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Le monde du grand vin

Du vin en général, de la gastronomie souvent, et du reste si nécessaire. Mais toujours dans le respect d'autrui. L'abus d'alcool est dangereux pour la santé : consommez avec modération.

Signe des temps chez Derenoncourt Consultants

Mardi 17 Mai 2016, 18:00 GMT+2Par GjeCet article a été lu 4419 fois

On a eu récemment ici plusieurs articles traitant des soucis de bien des vignerons pour limiter sinon éliminer les intrants chimiques dans leurs vignobles.

Avec les longs échanges passionnants (ICI) entre Messieurs Rigaux et Fuster, particulièrement intéressants quand bien même on était souvent sur des longueurs d'onde assez éloignées les unes des autres.

Mais vous connaissez notre sens du consensus… et de la relance

:-)

Et voici que je reçois cette nouvelle de Stéphane Derenoncourt Consultants qui montre bien, qu'en bordelais, et surtout avec toutes ces histoires de Barbanne hyper polluée - petite rivière en zone pomerol/saint-émilion - , on prend, on va prendre le taureau par les cornes.

$poujôà
Sûr que cette gente Dame va avoir du boulot !
 
Bravo à Stéphane d'ouvrir cette nouvelle section dans son Groupe de jeunes consultants ! 
 
on vous dira tout…
 
:-)
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Cet article a été commenté 144 fois | Ajouter un commentaire | Revenir en haut | Aller en bas

Jacky Rigaux dit

On peut être ingénieure agricole et compétente en bio-dynamie, même si cela peut déranger des personnes comme Monsieur Furster. Stéphane Derenoncourt est un acteur majeur du réveil des terroirs, et de l'éveil de nouveaux terroirs. N'ayant pas été formaté par la science objectivante contemporaine en agronomie, ni par l'oenologie interventionniste, il peut s'ouvrir à toutes les voies nouvelles en agrologie. L'occasion de rappeler qu'il y a dans agrologie, le terme "logie" qui renvoie au Logos, l'émergence de la rationalité. Dans agronomie, "nomos" renvoie plutôt aux normes ! L'agronomie "normalise", l'agrologie respecte les équilibres naturels de la nature...
Stéphane a rencontré Henri Jayer en l'an 2000, lequel aimait à dire qu'il fallait apprendre l'oenologie pour apprendre à s'en passer. Stéphane a également été très sensible à la dégustation géo-sensorielle que nous transmettait Henri Jayer...

Mercredi 18 Mai 2016, 16:01 GMT+2 | Retour au début

Je tiens à rassurer Jacky Rigaux : moi aussi je l'aime d'un amour sincère autant qu'absolu. Simplement je préfère ne pas étaler tout cet amour au grand jour : je crains trop que mon logos ne rencontre son rheî.

(sinon je suis bien sur enchanté que de jeunes oenologues réussissent leur insertion professionnelle dans des secteurs économiques porteurs)

Mercredi 18 Mai 2016, 20:18 GMT+2 | Retour au début

Hervé Bizeul dit
Sebovino dit

"(sinon je suis bien sur enchanté que de jeunes oenologues réussissent leur insertion professionnelle dans des secteurs économiques porteurs)"

Oui, je suis bien de cet avis. Les dernières décennies ayant été un tantinet plus dans la "déportation". Déporter la santé des gens, des sols, de la faune et la flore. Inutile de préciser comment et par qui. Ouai, c'est sympatoche que de jeunes oenologues ( et moins jeunes comme Max Leglise) portent certaines valeurs morales, sanitaires et gustatives bien que ces secteurs "verts" demandent beaucoup plus de courage et compétences que les secteurs "gris".

Jeudi 19 Mai 2016, 10:35 GMT+2 | Retour au début

Betttane dit

Bon pour Jacky

1 si on publiait des photos de l'état des vignes d'Henri Jayer dans les années 80 on ne te prendrait plus au sérieux, et tu peux toujours demander à JM Fourrier qui était stagiaire chez lui à la fin des années 1980 ce qu'il pulvérisait sur les vignes

2 Si on se rappelle que les vieilles vignes françaises de la Romanée COnti qui donnaient dans les années 1930 le plus prodigieux vin de terroir de mémoire d'homme poussaient sur un sol bombardé depuis une génération au sulfure de carbone on reverrait peut être la nostalgie de la culture "bio" de papa!

Pour André

Je préfère le marin parvenu à bon port pour avoir cru à la platitude de la terre à celui qui se perd dans la banlieue de Talence en se fiant à son GPS. Bref si l'on tombe juste par hasard autant répéter ce hasard et si l'on se trompe pensant avoir un raisonnement bon on peut aussi changer de raisonnement. Dans la conscience de la bonne science il y a aussi celle du respect du résultat (sauf évidemment atteinte aux droits de l'homme et à l'ensemble de la nature)!

Bref rien n'est simple mais tout est promis à un esprit souple et libre

Jeudi 19 Mai 2016, 11:09 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Désolé Michel, une erreur de manip a fait que j'ai lourdé un autre de tes commentaires, mais je suppose qu'il s'agissait de celui regrettant la double entrée de ton commentaire ci-dessus.

De dieu ! Si avec ce type de commentaires et ces faits du temps de Jayer, on ne se remet pas en cause, dans un sens ou dans l'autre, c'est qu'on est borné de borné !

Je sors de la DRC où j'ai pu déguster Grands Echézeaux 2010 (je n'ai pas dit trop de bêtises) et surtout un Bâtard 2000 lequel, suite à une idée de Bernard Noblet, n'a tout simplement pas connu le bois.

Et bien : mazette ! quelle finesse de chardonnay. Une beauté pure, une grande classe et quelle jeunesse pour un 2000 !

Belles choses aussi hier soir chez Borgeot dont son Santenay Gravières qui exige bien a minimum 6 ans de cave. Bravo à ces vignerons qui ne sont pas sous le radar des pontifs de la critique et qui nous permettent d'encaver à prix raisonnables de si belles choses.

Là, ce soir chez Wassmer à Bad-Krozingen. Lui aussi sait vinifier ses pinots noirs avec un respect tout bourguignon. Plus que beau : des grands !

Jeudi 19 Mai 2016, 12:01 GMT+2 | Retour au début

Sebovino dit

"Dans la conscience de la bonne science il y a aussi celle du respect du résultat (sauf évidemment atteinte aux droits de l'homme et à l'ensemble de la nature)! "

Ceci dit le respect du résultat est une ambition assez subjective et relative souvent liée à des conventions humaines tout autant relatives. Pour le reste, l'agro-alimentaire, vin compris, n'a pas beaucoup été en conscience ces "derniers temps", doux euphémisme. A part quelques conscients, le gros de la troupe s'est bien foutu de l'homme et de la nature. La science sort tout juste d'une longue prise en otage. Et je peux le dire avec d'autant plus de tranquilité que je bois avec plaisir un bon nombre de vins daubés de saloperies. Mais mon plaisir on s'en....

Jeudi 19 Mai 2016, 13:23 GMT+2 | Retour au début

Bettane dit

Comment????
Sebovino vous n'avez pas vous aussi le respect du résultat conforme à votre morale? Y compris par des moyens abracadabrantesques pour d'autres. Je trouve étonnant que vous méprisiez le gros de la troupe et confondiez l'adjectif conscient avec le nom conscience : cynisme du savoir et morale du savoir! Je n'ai aucune sympathie pour les divagations steineriennes mais certainement une foi totale dans le rôle de certaines molécules issues d'une bonne fermentation ou d'une dynamisation de certains préparats dans l'obtention d'un vin plus plaisant à mon goût.En espérant qu'un jour la science rigoureuse m'explique pourquoi ou pourquoi j'ai tort d'aimer ce que j'aime, en compagnie d'ailleurs de nombreux agros et oeno très brillants, parfois même les maîtres reconnus de tous de leur génération, et dont je partage le rationalisme mais aussi le respect d'un résultat digne d'intérêt.

Jeudi 19 Mai 2016, 16:32 GMT+2 | Retour au début

François,

J'ai eu la chance de goûter ce somptueux Bâtard-Montrachet 2000 en décembre 2009.

Le même jour, le Richebourg 2001 ne se livrait que parcimonieusement.

Mais quel plaisir dans les 2007 et quelle classe dans les 2008 (un grand millésime bourguignon, je pense).

Jeudi 19 Mai 2016, 17:34 GMT+2 | Retour au début

Jacky Rigaux dit

Michel, j'ai connu Henri Jayer fin 79 ou début 1980. Il allait avoir 60 ans, j'en avais 30. Ses vins goûtés au fût (100 % fût neuf) m'ont touché. Superbe, sapides, et tous différents les uns des autres. Nous sommes rapidement devenus amis, et il m'a emmené dans ses vignes. C'est un fait, il n'a jamais mis de potasse, donc il a rarement eu recours à l'acidification. J'ai vu sa taille, courte. Il était convaincu de la nécessité d'avoir des rendements modérés. Pas de clônes, uniquement sélections massales. Pieds manquants remplacés. Pour lui, les meilleurs tanins sont sur le pépin, donc il vendangeait quand les pépins étaient mûrs. Il savait goûter les raisins. Quand j'ai fait re-publier le Dom Denise (18ème siècl), ce qu'écrit ce moine sur la nécessité de goûter le raisin avant vendanges, Henri le faisait. Il a essayé les anti-pourritures, mais il s'est rendu compte qu'il fallait augmenter les doses dès l'année suivante, aussi n'a -t-il pas continué (il a dû les utiliser 2 ou 3 fois). Il privilégiait la bouillie bordelaise. Et là, oui il en a utilisé beaucoup. Pas d'engrais chimiques. Un travail de la vigne au bon moment, comme le préconisait Dom Denise. Donc huile de coude, et non desherbants chimiques. En lisant Dom Denise, on a ce que faisait Henri. Donc il a bien perpétué les bonnes pratiques viticoles en des temps où le tout chimique à la vigne tendait à se généraliser. Il est donc un des premiers à avoir compris les limites de l'agriculture et de la viticulture intensives

Jeudi 19 Mai 2016, 19:47 GMT+2 | Retour au début

Jacky Rigaux dit

(Suite)Henri a fait des erreurs, comme tout le monde peut en faire, mais il a perpétué le travail à la vigne. Aujourd'hui la majorité des vignes de Gevrey et de Vosne sont travaillées. Ce n'était pas le cas à son époque ! La dégustation géo-sensorielle ? Il la tenait de René Engel. Et c'est Henri qui m'a fait lire le chapitre sur les gourmets (dégustation géo-sensorielle) dans le livre de Jules Lavalle. Il a donc bien perpétué la viticulture de lieu, de "climat" comme on dit en Bourgogne, et la façon d'apprécier les vins de lieu (privilégier le toucher de bouche). C'est lui, le premier, que j'ai entendu dire que la notion de "climat" est plus juste et plus précise que la notion de Cru, Grand, Premier etc. C'est lui qui mettait en relief les différents "touchers de bouche" : Brûlées, Richebourg, Cros Parantoux... Ce n'est pas un hasard s'il faisait goûter le Cros Parantoux après Richebourg... Et quand je lui ai proposé d'écrire un livre, je lui faisais tout valider. On le faisait sur plusieurs hivers, le mardi matin. Tout ce qui est écrit dans les deux livres que nous avons fait ensemble, il l'a validé, donc c'est bien une pensée, une philosophie, une pratique de la viticulture, de la vinification, de l'élevage qu'il a transmis... le tout dans le respect de la nature. Il a donc été un des précurseurs du retour aux bonnes pratiques respectueuses des équilibres naturels.C'est vrai que le "bashing" est un signe des temps. le Jayer "bashing" en est un. je pense que c'est une erreu

Jeudi 19 Mai 2016, 19:58 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Juste un mot aux commentateurs :

Ce n'est pas un problème du blog si vos éventuels commentaires n'apparaissent point immédiatement.

Simplement le temps que les trolls partent ailleurs.

Donc, continuez à écrire et ce ne sera qu'une question d'heures avant que votre commentaire soit mis en ligne : il est au chaud en attendant.

Jeudi 19 Mai 2016, 21:45 GMT+2 | Retour au début

Glaxonspiel dit

Il est temps que Bettane arrête de raconter n'importe quoi. Prenez votre retraite et arrêtez de nous casser les pieds

Vendredi 20 Mai 2016, 12:37 GMT+2 | Retour au début

Guire dit

Pour ma part je préfére les commentaires de Michel Bettane plutôt que ceux de Glaxonspiel, ne serait ce parcequ'il se présente sous son vrai nom...

Vendredi 20 Mai 2016, 13:02 GMT+2 | Retour au début

Pour André

à M Bettane

Je crois pour ma part que le résultat obtenu ne peut en aucun cas justifier, a posteriori, son protocole d'obtention.
Le vin est bon ? C'est l'essentiel. Pour autant : qu'un vin soit jugé bon ou moins bon ne peut, de ce seul fait, valider ou invalider les théories défendues par son géniteur.

Par ailleurs sur ce même blog, NdR se désole à juste titre de la multiplication de situations pré insurrectionnelles.
Pour ma part je regrette - non sans raison me semble t il - de la fréquence de déclarations et écrits qui prétendent expliquer la qualité de certains vins par le recours à l'astrologie (mettre en bouteille lorsque la Lune est en Bélier, Sagittaire ou Lion ... i.e. en "jour fruit"), ou l'ajout de 100 gr par ha de "bouse de corne" (P500) pour, par exemple, remonter l'acidité des sols qui en manquent ou diminuer celle de ceux qui en ont en excès.

Cette recherche de gourous aux explications fumeuses et au globiboulga pseudo scientifique mal digéré me consterne.

Vendredi 20 Mai 2016, 13:46 GMT+2 | Retour au début

Castafiore dit

En tous cas, cher François Maus, on se divertit toujours autant à la lecture de ce blog et aux nombreux débats qu'il engendre. C'est une réussite.

