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Primeurs 2015 à Bordeaux (4) : les notes des critiques

Mercredi 25 Mai 2016, 09:07 GMT+2Par GjeCet article a été lu 2819 fois

On arrive un peu au bout des publications des notes des critiques les plus connus avec celles de Dupont dans LE POINT et le rapport particulièrement complet - par ses considérations sur le millésime et les nouveautés mises en place par l'UGCB - de Jacques Perrin, dans sa revue VINIFERA.

Que dire ?

D'abord, le grand principe de précaution rappelé ± fort par chaque critique : ce ne sont que des vins en devenir, il reste deux ans de travail où beaucoup de choses peuvent arriver.

Nous voilà prévenus :-)

Ensuite - effet de dégustations avec étiquette ? - les hiérarchies bordelaises sont peu ou prou conservées avec naturellement, de temps en temps, quelques bourgeois ou sans-grade qui viennent titiller les classés, ou quelques classés qui doivent retourner à la niche.

Petit rappel : le système des primeurs avait un but premier évident :

donner la possibilité à l'amateur transi d'acheter, avant mise sur le marché, des crus dont on disait que les prix allaient sensiblement augmenter à la sortie, because la demande serait tellement importante eu égard aux notes élyséennes de sieur Parker.

Chacun a compris que cela n'est plus d'actualité, et pour 3 raisons majeures :

- Parker ne critique plus le millésime "primeur" et personne n'a encore pris sa place (et ce n'est pas demain la veille)

- les amateurs ont découvert qu'il y a d'autres vins ailleurs méritant eux aussi d'être encavés

- enfin que l'expérience des années récentes montre à l'évidence qu'à la sortie réelle des vins, deux ans plus tard, il n'y a strictement aucune raison financière d'acheter en primeur, les prix restant peu ou prou les mêmes sinon inférieurs dans certaines opérations de la GD.

Le plus en ce sens du POINT est de lister les propriétés qui confirment un prix déterminé pour des vins acquis directement au domaine, avec le bémol évident qu'on pourra toujours vous répondre qu'il n'y en a plus.

Bon : ce préliminaire étant compris par tous, quid des notes des critiques majeurs dont nous citons les noms : 

- les anglo-saxons : Jancis Robinson, Neal Martin, Antonio Galloni, James Suckling

- les français : Michel Bettane (et autres B+D), Bernard Burtschy, Jacques Dupont & Olivier Bompas, Jacques Perrin

Disons d'abord que ces zeus n'ont pas dégusté en même temps, au même lieu, les mêmes échantillons, chacun sachant que ceux-ci sont généralement approvisionnés quotidiennement et parfois même plusieurs fois par jour.

Je mettrai donc les différences inexplicables de certains résultats sous la responsabilité de ces différences de temps et de lieu qui chagrinaient tant le poète.

Exemple parfait ce ce différentiel : Montrose.

Voilà un cru - comme toute la série des Haut-Brion - qui méritait de loin les plus beaux éloges. Certes, ce n'était que notre petit groupe d'amateurs sans aucune prétention d'évangélisation des foules, mais le fait était là : on a estimé au plus haut ces deux domaines, l'un au sud du bordelais, l'autre au nord. Et ce n'est pas parce qu'on a dit ad nauseam que telle AOC n'était pas au top, eu égard à des pluies coquines, pour que tous ses vins soient frappés du sceau de l'infamie ! Arrêtons ces facilités d'écriture qu'aime tant la critique !

Grosso modo, les premiers restent premiers, Petrus en tête pour Pomerol, Ausone et Cheval-Blanc (pas de second cette année) en St-Emilion, Lafite et Margaux en rive gauche, Yquem à Sauternes (et là : j'applaudis des deux mains) et ensuite belle navigation notée entre 15 et 17 sur 20 pour les maisons historiques faisant le buzz. Oui, oui : Figeac est aimé comme jamais : il a tant souffert sous Parker !

Certains sans grade ou bourgeois sortent du lot ici ou là, mais avec quelques bizarreries que certaines mauvaises langues vont imputer à des raisons personnelles, parfois politiques (amour ou dédain), ou simplement à des loupés de loupés, personne n'ayant le nez et le palais en surmultiplié pendant les longues journées couvrant cette semaine des primeurs.

Que Dupont cite Château de Carles sans évoquer Haut-Carles - un diamant dans ce millésime 2015 - cela mérite un passage chez Tomàs de Torquemada  (non : j'exagère… quoique…), ces deux crus étant toujours présentés, en tout cas chez Thunevin, ensemble.

Que Perrin loue les Carmes Haut-Brion avec un beau 96/100 alors même que Dupont ne lui donne que 15/20, manifestement ces deux zeus n'ont pas eu la même lecture de ce cru qui fait partie des beautés de son AOC.

Bien : des exemples comme cela, on en a à la pelle. Alors quid ? Tout simplement, que chaque amateur soucieux de la critique s'attache à son nom préféré et fasse ses choix en fonction de ce qu'écrit ce nom.

Pour le novice qui arrive tout bizu dans ce tourbillon des primeurs, on conseillera le n° 54 de VINIFERA (Jacques Perrin) car ses explications sur le millésime, sur ce que donnent les différentes AOC et surtout sur sa classification désormais une référence seront une source de joyeuses discussions dans dix ou vingt ans :

Les coups de coeur

les plus chatoyants

les plus magiques

les révélations du millésime

les meilleurs rapports prix/plaisir prévisibles

Non : je ne vous donnerai pas les noms : faut bien que le Grand Jacques puisse continuer à vivre décemment du fruit de son travail ! Oui, cette revue helvète est acceptée par les Postes européennes, d'autant plus que nos amis teutons bénéficient d'une traduction qui leur est destinée alors même que les barbares hors continent, ne connaissant bêtement que l'anglais de cuisine ou d'Oxford, devront travailler Google-Trad en pestant sur les contre-sens, non-sens, faux-sens qu'ils devront dépatouiller.

