayez ressenti le besoin de venir vous justifier sur ce sujet.

Vendredi 27 Janvier 2017, 07:08 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

On tombe là dans un problème hyper classique et redondant qui vient d'avoir, par ailleurs, sa manifestation politique avec l'histoire de Fillon.

LE PRINCIPE :

Dès qu'un système peut permettre une rétribution financière ± légale contre des prestations ± réelles, l'état actuel de la société exige une transparence éblouissante et les médias - si discrets sur leurs propres avantages - d'en remettre quelques couches fiéleuses de sous-entendus qu'ils savent créer comme personne.

En matière de vins, le principe actuel est donc de dire que dès qu'il y a vente via un ensemble critique, en ce cas BD, fatalement il y a collusion entre la note et la vente.

LES FAITS :

En n'oubliant point qu'un vigneron bénéficiant de belles notes (style Parker) ne se prive surtout pas de s'en servir pour sa promotion, chacun sait que Parker n'en n'a jamais fait un business, ayant largement assez de revenus par ailleurs.

Mais on sait tout autant que tel ou tel Guide ne se prive pas de quémander quelques sous pour que le vigneron fasse l'objet d'une fiche dans le dit Guide. Idem pour la restauration.

Bref : ce que je veux dire : comme dans tout, il y a de l'honnête (Audiard : … maintenant que tu es dans l'honnête…) et du malhonnête.

Donc, à un certain moment, il faut savoir accepter les professions de foi des uns ou des autres.

Et donc je le dis pour bien les connaître : Michel Bettane ou Oliv ne touchent aucun € de quiconque fait du vin sur la base de leurs notes.

Vendredi 27 Janvier 2017, 10:05 GMT+2 | Retour au début

Jérôme Pérez dit

Il y a des principes que je vois mal appliquer plus à l'un qu'à l'autre.
Hachette vend sa sélection et cela crée du trouble.
Bettane vend sa sélection : cela crée chez moi le même émoi.
Dire que Bettane ne touche pas un sou de quiconque fait du vin sur la base des ses notes : certes, mais les redirection vers des sites de vente en ligne depuis son site existent bel et bien. Donc de la part de vendeurs des vins dont il publie le notes, c'est autre chose.

Vendredi 27 Janvier 2017, 11:00 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

J'entends bien, Jérôme, j'entends bien !

Alors soyons plus clair : en aucun cas, je ne vois Michel Bettane recevoir une instruction pour donner une belle note à un producteur qui accepterait de mettre son vin en vente sur leur site.

D'abord, donner une instruction quelconque à Michel Bettane, c'est pas gagné du tout, cela fait généralement un effet inverse, et j'en sais quelque chose au GJE :-)

Même Desseauve y va avec des pincettes : c'est dire !!!

Ensuite - c'est certainement mon côté verre à moitié plein - j'en ai un peu raz la casquette de ces mises en doute permanente tant il est vrai, en tout cas pour la critique en général (cinéma, théâtre, arts) que ceux qui "touchent", à assez court terme, leurs lecteurs sérieux ayant un minimum d'intelligence, les laissent simplement de côté.

Mais bon : tu es dans ton rôle de suspicieux légitime (adjectif important)et je suis dans mon rôle de nuancier.

Vendredi 27 Janvier 2017, 12:20 GMT+2 | Retour au début

Jérôme Pérez dit

... j'en ai un peu raz la casquette de ces mises en doute permanente ...

c'est toi l'auteur de ce billet, pas moi.

Vendredi 27 Janvier 2017, 13:29 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit
Bettane dit

Soupçonner est devenu un métier, utile d'ailleurs en démocratie. Rappelons seulement qu'il y a encore parfois de la morale et des choses qui se font dans le respect de règles simples à comprendre, pour qui n'est pas de mauvaise foi. Non Bettane et Desseauve ne touche rien directement des mises en relation! Son modèle économique (pour l'instant moins prospère que beaucoup de naïfs ou de jaloux le fantasment) repose sur les principes classiques de la publicité, des revenus gérés par les médias, des salons, qui permettent à longueur d'année à près de 20 salariés de donner au public une information qu'en très large majorité il respecte. Tout comme les producteurs, ce qui est plus signifiant que l'opinion de Perez. Quant au livre définitif sur la Bourgogne il a été écrit il y a plus d'un siècle et demi et par un Bourguignon, comme il se doit, le fameux Lavalle. Et je ne me suis jamais considéré comme spécialiste de la Bourgogne, mais observateur non paresseux des vins français en général, ce qui est la base de mon mon métier. Je laisse aux prétentieux le soin d'écrire des livres et aux habituels donneurs de leçon de les juger.....MB

Samedi 28 Janvier 2017, 14:18 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Trêve de modestie, mais si je me fais encore sonner les babouchettes par Michel Bettane, le Lavalle - que je consulte - est une superbe page d'histoire et d'histoires mais nous faire croire que depuis rien n'a changé…

Bon : on va avoir un dimanche à marquer d'une pierre blanche :

- comment va s'en sortir Fillon ?