Sur le "Jayer Bashing" de Jacky Rigaux j'ai quand même l'impression qu'on en est très loin.
Globalement, pour un commentaire impertinent de M. Bettane, on entend beaucoup de "Gloire à Henry Jayer" résonner.
Je n'ai pas d'avis sur la personne, que je n'ai pas connue, mais comme tout le monde je constate que la revente de bouteilles d'Henry Jayer est devenu un très juteux business que certains ont sans doute tout intérêt à entretenir par de permanents concerts de louange.
Où qu'il soit il doit être très amusé d'observer la spéculation sur ses bouteilles et sans doute désolé de constater que ces flacons qu'il avait vendu à prix modique aux amis de passage aillent désormais dormir dans les port-francs de Genève et d'ailleurs moyennant quelques lingots.

Pour faire court, disons qu'on est en 2016 et qu'on pourrait sortir un peu de la jayermania et de son intense merchandising d'enchères, ce qui permettrait sans doute d'éviter la jayoverdose...

Vendredi 20 Mai 2016, 14:58 GMT+2 | Retour au début

Glaxonspiel dit

@ Furster: comment juges tu le texte suivant (extrait d'une interview de Lalou Bize Leroy parue il y a quelques jours dans le figaro)

Comment utilisez-vous la biodynamie pour soigner les vignes après ce gel ?

Après ce désastre, nous avons traité toutes nos vignes, saines comme touchées, avec l'application d'une tisane de valériane, pour les réchauffer. Quelques jours plus tard, sur toutes les parcelles touchées, pour essayer de les soigner, nous avons pulvérisé à dos, à l'hectare, un mélange d'arnica dilué à de la tisane de camomille.

Vendredi 20 Mai 2016, 15:10 GMT+2 | Retour au début

Glaxonspiel dit

Castafiore: tu sous entends que Jacky "spiele" sur les vins de Jayer ? Si c'est le cas c'est grave

Vendredi 20 Mai 2016, 15:11 GMT+2 | Retour au début

Jacky Rigaux dit

J'ai bien sûr acheté chaque année quelques bouteilles à Henri Jayer... Qui me faisait un prix ! Il m'en donnait à l'occasion quelques unes. Il co-animait avec moi des conférences-dégustation, en particulier à l'Université, dans le cadre de l'Université pour Tous, où j'avais créé un cycle "Connaissance des Vins. Il a animé avec moi pendant une dizaine d'années un cycle de dégustations au Centre Socio-Culturel, où les participants ont pu déguster Cros Parantoux, Echezeaux... Je lui ai souvent demandé quelques bouteilles pour des dégustations, certaines fois en le payant, d'autres fois gratuitement. Et lors des nombreuses fois où on descendait en cave, soit tous les deux, soit avec des vignerons, on descendait quelques bouteilles d'un certain âge, après le rituel du fût. Nombreux sont mes amis qui ont bu à ma table des vins d'Henri, en particulier de nombreux vignerons américains. J'avais retenu le message d'Henri : " Les vins sont faits pour être bus."
Il me reste quelques bouteilles d'Henri. J'en ai bu une récemment avec Chris Howell (Cain, s Helena, Californie, un des plus grands vignerons du moment, bio et bio-dynamie)

Vendredi 20 Mai 2016, 16:38 GMT+2 | Retour au début

Jacky Rigaux dit

Je ne résiste pas au plaisir d'évoquer une mémorable soirée avec Henri, d'autant plus qu'il y avait un très cher ami, Denis Mortet, qui nous a quitté il y a juste 10 ans. C'était en novembre 2000. J'avais emmené Henri, Denis et Philippe Charlopin déguster le Riche bourg 1959 que Monsieur Boisseau avait fait emmurer pour fêter l'an 2000. Les discours n'en finissaient pas. Une fois trminés Philippe Faure- Brac n'arrivait pas à ouvrir la caisse... Henri, qui approchait les 80 ans avait mal aux jambes. Il me dit : "Et si on allait boire mon Richebourg 1959 ?" Je sollicite Philippe et Denis qui me disent en cœur : "On n'y y va pas, on y court !" Arrivés à Vosne Henri descend à la cave chercher une bouteille de Richebourg 1959 qu'on boit tranquillement en se régalant. Vidée, Henri va en chercher une deuxième, comme c'est d'usage en bonne compagnie (on ne repart pas bancal, comme on dit à Pouilly, dans ma Nièvre natale !) C'ètait tellement bon que je dis à Henri qu'on en boirait bien une troisième ce qui donne l'occasion à Henri de descendre une troisième fois â la cave, oubliant son mal aux jambes !une fois bue, Philippe Charlopin dit " L'Jacky à réclamé une troisième bouteille, moi Henri j'en boirais ben une quatrième !" Et Henri descendit une quatrième fois en cave ! Denis et moi étions complètement ennivrés.P Charlopin qui a du coffre nous a ramenés à Gevrey par les chemins de vigne !
C'était aussi cela Henri Jayer, un bon vivant. J'ai un tas de souvenirs de moments exquis

Vendredi 20 Mai 2016, 17:12 GMT+2 | Retour au début

Jacky Rigaux dit

Comme cette fois avec Didier Dagueneau, bien trop tôt parti, Après une dégustation où nous étions nombreux ( il y avait Naddy Foucault et ses copains ligériens ), Henri emmène un magnum de Cros Parantoux 1985 Chez Guy. Magnum bouchonné... Alors Henri nous dit, son large sourire aux lèvres : " On sent ben l'vin quand même !" Et on a sifflé joyeusement le magnum !

Vendredi 20 Mai 2016, 17:18 GMT+2 | Retour au début

Glaxonspiel dit

Bah dites moi on s'embête pas !

Jacky que pensez vous des musigny de Leroy et de Drouhin ?

Vendredi 20 Mai 2016, 17:24 GMT+2 | Retour au début

Jacky Rigaux dit

Je n'ai pas eu l'occasion de déguster le Musigny de Drouhin depuis fort longtemps ! Je vais en profiter pour demander à Véronique Drouhin de me rafraîchir la mémoire ! Quant à celui de Lalou, je ne l'ai jamais dégusté en bouteille ! Il faut demander à Michel Bettane ou à Jacques Perrin !

Vendredi 20 Mai 2016, 17:34 GMT+2 | Retour au début

Glaxonspiel dit

Question qui ne se veut pas polémique: je lis chez Bettane et souvent chez Meadows des commentaires extrêmement élogieux sur les vins des grands négociants (Bouchard, Drouhin, Jadot). Lorsque je consulte des rapports d'autres critiques pointus et d'amateurs anglo-saxons, je ne retrouve quasiment jamais ce même niveau de "passion". Je prends un exemple: clos de beze bouchard est porté au pinacle par les deux compères mais est souvent considéré par le deuxième groupe que j'ai cité comme tout à fait quelconque. Qu'est-ce qui explique ces différences ?
Qu'en pensez-vous Jacky ?

Vendredi 20 Mai 2016, 17:43 GMT+2 | Retour au début

Glaxonspiel dit

Jacky: donnez vous des cours privés de dégustation ?
Je serais intéressé: je fournis les vins, on en discute. Tout ce que vous me dites me parle beaucoup.

Vendredi 20 Mai 2016, 17:48 GMT+2 | Retour au début

Bettane dit

Il n'y a jamais eu chez moi de Jayer bashing mais une tentative pour remettre les choses dans une juste perspective. J'ai rencontré Henri Jayer pour la première fois vers 1981 : à cette époque je venais souvent à Vosne ches mes amis Confuron, cousins de Henri et voisins de son frère Lucien. J'apprenais alors mes premiers rudiments de viticulture bourguignonne et je constatais que la plupart des vignes du village étaient désherbées chimiquement, que des gestes élémentaires comme l'évasivage étaient négligés par à peu près tout le monde (quelques exceptions comme le DRC, Confuron, Pernin, Mugneret) y compris cheZ Henri. L'homme était très intelligent, plein de malice, aimant déjà l'argent (il faisait souvent payer cash et à des prix déjà élevés ses meilleures bouteilles). Ses vins avaient une précision de vinification unique à son époque, et un élevage très luxueux en fût neuf qui évidemment ne passait pas inaperçu des dégustateurs débutants, des restaurateurs et des marchands de vin).
suite.....

Vendredi 20 Mai 2016, 22:37 GMT+2 | Retour au début

Bettane dit

Il avait particulièrement réussi ses 1978, copieusement chaptalisés (comme chez tout le monde d'ailleurs) mais qui avaient supporté cette chaptalisation car les raisins n'avaient pas fait de sucre mais en raison d'un cycle végétatif très tardif et d'une petite récolte beaucoup d'arômes et une grande concentration de matière. Les raisins entraient froids au cours d'un mois d'octobre lumineux mais très frais et la couleur était au rendez vous. Je suppose qu'il a compris cette année là l'intérêt d'une macération du raisin à froid. Nous n'avions pas le même avis sur la notion de vendange entière : il ne l'aimait pas (et il en avait parfaitement le droit), je l'aimais beaucoup car mon goût avait été formé par les vins du DRC et de Leroy, puis conforté par la façon de travailler des Confuron et de Seysse. Je suppose aussi que sa façon de travailler la vigne et de récolter les raisins en début de maturité ne favorisaient pas la maturité des rafles.
suite

Vendredi 20 Mai 2016, 22:45 GMT+2 | Retour au début

Bettane dit

J'ai à nouveau beaucoup aimé ses magnifiques 1985 dans leur jeunesse, un peu moins quinze ans plus tard où, du moins sur mes bouteilles, le bois neuf très vanillé restait trop dominateur. Je conçois que d'autres dégustateurs préfèrent ce type de boisé et aiment moins le boisé plus sec et plus épicé qui a davantage mes faveurs. Je n'ai plus eu l'occasion à partir de 1988 de le revoir car j'avais trouvé qu'il avait vendangé bien trop tôt cette année là, et j'apprenais davantage auprès de Joseph Roty par exemple, un autre caractère difficile mais qui me semblait plus profond dans sa démarche. Les quelques bouteilles de 1990 ou de 1993 d'Henri que j'ai eu plus tard l'occasion de déguster ne m'ont pas donné de grandes émotions mais je suis sûr qu'il y a certainement eu des bouteilles remarquables car je n'ai aucune raison de douter de la sincérité de l'admiration de Didier Dagueneau ou de Philippe Charlopin, et Denis Mortet avec qui j'ai partagé tant de beaux flacons mais qui ne m'ont jamais ouvert une bouteille de Jayer! Et tout ce que j'ai pu apprendre en matière de viticulture auprès d'autres grands viticulteurs, et boire avec eux, ne me semble pas concorder avec la déification du personnage et surtout l'incroyable spéculation sur le prix de ses bouteilles. Un jour je reviendrai si j'en ai le loisir sur beaucoup de lieux communs sur la Bourgogne et ses vins, qui me semblent d'aimables images pieuses ou contes pour enfants!

Vendredi 20 Mai 2016, 23:05 GMT+2 | Retour au début

Jacky Rigaux dit

Quelques réflexions à l'intention de Klaxon : Les différences d'appréciation des vins.
Il est normal qu'il y ait de grosses différences entre les critiques. Tous ont été formés (formatés ?) à l'analyse sensorielle qui privilégie nos sens chimiques ( olfaction, goût). Les recherches en neuro-physiologie récentes ont mis en évidence que ces sens étaient liés à l'ADN de chacun, ainsi qu'à l'histoire gustative et olfactive de chacun. Donc nous dégustons tous selon notre physiologie et notre intime.Donc il y a des différences. Quand la dégustation des gourmets reviendra sur le devant de la scène, en privilégiant les sens physiques (toucher, ouïe, audition), le toucher de bouche en particulier, il y aura davantage de consensus. Des travaux sont en cours qui commencent à mettre en évidence que nous partageons plus facilement les descripteurs de toucher de bouche, qu'il y a davantage consensus.
Par ailleurs, la majorité des critiques exercent dans des médias qui font de la publicité, du coup on ne peut se fâcher avec les potentiels annonceurs.
Enfin, l'immense majorité des critiques ont envie de garder leurs privilèges de visiter les domaines les plus en vue... Donc ceux ci au moins ont toujours de bonnes notes. J'ai même lu certains critiques célèbres leur attribuer des + de 20 sur 20 !!
Bref, dans un monde où la finance domine,l'objectivité de jugement est difficile. Heureusement il existe quelques revues sans publicité, la plus professionnelle étant sans doute Le Rouge et le Blanc

Vendredi 20 Mai 2016, 23:09 GMT+2 | Retour au début

Jacky Rigaux dit

L'occasion d'informer que se tiendront le 2 juillet â St Hypolyte et le 3 à Bergheim, les 3èmes Journées Internationales des Vins de Terroirs et Amateurs Éclairés, en association avec l'Universite des Grands Vins ( UGV)où il sera question, entre autres, de la critique des vins. Aubert de Villaine sera président d'honneur, Jean-Robert Pitte interviendra.... Ainsi que Nicolas qui intervient souvent sur ce blog. il y aura aussi Dominique Loiseau qui interviendra lors de la Paulée. chaque participant pourra amener la bouteille de son choix le soir ( ou un magnum pour faire circuler !)
Je prévois un magnum de Lavaux St Jacques de Michel Guillard !

Vendredi 20 Mai 2016, 23:19 GMT+2 | Retour au début

Jacky Rigaux dit

Oui, les gourmets, nés au XII eme siècle et généralisés à la Renaissance étaient chargés de s'assurer que les vins, dont ils organisaient la vente, provenaient bien des lieux indiqués sur le tonneau. Ils n'étaient pas payés directement par les acheteurs

Vendredi 20 Mai 2016, 23:23 GMT+2 | Retour au début

Bettane dit

Je ne comprends pas le sens des propos du troll Julie Jayet. Mais je suis très triste des sous entendus de Jacky sur le manque d'objectivité de certains critiques, dont je fais partie, marionnettes manipulées par les annonceurs. Mais amusé aussi de voir qu'après trente ans de métier où je me suis exercé à déguster sur la forme, le tactile et les autres sensations, et à l'apprendre à tous mes collaborateurs, avec des références constantes à d'autres arts, certains croient la chose nouvelle et s'enthousiasment pour ce qui est de toute évidence une évidence!

