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Le monde du grand vin

Du vin en général, de la gastronomie souvent, et du reste si nécessaire. Mais toujours dans le respect d'autrui. L'abus d'alcool est dangereux pour la santé : consommez avec modération.

Toujours au sujet du restaurant "Le Quatrième Mur" de Philippe Etchebest avec une référence : Taillevent du temps de Monsieur Vrinat.

Dimanche 20 Septembre 2015, 10:00 GMT+2Par GjeCet article a été lu 4309 fois

Quelques uns de mes lecteurs assidus m'ont demandé des explications supplémentaires sur cette histoire de carte des vins au nouveau restaurant de Philippe Etchebest, "LE MUR" (en référence à Diderot : lire page 17 du quotidien Sud-Ouest de ce jour, dimanche 20 septembre).

Article intéressant qui montre à quel point un grand chef qui a connu le ring et des cuisines horribles (confer son émission sur M6) peut stresser comme un premier communiant rêvant de son premier baiser. On a frôlé la panique pour l'ouverture : ça a dû chauffer aux fourneaux ! Promis : on ira tester tout cela fissa, les vendanges bordelaises ne commençant réellement que fin de semaine (lire aussi la pleine page de ce Sud-Ouest sur les machines à vendanger : le mouvement semble définitif : plus de 80 % des vignes françaises sont vendangées par machine !).

Bon : revenons à notre sujet : la carte des vins.

J'affirme que l'oeil a besoin d'une vue globale tant il est évident que la mémoire immédiate ne vous permet pas de traiter correctement un ensemble d'informations finalement assez complexe : nom du vin, millésime, prix.

Un exemple pris ailleurs ? Une montre analogique vous donne intuitivement la notion de temps alors qu'une montre numérique vous donne l'instant. Me fais-je bien comprendre ?

Le plus bel exemple - et de loin - d'une carte des vins superbement construite est celui du restaurant Taillevent à Paris, du temps de son ancien propriétaire, Jean-Claude Vrinat*. Je ne sais si la Famille Gardinier qui est maintenant aux commandes, a gardé ce type de carte : on se renseignera.

Plus que des lignes et des lignes, là, des images suffisent. J'espère qu'elles seront bien lisibles et oui, ce sont des prix en francs, et une carte des années 85 - 90.

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Première page

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Quatrième page

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Pages 2 et 3

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Détail page 2

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Détail page 3

Le premier zèbre qui me dit que c'est nettement plus facile de choisir un vin avec un IPAD, qu'il vienne me le dire droit dans les yeux ! Et dieu sait à quel point je suis un fana depuis 1985 des produits APPLE !

Certes, cette carte des mets et des vins, en 4 pages, était d'un format imposant et vous coupait de vos convives pendant sa consultation. Je vous accorde ce point "négatif" que certains, soucieux d'une probité proverbiale, ne manqueront pas de me le rappeler.

Jean-Claude Vrinat* : pour ceux qui n'ont pas connu cet homme d'exception qui n'était pas cuisinier, loin de là, sachez qu'il avait un sens magistral de l'accueil du client, en fait, très souvent, des amis. Cette Maison était simplement le nec plus ultra de l'époque, à Paris. Nous y allions régulièrement avec Michel Bettane, Didier Bureau et/ou Hervé Bizeul, avec Bertrand Le Guern et même le petit Verdier. Lors d'un déjeuner, Jean-Claude Vrinat nous avait offert un Cros Parentoux de Jayer, millésimé, si je me souviens bien, 1976 : sa dernière bouteille de ce vigneron mythique. Vous l'avez compris, cet homme, définition de l'élégance du corps et du coeur, était d'une générosité qu'on aura du mal, à notre époque, à trouver ailleurs.

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Mauss répond

Ne pas oublier de dire et redire à quel point les nouveaux outils de communication, en l'occurrence les sites internet, permettent maintenant aux restaurateurs de mettre en ligne leur carte des vins et même de dire si oui ou non ils acceptent le vin qu'on apporte de sa cave contre un droit de bouchon.