:-)

Que cette page soit un hommage à Bertrand Le Guern lequel, pendant des années, et à titre totalement gratuit, a présenté des études statistiques sur excel qui permettaient des comparatifs intelligents et desquels on pouvait ressortir - comme aux dégustations collectives à l'aveugle du GJE - une hiérarchie consensuelle sur un bon nombre de crus bordelais.

Enfin, ne soyons point bégueule, chapeau à Olivier Bernard qui a su imposer - main de fer dans gant de velours - une nouvelle approche des dégustations primeurs pour les masses critiques laborieuses… quand les grands noms, quand même, eux sont reçus "alla grande" chez quelques négociants ayant pignon sur rue et sachant recevoir à la hauteur des prix des crus célébrissimes de la région !

Bon : je deviens mauvaise langue : on arrête là sur le sujet des primeurs 2015.

N'oubliez pas mon chouchou du millésime, question RQP : Haut-Carles. Et tant qu'on y est, passez à la propriété déguster quelques millésimes récents, style les 2010, 2011 et vous m'en direz des nouvelles ! 

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Cet article a été commenté 70 fois | Ajouter un commentaire | Revenir en haut | Aller en bas

Antoine Gadnier dit

Qu'a Montrose de si génial en 2015 ? Je ne suis pas certain de comprendre.

Merci de faire un article sur Sauternes et Barsac plutôt que de célébrer des crus qui n'ont aucun mal à écouler leur production. Coutet, Suduiraut, Lafaurie Peyraguey, La Tour Blanche ont beaucoup plus besoin d'un coup de projecteur que les crus dont vous nous parlez

Mercredi 25 Mai 2016, 15:28 GMT+2 | Retour au début

Pierre dit

Goûter les vins du bordelais en 5 jours, c'est comme lire "guerre et paix" en 1 heure grâce à la méthode lecture rapide: ça parle de la Russie

Mercredi 25 Mai 2016, 16:05 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

@ Gadnier :

a : merci de rester dans le sujet

b : Montrose : tout simplement, nous étions 5 et le vin nous a totalement bluffé, nous a laissé sans voix. Il avait tout : élégance, puissance tenue, fruité parfait, finale de rêve, équilibre géant, une perfection.
Bon : je conçois parfaitement que d'autres n'ont point eu cette illumination, mais de là à lire leurs commentaires bof-bof, ça remet diablement les pendules à l'heure de la toute grande relativité de leurs écrits. Bref, j'ai perdu et pour longtemps la notion de justesse absolue que je leur accordai trop généreusement. Finalement, ils sont loin d'être parfaits. Vous me direz : ça, on le savait. Juste.

c : tout le monde connaît la chanson sur Sauternes : tout le monde a une caisse d'Yquem ou de Suduiraut ou d'un Guiraud… mais rarissimes sont les amateurs qui les ouvrent. Pourquoi ? D'abord la diabolisation du sucre. Elle est majeure. Ensuite l'absence d'occasions pour mettre ce vin en valeur alors même qu'il y a des livres traitant de recettes associées au sauternes. Enfin, plus subtilement - et l'évolution d'Yquem 2015 vers une sublime finesse et fraîcheur de sa finale à la Auslese en est témoin - on a encore trop de vins manquant d'une certaine légèreté pour ne pas employer le mot lourdeur qui serait excessif.

Et pour ma punition, on a là des prix parfaitement justifiés. Shame on me, vous avez raison.

Mercredi 25 Mai 2016, 16:57 GMT+2 | Retour au début

Antoine Gadnier dit

A part à Sauternes et Barsac, il n'y a strictement rien à acheter dans les crus classés de Bordeaux qui soit à bon prix. On déplore le "Bordeaux bashing", moi je le salue et l'encourage. Tant que la clique de propriétaires de crus de 1855 n'aura pas compris que leurs vins sont vendus trop chers, ils se prendront critiques sur critiques. Non Château Beychevelle (pour prendre un exemple) ne vaut pas 70€ la bouteille: c'est un vin banal, produit à des centaines de milliers de flacons. Je lui préfèrerai toujours pour le même prix un magnum de clos saint jean Ramonet, un lavaux saint jacques de Dugat ou un simple clos de la marechale de Mugnier qui sont de vrais vins.

Mercredi 25 Mai 2016, 17:02 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

@ Pierre

Cruel que vous êtes ! Le temps est ravageur. On ne sait plus le prendre. On croit stupidement que plus on court, plus on croit savoir alors même qu'on ne touche que la superficialité des choses.

Le jour où j'ai rencontré le papy Laberdolive, nous sommes restés tous les deux assis sur le petit banc devant sa maison simplette à souhait, et sommes restés sans rien dire pendant une bonne heure. Et j'ai beaucoup appris pendant cette heure de silence.

Mais que voulez vous : on est dans un monde où les réflexions complexes n'ont plus cours, sauf - et encore - avec Calvi dans CDANSLAIR.

On devrait tous s'imposer une fois par an un séjour d'une semaine chez les moines. Non seulement on réentendrait du grégorien a capella, mais on serait réveillé par des cloches rappelant l'Ecclésiaste verset 1.

Mercredi 25 Mai 2016, 17:03 GMT+2 | Retour au début

Antoine Gadnier dit

@ Mauss: je ne suis pas certain que l'évolution de Yquem vers le style Auslese soit la meilleure des choses qui puisse arriver. Aller là où le vent souffle n'a jamais été pour moi un critère de qualité. Demain si la mode était aux vins lourds et concentrés, je n'attendrai pas qu'un vin de légende comme Yquem suive la tendance...