Vendredi 20 Mai 2016, 23:34 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

A mes fidèles lecteurs authentiques : évitons, bibi compris, de nourrir les trolls.

Ils prennent des noms différents, ne pensent qu'à générer des polémiques inutiles.

Bref : ne jamais leur répondre.

Et maintenant, quitte à ce qu'on ait des problèmes de cohérence des autres interventions, je les supprime dès que je peux.

Je veux passer un WE sympa à Dresden. Alors : tout le monde au repos, je bloque ce qui n'empêche personne d'écrire, mais ce ne sera mis en ligne que plus tard.

Merci !

Samedi 21 Mai 2016, 08:09 GMT+2 | Retour au début

Hervé Bizeul dit

Il est assez amusant de voir Jacky Rigaux, devant deux ou trois post absolument remarquables de Michel Bettane, n'ayant rien finalement à dire devant des faits précis, que la Bourgogne voudrait oublier comme la France la collaboration, attaquer sur des critères d'une grande stupidité, mettant de ce fait tout son discours "religieux" en question.

Merci, Michel, d'être seul, ou presque, à ne pas considérer M. Jayer comme le Christ et évoquer par exemple son rapport maladif à l'argent (qui, à ces niveaux actuels l'auraient rendu fou, comme bien d'autres, d'ailleurs), ni le fait que ce n'était pas un homme réputé pour son humanisme et qui avait ses têtes, pour parler poliment, bref, un homme, avec des faiblesses et des défauts comme nous en avons tous.

Dieu me préserve, après ma mort, d'avoir un seul apôtre qui, ainsi, me fasse dire tout, n'importe quoi, enjolivant mon histoire au fur et à mesure que mon souvenir s'éloignerai, incapable d'exister par lui même.

J'ai goûté 3 fois des vins d'Henri, toujours au Taillevent, qui les vendaient à leur prix, même après la vente du vignoble et la mort d'Henri. C'était bon, sans plus, mes poils des bras ne sont pas dressés; bien couillons sont aujourd'hui les millionnaires qui achètent ces bouteilles (combien de fausses... ?) à des prix ridicule. Grand bien leur fasse. Ces vins que l'on ne PEUT plus critiquer sous prétexte qu'ils sont cultes ou chers, voilà bien un signe du naufrage de notre monde du vin où seule l'argent fait la valeur.

Samedi 21 Mai 2016, 19:16 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Incroyable effectivement comment quelques vins de sieur Jayer sont l'objet de spéculations totalement folles aboutissant à des suicides, à des faux, à des ventes à gogo !

Sacré Jacky : tu vois, en venant sur ce blog, il y a des zeus qui développent un esprit critique au-delà des modes !

Bon : pas de bile : passe quand même un bon dimanche et partage tes derniers Jayer avec un brave de passage qui aura peut-être ainsi une illumination céleste!

A titre perso, je ne les ai connus qu'avec Hervé, au Taillevent, du temps des grandes heures. On était jeunes,on était beaux, on s'aimait et la vie nous prenait dans ses bras !

Exceptionnelle Violetta hier soir à Dresde : Venera Gimadieva.

Une voix chaude, absolument pas poussée, sans problème sur les aigus, et sachant jouer alors même que décor et costumes, c'était bof-bof !

Bon : cet aprem : Lohengrin. Ça devrait dépoter !

Dimanche 22 Mai 2016, 07:59 GMT+2 | Retour au début

Jacky Rigaux dit

Pas de souci François ! Henri Jayer a eu un rôle considérable dans le réveil des terroirs. C'est un fait aussi solide que ce que rapporte Hervé Bizeul.
Henri Jayer savait goûter les raisins, c'est un fait. Et peu de vignerons s'intéressaient à l'époque à la maturité des pépins et des peaux, c'est un fait aussi !
Pour avoir fréquenté Henri Jayer de 1980 à sa mort, je n'ai jamais perçu de "rapport maladif à l'argent" chez Henri Jayer. Pendant une dizaine d'années, il faisait une intervention à l'Université pour Tous de Bg, amenant gracieusement 3 Cros Parantoux, 3 Echezeaux et 3 Vosne que nombre de personnes ont pu déguster. Idem au Centre Socio-Culturel de Gevrey où il a fait de même...
J'ai emmené des dizaines de vignerons chez lui, et à chaque fois, il leur a fait déguster des vins de millésimes anciens...
Quel vigneron n'a pas vendu quelques bouteilles en fraîche ?
Quant au goût, il est singulier. J'ai une nette préférence pour des vins issus de vendanges égrappées, Michel Bettane pour des vins issus de vendanges entières... C'est comme cela.
Comme le vin est le breuvage phare de la mondialisation, il est normal qu'il y ait des vins cultes, des vins spéculatifs, des vins marqueurs de pouvoir... Mais, comme le disait Henri, n'oublions pas que "le vin est fait pour être bu !"
Je ne suis pas suffisamment maso pour aimer être traité de Trissotin et insulté par Hervé Bizeul, mais c'est la vie ! Chacun est libre de penser ce qu'il veut.

Dimanche 22 Mai 2016, 11:06 GMT+2 | Retour au début

Jacky Rigaux dit

L'occasion de dire aussi que j'aime la liberté d'expression qu'on trouve sur ce blog, même si j'ai pu lire quelques commentaires qui ont été vite supprimés. Cela rappelle aussi qu'il y a des choix qui appartiennent au boss du blog !
Comme je ne sais pas comment cela marche pour en créer un, et que je ne suis pas un habitué de la lecture des blogs, je suis très heureux de pouvoir m'exprimer sur celui -ci de temps en temps, au risque des injures ! La vie est faite de rapports de forces, et je préfère la dynamique des conflits, c'est plus constructif !
Dans chaque vignoble il y a des vignerons qui se sont impliqués, qui ont fait bouger les lignes. N'en déplaise à Michel Bettane et à Hervé Bizeul, Henri Jayer a eu un rôle considérable. Et même si ce n'est pas politiquement correct de le dire, ce sont de petits domaines comme lui qui ont réveillé une Bourgogne endormie sur ses lauriers et séduite par les syrènes du tout chimique ! Après, qu'on aime les vins d'Henri ou pas ? Si on demandait à tous les ténors ou soit disant ténors de la critique es vin quels sont leurs 10 vins préférés, on aurait des surprises !Il y a des vins de grands domaines qui ne me donnent guère d'émotions, et de petits domaines méconnus qui m'en donnent. C'est comme cela !Aujourd'hui encore, tous les vins des grands vignobles ne sont pas à la hauteur des espérances, heureusement que des vignerons se battent pour que le niveau global monte ! Henri, dans sa génération, a été de ceux là n'en déplaise à MB HB

Dimanche 22 Mai 2016, 11:22 GMT+2 | Retour au début

Jacky Rigaux dit

Et comme me le disait un jour Bertrand Schwartz, si on fait l'unanimité, c'est mauvais signe, cela sent le fascisme... Et en des temps compliqués, c'est bon signe de voir que souffle la liberté d'expression sur ce blog ! Profitons-en, et faisons tout pour que ce soit encore possible pour nos enfants et petits enfants...

Dimanche 22 Mai 2016, 11:43 GMT+2 | Retour au début

Jacky Rigaux dit

A Hervé Bizeul
Les vignes d'Henri Jayer n'ont pas été vendues. Elles sont en fermage à Emmanuel Rouget, ainsi que celles de ses deux frères.
Je n'ai pas attendu Henri Jayer pour exister. J'existais avant de le rencontrer et j'ai créé ou fait créer nombre de formations et DU autour du vin. Henri et quelques autres m'ont aidé à mettre en place certaines d'entre elles, ce qui est un signe plutôt positif d'engagement, d'altérité, de plaisir d'être ensemble pour des causes que l'on pense justes ! Et seul on ne fait pas grand chose !
Avec Henri on a créé les "Rencontres Internationales, Vignerons, Gourmets et Terroirs du Monde" qui rassemblent chaque année une quarantaine de vignerons fidèles aux valeurs défendues en son temps par Henri Jayer : Tout commence à la vigne. Il ne suffit pas de bien faire son vin, il faut aussi bien l'élever. Tous les lieux ne se valent pas, chaque vin a une identité...
N'oublions pas qu'à l'époque où Henri Jayer valorise l'élevage et utilise le fût neuf, l'élevage en fût disparaissait un peu partout en France ! Il a été un de ceux qui ont réveillé le terroir, l'élevage en fût aussi !
N'oublions pas qu'avant le phylloxéra tous les grands vins étaient élevés en fût neufs...
Bon, je sais que je ne convaincrai pas Michel Bettane et Hervé Bizeul. Et j'attends de lire le livre de Michel qui démontera le mythe Jayer, et qui nous dira quel est le grand vin du XXIème siècle..., avec une préface d'Hervé Bizeul. Succès de libraire assuré.

Dimanche 22 Mai 2016, 12:22 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Sacré Jacky : on arrive - en faisant un effort - à mesurer tes écrits à l'aune de ta passion pour Henri Jayer.

Autant il est sûr que ta relation avec lui a été particulière alors même que très probablement avec d'autres visiteurs on a été loin d'un tel engoument, autant il est également certain qu'à son époque, il y avait d'autres domaines qui faisaient probablement aussi bien sinon même parfois meilleur.

Comprends aussi que sur un blog, notamment quand on a des trublions trolleurs, ces médiocres se croient tout permis question petite haine vicieuse. C'est simple : on oublie, on ne répond jamais, et quand ça va trop loin pour les trolls :

""Mais y connaît pas Raoul ce mec. Y va avoir un reveil pénible. J'ai voulu être diplomate à cause de vous tous, éviter qu'le sang coule mais maint'nant c'est fini ! Je vais l'travailler en férocité ! l'faire marcher à coup d'latte, à ma pogne je veux l'voir ! et j'vous promets qui demandera pardon ! et au garde-à -vous !" -

et pour tous les excès inacceptables :

"Mais moi, les dingues, je les soigne, j'm'en vais lui faire une ordonnance, et une sévère. Je vais lui montrer qui c'est Raoul. Aux quatre coins de Paris qu'on va le retrouver, éparpillé, par petits bouts, façon puzzle. Moi, quand on m'en fait trop, je correctionne plus, je dynamite, je disperse, je ventile !"

Dimanche 22 Mai 2016, 13:10 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

… bref : reste cool Jacky et n'oublie jamais que tu suscites des réactions qui sont en droite ligne avec ta phraséologie.

Eusses-tu été chez les Bons Pères, que tu utiliserais une langue plus adéquate.

Rien de grave : ça se soigne… quoiqu'à ton âge… 

:-))))

Dimanche 22 Mai 2016, 13:11 GMT+2 | Retour au début

Jacky Rigaux dit

Sur le fonds tu as raison. Il y a eu à la même époque d'autres vignerons qui ont maintenu le flambeau de l'exigence et de la haute qualité. je pense à Michel Gaunoux, que j'ai connu avant Henri Jayer, et qui m'a initié aux vieux millésimes (Pommard Rugiens, Epenots, Corton Renardes...), mais il est parti trop vite, il n'avait pas 50 ans. Je pense bien sûr à Michel Lafarge qui est encore de ce monde et à Robert Groffier que j'ai connu au temps de mes études, avant Henri, Robert dont Denis Mortet pensait le plus grand bien...
Et il y a eu Joseph Roty, plutôt de la génération d'après puis qu'il n'était guère plus vieux que moi (je crois qu'il était de 1947) qui a fait des vins fabuleux. J'en déguste régulièrement car c'était un grand ami, et il était généreux.
S'il s'est passé quelque chose d'autre avec Henri, c'est la vie qui nous l'offre. Comme les deux filles d'Henri n'étaient pas intéressées par la vigne, il a eu envie de transmettre à d'autres, et j'ai fait le passeur. passionnant, car j'ai appris mille choses. Avec Didier Dagueneau, par exemple, qui posait toutes les bonnes questions...

Dimanche 22 Mai 2016, 14:45 GMT+2 | Retour au début

Bettane dit

On peut savoir déguster des raisins et ne pas avoir la même idée de ce qu'est une maturation idéale des peaux et des pépins et une chose est hélas sûre : les rafles de Henri Jayer n'étaient jamais mûres lorsqu'il vendangeait, en revanche et c'était son droit il donnait sa préférence à un certain type d'évolution montante dans la maturité du raisin, bien dépassée par ses disciples comme Mortet qui vendangent bien plus mûr! Bon. Et je préfère de loin sur les mêmes terroirs le style des vins d'Emmanuel Rouget qui a appris avec son oncle mais travaille plus artistiquement encore (il sera surpris lui qui croit que je ne connais pas ses vins et que je n'en n'aime pas le style!) et surtout Jean Nicolas Meo produit des vins bien plus complets, avec une tout autre profondeur de reflexion et un tout autre niveau de connaissance. Sans parler des vins des Liger-Belair et bien sûr du DRC, de Leroy, du jeune et brillant Groffier etc...... Mais cher Jacky Dieu n'est pas important, seule la passion compte et fait progresser et tu n'en manques pas...

