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Le monde du grand vin

Du vin en général, de la gastronomie souvent, et du reste si nécessaire. Mais toujours dans le respect d'autrui. L'abus d'alcool est dangereux pour la santé : consommez avec modération.

Merci à Messieurs Eric Asimov et Frédéric Durand-Bazin

Samedi 17 Decembre 2016, 18:58 GMT+2Par GjeCet article a été lu 2084 fois

Le premier est le "Monsieur Vins" du New York Times (NYT pour les intimes), l'autre est la plume du Figaro "papier", Burtschy étant aux manettes de la version internet de ce bel outil des Dassault.

Je dois remercier le premier pour la liste de ses vins de l'année, 10 en tout, ce qui n'est pas grand chose mais du coup, ce qui donne de la valeur à ses choix tant il est certainement vrai que sa consommation hebdomadaire, à elle seule, est largement supérieure à ce chiffre quasi biblique.

Pour le second, mon remerciement est particulièrement jésuite dans la mesure où je ne peux que le féliciter pour sa page du jour (samedi 17/12) intitulée "Ce que valent vraiment les pinots noirs étrangers". Certes, il ne s'agit pas franchement de félicitations dans le sens premier du terme.

Développons.

A TOP 10 WINE LIST BUILT ON MEMORIES (ICI)

Ce NYT de ce jour, samedi 17 décembre, donne donc sous sa signature, la liste de 10 vins de mémoire retenus pour 2016 par Eric Asimov, que j'ai pu rencontré à NYC. Oui, il est le neveu du célébrissime Isaac Asimov lequel était piètre buveur de grands crus, sa passion première, hors l'écriture (anthologie remarquable des FONDATIONS), étant la négociation d'honoraires avec ses éditeurs. 

Drift du jour où je cite Isaac Asimov :

"La notion de dieu est venu le jour où l'homme a eu conscience qu'il était mortel. Dieu est né de la peur. Pas d'autre chose. C'est un très mauvais départ, à tout le moins."

Exemples de drift pour ceux dont l'anglais reste une grande approximation des langues étrangères :

po$p`j

 

oîhôh

 

Bon, revenons à Eric dont la "maigritude" (en ce moment, il est humain d'être solidaire avec cette dame Hollande qui en traverse des vertes et des pas mûres) est directement inverse à sa passion des vrais grands vins.

Voilà les dix retenus cette année par sa mémoire :

- un vin grec : Gaia Ritinitis Nobilis, type retsina qui l'a littéralement bluffé.

- un Bouzeron 2014 du Domaine A. & P. de Villaine , cépage aligoté

- un Vigna Bosco du Signore Salvo Foti, un des tout grands noms de l'Etna

- un Arbois-Pupillin Ploussard 2014 du Domaine Houillon-Overnoy (un nouveau nom pour ma pomme)

- un Meursault Vireuils 2013 du Domaine Roulot

- un Rubicon 2013 du Domaine Inglenook, repris par Francis Ford Coppola

- un Château Margaux 1996

- un Chambertin Clos de Bèze 1996 d'Eric Rousseau

- un Château Haut-Brion (blanc) 1990

- un Barolo 1964 de Giulio Mascarello (domaine maintenant aux mains de sa fille Maria Teresa)

Ce qui est intéressant dans cette demie page du NYT est le fait qu'Eric Asimov explique à quel point l'influence du lieu et des personnes avec lesquelles on partage le vin est fondamentale. Voilà une opinion laquelle, à elle seule, méritera un jour de longs développements, exemples à l'appui.

Nous avons tous connu cela :

- des moments où un tout grand vin de réputation indiscutable, nous a imprimé le mot "bof" dans notre mémoire tout simplement parce que le lieu et les zozos du moment n'ont point participé à sa mise en valeur.

- des moments où un discret modeste, comme ces immenses Bourgueil découverts en cave avec Philippe Bourguignon dont un 1946 d'anthologie, sont capables de vous dire à quel point il y a des endroits cachés où dorment des merveilles qui ne se donnent qu'aux vrais amoureux du vin oubliant, un moment, les prestiges des étiquettes.

CE QUE VALENT VRAIMENT LES PINOTS NOIRS ETRANGERS

Je doute que le titre de cet article de Frédéric Durand-Bazin, un *** catégorie "bon-vivant", soit de lui et vienne plutôt d'un gratte-papier croyant attirer le chaland de passage. Il eût fallu ne point mettre le mot "vraiment" et surtout remplacer "étrangers" par "nouveau monde" quand bien même ce terme est sujet à vive discussion.

En fait - et c'est là que nous devons remercier le sieur Frédéric Durand-Bazin - son article fait purement et simplement l'impasse sur les superbes pinots noirs allemands lesquels, lors de sessions du GJE, se sont très confortablement installés dans le gotha de quelques premiers crus de la Côte de Nuits. Eu égard à la rareté de ces vins, nous garderons jalousement quelques noms par devers nous et idem pour 2 ou 3 pinots noirs italiens sans oublier quelques helvètes venant des grisons.

Il nous donne une série majoritaire de noms de Nouvelle - Zélande , quelques américains et un seul allemand. Totalement insuffisant pour justifier le mot "étrangers".

Pour la Bourgogne, restons lucides et comme me le répète en me morigénant régulièrement le Comte Louis-Michel Liger-Belair, en Bourgogne, on ne "fait" pas du pinot noir, on "fait" du Bourgogne !!!!