On ne vit pas de nostalgie, mais bien des possibles du futur comme dirait Isaac Asimov !

Dimanche 20 Septembre 2015, 10:22 GMT+2 | Retour au début

Labigne dit

La carte en ligne, certains le font, bien, rarement très bien tant l’up to date est laborieux, nécessitant presqu’un salarié à plein temps. Lequel salarié aurait autant de compétences en nlles techno qu’en mets et vins. Peut être un champs d’investigation pour les formations d’hôtellerie et cuisine...

Concertant ces cartes Taillevent. On est dans le bon sens total. Aucune nlle techno ne pourra être plus efficace que la carte papier, manuscrite ou préalablement imprimée. Un 3* qui percute ne peut se laisser aller à ce type de bêtise décisionnelle qu’est l’ipad ( ceci est une rétrovolution) . On revient tjrs a la même chose, la science nouveau prophète ou quand le nouveau riche est fier de montrer sa nlle machine à vendanger dans les magazines à 10€.

A propos de l’interaction resto- client via le web: Oui il y a quantité de choses à proposer ( droit de bouchon, participation a la création de son menu, protocole du service vin etc)

Dimanche 20 Septembre 2015, 17:29 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Merci Monsieur Labigne de votre soutien pour ce combat totalement justifié !

Oui, quand on accepte de payer des vins à plus de € 100 la bouteille en restaurant, oui, on a le droit à :

- des verres à la Vialette : ses ROYALGLASS © et ™ : des rolls à prix plus que doux !
- une bouteille à bonne température
- éventuellement, si le sommelier est novice, qu'il connaisse l'usage du dropstop
- une sagesse de la quantité servie
- avoir tasté le vin avant (oui, je sais, cela se discute) : un sommelier est aussi là pour ça.
- savoir systématiquement servir le vin avant que le mets correspondant arrive à table. Pourquoi ? Pour apprécier d'abord le vin pour lui-même et ensuite pour voir comment il évolue ou comment il amplifie les saveurs du plat.

Il y a t'il encore des professeurs de sommellerie dans les Ecoles Hôtelières ?

… va savoir, Charles…

Dimanche 20 Septembre 2015, 17:42 GMT+2 | Retour au début

Armand dit
Mauss répond

… et le pire, Armand, c'est que tu as raison !

Rappelle toi : on était de jeunes gamins, avec cette assurance si stupide que nous donnait la jeunesse à l'époque, et toute une génération de grands chefs ont eu, à notre égard, une attitude qui me semble aujourd'hui totalement perdue : Vrinat, d'abord avec Deligne (je ne vous dis pas la couche de truffes sur le filet de bar) bien sûr ensuite avec Legendre aux pianos, Bocuse, Haeberlin, Pic, Troisgros, Santini (demandez à Bettane son point de vue sur la cuisine de Nadia), Santin, Fulgraf, Jung au Crocodile, Meulien, Cagna, Le Petit Bedon de Christian Ignace (initiateur avec Morcrette de la sublime réédition de l'Heptaméron des Gourmets d'Edouard Nignon), Laporte à Biarritz et sa louvine au vin rouge, Boyer aux Crayères et quelques autres que j'oublie comme André Soltner à NYC qui me faisait des croissants aux truffes fraîches !
C'étaient des chefs de coeur, particulièrement généreux : quels sont ceux, maintenant qui ont ce type de comportement avec des jeunes passionnés, mais nécessiteux ?

Va savoir, Charles !

Dimanche 20 Septembre 2015, 20:18 GMT+2 | Retour au début

Armand dit

La, c'est a moi que tu fais du mal...

Dimanche 20 Septembre 2015, 20:26 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Bon : ça fait un peu réunion des anciens de St Loup. Manque plus que Von Stroheim.