- qui va gagner : Nadal ou Federer ?

- les handballeurs : encore vainqueur ?

- le différentiel entre Valls et le rêveur ?

Va y avoir de belles discussions dans les ménages de notre belle France.

Alors, chipoter pour savoir si oui ou non BD ça rapporte un max ou des clopinettes, c'est pas franchement le sujet du jour !

:-)

Samedi 28 Janvier 2017, 14:59 GMT+2 | Retour au début

Bettane dit

Tiens, sans réelle transition, j'ai bu ce soir un superbe Cahors Clos Siguier Les Camille 2014, à 20 euros sur table (La Binocle, Toulouse).

Encore une fois, une très belle interprétation du malbec, traditionnel, très abordable, sans prétention et sans négligence.

Comme me disait récemment l'ami Fabrice Beaugrand, cela bouge à Cahors ...

Dimanche 29 Janvier 2017, 02:29 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Je suis le Boudu du jour

:-)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Boudu_sauv%C3%A9_des_eaux

Dimanche 29 Janvier 2017, 09:48 GMT+2 | Retour au début

Jérôme Pérez dit

Savoir si ça rapporte un max ou des clopinettes n'a jamais été la question : ni au sujet de Bettane ni au sujet de Fillon.

Personnellement, que Bettane tire des revenus à la hauteur de son talent, je ne vois aucun problème à cela.

Le manque de transparence sur les revenus de la critique, c'est l'écueil majeur sur lequel cette critique bute aujourd'hui.
Bien sûr, elle doit s'adapter, bien sûr le Net induit de nouvelles façons de consommer et donc de choisir.

Galloni a du bol : il s'adresse à des riches en nombre qui veulent acheter des vins chers et ils paient assez chers et sont assez nombreux pour faire vivre ce critique qui leur donne ce qu'ils veulent.

On voit bien que le vivier francophone ne suffit pas et que BD est de plus en plus présent en Asie. On voit bien dans les changements du site l'hésitation, dans l'infléchissement des trajectoires que ce n'est pas chose aisée.

Tout le monde a bien compris que la question est de rendre une entreprise viable d'abord et pérenne ensuite : pas de problème et c'est même plutôt louable et respectable, voire admirable.
Mais la critique et le critique seront plus convaincants s'ils communiquent sans ombre sur leurs revenus.
Le public qui doute ne peut pas être client de cette critique.

Je note quand même que mes mots sur le critique entrepreneur qui avaient levé tant de réactions ne sont plus discutés aujourd'hui. Et les faits attestent de la cohérence de l'observation d'alors.

Dimanche 29 Janvier 2017, 16:13 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Si sur les principes on peut comprendre ton raisonnement, Jérôme, dans les faits, c'est assez effrayant.

Je m'explique : sans bien sûr demander un obscurantisme crétin, des cachoteries malvenues, l'emploi actuellement du mot "transparence" qu'on voit un peu partout devient synonyme du mot "dictature".

C'est un peu comme le principe de précaution : il y a des limites. Pour la transparence, il doit aussi y avoir des limites.

Je l'ai écrit à plusieurs reprises : si certains croient qu'il y a des collusions ici ou là, c'est hyper simple : qu'ils ne fréquentent plus les gens dont ils doutent.

Par ailleurs, il y a des sites pour consulter les bilans et comptes d'exploitation des sociétés et BD est une société si je me souviens bien.

Bref : je revendique le droit à avoir des zones d'ombre et par nature, l'homme n'est pas, j'allais écrire ne doit pas, être parfait, pur, transparent.

Revoir Zardoz de John Boorman

Raz le bol de ces sempiternelles questionnements derrière lesquels se cachent souvent des aigreurs inutiles, des jalousies maladives, des dogmes d'un autre temps.

Dimanche 29 Janvier 2017, 17:43 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

… Je prends mon exemple sur le questionnement fait au Guide Hachette.

J'ai insisté auprès d'eux pour avoir une réponse que je n'ai jamais eue sur l'utilisation pour tous de l'aveugle. On ne m'a pas répondu.

Plutôt que de me lancer dans une sorte de vindicte permanente, ma solution est simplissime : je n'accorde strictement aucun crédit à ce Guide, et on en reste là.

Sur Bettane, j'ai expliqué en long et en large ce qui est la vérité : alors pourquoi demander sans arrêt des explications, sauf à quiconque de citer un Producteur qui dira avoir payé pour obtenir une note.