En outre le fait de ressembler à un auslese ne garantit en rien une plus forte probabilité d'être bu: les auslese sont encore plus "oubliés" que les sauternes, ce sont des vins d'amateurs pointus qui vont à Trier chaque année. Pas des vins pour le grand public (on peut le regretter).

Mercredi 25 Mai 2016, 17:09 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

@ Gadnier :

Vous savez comme bibi qu'il est relativement difficile pour un humain d'abord, pour un français ensuite, puis pour un bordelais de faire son mea culpa.

Il n'empêche : je me souviens de deux pointures, JM Cazes et JF Moueix qui l'ont fait, notamment dans la RVF.

Et on n'oubliera pas comment, à vitesse Grand V, un Pierre Antoine Castéjà a littéralement sauvé les classés en rachetant les stocks US de Châteaux Estates qui avait raz le bol du marché gris.

Là où la sage Bourgogne n'a point voulu d'un Parker qui imposerait un style inapproprié (et merci à François Faiveley), Bordeaux a quand même signé un contrat sacrément lucratif avec le démon de la facilité qui a fait que plus personne ne différenciait rive gauche ou droite.

Les choses se remettent en place doucement - n'oubliez pas qu'on est là avec des costumes 3 pièces et non point des propriétaires avec de la terre sous les ongles comme à Vosne - et s'il est juste de morigéner encore et encore quelques classés vergogneux, arrêtons d'en faire pâtir tant d'autres qui nous offrent d'excellents RQP. Bon, j'avoue comme vous qu'on a moins souvent l'émotion - à prix égal - avec ces fusils d'émotion que sont - exemple douloureux - les Châteaux des Tours du redoutable Emmanuel Reynaud.

N'oubliez jamais qu'en restauration - c'est une statistique sûre - la moyenne des bordeaux proposés, qualitativement parlant, sera supérieure à celle des bourgognes… tout simplement parce que rarissimes sont les maisons justes.

Mercredi 25 Mai 2016, 17:28 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

# Gadnier :

Bon, mon exemple était mal choisi. Ce que je veux dire c'est qu'Yquem a parfaitement le droit de vouloir faire mieux dans l'attente des amateurs.

En d'autres mots, je crois totalement que ce millésime 2015 sera une légende future et en rien, ce supplément de finesse que lui donne les dames du domaine ne le fera déconsidérer par ses irréductibles chevaliers de la table ronde.

On devrait toujours considérer le mot évolution comme supérieur à statique, quand bien même parfois il faut revoir les choses à plusieurs reprises.

Mercredi 25 Mai 2016, 17:34 GMT+2 | Retour au début

Antoine Gadnier dit

Sans parler d'une côte du Rhône la Pialade qui à mon sens fusille bon nombre de crus classés de Bordeaux.

Les propriétaires de Bordeaux sont une clique très "fin de race" pour le dire moins poliment que vous.

Mercredi 25 Mai 2016, 17:39 GMT+2 | Retour au début

Guire dit

Comme le dit Christophe Perrot Minot : le juste prix d'un vin, c'est le prix au-dessus duquel il n'est plus vendu...
Tant qu'il y aura des acheteurs, les prix ne baisseront pas...
Cela est valable pour toutes les régions et tous les pays.
Il ne sert à rien de se lamenter. Il faut faire avec. ...

Mercredi 25 Mai 2016, 18:00 GMT+2 | Retour au début

Antoine Gadnier dit

Christophe Perrot Minot exprime en des termes simples la volonté de réduire le surplus du consommateur à zéro. Ce que toute entreprise dont la vocation est la maximisation du profit tente de faire.
Il ne faut pas voir comme monsieur Mauss les bourguignons comme de gentils paysans. Comme les bordelais ce sont de redoutables hommes d'affaire. Avec un peu de terre sous les doigts certes.

Mercredi 25 Mai 2016, 18:04 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Bien juste ce commentaire, mais cela se traduit dans les faits pour bibi : je n'achète plus les vins de ceux qui maximisent.

J'ai suffisamment de belles choses chez ceux qui, comme Rousseau ou Mugnier ou Mortet pourraient vendre bien plus chers sans perdre de clients.

Et en Bourgogne, en cherchant un chouilla, on en trouve qui pourraient vendre bien plus chers et qui ne le font pas.

oui, il y a des mâdres, mais tous les vignobles européens ont des individus de même race, même en Italie :-)

Choisissons donc de vrais amis plutôt que des fournisseurs.

Là encore, temps et patience et respect.

Mercredi 25 Mai 2016, 18:09 GMT+2 | Retour au début

Pierre dit

Ah Laberdolive: il vous sera beaucoup pardonné!!
ça me rappelle l'histoire de Christian Millau qui cherchait désespérément une bouteille de bas armagnac 1904 pour un repas très important, on lui indique un récoltant disposant peut être d'un 1904.Le gars le béret basque sur le coin du crane se gratte ses quelques cheveux. "J'ai peut être ça, vous voulez goûter?" pourquoi pas........ fabuleux, splendide, je vous en prends deux bouteilles...... ben .....c'était la dernière! on vient de la boire

Mercredi 25 Mai 2016, 18:42 GMT+2 | Retour au début

Pierre dit

Calvi dans C dans l'air, le commentateur moyen invité est quand même blanc, vieux, masculin et réac comme on a pu le lire dans télérama, avec qui j'étais pour une fois plutot d'accord

Mercredi 25 Mai 2016, 18:49 GMT+2 | Retour au début

Antoine Gadnier dit

@ Mauss: vous n'achetez donc plus Rousseau, Mugnier et Mortet par conséquent ? Eux aussi réduisent petit à petit le surplus consommateur...