On trouve quand même actuellement des chefs de prestige qui ne sont pas bégueules contre les jeunes. A commencer par Dutournier, Savoy et Pégouret sans oublier Eric Fréchon qui soigne aux petits oignons notre Club au Bristol.

N'allez pas croire, jeunes manants intempestifs, que nous ne fréquentions que ces zeus de l'époque : faut pas pousser ! On ne gagnait jamais au loto (normal : on ne jouait pas). On avait aussi nos adresses cachées comme "Le Petit Truc" à Vignoles (près de Beaune) où la belle Edith (Remoissenet) avait une terrine de veau à pleurer, avec cette belle cheminée centrale et cette table d'hôtes bien connue des belges. C'était l'ancien presbytère.

On ne m'en voudra pas, à cause d'Armand, d'avoir ces fulgurances de mémoire car pas certain qu'elles reviennent intactes dans dix ans !

:-(

Dimanche 20 Septembre 2015, 20:33 GMT+2 | Retour au début

Labigne dit

Ajoutons: Un petit lien actif sous le vin proposé permettant d’en connaitre les caractéristiques organoleptiques mais aussi ses besoins particuliers ( ex: lente aération ). Ce qui expliquerait que certains vins soit commandables en ligne qlq jours avant le repas afin que le sommelier puisse l’aérer, l’épauler et le servir avec le plus précis des égards. Enfin bon, on peut rêver d’idéal...

Dimanche 20 Septembre 2015, 20:48 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Ça existe, Monsieur Labigne, ça existe … aux USA, à Las Vegas, où certains restaurants décrivent en détail les styles des vins et proposent effectivement ce service à l'avance.

Il me semble aussi avoir vu cela quelque part en Europe.

Incontestablement, plus les vins seront chers, plus les restaurateurs devront proposer un service à la hauteur !

Dimanche 20 Septembre 2015, 20:54 GMT+2 | Retour au début

Labigne dit

Certes Mauss, a Las Vegas on joue peut etre le jeu. Reste que les malins sommeliers de peu de moyens sauront encaver des vins a forte tenue et resistence à l’air, permettant ainsi une offre de vins au verre, sans l’angoisse d’ouvrir et gâcher si le nombre de client qotidien est insuffisant. Cette judicieuse selection permet d’éviter l’onéreuse machine.

Bref, Surprendre et contenter le plus exigeant des amateurs dépendent parfois de choses bien simple. Etre capable de connaitre et choisir les vins adéquates...tels les vins de reynaud, des grands vins de gastronomie et de service.

Dimanche 20 Septembre 2015, 21:14 GMT+2 | Retour au début

Armand dit

Tu te souviens de cette drôlerie qu'on buvait chez Jung au Crocodile qui était noir comme de l'encre?

Dimanche 20 Septembre 2015, 22:25 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Que oui

Laisse moi retrouver le nom

Gee !!!

Dimanche 20 Septembre 2015, 22:34 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Bon : vu l'affluence (tant mieux pour le chef) et surtout le fait qu'ils sont obligés de faire deux services à des heures pas fondamentalement adaptées : 19H00 et 21H00, on attendra sagement avant d'y taster la cuisine du chef Etchebest.

La bonne nouvelle : le droit de bouchon sera accepté. Sympa.

Lundi 21 Septembre 2015, 21:17 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

HORS SUJET :

Comment un Groupe comme VW a t'il pu croire qu'une telle magouille (mettre un logiciel tricheur pour les contrôles pollution) puisse passer sans que cela se sache un jour ?

Voilà vraiment une question qui mérite réponse complète !

Stupéfaction totale ! Ne serait-ce que par l'absence, lors de ces contrôles, de réactions des Peugeot, Renault, Fiat qui ont dû se demander comment les allemands avaient réussi de tels passages aux contrôles américains ?

Audi, BMW et Mercedes dans le même panier ?