Bref : je trouve en fait que Michel Bettane prend beaucoup de patience à répondre ici et là, sans perdre, hélas, ce style doctrinal de professeur qui est dans ses gênes, mais enfin : stop ! Si on a des doutes, c'est hyper simple : qu'on arrête de lire ses commentaires et surtout qu'on ne se prenne pas pour un juge quelconque chargé d'éduquer le monde sur des turpitudes qui restent du domaine de l'imagination.

Dimanche 29 Janvier 2017, 17:48 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Ces deux derniers billets ont leur origine, pour qu'on me comprenne bien, dans ces deux phrases de Jérôme Perez :

"Mais la critique et le critique seront plus convaincants s'ils communiquent sans ombre sur leurs revenus.
Le public qui doute ne peut pas être client de cette critique."

C'est là que je vois le début d'un processus qui peut très vite tomber dans des excès non seulement inutiles mais qui peuvent générer des situations invivables.

J'ai bien connu cela au GJE où régulièrement, des zozos voulaient tout connaître sur mes mécènes, sponsors, partenaires; où je trouvais les vins; si je payais ou j'échangeais, bref : sans arrêt des questions sur des suspicions.

On a stoppé cela avec engagement d'huissier et ouverture des portes, mais pour certains, c'était toujours insuffisant.

A repenser à tout cela, je peux dire qu'aujourd'hui, je t'enverrai tout ce petit monde se faire voir ailleurs !!

In memoriam : certains commentaires de l'époque de Essa et autres haineux d'une médiocrité confondante !

Dimanche 29 Janvier 2017, 18:00 GMT+2 | Retour au début

Pierre dit

Allez pour détendre un peu l'atmosphère: j'ai ouvert ce midi un Meursault ROUGE d'un vigneron honorablement connu. Contre étiquette longuement et élégamment rédigée et dans un coin le détail qui tue:
Cépage: 100% chardonnay, ne serait ce pas pour perturber un critique sincère et désintéressé?
On sent que l'oeil de Pénélope a manqué!

Dimanche 29 Janvier 2017, 19:52 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Merci Pierre pour votre souci quasi légitime de nous offrir quelques douceurs dominicales :-)

Je vous rassure : avec Jérôme, on a des discussions pour lesquelles l'adjectif "tendues", (si mal utilisé pour décrire un vin avec le mot "tension") et donc le ton de nos échanges peut surprendre le quidam de passage.
:-)

Mais j'aime votre billet qui montre à quel point l'homme peut se tromper comme ce cycliste "à l'instar de son plein gré" ou quelque chose de ce type.

Ce jour, pas de discussion :

A : Federer - Nadal : simplement un 20/20 pour une élégance de tout haut niveau dans leurs commentaires, respect de l'autre, respect des sponsors et du public. Un grand moment de civilisation et un jeu plus qu'époustouflant.

B : les handballeurs : là encore, la force de l'esprit d'équipe et la volonté d'être au top : 18/20

C : Fillon. Pas du tout emballé par son explication Pénélope mais bon : disons qu'il réserve son point de vue au Procureur qui décidera si oui ou non un juge doit faire une mise en examen. On lui donne donc un trop généreux 12/20.
Quand bien même son programme semble singulièrement, et de loin, le plus efficace pour redresser le pays.

D : Hamon : ???? Je ne note pas, ayant un point de vue distancié sur ses propositions.

Dimanche 29 Janvier 2017, 20:03 GMT+2 | Retour au début

Greg V dit

Je ne sais pas pourquoi Jérôme cherche toujours des poux dans la tête de MB. Il semble se plaindre que le critique MB puisse avoir des revenus induits provenant directement ou indirectement des producteurs. Mais, de son côté, qu'en est il de LPV dont je crois comprendre qu'il s'agit d'une SARL, laquelle a mis en place depuis quelques mois la rubrique "vitrine des domaines", dont j'imagine qu'il s'agit d'un service payant ?
Donc je pose la question à Jéjé : me trompe-je sur ces points ? Si non, en quoi cela constitue une différence fondamentale avec les activités de BD que vous critiquez tant ?

Lundi 30 Janvier 2017, 13:46 GMT+2 | Retour au début

Jérôme Pérez dit

Gogo,

la vitrine des domaines est en effet payante et coûte 300 euros par an au domaine qui souscrit et le producteur peut y mettre le nombre qu'il désire d'informations y compris commerciales.

Cette rubrique a été créée pour éviter ce que nous avons hélas souvent connu, c'est à dire des producteurs qui se commettaient en avançant masquer pour se faire de la mauvaise pub. Nous évitons le mélange des genres et dans cette rubrique, les choses sont claires.
Les vignerons intelligents savent l'utiliser et communiquent sur leur travail quotidien mieux que sur un blog qui ne leur apporterait pas la même visibilité sur le net. Potentiellement des milliers de lecteurs chaque jour différents.