Mercredi 25 Mai 2016, 18:49 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

@ Pierre :

Vous avez le droit de voir les dames de CDANSLAIR comme des hommes. Vision bizarre, mais après tout, de nos jours …

Et ce commentaire de Télérama me conforte dans mon opinion sur ce journal.

@ Gadnier :

Rousseau pourrait doubler ses prix que cela ne changerait guère que quelques noms sur la liste de ses allocataires.

Mercredi 25 Mai 2016, 19:49 GMT+2 | Retour au début

Antoine Gadnier dit

Commet dois je interpreter votre reponse sur rousseau:
1/ ceux qui achetent se foutent de payer le double car ils peuvent se le permettre
2/ ou ceux qui achetent peuvent payer le double car les prix sont extremement bas

Mercredi 25 Mai 2016, 20:32 GMT+2 | Retour au début

Antoine Gadnier dit

Mauss: pensez vous que les grands domaines de bourgogne pensent a "la jeunesse de france" ? En pratiquant des prix prohibitifs ils sont certains de se couper a terme d'absolument toute la clientele francaise. Comment voulez vous que des jeules amateurs francais passionnes puissent acheter un chambertin, un musigny ou une saint vivant ? Je trouve ca personnellement tres triste.

Mercredi 25 Mai 2016, 20:47 GMT+2 | Retour au début

Fredvik dit

Antoine Gadnier : "les auslese sont encore plus "oubliés" que les sauternes, ce sont des vins d'amateurs pointus qui vont à Trier chaque année. Pas des vins pour le grand public (on peut le regretter)."

Ah bon?!?! C'est une blague?!? Etudiez les marchés internationaux, et lisez les journaux anglais, scandinaves et américains, et vous remarquerez que c'est la situation inverse!
Et Il n'y a pas que Trier s'il vous plait! Il existe bon nombre d'Auslese disponibles partout en Europe (sauf peut-être en France?! Tiens c'est étrange!) et les prix sont encore corrects. En outre, ces vins offrent des équilibres magiques entre sucre et fraicheur, rarement rencontrés du côté de Sauternes...

Mercredi 25 Mai 2016, 21:05 GMT+2 | Retour au début

Jeannot Johannisberg dit

Mémorable verticale d'Yquem et Vollrads ; Fredvik, mine de rien, vous venez grossir les rangs des victimes du temps ... La faute aux marchés internationaux que vous savez si bien étudier ?

Mercredi 25 Mai 2016, 21:29 GMT+2 | Retour au début

Guire dit

Cher François Mauss,
Comme j'ai une petite location chez Christophe Roumier et que vous vous avez un peu de vin de chez Rousseau, je vous propose un échange d'une bouteille de Ruchottes Chambertin du millésime que vous souhaitez !
Chiche

Mercredi 25 Mai 2016, 22:08 GMT+2 | Retour au début

Antoine Gadnier dit

Les journaux scandinaves ? Il est vrai que ca touche un tres large public...
Les auslese valent souvent plus de 100€ la bouteille, voire beaucoup plus. Rien a voir avec le sauternes.
Et arretez d'etre agressif

Mercredi 25 Mai 2016, 22:09 GMT+2 | Retour au début

Antoine Gadnier dit

@ Guire: ok pour un echange sur 2013 ou 2012. J'ai 6 bouteilles de chaque millesime

Mercredi 25 Mai 2016, 22:11 GMT+2 | Retour au début

Chaunyps dit

J'aime beaucoup ce blog, mais je me demande pourquoi cette question des primeurs revient si souvent - et pourquoi elle suscite tant de commentaires.
Je n'ai ni l'envie d'acheter du vin qui n'est pas encore fait, ni le budget... Je ne me considère pourtant pas comme un prolétaire du vin (d'après une infographie récente du site toutlevin.com, le prix moyen d'une bouteille vendue en France est de 3,85€ - le prix moyen de mes bouteilles en cave est de 12€) : mon but actuellement est d'éduquer mon goût en recherchant les vins les mieux notés (je fais confiance au guide B+D pour cela) pour moins de 25€ par mois (!), et je suis fier d'avoir en cave dans ce budget des vins comme ceux-ci achetés chez les cavistes parisiens, en GD ou sur internet :
- Clos Haut-Peyraguey, Sauternes, 2005, 19.5/20, 32.80€
- Domaine Huet, Vouvray, Haut-Lieu 2012, 19/20, 17.50€
- Mas Champart, Saint-Chinian, Clos de la Simonette, 2010, 17.10€
- Domaine Ganevat, Côtes-du-Jura, chardonnay Chalasse VV de 1902, 2011, 18.5/20, 30€
- Vaquer, Rivesaltes, Hors d'Âge, NM, 18/20, 25€
- Domaine Cazes, Muscat-de-Rivesaltes, 2010, 17.5/20, 4.60€ (37,5 cl)
- Domaine du Château de Fleys, Chablis 1er cru, Mont du Milieu VV, 2012, 17.5/20, 15.80€
- Domaine Goisot, Bourgogne Côtes d'Auxerre, Gondonne, 2012, 17.5/20, 16.50€
Bordeaux n'a pas des prix attractifs, alors même en primeur (et surtout par caisse de 6 ou 12), je passe mon tour (probablement pour toujours) !

Mercredi 25 Mai 2016, 23:08 GMT+2 | Retour au début

Petite Vidure dit

Je me demande pourquoi cette question des primeurs revient si souvent

Une fois par an c'est en effet beaucoup trop et je me faisais ce soir la même réflexion que vous, Chaunyps : pourquoi la vigne produit-elle une récolte par an au lieu d'une tous les dix ans ?

Mercredi 25 Mai 2016, 23:57 GMT+2 | Retour au début

mauss répond

Bon : va falloir répondre à tous ces commentaires. C'est qu'ils me font bosser ces zozos !