Bref : on aura compris : si chacun peut donner une liste impressionnante de "Bourgogne" plus que moyens pour ne pas dire très médiocres (consulter Bizeul pour ce type de liste) , le jour où on tombe sur un vrai, type Mugnier, Roumier, Rousseau, DRC, Lalou et quelques autres proches de ce cercle ultime comme Arnaud Mortet ou Cyprien Arlaud, ce jour là on apprend d'abord à rester modeste, à se taire, et à communiquer sans parole avec quelques rares personnes au même diapason. On est alors au niveau des émotions supérieures.

… ce que je souhaite à tous pour les fêtes de fin d'année, fan de zou !

GOOD NEWS DU JOUR !

Les Editions Gallmeister viennent de sortir une réédition "poche" du sublime chef d'oeuvre de Trevanian : SHIBUMI. Si vous voulez qu'on reste copains, vous avez intérêt grave à vous procurer fissa ce roman unique, d'autant plus qu'il est à prix tout doux : € 11.

Rarement un auteur de roman d'espionnage n'a fait une analyse des USA de cette qualité et en même temps une présentation du pays basque (à rapporcher du film d'Orson Welles) hallucinante.

Interrogation écrite à la rentrée :-)

Base d'informations : ICI

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Cet article a été commenté 7 fois | Ajouter un commentaire | Revenir en haut | Aller en bas

Fredvik dit

Concernant le domaine Houillon-Overnoy, je recommande la lecture du livre "La parole de Pierre - entretiens avec Pierre Overnoy" (éditions Mêta Jura). Fort intéressant.

Pour ce qui est de la Sicile, oui, les vins de Salvo Foti sont remarquables, mais j'ai toujours une petite préférence pour les rouges de Alberto Graci. Son Barbabecchi Quota 1000 est une petite merveille!

Dimanche 18 Decembre 2016, 12:54 GMT+2 | Retour au début

Paul dit

Si tu m'autorises un petit correctif, Maria Teresa est la petite fille de Giulio, fille de Bartolo.

Les meilleurs vins du domaine peuvent prendre une dimension invraisemblable au long vieillissement. Je leur doit le souvenir vivace du plus grand rouge qu'il m'ait été donné de boire. Bottiglione (1,8l, enfin une contenance pour des gens sérieux) de Barolo 1945 du dit Giulio. De l'histoire, du talent et du grand vin en bouteille avec pourtant d'autres chats à fouetter à cette époque. Émouvant.

Jeudi 22 Decembre 2016, 14:45 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Petit rappel aux intervenants :

Comme dorénavant afin d'éviter les divagations de trolls divers et variés, nous opérons un contrôle des commentaires, lesquels doivent être identifiables, il se peut que cela prenne du temps n'étant pas forcément devant mon clavier en permanence.

Bref : si vous ne voyez pas votre commentaire en ligne, patientez : ou je suis en sérieuse discussion avec un D5, ou je suis passager de la SNCF.

Si le délai dépasse 8 jours, là, c'est sérieux : consulter alors mon corps médical :-)

Jeudi 22 Decembre 2016, 20:58 GMT+2 | Retour au début

Pierre dit
Nicolas Herbin dit

CE QUE VALENT VRAIMENT LES PINOTS NOIRS ETRANGERS
(...)
En fait - et c'est là que nous devons remercier le sieur Frédéric Durand-Bazin - son article fait purement et simplement l'impasse sur les superbes pinots noirs allemands lesquels, lors de sessions du GJE, se sont très confortablement installés dans le gotha de quelques premiers crus de la Côte de Nuits. Eu égard à la rareté de ces vins, nous garderons jalousement quelques noms par devers nous et idem pour 2 ou 3 pinots noirs italiens sans oublier quelques helvètes venant des grisons.
******************************

C'est marrant, c'est justement le thème d'une déguste que je vais animer au printemps prochain au CAVE... si t'es dans les parages, viens avec LPV, vous serez nos invités "prestige" ;-)

Texte de présentation :
Pour ceux qui ont entendu parler du Jugement de Paris de 1976, fameuse dégustation « à l’aveugle » de chardonnay et cabernet francophones et californiens, qui avait vu certains vins du Nouveau Monde devancer ceux de l’Hexagone, nous vous proposons d’étendre la question à celle du pinot noir et de confronter de prestigieux crus bourguignons à leurs alters egos français, européens et même américains. Les résultats seront dévoilés en fin de soirée.

À suivre...

Mardi 27 Decembre 2016, 13:59 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Merci Nicolas, et si tu me donnes les dates, ce sera encore mieux :-)

Impératif que tu aies (et on peut t'aider) :

le pinot noir d'Antinori
les Wassmer, Keller, Huber allemands

et en "pirate", le Russo du vigneron près de l'Etna.

Mardi 27 Decembre 2016, 15:34 GMT+2 | Retour au début

Nicolas Herbin dit

Tu recevras ça "tout soudain", comme on dit ici...

Et oui c'est prévu, mais je ne te donne pas la liste avant, sinon ce ne sera plus du jeu !

A la session GJE, j'avais très très bien goûté aussi Aldinger...

;-)

Mardi 27 Decembre 2016, 16:18 GMT+2 | Retour au début