Dimanche 22 Mai 2016, 18:36 GMT+2 | Retour au début

Bettane dit

En revanche on peut dire les choses plus simplement et plus clairement surtout lorsqu'on enfonce des portes ouvertes : des dizaines de dégustateurs ont toujours donné la préférence aux sensations tactiles sur les arômes immédiats, sans faire croire qu'ils révolutionnent le monde de la dégustation, dans la simplicité modeste de leur plaisir quotidien ou de leur travail!
Et sans avoir recours à un meli melo pseudo scientifique, plus religieux que rationnel dans son approche. J'ai passé trente ans en compagnie de grands vignerons de la planète à essayer de comprendre la relation entre une origine et un goût et crois moi je sais que je sais pas grand chose mais qu'en tout cas que je ne crois pas en de faux dieux. Et en matière de dégustation pure Lalou Bize surclassait largement Henri Jayer quand je fréquentais un peu les deux, dont elle aimait d'ailleurs beaucoup les vins pour lui en avoir parfois acheté!

Dimanche 22 Mai 2016, 18:46 GMT+2 | Retour au début

Pierre dit

Si l'on suit le propos de M Bettane, le prix atteints par les vins de M Jeyer semble assez incroyable

Dimanche 22 Mai 2016, 22:33 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Speil machin chose :

En anonyme, pas besoin de vos commentaires qui se croient intelligents.

Venez avec votre nom : un peu de courage.

Lundi 23 Mai 2016, 08:16 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

@ Gadnier,

Je suis le seul à pouvoir écrire des Hors Sujet.

Merci de le noter une fois pour toutes.

Lundi 23 Mai 2016, 21:21 GMT+2 | Retour au début

Hervé Bizeul dit

Cher Jacky. Je sais bien que tu existes sans Henri. Mais ici, tu ressembles à la sorcières des contes de fées qui crache des crapeaux : relis toi, tu cites ton messie tous les cinquante mots, et encore je suis gentil. Il est mort, paix à son âme. il n'a pour autant pas inventé la fermentation alcoolique, en aucun cas la passion entre le pinot noir et la barrique (ce cépage n'est rien sans le bois, et n'est JAMAIS meilleur que tiré de celui-ci à la pipette...). Tu devrais aussi citer de temps en temps Guy Accad ou Dominique Laurent, ou le bon docteur Barolet et bien d'autres. Quand à Lalou, il y aurait bien des choses à dire, aussi, sur Leroy, sur la DRC, sur sa croyance naive à une bio-dynamie de dessin animé. Sans parler de cette période ou la Bougogne merdait et où, pourtant, tout le monde trouvait ca normal, ce ces trente ans qu'on essai d'oublier...

On fait du vin, que du vin, le mieux possible, les hommes et les femmes l’achètent, ou pas, et après, on meurt et on est oublié. Et c'est parfait comme ça. Parle nous de ce que tu crois, ce que tu vois, c'est bien plus intéressant

Et quand tu dis que tu ne sais pas écrire, permet moi de sourire : tu es un maître... ;-)

Mercredi 25 Mai 2016, 16:01 GMT+2 | Retour au début

Antoine Gadnier dit

Y a quoi à dire sur Leroy et DRC au juste ?
Je ne suis pas certain de comprendre en quoi ces domaines font polémique dès lors que le prix des vins n'est pas discuté

Mercredi 25 Mai 2016, 17:06 GMT+2 | Retour au début

Jacky Rigaux dit

Cher Hervé, Sans doute n'as-tu pas lu le texte de ma conférence faite devant de jeunes œnologues que l'ami François à bien voulu publier. Sans langue de bois, j'ai écrit que les vins de Bourgogne étaient globalement maigres, insipides, sans intérêt... dans les années 1970- 1980, années pendant lesquelles j'avais les moyens de m'offrir les plus grandes bouteilles des plus grands domaines., donc années où je pouvais me rendre compte du faible niveau des vins...
Que Michel Bettane et toi ne soyez pas d'accord, Henri Jayer a fait partie de ceux qui ont relevé le niveau et ce sont principalement de petits domaines qui ont remis la Bourgogne dans l'excellence, comme elle le fut pendant 2000 ans avant ce réveil ! Il ne fut pas le seul, c'est vrai aussi bien évidemment !
Et dans la génération suivante, ce furent de petits domaines comme Joseph Roty, Pierre Morey, Jean-Franćois Coche Dury, Bernard Dugat, Vincent Dauvissat, les frères Raveneau, Denis Mortet, Philippe Charlopin et quelques autres qui poursuivirent l'œuvre de réveil des terroirs... Tel grand domaine phare d'aujourd'hui est revenu dans l'excellence grâce au modèle de Denis Mortet par exemple , tel autre grâce à l'exemple de Pierre Morey !
Nombre de responsables ou propriétaires de grandes maisons ou de grands domaines historiques d'aujourd'hui, avec lesquels je discute librement, reconnaissent les errements de la Bourgogne dans les années 1970, 1980, et même encore dans les années 1990... Et nombre d'entre eux reconna

Mercredi 25 Mai 2016, 22:25 GMT+2 | Retour au début

Antoine Gadnier dit

Jacky je ne vous entends jamais parler de claude dugat. Vous n'aimez pas ?

Mercredi 25 Mai 2016, 22:38 GMT+2 | Retour au début

Jacky Rigaux dit

Et nombre d'entre eux reconnaissent la part qu'a prise Henri Jayer dans ce renouveau d'une Bourgogne des grands vins de lieux, de climats. On ne peux les citer, car ils ne souhaitent sans doute pas le dire publiquement, surtout en une époque où le monde entier veut boire les grands Bourgogne...
Il n'y a pas eu que des heures glorieuses en Bourgogne, comme ailleurs.
Et je crois que je suis le seul à avoir parlé, et écrit, qu'il y a eu un œnologue célèbre qui a écrit un livre Les Vins d'imitation, oû est donnée la recette du Bourgogne chambertin page 99( et du Bordeaux Château- Lafitte page 98)
Vin blanc de raisins secs (Roi de Grèce)
Vin rouge du Roussillon
Infusion de coques d'amandes
Infusion de brou de noiX
Infusion de Romarin
Extrait de Framboise...
Ce livre a eu des prix scientifiques, et a été réédité une vingtaine de fois
La Bourgogne revient de loin, comme les autres grands vignobles.
Heureusement qu'il y a eu des vignerons de la trempe d'Henri Jayer.... Qui ne fut pas le seul bien sûr.
Didier Dagueneau à réveillé Pouilly... Chave Hermitage, Marcel Guigal Côte Rôtie, Aimé Guibert et Olivier Julien le Languedoc.... J'aime ces gens là ! Et j'aime leur rendre hommage...même si trop appuyé pour certains !
Nous avons initié les "Rencontres Henri Jayer" pour faire vibrer le génie du vin sincère, quel que soit le lieu d'où il vient !

Mercredi 25 Mai 2016, 22:41 GMT+2 | Retour au début

Antoine Gadnier dit

Jacky : je n'ai jamais goute de jayer. M'echangerez vous une bouteille contre un autre vin sincere ?

Mercredi 25 Mai 2016, 22:46 GMT+2 | Retour au début

Claude Lechineur dit

(...)comme elle le fut pendant 2000 ans avant ce réveil !(...)

Vos propos sont parfaits, cher Monsieur Rigaux, mais il m'apparaît que les jolis et bons vins de Bourgogne (ceux d'avant 1970 et d'après 1990 ?) se passeraient de cette fumeuse antériorité ; qu'ils tombent dans les verres de grands amateurs aux petits moyens ou dans les carafes de nouveaux riches en quête de reconnaisance

Mercredi 25 Mai 2016, 22:50 GMT+2 | Retour au début

Jacky Rigaux dit

Bien sûr que j'apprécie Claude Dugat ! Et je passe des moments extraordinaires avec son père. C'est Claude qui m'a proposé de lancer le premier livre sur Gevrey que j'ai écrit dans son magnifique Cellier des Dîmes...
Il n'y a pas beaucoup de place sur les plages pour répondre, et comme j'ai un caractère un peu trop obsessionnel, je parle toujours des mêmes quand j'ai peu de place ! Mais j'avais presque fini un livre que je n'ai jamais fini sur les jeunes vignerons de Bourgogne ( qui frôlent ou ont la soixantaine maintenant !!!) et il y avait bien sûr Claude Dugat, Sylvie Esmonin, Alain Burguet... Et des inconnus qui font des vins éblouissants, comme Michel Guillard...
Mais je menais deux carrières en même temps à l'Université, dans le Médico-psycho-social et dans le vin, alors j'ai beaucoup écrit aussi sur la Gérontologie, la psychothérapie, la psychologie médicale, la psychopathologie, la psychanalyse, et même sur les addictions....
Si j'en ai le courage, je ressortirai peut-être mon vieux manuscrit, écrit à la main et tapé à la machine à écrire par Madame Haegelen, une cousine d'Henri ! Monsieur Haegelen faisait d'excellents vins... J'étais à côté de lui pour les 50 ans de mariage de ma sœur aînée !

Mercredi 25 Mai 2016, 22:52 GMT+2 | Retour au début

Antoine Gadnier dit
Antoine Gadnier dit

Jacky: merci de booker un restaurant pour aller trinquer. Je me ferai un plaisir de porter un toast au Rousseau et au Roumier a claude lechineur

Mercredi 25 Mai 2016, 22:56 GMT+2 | Retour au début

Jacky Rigaux dit

Antoine, Il me reste fort peu de bouteilles d'Henri Jayer. J'ai suivi ses conseils : " Les vins sont faits pour être bus"'
Et je n'en avais rarement plus d'une vingtaine par an ! Et j'ai beaucoup d'amis ! Avec Denis Mortet, mon ami et mon voisin, on en buvait au moins une ou deux par mois ! Alors vous voyez, cela va vite ! Et j'en ai bu beaucoup avec Philippe Charlopin également !
Et comme l'a dit Bernard Pivot dans un petit film à la gloire d'Henri : "La dernière je la lèguerai à mes enfants." Moi aussi ! La dernière de la cave, ils se la boiront....
Et peut-être avec les deux enfants de Denis et Laurence ?
Tentez votre chance avec Philippe Charlopin, comme il a beaucoup plus de moyens que moi, il en avait beaucoup plus que moi chaque année !!!!

Mercredi 25 Mai 2016, 23:03 GMT+2 | Retour au début

Antoine Gadnier dit

Comment se fait il qu un homme comme vous ne soit pas allocataire partout ?

Mercredi 25 Mai 2016, 23:16 GMT+2 | Retour au début

Monsieur Rigaux, vous n'êtes pas le seul à avoir écrit, ni à avoir écrit à propos des désopilants ouvrages d'Audibert, je le citais moi même la semaine dernière dans un commentaire sur ce même blog. Vous ne manques pas d'air !
Bref :

vitineraires.blogspot.fr/...

Ceci étant dit : il est regrettable que vous ne précisiez pas, au moins ici (sans préjuger de "vos écrits"), qu'Audibert a commis les recettes en question à une époque ou le Phylloxéra sévissait sans que l'on ait la moindre possibilité d'agir efficacement pour sauver la vigne.
Ce que faisant, et tout en ricanant devant l'ouvrage en question, je n'excuse pas, j'explique.
Quant à annoncer qu'il a reçu de nombreux prix scientifiques, encore fait il dire lesquels et pourquoi (au delà du fait que recevoir un prix, quelqu'il soit, n'a jamais rien prouvé).

Jeudi 26 Mai 2016, 00:43 GMT+2 | Retour au début

Par ailleurs, quant à qualifier Audibert d'Oenologue célèbre ...
Je comprends bien l'intérêt qu'il y a pour vous de créer de toutes pièces un nouveau prétexte pour faire un autre procès d'intention à la profession d'oenologue.
Le procédé est facile autant que triste car d'une part la célébrité d'Audibert ne dépasse pas les boutiques des quelques bouquinistes qui espèrent un pigeon tel que moi pour vendre ses bouquins et, d'autre part, parce qu'Audibert a sévi à la fin du XIXè siècle alors que le titre d"oenologue, tel que nous le connaissons aujourd'hui, date du milieu du XXè.
C'est ballot.

Je pense et j'espère que vous devez pouvoir faire mieux en matière d'argumentation !?
(merci, dans votre éventuelle réponse, de m'épargner une nouvelle litanie pro Jayer, ce n'est pas le sujet)

Jeudi 26 Mai 2016, 00:51 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Tu vois Jacky, écrire ici, c'est souvent rencontrer des gens qui connaissent !

:-)

Bon : chacun a compris le gentil rétro-pédalage de Jacky dont les écrits semblaient dire que seul Jayer avait fait des choses.
Il y en a eu d'autres. C'est net, c'est dit, c'est écrit. On ne va pas retourner le laguiole dans le nombril.

Pour Audibert, purée ! Je n'ai jamais rencontré cet ouvrage dans ma collection de vieux livres sur le vin, publiés en son temps par une femme de talent : Jeanne Laffitte. Un boulot magnifique.

@ Antoine Gadnier : pourriez vous m'octroyer, une semaine par mois, un ton plus rond ne cherchant point par quelques petites phrases limites assassines, à lancer des trolleries inutiles et superfétatoires ? Merci !

Jeudi 26 Mai 2016, 05:57 GMT+2 | Retour au début

Antoine Gadnier dit

@ mauss: je defends jacky contre une serie d'individus particulierement dogmatiques et peu respectueux de son savoir.
En outre je n'ai jamais tolere qu'on s'attaque a un vieillard sans defense de maniere gratuite.