@ Gadnier :

"Commet dois je interpreter votre reponse sur rousseau:
1/ ceux qui achetent se foutent de payer le double car ils peuvent se le permettre
2/ ou ceux qui achetent peuvent payer le double car les prix sont extremement bas

Ni l'un ni l'autre : simplement que comme passionnés, et quand on le peut, on accepte cette loi du marché offre/demande.

"Et arretez d'etre agressif"

Là, je pisse culotte : de votre part, faut être sacrément gonflé. On approche du style Candide.

@ Guire :

Roumier : je ne désespère point d'y avoir accès un jour, mais hors de question de me lancer dans ce type d'échange. Je garde mes Rousseau.

Jeudi 26 Mai 2016, 06:06 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

@ Gadnier : Fredvik a raison : un journal scandinave, FINE, a une envergure internationale qu'aucun média français n'a.

ICI : www.fine-magazines.com/

@ Johannisberg : pourriez vous, svp, me dire où trouver cette comparative ? Ça m'intéresse.

@ Chaunyps : vous mettez le doigt sur un phénomène dont j'ai parlé à plusieurs reprises : Bordeaux n'a plus le monopole d'un nom magique dans le vin, et mettre sur table, devant des amis, un nom de Bordeaux n'entraîne pas forcément plus de respect et de sympathie que de mettre un Huet ou un Ganevat. Simplement, c'est tellement douloureux comme compréhension, que cela va encore prendre du temps à être compris comme il le faut : à savoir reconquérir des amateurs avec une cote d'amour perdue mais en reconstruction.

Là où ailleurs on achète un jus, à Bordeaux, encore trop de choses nous font payer en sus une étiquette… ce qui pénalise, hélas, des vignerons aquitains n'entrant pas dans ce jeu du nom.

Jeudi 26 Mai 2016, 06:17 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

@ Petite vidure :

Merci ne jamais oublier que Bordeaux est, en taille, la première AOC en France si ce n'est dans le monde.

On n'en parle jamais ici, mais grosso modo 90% en volume, ce sont des vins… disons : modestes et dans des transactions inférieures à € 5 le litre !

Et enfin, il y a quand même des crus bordelais qui méritent attention !

Jeudi 26 Mai 2016, 06:22 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

@ Tous :

Quand le nom de l'intervenant est en bleu (en tout cas sur mon mac) cela veut dire qu'il y a un lien vers un blog ou un site.

Soyez curieux !

Ainsi, sieur Fuster dont les échanges avec Jacky et Bettane restent des moments de joyeuse lecture, a son propre blog ici :

vitineraires.blogspot.fr/...

… et ce papier sur Reignac… comment vous dire… me rappelle un max nos sessions du GJE et ce que fait généralement Jean Guyon à Rollan de By.

Jeudi 26 Mai 2016, 06:33 GMT+2 | Retour au début

Guire dit

Ne vous méprenez pas...
Moi aussi je garde mes Roumier!
Il s'agit juste d'échanger 1 seule bouteille pour pouvoir ultérieurement comparer à l'aveugle.

Jeudi 26 Mai 2016, 07:25 GMT+2 | Retour au début

@ F Mauss :
merci pour le coup de projecteur.

(c'est en bleu sur mon PC également)

Jeudi 26 Mai 2016, 08:52 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

@ Guire :

Alors OK, on fait cela autour d'une table.

Paris, Bordeaux, Bourgogne, Alsace, Piemont, Toscane, Nahe ?

Vous dites, j'obéis !

Jeudi 26 Mai 2016, 08:55 GMT+2 | Retour au début

Chaunyps dit

@ Petite vidure :
Mon commentaire ne s'interrogeait pas sur le retour d'un marronnier au fleur rouge qui refleurit chaque année sur la tombe des Gardes Suisses du jardins des Tuileries - chose somme toute normale dans un monde où le rythme de l'année liturgique est confiée aux journalistes...

Mon commentaire s'étonnait (gentiment, sans aucune agressivité ou agacement) de l'importance de cette question dans les médias du vin en général, et de ce blog en particulier (pour lequel j'ai la plus grande affection). Sur ce blog, nous en sommes au 7eme post sur 36 depuis le 25 janvier contenant le mot "primeurs" dans son titre - soit près de 20% des posts sur cette période. Et c'est sans parler des posts qui mentionnent la question dans le texte ou dans les commentaires sans que cela n'apparaisse dans le titre. C'est beaucoup, non ? (François, un commentaire de votre part sur cette proportion)

Il me semble que les foires aux vins d'automne (et celle de printemps aurait également le potentiel si les médias du vin s'y intéressait un peu plus) sont un phénomène bien plus intéressant pour la majorité des amateurs de vins qui, comme moi je le crois, regardent de très loin cette histoire de primeurs...

Jeudi 26 Mai 2016, 09:36 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Je répond cet aprem, étant actuellement en RV

Jeudi 26 Mai 2016, 10:13 GMT+2 | Retour au début

Antoine Gadnier dit

@ Guire: je suis ok pour échanger 1 bttle de ruchotte 2013 rousseau contre 1 ruchotte roumier 2013
On fait comment ?

Jeudi 26 Mai 2016, 10:46 GMT+2 | Retour au début

Guire dit

Chez moi à Tours avec votre épouse bien sûr .
On peut vous loger le soir sans problème ...
Avec plaisir.

Jeudi 26 Mai 2016, 13:54 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

@ Chaunyps :

C'est vrai que je parle beaucoup de Bordeaux, non seulement parce que mondialement c'est une région majeure, non seulement par ce que je veux dire et redire qu'il y a là des vins méritant facilement le pompom des meilleurs RQP et que ces derniers sont lourdement pénalisés par l'image encore un chouilla négative de la communication bordelaise, mais aussi par ce que Bordeaux a quand même été la région qui a le plus soutenu le GJE dont les dégustations à l'aveugle ont quand même sacrément chahuter les hiérarchies officielles.