Quelle époque !

Mardi 22 Septembre 2015, 10:08 GMT+2 | Retour au début

Stéphane Hubert dit

En échos à votre question, je citerais un député américain qui lors des auditions au congres sur l' origine de la crise des subprime déclara:
"je vois trois causes à cette crise: l'arrogance, l'arrogance, l'arrogance"
Il me semble que cela constitue un bon début de piste pour VW.

Mardi 22 Septembre 2015, 14:26 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Sûr que cela doit jouer mais encore : comment des gens qui gagnent des millions, qui sont supposés intelligents, avec quand même quelques personnes au courant (et un secret n'est plus un secret dès que deux personnes sont informés), comment des pontes comme ça ont pu faire une telle magouille en croyant que ça passerait !!!

Une question fondamentale, non !

Il y a des zeus qui ne vont pas dormir les nuits qui viennent !

A commencer par la Saxe, actionnaire majoritaire.

Risque de conséquences plus graves que la crise des primaires ?

Va savoir, Charles !

Mardi 22 Septembre 2015, 19:28 GMT+2 | Retour au début

Labigne dit

Bon c’est l’histoire du vin aquitain qui veut passer le couperet Parker et qui muscle son jeu avant de servir une autre soupe au consommateur. VW nous a fait une primeur américaine tt en sachant que les réglementations sont impossibles à tenir. Donc ce qui est impossible pour VW, l’est pour les autres crus...enfin je dis ca’ je dis rien hein et il ne m’étonnerait guère qu’on la boucle fébrilement sur cette affaire du côté des autres; et pas que des allemands ;)

Mardi 22 Septembre 2015, 20:24 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Effectivement : comment les autres producteurs ont-ils pris ces résultats de VW sans se poser des questions techniques ?

Curieux de lire les réactions de Mercedes et BMW.

Mardi 22 Septembre 2015, 20:40 GMT+2 | Retour au début

Labigne dit

Quel est le point commun entre ces 3 activité?: Tour de France, automobile, primeur a Bordeaux.

Y’en a un qui se fait attraper par la patrouille et qui trinque pour tous( pareil) ALORS que tous les acteurs ( service de contrôle compris) sont au courant.

C’est peu vouloir faire le calme absolu dans un classe de 3eme à problèmes. On sait que c’est foutu d’avance. Tout le monde braille, lance des compacts, des craies sur ses petits camarades et néanmoins concurrents et amis, PUIS, la sanction tombe sur un des 30 coupables, dans un rythme que seul le prof policier connait. 29 soulagements.

Non vraiment, cette affaire VW est une blague d’enfants mal grandis parmi des milliers d’autres mais ca permet d’alimenter des blogs de qualité :)

Mercredi 23 Septembre 2015, 10:03 GMT+2 | Retour au début

Däs Qualitat dit

Il parait que le Scharzhofberger trockenbeerauslese d'egon Miller c'est du muscadet sucré, Merkel est furieuse!

Mercredi 23 Septembre 2015, 14:54 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Merci de finir votre phrase :

Merkel est furieuse… d'en avoir reçu qu'une seule bouteille.

Et on écrit, SVP, "Monsieur Egon Müller".

Quand vous saurez parler de Heine, Schiller, Schubert, Brückner, Bach comme lui peut vous dire Voltaire, Rousseau, Apollinaire, Baudelaire, alors, peut-être, vous serez en état de le rencontrer avec intelligence.

Bon : rien de bien méchant dans votre commentaire sinon une méconnaissance crasse des vins TBA "Müller" lesquels, après 30 ans, ont totalement absorbé le sucre et offrent aux amateurs des émotions qu'aucun autre vin blanc sur terre n'est capable de créer.

Exemple : le 59.

Il eût donc fallu choisir un autre TBA teuton. Et on écrit :

Das Qualität et non Däs Qualitat.

Va falloir travailler jeune fille !