Jeudi 26 Mai 2016, 06:38 GMT+2 | Retour au début

Jacky Rigaux dit

Pour A Fuster,
Vous m'avez mal lu. Ce n'est pas l'oenologie que je critique, mais je pense qu'on a le droit de se demander pourquoi l'oenologie à privilégié la chimie organique, et qu'elle n'a pas fait grand place à la chimie minérale. On peut se demander aussi pourquoi elle a généralisé l'utilisation des produits chimiques et biochimiques au lieu de s'intéresser à la dimension naturelle du vin et à l'aide au vigneron pour vendanger ses raisins au bon moment... Ce que font certains œnologues, comme les deux avec lesquels travaille JM Deiss (dont j'ai oublié le nom). La médecine à privilégié la chimie également, et on a le droit de l'interroger sur ce choix, pour rappeler qu'il n'est pas le seul.... Bref, on a la possibilité de rappeler que l'oenologie, comme la médecine, font des choix. Et c'est vrai que les médias s'intéressent davantage aux fabuleux progrès de la médecine bio-chimique qu'aux travaux de chercheurs comme Salomon.
Et j'ai eu un rôle important dans le développement du Diplôme de Technicien en Oenologie dans mon Université, lequel Du a été suivi par nombre de grands vignerons d'aujourd'hui : Anne Gros, Anne-Claude Leflaive, Jean- Marc Roulot, Étienne de Montille, Philippe Huguenot, Philippe Roty.....et plein d'autres, Bertrand de Villaine, Alec Seysses plus récemment...
Et on peut avoir été formé à l'oenologie et développer un intérêt fort pour la bio-dynamie, comme le fait Bruno Clavelier.
Je préfère une culture œnologique au service de la connaissance de la vi

Jeudi 26 Mai 2016, 08:44 GMT+2 | Retour au début

Ben voilà : sous prétexte de me détromper vous en remettez une nouvelle couche sur votre vision de ce qu'est et devrait être l’œnologie.

Vous n'êtes qu'un gros troll bien velu, Monsieur Rigaux.
Et, par principe, je ne nourris pas les trolls.

Jeudi 26 Mai 2016, 08:51 GMT+2 | Retour au début

Jacky Rigaux dit

Et je préfère une œnologie qui s'intéresse au fonctionnement naturel de la plante, du sol et des processus de transformation du raison en vin.... à une œnologie interventionniste, correctrice, pourvoyeuse de tannins industriels, acide tartrique, gomme arabique, et ces 2 à 300 autres adjuvants autorisés.
Plus le vigneron a fait son travail à la vigne, plus il a choisi le bon moment pour vendanger, moins il a besoin d'intervenir en cuverie... On peut aimer cette voie là tout en sachant que l'immense majorité de la production du vin mondiale ne relève pas de cette approche et relève de l'agro- alimentaire, de l'industriel, là où l'oenologie interventionniste a toute sa place.
Quant au livre d'Audibert, je n'ai jamais dit que je suis le seul à le connaître !!!! Je le citais simplement pour rappeler que le monde du vin moderne revient de loin !!! Et je sais qu'il a été écrit dans une période de l'histoire marquée par le phylloxéra. Vérifiez cependant : je crois qu'il a été réédité une vingtaine de fois.... C'est quand même pas mal !
Et bien sûr, l'oenologue c'est vous, je n'en doute pas, et votre rayonnement est sans doute immense.

Jeudi 26 Mai 2016, 08:55 GMT+2 | Retour au début

Jacky Rigaux dit

Cela tombe bien, je ne sais pas ce que c'est qu'un troll ! Explication

Jeudi 26 Mai 2016, 08:57 GMT+2 | Retour au début

Jacky Rigaux dit

Vous allez m'apprendre quelque chose André

Jeudi 26 Mai 2016, 09:01 GMT+2 | Retour au début

Chaunyps dit

@Jacky Rigaux

Wikipédia est votre ami : fr.wikipedia.org/wiki/Tro...

"En argot Internet, un troll caractérise ce qui vise à générer des polémiques. Il peut s'agir d'un message (par exemple sur un forum), d'un débat conflictuel dans son ensemble ou de la personne qui en est à l'origine. Ainsi, « troller », c'est créer artificiellement une controverse qui focalise l'attention aux dépens des échanges et de l'équilibre habituel de la communauté."

On notera aussi la phrase suivante : "Désigner un « troll » est un jugement subjectif, la désignation d'un élément sciemment perturbateur pour le décrédibiliser et l'éviter."

Jeudi 26 Mai 2016, 09:20 GMT+2 | Retour au début

Antoine Gadnier dit

@ Mauss: merci de monitorer Furster et Chaunyps. Leurs attaques contre Jacky sont répugnantes

Jeudi 26 Mai 2016, 10:37 GMT+2 | Retour au début

Chaunyps dit

@Antoine Gadnier:
Vous vous emportez sans raison. Je ne vois pas ce que j'ai fait de répugnant : j'ai simplement indiqué à M. Rigaux comment comprendre le langage de M. Furster. Et j'ai aussi souligner que désigner quelqu'un comme "troll" était un moyen de décrédibilisation. Je ne me suis aucunement prononcé sur la justesse du jugement de M. Furster (en fait je ne prends pas partie dans cette discussion - s'il le fallait vraiment, je dirais que je suis assez sensible aux arguments anti-interventionnistes de M. Rigaux): j'ai seulement essayé de traduire pour M. Rigaux ce que M. Furster lui communiquait...

Jeudi 26 Mai 2016, 11:05 GMT+2 | Retour au début

Antoine Gadnier dit

Au moins vous n'y allez pas par quatre chemins: vous prenez Jacky pour un con à qui on doit faire de la traduction. C'est bien noté. L'intéressé appréciera.

Jeudi 26 Mai 2016, 11:12 GMT+2 | Retour au début

Chaunyps dit

@Antoine Gadnier:
Je suis sincèrement désolé, monsieur, de vous offenser autant par tout ce que j'écris - sans ironie en ce qui me concerne. Et également agacé par le malin plaisir que vous semblez prendre à donner à mes propos une interprétation sans lien avec mes intentions.

M. Rigaux a lui-même demandé des explications six commentaires plus haut sur ce qu'est un troll. C'était peut-être de l'ironie de sa part, mais rien ne me l'indique clairement, et je ne connais pas ce monsieur pour en juger. Donc j'ai répondu à la question qu'il semblait poser.

Quand à ne pas y aller par quatre chemins, je vois que vous n'avez pas besoin de maître en la question. Vous avez qualifié dix commentaires plus haut M. Rigaux de "vieillard sans défense". C'est bien noté. L'intéressé appréciera.

Si mon intervention, dont le seul objet était d'avoir valeur d'information, implique que je prends M. Rigaux "pour un con", que doit-on penser de ce qu'implique la manière avec laquelle vous défendez ce "vieillard sans défense" ? Si je raisonnais comme vous, il me faudrait vous accuser d'infantiliser M. Rigaux, que vous considérez incapable de se défendre lui-même. Au moins vous n'y allez pas par quatre chemins: vous prenez Jacky pour un faible que l'on doit défendre. C'est bien noté. L'intéressé appréciera.

@Mauss: merci de monitorer Gadnier. Je ne crois pas que le troll de cet échange soit M. Rigaux.

Jeudi 26 Mai 2016, 11:53 GMT+2 | Retour au début

Antoine Gadnier dit

Amusant: je dis de Jacky qu'il faut qu'il soit protégé en employant un terme marquant certes mais qui n'est en rien une insulte, et un gugus qui a passé son temps à se moquer de lui vient me faire la leçon ?
Je maintiens que vous prenez Jacky pour un c**. Et c'est absolument intolérable. Passez votre chemin, ca n'est décidément pas avec un olibrius de votre espèce que j'échangerai du rousseau.

Jeudi 26 Mai 2016, 12:05 GMT+2 | Retour au début

Languedoc Paradise dit

"Passez votre chemin, ca n'est décidément pas avec un olibrius de votre espèce que j'échangerai du rousseau"

Bonjour, je vous propose un échange avec une de mes bouteilles :

1 Auxey-Duresses vieilles vignes, cela vous va ?

Jeudi 26 Mai 2016, 12:59 GMT+2 | Retour au début

Antoine Gadnier dit

Languedoc Paradise: vous êtes hors-sujet. Il n'y a que François Mauss qui est autorisé à digresser

Jeudi 26 Mai 2016, 13:11 GMT+2 | Retour au début

Antoine Gadnier dit

A tous ceux qui critiquent Jacky: vous pensez que ca n'est probablement pas le "Jacky des grandes heures" alerte, percutant et très pédagogique. Moi je pense que Jacky est tel qu'il a toujours été, à savoir passionnant dans ses explications très savantes. Il n'empêche que ca n'est pas une raison de le piétiner sous prétexte que ce qu'il vous dit aujourd'hui ne vous convient pas.
Je trouve terrifiant cette violence verbale à l'égard d'un homme qui apporta tant au monde du vin.
Merci de votre respect.

Antoine

Jeudi 26 Mai 2016, 14:11 GMT+2 | Retour au début

Claude Lechineur dit

Champomy, je vous trouve d'une mauvaise foi réjouissante.

Jeudi 26 Mai 2016, 14:29 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Bon : ça repart en quenouille.

On arrête là ces échanges pourtant intéressants.

Jacky sait très bien ce que je pense de lui, Monsieur Fuster également et disons que nous avons tous l'intelligence pour séparer ici le bon grain de l'ivraie.

Mais dieu que c'est difficile de maintenir un blog où on s'abstient de systématiquement censurer les interventions ad hominem !

Un peu de compréhension à mon égard, SVP !

Jeudi 26 Mai 2016, 16:17 GMT+2 | Retour au début

Eric Gougeonto dit

Je ne suis pas certain que tout ceci ne soit que pur enfantillage. Il y a au moins une victime : Jacky. Je sais qu'il ne viendra désormais plus écrire sur ce blog, la force des attaques ad hominem l'ayant ému.

Jeudi 26 Mai 2016, 17:25 GMT+2 | Retour au début

Chaunyps dit

Tiens, il y a une concentration étonnamment élevée dans ce fil de discussion de personnes différentes (?) dont le nom de famille n'est pas recensé par un site comme www.genealogie.com ; bizarre, non ?

Jeudi 26 Mai 2016, 17:40 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

@ Eric
et Chaunyps :
je vous rassure : j'échange suffisamment avec Jacky pour vous dire à quel point il comprend que l'internet, surtout de la part des anonymes, est un mode de communication où les excès sont très ordinaires.

Et je peux vous dire qu'à titre perso, oui, ici, sur mon propre blog, j'ai connu des attaques me concernant bien plus vicieuses, diffamatoires, honteuses et plein d'autres adjectifs qui vous viendront à l'esprit.

J'ai fait l'erreur trop longtemps de répondre à des trolleurs qui se délectaient dans l'insulte. Mais bof, je répète ici qu'aux glorieux anonymes, ils peuvent me traiter de tous les noms, je n'en ai cure.

Jacky est novice en la matière, mais il a la peau dure et il sait que son style d'intervention est susceptible de réactions vives, détaillées et discutables.

Bref : s'il y a des anonymes ayant un comportement correct (j'en ai plein ici), ceux qui se permettent des indécences sont de petits malfrats inutiles, simplement capables de transformer par leur seul regard ou monologue, un grand vin en vinaigre.

On oublie : la vie est courte.

Jeudi 26 Mai 2016, 17:44 GMT+2 | Retour au début

Hervé Bizeul dit

Je suis toujours fasciné par ceux, dont Jacky, qui encensent la bio-dynamie sans avoir apparement lu le moindre écrit de Steiner, ce qu'il pronait n'ayant rien à voir avec ce qui se fait aujourd'hui et, de plus, est totalement impossible dans la vigne, mono culture perenne alors que l'essence même de la bio-d est le mélange de culture et d'élevage dans un terroir fermé, où la clé est la recherche de l'équilibre et de la création d'un "lieu" apte, entre autre, à produire des vins "singuliers".
Cultivant plus de 50 hectares de landes, de bois, de vignes qui reposent 20 ans, traversées par des dizaines d'animaux sauvages, je ne peux m'empécher de tousser quand des donneurs de leçons n'ayant ni un arbre, ni une haie, ni un buisson dans leurs vignes (au prix du foncier...), entourés de milliers d'hectares en chimie pures, me donnent des leçons quand ils ont acheté de la 500 sur internet et la passe devant les foules crédules, après l'avoir tournée gentiment pour la rendre "vivante"... J'ai du mal à croire que Jacky, vu son intelligence et sa culture, défende une pseudo science dont le seul mérite, et il est grand, de remettre les vignerons à l'écoute de leur sol et de leur vigne. Louons là pour ça. Pour le reste...

Jeudi 26 Mai 2016, 18:57 GMT+2 | Retour au début

Hervé Bizeul dit

Quand aux phrases du genre "La médecine à privilégié la chimie également, et on a le droit de l'interroger sur ce choix, pour rappeler qu'il n'est pas le seul.... Bref, on a la possibilité de rappeler que l'oenologie, comme la médecine, font des choix. "

Elle me laisse à penser que la pauvre Anne Claude, si elle avait acceptée "la chimie", aurait peu faire quelques beaux millésimes de plus...

Je suis aussi fasciné comme certains vignerons bio-d meurent jeunes, alors que tous les vieux de mon village, ayant vaillamment traité à la machine à dos et à la brouette solo toute leur vie, pulvérisant bien des cochonneries aujourd'hui interdite, sans aucune protection si ce n'est leur bon sens, nous quittent à 85 ans sans avoir eu plus d'une grippe...

Le monde est bien mystérieux...

Jeudi 26 Mai 2016, 19:00 GMT+2 | Retour au début

Eric Gougeonto dit

Chaunyps: j'ai tapé votre nom sur généalogie.com, je n'ai rien trouvé. Je ne comprends pas pourquoi.

Jeudi 26 Mai 2016, 19:01 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

@ Hervé :

C'est quand même sympa que quelqu'un qui est sur le terrain quotidiennement vienne nous dire, en grande clarté, comment il voit les choses avec ce qu'on appelle "le bon sens".

Et tu vois, Jacky, ayant bien discuté avec le mari d'Anne Claude, ce qu'il m'a dit était terrifiant sur son rejet systématique de toute aide médicale, alors même qu'elle aurait pu être guérit.

Bref : l'évidence montre à tous les niveaux que le monde agricole a compris la nécessité de revoir les choses, mais sans s'engager dans une école - Steiner - qui a plus d'excès bizarres que de sagessespour ceux qui ont lu et qui me le disent.