Malgré cela, il y a eu des propriétés qui nous ont soutenu telles Léoville Poyferré, Pichon Baron, Beychevelle, Lynch-Bages, Pape-Clément, Guiraud où nous avons eu des sessions de belle tenue.

Mais bon, hein ! On a eu aussi d'autres sujets bourguignons et piémontais, teutons et autrichiens, et quelques divagations bizzaroïdes dont mon esprit volage est totalement responsable.

Jeudi 26 Mai 2016, 16:28 GMT+2 | Retour au début

Chaunyps dit

Cher François,
Je vous prie de m'excuser si je vous ai laissé croire que j'ai cédé à la tentation du Bordeaux bashing : loin de moi cette idée - tant qu'il y aura des crus à moins de 25€ de très bonne facture.
Mais pour autant, la pertinence des primeurs dans cette gamme de prix ne s'impose pas à moi. Prenons un exemple : le Vieux Château Saint-André, à Montagne, mon "super bordeaux" préféré. J'ai eu l'année dernière du 2010 à 15€ dans la filiale entrepôt-caviste du groupe Duclos. Je peux avoir du 2015 à 9,50€HT soit 11,40€TTC. Si j'ajoute les frais de port, je monte à 13,01€HT soit 15,60€TTC chez la filiale primeur du même groupe. Admettons que dans deux ans les prix ait augmenté de 1€ pour atteindre 16€ la bouteille : j'aurais attendu deux ans et immobilisé un peu d'argent pour gagner 40centimes par bouteilles !
Après, il est vrai que les primeurs rythment l'année bordelaise : je ne peux vous tenir rigueur de refléter ce rythme. Ce que je regrette, c'est que les prescripteurs (donc pas vous) y accorde autant d'importance, car je ne crois pas que c'est là que les amateurs (qu'ils sont censés guidés) font les meilleures affaires pour remplir leurs caves, même à cette période de l'année un peu creuse, si ce n'est - peut-être - les plus aisés d'entre eux.

Jeudi 26 Mai 2016, 17:30 GMT+2 | Retour au début

Pierre dit

La vraie question: met-on miss Univers dans les bouteilles de la dégustation des primeurs et Mme Michu dans la bouteille à la vente

Jeudi 26 Mai 2016, 19:10 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

@ Pierre :

Cela fut le cas assez souvent dans les décennies passées même chez des noms connus, des classés.

Mais maintenant, avec les anonymes et l'internet, tout est transparent et il est quasi impossible pour un grand domaine de mettre ainsi une ou deux barriques de côté, spécialement "travaillées" pour la critique.

Le risque est maousse majeur alors qu'avant, tout le monde se taisait.

Bref : on peut encore, parfois, être trompé, mais bien moins qu'au siècle dernier.

Jeudi 26 Mai 2016, 19:23 GMT+2 | Retour au début

Fredvik dit

Antoine Gadnier: "Les journaux scandinaves ? Il est vrai que ca touche un tres large public...
Les auslese valent souvent plus de 100€ la bouteille, voire beaucoup plus. Rien a voir avec le sauternes.
Et arretez d'etre agressif"


Les pays du Nord de l'Europe représentent pour beaucoup de producteurs allemands le 1er ou le 2ème marché à l'export. Une bonne note dans un journal scandinave a donc bien plus d'impact qu'une note identique dans la Rvf ou un guide francais. Pour ce qui est du large public, seulement 20 millions de consommateurs curieux au fort pouvoir d'achat. Effectivement sans intérêt...

S'agissant du prix des Auslese, je me répète: il n'y a pas que Trier! Il est toujours possible de trouver des superbes Auslese à moins de 100 euros et parfois proches des 20 euros. Vous voulez des exemples? Voici une petite liste de vins dégustés dernièrement: Hexamer Schlossböckelheimer In den Felsen Riesling Auslese 2006, Busch Riesling Auslese Fahrlay 2007, Keller Morstein Riesling Auslese 2014, Markus Molitor Zeltinger Schlossberg Riesling Auslese** 2013, Von Hövel Scharzhofberg Riesling Auslese -33- 2011, Markus Molitor Erdener Treppchen Riesling Auslese** 2014, Keller Nierstein Hipping Riesling Auslese Goldkapsel 2014.
En vous souhaitant suffisamment d'ouverture d'esprit pour faire un essai.

Pour ce qui est d'arrêter d'être agressif, je vois que mon style belliqueux vous a choqué. Toutes mes excuses! Je vais encore avoir besoin de l'aide de mon psy pour me calmer...

Jeudi 26 Mai 2016, 19:56 GMT+2 | Retour au début

Claude Lelouche dit

Breivik, Antoine ralliera peut-être votre cause en défense de divins auslese même si tout n'est pas si rose en Scandinavie ; alors, oui, je vous prie de bien vouloir garder votre calme ce soir.

Jeudi 26 Mai 2016, 20:11 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Merci Monsieur Lelouche de ma laisser le monopole d'être le modérateur de mon propre blog.

Vous engager me reviendrait top cher, je le sens

:-)

Jeudi 26 Mai 2016, 20:35 GMT+2 | Retour au début

Claude Lelouche dit

C'est que vous ne cotisez pas à la bonne mutuelle. Pas grave, il vous suffira de continuer de payer de votre personne (prenez quand même soin de vous, on a envie de lire m. Rivaux sur ces lignes pendant longtemps)

Jeudi 26 Mai 2016, 20:48 GMT+2 | Retour au début

Fredvik dit

Lelouche: votre allusion au criminel Breivik est abjecte.