Mercredi 23 Septembre 2015, 18:38 GMT+2 | Retour au début

Däs Qualitäton N'est Pas à Un Tréma Près dit

Ma seule formation à la langue de Goethe vient des publicités VW qui s'adressaient aux Français comme s'il s'agissait de populations subsahariennes, un petite revanche en quelque sorte!
et que savez vous de ce que je sais de Heine et consorts

Mercredi 23 Septembre 2015, 18:57 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Je suppute ma belle enfant, je suppute.

Et attendez qu'on nous dise des choses sur Renault ou Peugeot. Mais bon : c'est comme pour Tchernobyl : le nuage des malfaisants s'arrête à la frontière :-)

Et qu'avez vous donc contre les populations subsahariennes ? Vous survivriez mieux qu'elles dans leur environnement parce que vous auriez (à prouver) une culture européenne ?

tss……

Et tout cela, ma bonne dame, sans aucune condescendance !

Et si, je suis absolument à un UMLAUT près !

Privilège de l'âge et d'une éducation chez les Bons Pères. N'insistez pas : je serai toujours vainqueur dans ce type de joute. C'est mon côté grande gueule :-)

Mercredi 23 Septembre 2015, 20:40 GMT+2 | Retour au début

Labigne dit

Souvenir d’un Egon Müller Scharzhofberger Auslese 2004 superlatif de fraîcheur, inouï même eu égard au tx de sucre

Mercredi 23 Septembre 2015, 20:54 GMT+2 | Retour au début

Candide dit

Casse protéïque sur une demie BA 1976 offerte par le père ; délicieux jus de fruit cependant

Mercredi 23 Septembre 2015, 21:12 GMT+2 | Retour au début

Bu le Scharzhofberg TBA 2003 d'Egon Müller il y a quelques jours, pendant les enchères.

Magnifique (comme l'était par exemple le TBA 2005 Saarburger Rausch de Zilliken) mais pas sommital.
Je ne parle pas du prix ici, puisque le record a été atteint si j'ai bien compris, à plus de 5000 euros la demi-bouteille.

Mercredi 23 Septembre 2015, 23:02 GMT+2 | Retour au début

Nicolas Herbin dit

Bonsoir à tous,

pourra-t-on un jour m'expliquer en quoi - et pourquoi - la grandeur d'un vin moelleux ou liquoreux consisterait en sa quasi absence (de sensation) de sucrosité ?!

Le meilleur fromage est-il issu de "lait végétal" ?!
Le meilleur yoghourt est-il un 0% ??!
Le meilleur steak est-il au soja ???!

Perso, les plus beaux vins doux que j'ai bus étaient grands par leur capacité à équilibrer par leurs autres constituantes (luxuriance aromatique, alcool modéré, acidité, structure, etc) leur sucrosité, quelle quelle soit, haute ou mezzo voce (copyright Psdt M).

Mais du sucre, il y en avait. Et tant mieux car si j'avais voulu boire un vin sec, j'aurais ouvert un chablis ; un demi-sec, un vouvray idoine.

A cause de cette dictature du "non sucre", les meilleurs moelleux et liquoreux français - pour ne parler que d'eux - sont en train de crever, car bientôt plus personne ne les boira donc produira, en tout cas les bons. C'est en train de se passer dans le Layon, par exemple. En Jurançon, on va y aller gentiment. En Alsace aussi, avec les VT et SGN dignes de ce nom. C'est bête, hein...

Bonne fin de soirée quand même !

Jeudi 24 Septembre 2015, 00:02 GMT+2 | Retour au début

Nicolas Herbin dit

"quelle qu'elle soit"... mi dispiace...

Jeudi 24 Septembre 2015, 00:04 GMT+2 | Retour au début

Labigne dit

"Bonsoir à tous,

pourra-t-on un jour m'expliquer en quoi - et pourquoi - la grandeur d'un vin moelleux ou liquoreux consisterait en sa quasi absence (de sensation) de sucrosité ?!"