Finalement, le mieux n'est-il pas les domaines qui sont en bio et qui n'ont pas besoin de le dire ? Ceux qu'on qualifiait il n'y a pas si longtemps en "culture raisonnée".

Jeudi 26 Mai 2016, 19:16 GMT+2 | Retour au début

Languedoc Paradise dit

"Je suis aussi fasciné comme certains vignerons bio-d meurent jeunes"

Peut-être que ceux qui cultivent en Bio-d trvaillent plus..;et ceux qui s'en remettent à la chimie "facile" bosse moins..

Jeudi 26 Mai 2016, 21:03 GMT+2 | Retour au début

Antoine Gadnier dit

Ca doit etre ca en effet: ils sont morts d'avoir trop travaille. Il y a un concentre de betise dans votre message cher Languedoc qui me terrifie

Jeudi 26 Mai 2016, 21:13 GMT+2 | Retour au début

Languedoc Paradise dit

"Il y a un concentre de betise dans votre message cher Languedoc qui me terrifie"

L'idée de terrifier les gens me répugne, vous faites fausse route.

Il me semble que la bio-d requiert une somme de travail assez conséquente..et bien plus que que vous ne pourriez l'imaginer... avec la chimie, tout devient possible :-)

Jeudi 26 Mai 2016, 21:20 GMT+2 | Retour au début

Languedoc Paradise dit

"avec la chimie, tout devient possible", je voulais dire "ensemble" contre ces bio-dynamiteur que je soutiens...qui sait, peut-être qu'à force de boire des vins cultivés en Byo-d, je vivrai plus longtemps / celui qui boit non bio

Chimiquement Votre.

Jeudi 26 Mai 2016, 21:25 GMT+2 | Retour au début

Antoine Gadnier dit

C'est le moment de demander à Jacky ce que Henri pensait de la chimie.

Jeudi 26 Mai 2016, 21:32 GMT+2 | Retour au début

Jacky Rigaux dit

Avant de répondre à Antoine, quelques échanges avec Hervé Bizeul. De ma formation en neurophysiologie avant de me spécialiser en clinique psychopathologique et psychanalyse pour ma thèse de doctorat, j'ai gardé un intérêt fort et constant pour la problématique du vivant, en particulier pour la question de l'origine du vivant et de son activation. Force est de constater que le tout chimique en agriculture et en viticulture n'activait pas le vivant. Il détruisait la vie dans les sols.... Qui contiennent 80 % de la biomasse ! D'où mon intérêt, dès l'émergence de la bio-dynamie dans la viticulture française, pour cette approche. Avant Lalou et Anne Claude il y eut JC Râteau, E Giboulot et Didier Montchauvet... Qui ont ouvert la voie à Anne Claude, et interpellé de jeunes vignerons débutants comme Dominique Lafon et Bruno Clavelier. Du coup je me suis intéressé à l'œuvre de Steiner, et même à son application en pédagogie. Des enfants de mes proches amis qui étaient en rupture scolaire ont d'excellentes situations aujourd'hui.... Et je me suis passionné pour l'œuvre de Goethe qui a inspiré Steiner. Dans la foulée j'ai découvert que la problématique bio-dynamique était en phase avec les travaux du cancérologue de l'INSErm, Salomon, qui a introduit le concept de "molécules informationnelles" les MI, ré visitant ainsi le concept d'hormone, en y ajoutant des informations qui peuvent venir d'ailleurs que de la seule biologie classique. En tapant sur Google on peut avoir accès aux trav

Jeudi 26 Mai 2016, 22:16 GMT+2 | Retour au début

Jacky Rigaux dit

SuiteJe me suis aperçu également que les travaux de Benveniste sur la mémoire de l'eau étaient également en proximité avec la problématique bio-dynamique. Ce qui m'est alors venu comme hypothèse que je travaille depuis, c'est que Steiner, inspiré par Goethe, a impulsé une nouvelle théorie du vivant. Certes il n'est pas allé très loin, mais il a impulsé quelque chose. Et cela m'a rappelé le précédent de René Descartes qui a mis sur orbite la physique- mathématique : " Le monde s'épuise en rapports mathématiques..." Il n'a rien amené d'important en physique, il a même dit des bêtises, mais avec lui la physique- mathématique est devenue un vecteur majeur de la modernité : physique mécanique, physique electro- magnétique, physique nucléaire, demain une autre branche encore de la physique... Si j'écris sur ma tablette et que cela arrive quasi immédiatement chez toi, c'est grâce à la physique électromagnétique, initiée par des successeurs de Descartes, grâce en particulier à la théorie des nombres imaginaires inventée par Cauchy.
Alors oui, Steiner à eu un rôle majeur, celui d'impulser une nouvelle théorie... Dont les applications marchent !
On est dans une forme de rationalité dialectique, qui dépasse l'œuf et la poule pour en faire une dialectique de l'organe et de la fonction, initiatrice de la biologie moderne par Darwin... Darwin n'a pas apporté grand chose, mais il a impulsé la biologie.... Et si Steiner avait impulsé une nouvelle théorie qui bien sûr dérange le business de l

Jeudi 26 Mai 2016, 22:28 GMT+2 | Retour au début

Jacky Rigaux dit

Théorie qui dérange le business agro-alimentaire qui a tout misé sur le tout chimique !
Et comme l'a écrit Pierre Benoît dans son excellent livre, Le langage de la maladie (Poche). " La vulgarisation moderne de la médecine énonce que tous les progrès de la médecine sont venus de la biologie et donc que tous les progrès à venir viendront d'elle. C'est un postulat, non une vérité."
Bien sûr que dans l'état actuel de la médecine la chimiothérapie est efficace. Mais il y a aussi d'autres voies de recherche possible.
En viticulture, la lutte raisonnée est sans doute mieux que les traitements chimiques d'assurance. Les traitements bas volumes mieux que les rampes qui arrosaient avec 90 % de produits qui partaient pour rien et qui polluaient l'environnement !
Mais comme les pratiques bio-dynamiques marchent, elles ont ma préférence, et je me fais un devoir de contribuer à les promouvoir ! Il y a des espèces qui meurent aujourd'hui sous les coups des traitements chimiques avant même qu'on les aient découvertes !
Comme Claude Bourguignon, je m'intéresse donc à la bio-dynamie depuis les années 1980... Et Michel Bettane ne le savait pas (voir le post de Claude, dans Archives mars 2013, suite à un de mes papiers qui avait fait polémique. C'est le dernier post, donc facile à trouver sur le blog de l'ami Mauss !

Jeudi 26 Mai 2016, 22:39 GMT+2 | Retour au début

Antoine Gadnier dit

Merci Jacky pour ces messages fort savants qui viennent clouer le bec des esprits chagrin

Jeudi 26 Mai 2016, 22:45 GMT+2 | Retour au début

Jacky Rigaux dit

Ce qu'Henri pensait de la chimie ?
Il ne connaissait pas la bio-dynamie. C'est moi qui lui ai fait découvrir lors d'une dégustation du Montrachet avec les producteurs volontaires ( dans les années 1980 j'organisais avec Henri des dégustations par "Climats" avec les viticulteurs volontaires. )C'était les débuts d'Anne Claude, laquelle m'avait proposé de mettre aussi un Montrachet de Pierre Morey, que j'ai connu à cette occasion. Pierre avait le Montrachet du Domaine Lafon en fermage, avant que Dominique le reprenne.
Le courant a tout de suite passé entre Pierre et Henri, et nous priment l'habitude de nous voir. Henri aimait venir chez Pierre. Henri qui avait compris les limites du tout chimique avant l'arrivée de la lutte raisonnée a été très intéressé par ce que faisait Pierre Morey. Et il a aimé une parole de Pierre : "La lutte raisonnée est certes un premier pas, mais c'est un pas de nain !" ( Lire dans le livre Le terroir et le vigneron)
Et quelques années après, en 1996 je crois, j'ai invité aux Rencontres " V G et Terroirs du Monde "( devenues Rencontres Henri Jayer) Nicolas Joly et Jacques Lardières, qui ne s'étaient pas encore rncontrés. Ce furent 3 journées extraordinaires, qui ont beaucoup parlé à Henri, même s'il fut par ailleurs par moments très perplexe !!! Des grands moments en tout cas qui montrent qu'Henri était très ouvert. Et il y avait Naddy Foucault, Didier Dagueneau, Léonard Humbrecht, Aubert de Villaine, Anne Claude Leflaive, Vinçent Dauvissat...

Jeudi 26 Mai 2016, 22:53 GMT+2 | Retour au début

J'adresse mes sincères félicitations à J Rigaux pour l'une de ses dernières saillies :

"Et bien sûr, l'oenologue c'est vous, je n'en doute pas, et votre rayonnement est sans doute immense."

Bravo.
Si, si.
Venant de quelqu'un qui étale son pedigree avec autant de complaisance que Monsieur Rigaux, je trouve que l'attaque est d'une rare élégance.
Alors bravo, vraiment.

Le reste j'y répondrai plus tard en essayant de ne pas suivre le fâcheux exemple de Monsieur Rigaux, c'est à dire en répondant à que que dit mon interlocuteur, et non pas à ce que je prétends qu'il est.

Vendredi 27 Mai 2016, 08:23 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Qu'il me soit permis un peu d'humour, chacun, ayant un peu d'esprit critique, étant capable d'adapter ce dialogue "bio-chimie" pointu (qui reste intéressant) au début de ce poème de Boileau :

Je chante les combats, et ce prélat terrible
Qui par ses longs travaux et sa force invincible,
Dans une illustre église exerçant son grand coeur,
Fit placer à la fin un lutrin dans le choeur.
C'est en vain que le chantre, abusant d'un faux titre,
Deux fois l'en fit ôter par les mains du chapitre :
Ce prélat, sur le banc de son rival altier
Deux fois le reportant, l'en couvrit tout entier.


LE LUTRIN

Ici au complet :

gje.mabulle.com/index.php...

Vendredi 27 Mai 2016, 08:30 GMT+2 | Retour au début

à J Rigaux

"Plus le vigneron a fait son travail à la vigne, plus il a choisi le bon moment pour vendanger, moins il a besoin d'intervenir en cuverie"
Ais je jamais dit le contraire ? Simplement faire remarquer que :
1. intervenir a minima ne veut pas dire laisser faire, que ce soit à la vigne ou au chai.
2. on n'a certainement pas attendu l'œnologie (moderne ou pas) pour faire des grands vins, mais en revanche elle a permis d'en faire bien moins de piteux.

"Quant au livre d'Audibert, je n'ai jamais dit que je suis le seul à le connaître !!!!"
Ce n'est pas ce que j'ai dit. J'ai fait remarquer que votre : "Et je crois que je suis le seul à avoir parlé, et écrit, qu'il y a eu un œnologue célèbre qui a écrit un livre Les Vins d'imitation" est gonflé puisque je venais, sur ce blog, de faire état d'un de mes billets (de 2012) citant Audibert.

"Vérifiez cependant : je crois qu'il a été réédité une vingtaine de fois.... C'est quand même pas mal !"
Certes, beaucoup de rééditions, pour autant depuis la 1ère jusqu'aux suivantes il a été édité par tranches de 500 exemplaires. Ca calme.

L'étalage de votre pedigree me laisse doublement froid :
- cela fait bien longtemps que l'argument d'autorité ne me fait plus le moindre effet (à part une fâcheuse tendance à ricaner)
- vous pourriez avoir échoué au CAP de plombier zingueur que je vous répondrais de la même manière : je ne m'intéresse pas à ce que mon interlocuteur fait ou a fait mais seulement à ce qu'il dit.

Vendredi 27 Mai 2016, 09:30 GMT+2 | Retour au début

Or votre globiboulga pseudo espistémologique me laisse perplexe.
Passons sur bien des choses pour en venir où vous voulez, en fait, nous mener :

- "Je me suis aperçu également que les travaux de Benveniste sur la mémoire de l'eau étaient également en proximité avec la problématique bio-dynamique"
Ben voyons donc. Au vu de la valeur scientifique des travaux de Benvéniste (puis Monatnier qui prit la suite), il y a du souci à se faire sur la biodynamie ...

-"Du coup je me suis intéressé à l'œuvre de Steiner"
Je vous conseille la lecture de son "l'âme des peuples" ...

- "Steiner, inspiré par Goethe, a impulsé une nouvelle théorie du vivant. Certes il n'est pas allé très loin,"
Doux euphémisme. Toutefois ce brusque accès de clairvoyance vous honore.

- "Steiner à eu un rôle majeur, celui d'impulser une nouvelle théorie... Dont les applications marchent !"
Vous rejoignez là M Bettane et sa croyance selon laquelle puisque les vins en BioD lui plaisent c'est que la P500 fonctionne.
Ben non. Et je vous renvoie donc à la réponse que je fis à MB, sur ce blog.

Pour le reste je vous renvoie aux réponses de M Bettane et H Bizeul et peut-être aussi à votre conscience

Vendredi 27 Mai 2016, 11:21 GMT+2 | Retour au début

Chaunyps dit

Est-il possible de rappeler dans quel fil de discussion M. Bettane s'est prononcé sur la bouse de corne ?

Michel Onfray dans son chapitre sur les vins biodynamique a mis le doigt sur le caractère totalement arbitraire des préceptes de Steiner. Le caractère totalement irrationnelle de la vision du monde théosophique qui soutient la pratique biodynamique me laisse totalement perplexe. Et pourtant, j'aime les vins en biodynamie de Huet, Goisot, Zusslin, Barmès-Buecher, Jean-Louis & Fabienne Mann etc.. De là à dire que le principe de l'homéopathie appliqué à l'agriculture fonctionne, il y a un (très grand) pas que je ne saurais franchir...