Surpis de ne pas voir Mauss supprimer votre commentaire.

Jeudi 26 Mai 2016, 20:58 GMT+2 | Retour au début

Antoine Gadnier dit

Fredvik: merci d'arreter de sous entendre que mauss cautionne Breivik. Vous vous prenez pour qui ?

Jeudi 26 Mai 2016, 21:10 GMT+2 | Retour au début

Claude Lelouche dit

J'aime beaucoup La grande illusion, Breivik, mais de là à supplier Maussade de le projeter sur un blog pour le donner en pâture à des malfrats pointus dans votre genre, il y a une limite que le hors-sujet commande d'imposer. Faut payer, voilà tout.

Jeudi 26 Mai 2016, 21:17 GMT+2 | Retour au début

Guire dit

@F Mauss
Ma proposition s'adressait à vous bien entendu.

Jeudi 26 Mai 2016, 21:34 GMT+2 | Retour au début

Matthieu Dibon dit
Alpha dit

Mais qu'esse qui dit Le Louche?? et cultivé en plus!

Jeudi 26 Mai 2016, 23:04 GMT+2 | Retour au début

Bettane dit

Gadnier
avant de penser,écrire et envoye4 n'importe quoi avec un aplomb insolent qui manque singulièrement de sens des nuances (morceau d'anthologie sur qYquem, les auslesen, la clique 1855 et même le Pialade si cher a mon coeur et qui ne mérite pas votre admiration......) retournez â l'école,au moins celle de la politesse.

François

Une faible minorité de tricheurs sur les échntillons a toujours existé partout en France mais ne crois pas que il y ait plus de transparence aujourd'hui. Au contraire la multiplication des opinions degré zero de la connaissance favorise les fausses sources et les fausses information et dilue même les risques hélas.

Vendredi 27 Mai 2016, 06:12 GMT+2 | Retour au début

Bettane dit

Envoyé depuis Hong Kong de mon mobile avec les fautes de doigt habituelles....mille excuses.

Vendredi 27 Mai 2016, 06:16 GMT+2 | Retour au début

@ F Mauss

Là dessus au moins (en revanche pour la P500, faut voir) je rejoins M Bettane. En effet je ne suis pas, à titre personnel, 100% sûr que tous les échantillons présentés en primeurs soient totalement représentatifs de ce que sera l'assemblage final.
En outre il n'est pas impossible que certains des ces échantillons (qu'ils soient ou pas conformes à l'assemblage final) aient pu être rendus plus aimables (par exemple avec certaines des gommes arabiques qui font les délices indignées de J Rigaux).

IL n'en reste pas moins que si l'on peut parfois s'interroger sur l'intérêt financier du consommateur lambda qui achète en primeurs c'est peut être que l'on oublie les producteurs qui font de beaux vins à des prix raisonnables et qui sont encore plus raisonnables en primeurs ... l'acheteur fait donc une plutôt bonne opération ... et permet au producteur de conforter sa trésorerie. Ce qui est souvent loin d'être neutre !

Vendredi 27 Mai 2016, 08:18 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

@ Matthieu :

Merci ! J'en avais sacrément besoin ! It makes my day !

@ Bettane : purée, me voilà encore naïf ! Décidément : c'est dans le monde du vin, comme me l'ont dit bien des vignerons, qu'il y a le plus de mensonges dits avec conviction ! Doit faire chaud à HK !

Oui, oui, j'ai bien connu ces problèmes de clavier, de Ipad et autres : tu as toute notre gratitude et sollicitude.

Breivik ou autre : je ne connais pas et veux pas connaître.

Restons dans le sujet et qu'on arrête de se chercher des bizbilles sans arrêt ! C'est lassant.

Vendredi 27 Mai 2016, 08:21 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

@ Sieur Fuster :

D'autant plus d'accord avec vous tant il est vrai que les grandes maisons de négoce n'ont souvent qu'indifférence sinon dédain, pour des domaines aux noms moins prestigieux que Margaux ou Cos.

Ceux-là ont besoin des amateurs. Et en ce sens, ce que propose LE POINT avec des vignerons s'engageant à un prix de faveur, c'est faire tâche utile.

Vendredi 27 Mai 2016, 08:24 GMT+2 | Retour au début

A ce propos : hier je récupérais mes 2014 au Clos Manou ... J'en profite pour faire cette petite pub pour des gens charmants sur un beau Domaine (Clos !) qui n'est "que" un Médoc, mais un Médoc que l'on pourrait sans peine et avec quelques surprises comparer - à l'aveugle lui aussi ! - à certains Classés des communales du Médoc.

Vendredi 27 Mai 2016, 08:32 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Clos Manou : oui, voilà un nom de propriété que je rencontre de plus en plus souvent sous des plumes intelligentes.

Va falloir qu'on visite !

Vendredi 27 Mai 2016, 08:34 GMT+2 | Retour au début

Nota :
je dois avouer un léger conflit d'intérêt sur ce coup là : j'ai été leur œnologue conseil pendant quelques millésimes mais, bon, œnologue conseil chez les Dief c'est un peu comme vérifier la couleur des timbres poste, un genre de sinécure.

Vendredi 27 Mai 2016, 08:37 GMT+2 | Retour au début

Matthieu Dibon dit

Je te confirme, François, pour avoir été reçu en février avec mon petit club de bons vivants par les Dief avec passion : de vrais vignerons et un vrai tueur de grands crus à l'aveugle. Un grand moment. Note qu'ils ont une petite parcelle de vignes plantées en 1850, donc avant ce satané phylloxéra ... Et entre leurs mains géniales c'est une expérience assez unique.
À visiter absolument !!! Bordeaux avec un B majuscule.

