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 Gje

Le monde du grand vin

Du vin en général, de la gastronomie souvent, et du reste si nécessaire. Mais toujours dans le respect d'autrui. L'abus d'alcool est dangereux pour la santé : consommez avec modération.

En hommage aux commentateurs récents

Jeudi 19 Mai 2016, 12:47 GMT+2Par GjeCet article a été lu 1405 fois

Comme il pleut sur l'autoroute et que maintenant dans chaque station-service on a le WIFI offert, les derniers échanges sur ce blog entre des sieurs de haute lignée m'ont poussé à retrouver un beau texte de mon auteur préféré du Grand Siècle : Nicolas Boileau.

Le voici. On peut l'adapter au monde du vin avec grande facilité. Juste un petit effort d'adaptation. Si, si : je vous l'assure : vous pouvez le faire !

:-)

Enfin Malherbe vint, et, le premier en France,

Fit sentir dans les vers une juste cadence,

D'un mot mis en sa place enseigna le pouvoir,

Et réduisit la muse aux règles du devoir.

Par ce sage écrivain la langue réparée

N'offrit plus rien de rude à l'oreille épurée.

Les stances avec grâce apprirent à tomber,

Et le vers sur le vers n'osa plus enjamber.

Tout reconnut ses lois; et ce guide fidèle

Aux auteurs de ce temps sert encor de modèle.

Marchez donc sur ses pas; aimez sa pureté,

Et de son tour heureux imitez la clarté.

Si le sens de vos vers tarde à se faire entendre,

Mon esprit aussitôt commence à se détendre,

Et, de vos vains discours prompt à se détacher,

Ne suit point un auteur qu'il faut toujours chercher.

Il est certains esprits dont les sombres pensées

Sont d'un nuage épais toujours embarrassées;

Le jour de la raison ne le saurait percer.

Avant donc que d'écrire apprenez à penser.

Selon que notre idée est plus ou moins obscure,

L'expression la suit, ou moins nette, ou plus pure.

Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,

Et les mots pour le dire arrivent aisément.

Surtout qu'en vos écrits la langue révérée

Dans vos plus grands excès vous soit toujours sacrée.

En vain vous me frappez d'un son mélodieux,

Si le terme est impropre, ou le tour vicieux;

Mon esprit n'admet point un pompeux barbarisme,

Ni d'un vers ampoulé l'orgueilleux solécisme.

Sans la langue, en un mot, l'auteur le plus divin

Est toujours, quoi qu'il fasse, un méchant écrivain

 

Nicolas Boileau, L'art poétique, chant I, v.131-162

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Cet article a été commenté 4 fois | Ajouter un commentaire | Revenir en haut | Aller en bas

Mauss répond

Pas de blague hein !

Vous lisez Boileau jusqu'au dernier vers.

Si c'est pas géant cette sagesse recommandée pour l'écriture !

Et, c'est évident, avec mes salmigondis, je suis le premier à dire mea maxima culpa !

Jeudi 19 Mai 2016, 12:56 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond
Jeunegeneration dit

François: votre avis sur la maison Drouhin et notamment son musigny ?

Vendredi 20 Mai 2016, 12:32 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Pas d'avis du fait que je n'ai pas dégusté ces vins depuis des lustres.

Vendredi 20 Mai 2016, 21:40 GMT+2 | Retour au début