Vendredi 27 Mai 2016, 11:39 GMT+2 | Retour au début

M Bettane et la bouse de corne (çà ferait un joli titre de billet sur mon blog ou dans "En Magnum") c'est là :

gje.mabulle.com/index.php...

Pour le reste : j'ai aussi des vins de Barmès Buecher (et bien d'autres BioD) en cave. Pour autant mon corps astral ne s'est pas encore manifesté.

Vendredi 27 Mai 2016, 11:45 GMT+2 | Retour au début

Chaunyps dit

Ah mais c'est tout récent ! Je suis passé à côté de cette discussion.

Merci !

Vendredi 27 Mai 2016, 11:53 GMT+2 | Retour au début

Candide dit

HUMM ...

Le Centre contre les manipulations mentales (CCMM) ne se cache pas d'avoir encouragé cette campagne. «Ces écoles, c'est un mode de vie parallèle, avec refus des vaccinations, pratiques ésotériques, volonté de former un "homme nouveau"»

www.liberation.fr/societe...

Vendredi 27 Mai 2016, 20:20 GMT+2 | Retour au début

Claude Lechouineur dit

Bon, en effet, Champomy, la ligne éditoriale de Libération ne date pas d'hier. Puis-je néanmoins vous recommander de vous abandonner, le temps d'un set, à l'actu alité ? Sur terre battue ? Je m'y risque et tente le coup :
i.guim.co.uk/img/media/54...

Vendredi 27 Mai 2016, 22:20 GMT+2 | Retour au début

Jacky Rigaux dit

Bon, je vais essayer d'être encore plus clair sur le sujet de la bio-dynamie. Je ne cherche pas à en avoir une plus grosse que M Fuster. Il en a une grosse, c'est clair. Et son CV est sans aucun doute doute au moins aussi volumineux que le mien.... Mes réflexions, émaillées de références, sont là pour préciser ma pensée qui s'est, comme pour nous tous, façonnée dans l'altérité, c'est-à-dire le commerce avec des personnes avec lesquelles j'ai travaillé, échangé, confronté....
Quand on fait de la physique, on ne se réfère pas en permanence à Descartes, qui a pourtant impulsé la physique-mathématique. Quand on fait de la biologie ou de la physiologie, on ne se réfère pas en permanence à Darwin et à Claude Bernard, qui ont pourtant impulsé ces disciplines.... BREF, quand on fait de la bio-dynamie on n'est pas obligé de faire référence à Steiner. N'en déplaise à M Fuster, la bio-dynamie à été impulsée. Elle vit sa vie, avec ses tensions, ses avancées... La bio-dynamie pratiquée par Olivier Humbrecht n'est sans doute pas exactement la même que celle mise en œuvre par Bruno Clavelier, mais il y a plus de proximités entre eux que de divergences.... Et la bio-dynamie dispose de nombreux consultants. Les vignerons peuvent choisir. La bio-dynamie, comme toutes les pratiques inspirées par des théories, n'est pas figée. Et c'est très encourageant de voir arriver en stage chez Olivier Humbrecht, chez J L Trapet ou chez B Clavelier de nombreux jeunes....

Samedi 28 Mai 2016, 10:33 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Voilà le premier commentaire qu'il eut fallu lire sous ta plume !

:-)

Il est clair que le mouvement "bio" va connaître une belle croissance. Il y aura des aléas, encore des discussions, mais on devra rapidement arriver à un équilibre entre approches classiques, que j'appelle "raisonnée" et les quelques fanatiques illuminés des extrêmes.

Il suffit de voir, en bordelais, à quel point les communes et le monde vignerons est en train de prendre conscience de la chose. Ça bouge et c'est bien.

Si le CIVB a un peu de retard à l'allumage, pas grave : ce sera vite corrigé.

Maintenant, à nous les amateurs de continuer à commenter les qualités des vins telles qu'elles nous sont présentées.

Samedi 28 Mai 2016, 10:49 GMT+2 | Retour au début

Jacky Rigaux dit

En m'offrant d'intervenir de temps en temps sur ton blog François tu m'inities aux subtilités des réseaux sociaux, avec lesquels je n'étais pas familiarisé. Même si je n'étais pas resté "blogé " aux pigeons voyageurs ! Je n'oublie pas que le première fois où je suis venu m'exposer sur un blog, c'était chez toi, et cela ne fait pas si longtemps ! Et je t'en remercie, car malgré les coups, c'est très tonique !

Samedi 28 Mai 2016, 11:03 GMT+2 | Retour au début

Eric Ribaud dit

Apres le Gin Tonic, le Jacky Tonique.

Samedi 28 Mai 2016, 11:11 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

J'ai toujours cru que la sage consommation de grands vins était un début salutaire à des conversations conviviales même si elles sont argumentées avec la force de convictions personnelles.

Samedi 28 Mai 2016, 11:13 GMT+2 | Retour au début

C'est vraiment indispensable à l'argumentation, ce genre de connerie ?

"Je ne cherche pas à en avoir une plus grosse que M Fuster. Il en a une grosse, c'est clair. Et son CV est sans aucun doute doute au moins aussi volumineux que le mien.."

Samedi 28 Mai 2016, 11:41 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Il regrette, MMonsieur Fuster, il regrette.

Il avait dû boire trop de H2O.

Samedi 28 Mai 2016, 12:08 GMT+2 | Retour au début

Antoine Gadnier dit

Fuster: la prochaine fois que vous parlez comme ca, je vous garantis que je sors la grosse bertha. Et ca ne sera pas joli.

Samedi 28 Mai 2016, 14:12 GMT+2 | Retour au début

Jacky Rigaux dit

Puisque ce post parle de Stéphane Derénoncourt et sa dynamique équipe de consultants, On est avec eux dans la même philosophie universelle défendue par Henri Jayer, comme l'atteste l'article paru dans Le Figaro Magazine du 20 mai. "Il recommande à sa "bande" d'emblée d'oublier ce qu'ils ont appris à l'école et de tout recommencer sur le terrain, en regardant vivre les vignes." Grande parenté avec la philosophie d'Henri Jayer : "Apprenez l'oenologie pour apprendre à vous en passer"
Cela signifie qu'il faut bien sûr une formation qui forme l'esprit et apprend à apprendre. Mais comme les formations en agriculture et en viticulture ont été formatées autour du tout chimique, du phytosanitaire, de l'oenologie interventionniste, il faut "faire retour au contact avec la terre" pour retrouver les bons gestes, les bonnes pratiques, retrouver la rationalité des premiers penseurs grecs : le monde ne dépend pas de nous, il fait ce qu'il fait sans nous. Pour nommer ce qui est là avant nous, et qui n'a pas besoin de nous, ils ont forgé le mot de " nature" en grec phusis. Commencer par regarder donc, avant d'intervenir sur ce qui se passe. Et la bio-dynamie est dans cette philosophie.... Une action bonne sera une action bien faite ( areté en grec, l'excellence en français). Pour à nouveau respecter les équilibres naturels de la planète, cette philosophie est plus efficace pour réaliser ce projet que la philosophie mécaniste qui réduit la nature à une machine et non plus comme un organisme

Samedi 28 Mai 2016, 16:41 GMT+2 | Retour au début

Jacky Rigaux dit

Suite. Le choc d'un corpuscule de matière contre un autre corpuscule de matière, voilà le modèle du monde qui va dominer. La science allait être en mesure de tout prévoir, et la nature allait perdre son mystère. Les forces occultes, les âmes, les principes vitaux...., tout ce folklore allait être oublié. La nouvelle philosophie de la nature qui s'impose avec Descartes évacuait tout sentimentalisme ! L'homme est apte à comprendre et à dominer la Nature grâce à sa rigueur et à son objectivité. Cette philosophie s'accorde avec les projets pratiques des nouveaux entrepreneurs... Avec Goethe on va renouer avec une philosophie de la nature proche de celle des grecs, qui considéraient la nature comme un organisme. Et bien sûr la terre est en articulation avec l'ensemble de l'univers, et bien sûr déjà avec le système solaire, les différentes planètes...
C'est dans la foulée de cette philosophie de la nature que se situe la bio-dynamie.
Donc, pour ne pas en rester " avec ce genre de connerie" épinglé par A Fuster ,je dirai que je ne partage pas la même philosophie que lui. Il est cartésien, je suis plus proche de Kant et de Goethe..

Samedi 28 Mai 2016, 16:58 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

@ Gadnier : please : laissez moi faire la police

:-)

@ Jacky : Tout le monde a compris ta façon de voir les choses, et cela ne sert à rien d'en remettre quelques couches peinturlurées.

Car ce que tu écris n'est pas une loi générale et intangible. Il suffit que je cite mes amis scientifiques comme Etienne Klein, Vidal-Madjar et Jean Audouze pour te dire qu'il n'y a guère sur cette terre de vrais scientifiques qui n'ont une dimension artistique, sentimentale de plus en plus forte en fonction de leurs recherches sur l'Univers. La science, celle si bien décrite dans un PP disponible à :

www.google.fr/search?q=pr...

ne peut bien se comprendre qu'avec une immense dose de modestie, de capacité à s'émerveiller, mais sans jamais se soustraire à ses règles fondamentales.

Bref : ne nous reproche pas un manque de sentiments : c'est aller en dead line !

Et aussi : https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9thode_scientifique

Samedi 28 Mai 2016, 17:25 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

L'homme sage sait depuis belle lurette que la nature a ses lois, doit être respectée, mais sait aussi que l'Homme, doué d'une certaine intelligence, a le droit d'y intégrer ses propres résultats d'adaptation afin que la population croissante puisse y trouver, sur cette terre, de quoi vivre décemment sans évidemment la détruire ou y associer des intrants négatifs.

Oui, oui, je sais : c'est une position idéaliste, mais à tout le moins, elle a la chance, de nos jours, d'exister et on a quand même de plus en plus de responsables qui en ont conscience.

Pour être excessif, avec un exemple bien discutable : qu'ont apporté à l'humanité ces tribus survivants dans la forêt brésilienne ? Qu'ont apporté à l'humanité des Pasteur, des Einstein, des Berthelot, des De Vinci ?

Bref : on peut, on doit trouver de nouveaux équilibres et je doute que toi ou Sieur Fuster ne s'accordent point sur cette vue des choses.

Samedi 28 Mai 2016, 17:33 GMT+2 | Retour au début

Oh, pour ma part, je dois avouer une certaine lassitude.
Je compte pour rien "Gadnier", le Rodomont de carton pâte abrité derrière son faux nez.
Non, c'est juste J Rigaux. Quand il attaque la physique quantique et l'areté c'est qu'il est temps, pour moi, d'arrêter là.
Car je suis fatigué de ces suites de concepts et de noms enfilés comme d'autres enfilent des perles, sans savoir ce qu'elles signifient.
Fatigué de sa biodynamie qui en est, sans en être, mais qui en est tout de même mais n'est jamais abordée qu'au travers de concepts fumeux.
Fatigué de son comportement d'amoureux à la Stendhal à qui il suffit qu'une vertu soit seulement évoquée pour qu'aussitôt il en pare Jayer.
Autant essayer d'échanger avec une outre pleine d'air qui se viderait sous sa propre pression.
Je vous laisse donc et repasserai ans doute d'une façon ou d'une autre (donc plus ou moins discrètement, mais pas en anonyme, çà va de soi)

Samedi 28 Mai 2016, 17:44 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Bien : tout le monde a compris ou doit comprendre que Sieur Fuster ne reviendra plus sur ce sujet, en espérant qu'on le retrouvera sur d'autres.

Donc, inutile d'ajouter des commentaires qui n'auront pas de réponse de sa part.

On peut clore ce billet ?

En remerciant toutes les interventions qui ont permis, quand même, de bien décrire les différentes approches de chacun.

Merci !

Passez vous une cantate de Bach : ça calme

:-)

Samedi 28 Mai 2016, 18:02 GMT+2 | Retour au début

Claude Lecheuloux dit

A la suite de Monsieur Futerer, je remercie Monsieur Maussade pour son patient accueil, et me fais la malle avec armes et bagages ; encore heureux. En déplorant toutefois la suffisance de Monsieur Rivaux qui nous invite, tous, nous qui le supportons sans rire depuis si longtemps, à aller nous faire voir chez les grecs, ; ce que les bénédictins firent au demeurant très bien entre eux. Bonsoir.

Samedi 28 Mai 2016, 18:35 GMT+2 | Retour au début

Pierre dit

Que M Rigaux fasse partie d'une secte on le sait depuis longtemps, M Rigaux détient la vérité qui lui a été révélée, il a eu son jardin des oliviers et nul doute l'habite, ce serait trop difficile à vivre. Même Lorsque M Bettane rétablit la vérité peut être un tout petit peu moins glorieuse sur le dénommé Jeyer, ça glisse comme sur les plumes du canard

Dimanche 29 Mai 2016, 15:31 GMT+2 | Retour au début

Antoine Gadnier dit

Pierre : vous avez goute les vins de jayer ?
Moi oui et probablement plus que bettane voire jacky (plus de 300 cols siffles ces 15 dernieres annees). Et pour avoir goute egalement les drc, leroy, roumier & cie, je considere que jayer est incomparable.

Dimanche 29 Mai 2016, 17:35 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

@ Gadnier :

Il manque trois mots à votre commentaire : "à mon goût".

Il ne peut y avoir de hiérarchie officielle acceptée par tous dans le monde du vin.

Le palais et l'éducation de chacun ne permettent simplement pas cela.

Donc, si on peut parfaitement accepter que certains mettent Jayer en n° 1, on doit accepter également que d'autres mettront DRC ou Leroy, ou Clos de Tart ou autre Dugat… sans même parler d'autres encore qui ne citeront que Petrus ou La Turque ou SQN.

Bref : Je n'ai pas connu Jayer ni Madame Jeanne Calment, mais à ce que j'ai entendu par des gens calmes et sereins qui l'ont connu, sa personnalité a été plutôt proche de celle décrite par Bizeul.