Vendredi 27 Mai 2016, 14:12 GMT+2 | Retour au début

Je confirme l'intérêt du Clos Manou 1850 !
(production confidentielle : de l'ordre de 2 barriques, et pas tous les ans : dernière production : 2011 et 2014).

Le 2011 je l'évoque par là :
vitineraires.blogspot.fr/...

(j'ai encore un - et un seul - magnum de Clos Manou 1850 (2011) à la cave)

Vendredi 27 Mai 2016, 15:04 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

A lire les commentaires de sieur Fuster, voilà un vin qui mérite attention, pour sûr !

Et il y a même un petit côté canaillou dans ses écritures.

Vive les facettes de l'humanité ! :-)

Vendredi 27 Mai 2016, 17:39 GMT+2 | Retour au début

Claude Lechou dit

Aucun oenologue, sauf peut-être Emile Peynaud, quand il dépassait sa fonction, n'a jamais bousculé le style de vin de ses clients. Une expression de la solitude du coureur de fond ? Ce serait trop beau ...

Vendredi 27 Mai 2016, 23:27 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

@ Tous :

Merci de comprendre qu'il peut m'arriver de couper des commentaires dont le seul "avantage" est qu'ils n'ont comme but que de solliciter des trolls inutiles.

Et sans que l'on soit en école primaire, que chacun, bibi compris, fasse l'effort de se relire au moins une fois pour vérifier que ce qui est écrit :

- l'est bien, en bon français
- et reste compréhensible sans que ce soit uniquement de la psycho de bas étage.

Samedi 28 Mai 2016, 07:35 GMT+2 | Retour au début

Eric Ribaud dit

Moi ce que je constate Monsieur Mauss c'est que vous coupez des messages documentés de Monsieur Gadnier mais que vous laissez fleurir les trolls a répétition de Monsieur Perez qui croit qu'il peut venir faire la loi sur votre site comme sur le sien.

Samedi 28 Mai 2016, 11:14 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Monsieur Ribaud :

Il se trouve que j'ai des déficiences manifestes à trouver que tel ou tel anonyme est un tel ou tel autre.

Et on me dit même que certains anonymes viennent ici sous plusieurs dénominations, parfois fantaisistes.

Alors oui, certains comme vous peuvent crier à l'injustice, mais ce que je coupe n'est pas fonction de la signature ayant commis le commentaire, mais simplement en ce que le commentaire mis ne me plaît pas.

Maintenant, autant que faire se peut, j'essaie d'être neutre mais vous avez raison : ce que je fais est le résultat de mes vues.

Il ne reste hélas, vues ses limitations personnelles qu'à ne plus fréquenter ce blog si cette façon de voir les choses et de les réguler vous semble insupportable.

Croyez bien que je regrette toujours de perdre des commentateurs intéressants, et mon acceptation ici d'anonymes bizzaroïdes fait que bien des lecteurs ne viennent plus commenter : ils en ont raz la casquette de lire des choses pas folichonnes du tout.

Samedi 28 Mai 2016, 11:22 GMT+2 | Retour au début

Antoine Gadnier dit

Eric: les potes ce sont les potes quand bien meme ils seraient mouilles dans des choses louches. Regardez le film les lyonnais. C'est un peu ca L'esprit dont je parle

Samedi 28 Mai 2016, 11:42 GMT+2 | Retour au début

L’incitation financière à acheter en primeurs est effectivement nulle désormais, et c’est bien dommage, sauf peut-être chez quelques propriétaires/négociants où le particulier obtient un prix intéressant pour les crus de la propriété (pour donner un exemple, chez Audy-Bourotte - cf. Clos du Clocher, Bonalgue, etc. mais dont je n’ai pas encore reçu les prix pour cette année).
Mais l’achat en primeurs garantit au moins, quand on connait le négociant, que les vins ne subiront pas le sort que leur réserve la grande distribution (j’en ai mis des bouteilles dans l’évier, qui avaient du subir une logistique déplorable, un stockage assassin, ...).

Samedi 28 Mai 2016, 19:45 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

@ Freewind :

D'abord merci pour le lien sur votre blog et bien content d'y lire un beau commentaire sur Haut-Carles 2012, comme on le sait, mon chouchou en rive droite.

Vous êtes un peu dur avec la GD : pour bien la connaître à Bordeaux Caudéran (Guillaume Halley, propriétaire, était l'homme de La Dauphine : il a soin de ses vins), il y a eu de beaux et sensibles progrès en la matière. Et pas sûr que des bouteilles qu'on voit debout en plein lumière chez des cavistes ayant pignon sur rue, pas ^sur que ce soit mieux que les débits rapides de la GD.

A suivre…

Samedi 28 Mai 2016, 20:18 GMT+2 | Retour au début

La fronsadais mérite de retrouver une gloire passée, qu’on s’en entiche. Sur 2015, ne pas passer à côté de La Veille Cure.

Pour la GD, certes, je généralise, mais un cas particulier ne saura faire oublier la grande majorité, quand bien même les pratiques s’amélioreraient. Certes, une approche positive (cf. Karl Popper) conduit à infirmer que tous les cygnes sont blancs lorsqu’on en découvre un noir (mais je suis plutôt un constructiviste - je confesse m’amuser ici un peu, parce que lors de la reproduction d’un texte, dans un précédent post, le mot « épistémologie » était quelque peu galvaudé … que les lecteurs m’en excusent).

Samedi 28 Mai 2016, 20:38 GMT+2 | Retour au début

Chaunyps dit

Tiens, je suis tombé sur cet article de Michel Bettane sur les primeurs, que j'ai trouvé fort intéressant, notamment la partie sur l'assemblage et la préparation des échantillons, ainsi que sur la variabilité des vins jeunes :
www.mybettanedesseauve.fr...

Mardi 31 Mai 2016, 11:28 GMT+2 | Retour au début