Cette rubrique ne décolle pas et je trouve cela dommage. Non pas pour les gains générés, mais pour le concept qui me semblait intéressant.
Bon, faut dire aussi que nous n'avons pas fait de communication là dessus : nous avons tous un vrai métier à côté.

Maintenant, s'il fallait que nous rentrions dans les fonds investis depuis 15 ans, il pourrait y avoir plus de 100 domaines que nous ne serions pas gagnants et loin de l'être, sans parler du fonctionnement !

Cette situation n'est pas faite pour durer, car LPV coûte beaucoup et de façon croissante.

En revanche, nous portons un réel projet depuis 15 ans et nous nous devons de le rendre pérenne, ne serait-ce qu'au nom de cette base de données fabuleuse.
Nous en sommes responsables.

Lundi 30 Janvier 2017, 19:10 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

A lire cette explication, ce que fait LPV tient plus de l'apostolat que de la recherche de gros sous pour aller draguer à Ibiza.

Il faut que cela soit dit !

… et écrit :-))))

Lundi 30 Janvier 2017, 22:56 GMT+2 | Retour au début

Llon dit

Des revenus à la hauteur....les miens, parlons on puisque c'est dans la nature du temps (65000 euros par an, rien à cacher ni au fisc ni au canard enchaîné car je suis salarié) commencent à me sembler bien faibles par rapport à Pénélope...... et peut être par rapport à ceux du docteur Javaux et de quelques autres LPviens donneurs de leçon quasi professionnels et même auteurs d'ouvrage de référence sur la question dont on ne connait d'ailleurs ni la rémunération ni le succès en librairie.. Greg est il satisfait? Ah j'oubliais, je reste actionnaire de B D et notre actuel contrôle fiscal le quatrième en 10 ans (quel zèle pour ne jamais rien trouver) confirme que je n'ai pas touché plus de 2000 euros depuis la création de la firme en bénéfice personnel, le reste étant remis directement dans le financement de nos activités. Comparez avec Parker, Galloni, Jancis et d'autres on verra que la FRance est un pays sous développé.....

Mercredi 1 Fevrier 2017, 16:47 GMT+2 | Retour au début

Bettane dit

Euh! nets bien entendu....
salut et fin de la question sur toute la toile grace a mon espace préferé merci François. passez à d'autres moins transparents....

mb

Mercredi 1 Fevrier 2017, 16:57 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

On a fait le tour du problème et des faux problèmes.

La nécessaire transparence mais aussi les limites à y mettre, au delà desquelles elle devient dictatoriale. Du moins, c'est ma vue des choses.

On est bien là dans un esprit franco-français et c'est sûr en ce moment que le côté pire que lamentable de Fillon n'arrange pas les choses.

Il eût été tellement simple, dès le lendemain de la première publication, de faire un mea culpa immédiat et de s'engager à rembourser cette somme pour Emmaüs ou les Restau du Coeur !

Dire qu'il avait reçu 3 lettres gentilles du Canard auxquelles il n'avait pas daigné répondre !

Bref : arrêtons là car les gros mots ne seraient pas suffisants.

Merci à tous d'attendre de nouveaux billets avant de relancer ici ce sujet de transparence que je considère comme clos. Et merci à Michel à qui on n'en demandait pas tant !

Mercredi 1 Fevrier 2017, 21:38 GMT+2 | Retour au début

Que le guide Hachette se lance dans la commercialisation de vin me parait inadmissible : on ne peu être juge et partie ! Mélange des genres de très mauvais gout !

Dimanche 12 Fevrier 2017, 16:33 GMT+2 | Retour au début

De plus le Guide Hachette propose une solution achat direct au producteur. L’impartialité va être compliqué.

Mardi 14 Fevrier 2017, 10:22 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Le mouvement est irréversible : la critique "papier" n'a plus de ressources suffisantes pour en vivre correctement.

Ou vous arrêtez de pubier des guides, comme l'a fait le Gruppo ESpresso avec le Guide des Vins (pas celui des restaurants) ou vous cherchez d'autres sources de revenus.

Comme les amateurs ne veulent plus payer pour avoir des infos qu'ils estiment trouver gratuitement sur Google ou Vivino ou Idealwine et autres Wine Searcher, que reste t'il aux éditeurs papier ?

Réponse : trouver des formules ± discrètes et efficaces où ce sont les producteurs qui financent la chose.

Se pose alors bien sûr la question : dans quelle mesure cette alliance critique-producteur peut se faire avec un minimum d'impartialité de jugement ?

Va savoir, Charles…
:-)

Mercredi 15 Fevrier 2017, 08:36 GMT+2 | Retour au début