Ceci dit, j'accepte parfaitement que pour Jacky, ce soit une icône et comme icône, on ne garde que le meilleur.

Dimanche 29 Mai 2016, 19:10 GMT+2 | Retour au début

Jacky Rigaux dit

Effectivement les vins d'Henri se distinguent de ceux du DRC et de Leroy. Le style du vigneron est bien sûr lié à son type de viticulture, son choix de dates de vendanges, ses choix en vinifications, ses fûts, son suivi en élevage, sa mise en bouteilles ( à la chèvre à deux becs, fût par fût pour Henri)... Pour avoir souvent goûté dans la même soirée des vins de ces 3 domaines, en particulier chez un tonnelier qui cherchait ( amicalement) à me piéger, on ressentait toujours les différences de style, et c'était passionnant. Après, les préférences ? Les vins d'Henri, globalement , étaient toujours supérieurs en qualité de texture ( M Bettane mettra cela sur le fût, moi sur la vinification et l'élevage...). En termes de complexité et de qualité de vieillissement, Avantage Henri Jayer en millésime 1990, vérification en dégustant les 90 du DRC aujourd'hui dominés par les 91 magistralement réussis. Avantage DRC évident en 1993. Mais ce n'est qu'un avis !
Pour moi, ce qui fait la qualité d'un grand vin, ce n'est pas sa supériorité sur un autre. La qualité se niche dans la profondeur et la subtilité de sa différence.
C'est pour cela que je préfère, en dégustation professionnelle, l'appréciation du vin à son évaluation...
Et en dégustation hédonique, chacun est libre, bien évidemment. Ayant été initié ( secte ?) à la grande texture par les vins d'Henri, je suis toujours sensible à ce paramètre en buvant un vin...

Dimanche 29 Mai 2016, 19:29 GMT+2 | Retour au début

Eric Ribaud dit

Monsieur Mauss - Pénible les correctifs type "a mon gout". Quand quelqu'un dit "Machin est un con", il ne fait aucun doute qu'il s'agit de l'avis d'une personne. Comme lorsque je dis que Jayer c'est génial. Je pense que tout le monde aura compris qu'il s'agit de mon avis, dois-je vraiment rajouter un signalement type "entendez bien qu'il s'agit la de mon avis subjectif" avant chaque phrase pour que celui la soit accepté?

Monsieur Gadnier - Quels vins d'Henri avez-vous bu? Parlez nous donc des vins plutot que d'aligner les références par écrit.

Dimanche 29 Mai 2016, 19:45 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

@ Monsieur Ribaud : pas désolé de ne pas être d'accord avec vous.

Les précisions, c'est toujours mieux que les généralités.

ET oui, ça, c'est mon opinion et je la confirme !

Dimanche 29 Mai 2016, 20:07 GMT+2 | Retour au début

Antoine Gadnier dit

Eric: vous avez tout a fait raison pour le "a mon gout". Je n'ai pas m'habitude de parler a la place de la planete entiere....
J'ai bu tous les vins d'henri depuis 1980 a au moins 3 reprises. Et je ne suis pas d'accord avec jacky sur 1993, millesime que j'ai toujours considere comme moyennment reussi par le drc. Sur ce millesime precis leroy est par contre admirable et probablement (a mon gout) encore plus reussi que les vins d'henri. Il me reste 2-3 musigny leroy 1993 et de memoire la meme quantite pour le cros d'henri. On peut faire une comparaison....

Dimanche 29 Mai 2016, 20:10 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Voilà une belle évolution : deux intervenants souhaitant se rencontrer pour des échanges/comparaisons.

On attend le résultat des courses.

Par contre, s'il ne s'agit pas de noms propres et d'anonymats, je ne sais trop comment vous allez vous retrouver

:-(

Dimanche 29 Mai 2016, 20:19 GMT+2 | Retour au début

Antoine Gadnier dit

Mauss: aucun probleme a sortir cros 1993 joyer ou musigny leroy 1993 avec un inconnu des lors que ce dernier sort quelque chose du meme calibre en face. J'attends la proposition de Eric. Ou de Jacky s'il souhaite.

Dimanche 29 Mai 2016, 20:21 GMT+2 | Retour au début

Eric Ribaud dit

Monsieur Gadnoier - Pour moi votre avis sur 93 est incompréhensible. Mis a part le raté assez connu sur Tache 1993, les vins du DRC sur ce millésime me paraissent inattaquables, des références absolues ("a mon gout").

Ensuite je ne pourrai vous dire si Henri a mieux réussi ses 93, n'en ayant jamais bu.

Que reprochez vous donc a l'admirale Saint Vivant de 93?

Dimanche 29 Mai 2016, 20:24 GMT+2 | Retour au début

Antoine Gadnier dit

Mauss: j'attends le jour ou quelqu'un d'eclaire me soutiendra que clos de tart ou clos des lambrays ou un vin de dominique laurent a le niveau de la conti. Par eclaire j'entends un grand amateur cultive, pas un obscurantiste qu'on trouve sur lpv.

Dimanche 29 Mai 2016, 20:26 GMT+2 | Retour au début

Antoine Gadnier dit

Eric: je ne reproche rien dans l'absolu a la rsv 93 du drc. Elle est dans ce beau millesime plutot quelconque
et largement distancee par la rsv leroy. J'ai fait le test a l'aveule avec Madame Bize, c etait sans appel

Dimanche 29 Mai 2016, 20:30 GMT+2 | Retour au début

Candide dit

"Une nouvelle théorie du vivant" très années 30 adulée par Rigaux, soutenue par Bettane qui nous dit que ça marche et, malicieux retournement de la charge de la preuve, attend qu'une science dure lui explique pourquoi. De l'astro physique au supplément d'âme et de texture d'un vin en passant par Pythagore et la règle de Saint Benoît ... Quel vertigineux syncrétisme

Dimanche 29 Mai 2016, 20:33 GMT+2 | Retour au début

Eric Ribaud dit

Monsieur Gadnier c'est un peu "tout bu tout su".

Je vais aller jusqu'a dire que vous ne comprenez pas ce que le DRC est si vous ne voyez pas comment 1993 est en fait un millésime tres représentatif de l'excellence du Domaine.

Dimanche 29 Mai 2016, 20:38 GMT+2 | Retour au début

Antoine Gadnier dit

Ribaud: je suis "un compagnon de route" du drc depuis 50 ans (je n'ai que 40 ans mais j'ai herite de l'alloc de mon pere) avec 800 bouteilles en cave. Et si j'adore les vins du domaine, je ne suis pas 100pct convaincu des 1993.

Dimanche 29 Mai 2016, 20:42 GMT+2 | Retour au début

Pierre dit

M Gadnier selon un rapide calcul vous vous êtes "sifflé" pour 4,5 millions d'euros de jeyer, ça force le respect, à part Bill Gates vous n'avez pas de concurrent

Dimanche 29 Mai 2016, 20:46 GMT+2 | Retour au début

Hervé Bizeul dit

Laisser croire au grand public qui veux rêver que la bio d est un truc magique qui fait qu'un vin est différent, au point qu'on puisse le boire au milieu d'autres, à l'aveugle, le reconnaitre parce qu'il vous empli de "vivant", c'est au delà du mensonge, c'est un fanatisme aussi dangereux que celui de Daesh. Et comme lui, il n'est nul espoir d'arriver à "déradicaliser", tant ceux qui y sont à fond trouve à travers cette "religion", un sens à leur vie.

Tous les grands vignerons cités ici sont avant tous des hommes et des femmes sensibles, qui sont dans leur vignes, voient ce qu'il leur fait du bien ou du mal (enfin je l'espère...) et tentent de créer des vins d'émotion. Leur mode de culture est personnel, un simple moyen, comme l'est une charrue, une barrique. Ce qui fait la grandeur d'Henri Jayer, c'est la folie spéculative immonde qu'il y a sur ses vins, dont nombreux sont faux, et qui sont bus par des chinois ou d'autres en regardant bien souvent danser des putes sur des bar. Son message, ses fulgurances (rechercher des terroirs particuliers, faire attention au matériel végétal, deux jours trop tôt plus que deux jours trop tard, l'importance des raisins mûrs, des gestes vignerons traditionnels, le droit à croire à la grandeur de son vin quand elle est vrai, l'importance de l'intention et du désir, etc), tout cela est gommé par un infâme : c'est le plus cher, donc, c'est le plus grand. Désolant.

Lundi 30 Mai 2016, 10:24 GMT+2 | Retour au début

Bizeul répond

Avant de répondre, un peu tard, à Monsieur Rigaud, qu'il me soit ici permis de rappeler que ma formation de garçon de café sur le Cours Mirabeau, dès l'âge de quinze ans, puis un solide parcours d'études techniques où l'on m’appris à récurer aussi bien les toilettes et les casseroles (pas les mêmes jours...) m'ont donné un solide sens pratique qui me permet, aujourd'hui, d'affirmer "qu'une bonne vigne voit son maître tous les jours". Et que bien souvent cela suffit.
Un bon vigneron est proche de la plante, il l'aime, tente de comprendre ce qu'elle lui dit et d'agir pour son bien. Tous les grands vignerons font ça, qu'ils soient en bio ou pas, en D ou pas. Et ils tentent tous de la respecter, certains, comme moi, ayant du mal à comprendre pourquoi un insecticide naturel qui tue tout (y compris les crapeaux et les serpents) serait supérieur à un insecticide qui ne tue qu'un insecte et pas les autres. Passons. La bio-d telle que l'a rêvée Steiner, sans aucune prise de position, est tout simplement impossible pour la vigne dans le monde actuel. Dire le contraire est mentir. Faire croire que le geste vigneron, le savoir faire vigneron, les centaines de décisions prisent par le vigneron, tout cela n'a pas d'importance sur la qualité du vin, transcendé par le passage d'une 500 marchande et non pas maison, c'est tout simplement s'assoir sur tout ce qui fait notre métier, sa difficulté, sa grandeur.

Lundi 30 Mai 2016, 10:25 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Soucieux de mon éducation steinerienne, un anonyme m'indique ce site pour y trouver quelques notions à discuter.

Ma foi, pour ceux que cela intéresse…

veritesteiner.wordpress.c...

Mercredi 1 Juin 2016, 07:11 GMT+2 | Retour au début

Chaunyps dit

Il y a notamment le chapitre de Michel Onfray sur le vin produit en biodynamie. Pas sûr que les copyright soit respecté sur ce site, mais le point de vue anti-steiner y est très bien documenté. A la lecture des principaux articles du site, on notera le caractère franchement ésotérique de la vision du Rudolf Steiner.

Mercredi 1 Juin 2016, 10:06 GMT+2 | Retour au début

Chaunyps dit

A noter que c'est une personne qui a elle-même été dans l'anthroposophie depuis l'âge de 9 ans qui compile et produit des ressources sur l'approche steinerienne.

Mercredi 1 Juin 2016, 10:10 GMT+2 | Retour au début

Discussion passionnante entre gens d'une grande compétence. Bravo François de susciter de tels échanges.

J'ai des notes sur trois occasions de boire le Cros Parantoux d'Henri Jayer 1993.
Les trois fois (surtout la 2ème) j'ai été sous le charme du vin que j'ai trouvé très élégant ("à mon goût").
La troisième fois je l'ai bu en même temps qu'une Romanée Conti 1983 d'une année faible mais que j'adore et que j'ai bue six fois.
Au 1993 de Jayer j'ai nettement préféré la RC 1983.
Mon goût personnel me pousse à aimer les vins des années dites faibles, car certaines subtilités s'expriment mieux.
Je n'ai personnellement pas été convaincu plus que cela par la RC 1993. Les Cros Parantoux 1993 ont eu de ma part des commentaires plus flatteurs que la RC 93.

Nota : le "à mon goût" est à peu près aussi utile que l'expression que j’exècre, le "à vous".
"Bonne dégustation à vous" m'indispose au plus haut point.

Très cordialement à vous...

Vendredi 3 Juin 2016, 12:21 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

C'est effectivement assez étonnant comme à la DRC, et parfois ailleurs aussi (chez Coche-Dury avec exemple récent), on aime, on a un petit faible pour des millésimes n'ayant pas eu belle réputation, ayant eu un environnement climatique ingrat.

C'est un peu le côté biblique de l'enfant prodigue. S'il est un chouilla réussi, on est alors capable de lui octroyer de beaux adjectifs autour du mot "admiration".

J'aime cette "faiblesse" des grands vignerons.

Vendredi 3 Juin 2016, 18:46 GMT+2 | Retour au début

Jacky Rigaux dit

1993 est un millésime que je qualifiais de "grande année" dans mon livre " Millésimes en Bourgogne, 1846- 2009", et j'en attends sans doute trop. Les vendanges ont démarré vers le 20 septembre, avec des pluies, ce qui occasionna un peu de pourriture. Ps trop car il y avait eu de la sécheresse après le 10 juillet. Fruit généreux. Belle consistance. Beaux tannins bien mûrs. La prise de couleur s'est faite immédiatement en vinifications.Mes chouchous au temps de leur jeunesse : Richebourg Méo-Cmuzet et Gevrey En Champs Mortet.
Admirables 1981 chez Henri, millésime finalement très intéressant encore aujourd'hui....
J'aime les vins d'Henri Jayer millésime 1993, mais ils sont plus en puissance qu'en texture, et c'était là mon bémol ! Mais loin de moi l'idée qu'ils seraient décevants... Tout est affaire de nuances. Henri m'ayant initié à l'attention forte sur la texture, je trouve qu'elle n'est pas aussi éclatante en 1993 qu'en 1991, autre grand millésime... voir en 1988 dont j'aimerais que l'ami François Audouze nous entretienne ! François est une mémoire des grands vins et des millésimes, quels qu'ils soient

Samedi 4 Juin 2016, 13:48 GMT+2 | Retour au début