Nicolas, qui a dit ceci?

La grandeur de tous vins est dans l’équilibre. Encore plus quand il y a du (beaucoup) de sucre. L’absence de sensation, très relative tout de même, ne signifie pas que le sucre n’est pas perçu ou organoleptiquement intégré. Perso, je différencie le sucre naturel et celui de la chaptelisation. Bon, ceci dit,il y a un point d’équilibre qui spontanément te fait danser sur table, en générale quand l’acidité répond avec force au sucre. C’est mon avis mais il m’arrive d’apprécier les vins à la riche liqueur ressentie...

Jeudi 24 Septembre 2015, 01:03 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

@ Nicolas Herbin :

"pourra-t-on un jour m'expliquer en quoi - et pourquoi - la grandeur d'un vin moelleux ou liquoreux consisterait en sa quasi absence (de sensation) de sucrosité ?!"

Ce que je voulais dire à la donzelle, Nicolas, c'est que chez Egon Müller certains TBA, sinon tous, ont cette caractéristique assez singulière, sinon unique, de ne plus faire ressentir le sucre classique des grands liquoreux après quelques dizaines d'années.

Est-ce dû au terroir, au riesling en vieux, à ses vinifications ?

Va savoir, Charles …

Mais cela ne rejette en rien aux oubliettes les vins d'un Szepsy ou ceux que tu cites, naturellement à condition qu'on puisse toujours trouver en finale une réelle fraîcheur.

Jeudi 24 Septembre 2015, 04:07 GMT+2 | Retour au début

A 30 ans, c'est peut-être sublime. Mais à la mise, il y a souvent tant de SO2 que pour moi, qui suit tes sensible, c'est à éviter soigneusement...

Jeudi 24 Septembre 2015, 05:52 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Normal : tu es encore un jeunot :-)

A mon âge, tu verras ! Cette science diffuse en toi va exploser que tu en seras totalement béat !

On demandera à Egon ses factures de soufre :-)

Sérieux : un grand merci, Hervé, alors que tu es en pleine bataille de vendanges (ton blog est particulièrement expressif), et que tu prennes le temps de nous faire un petit coucou.

Bon, avouons : on a honte !

www.closdesfees.com/blogs...

Jeudi 24 Septembre 2015, 09:37 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Grand soleil bordelais ce jour. Hier, c'était visite à Haut-Bergey / Branon.

Ce jour, ce sera : Cheval-Blanc, Ausone, Le Gay, Poesia, Barde-Haut, et, s'il est dispo, un coucou à Jean-Luc Thunevin.

Soyez sages, et ne dites pas trop de bêtises en mon absence !

Jeudi 24 Septembre 2015, 09:39 GMT+2 | Retour au début

Däs Qualïtät dit

Concernant egon Muller je pensais que vous auriez immédiatement vu que c'était du second degré, toujours cette détestable influence de la compagnie de Jésus! décidément je suis déçu!

Jeudi 24 Septembre 2015, 09:46 GMT+2 | Retour au début

Nicolas,

C'est vrai aussi à Sauternes, les vins sucrés étant remplacés par des vins secs, que je n'aime guère.

Jeudi 24 Septembre 2015, 09:50 GMT+2 | Retour au début

Nicolas Herbin dit

Ma remarque était d'ordre général, François, elle ne te visait pas spécifiquement. C'est juste un truc qui revient souvent à mes oreilles, et à chaque fois les bras m'en tombent...

Jeudi 24 Septembre 2015, 09:57 GMT+2 | Retour au début

Oliv dit

"C'est vrai aussi à Sauternes, les vins sucrés étant remplacés par des vins secs, que je n'aime guère."

illustration : www.thedrinksbusiness.com...

Jeudi 24 Septembre 2015, 14:39 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

@ Das : mais bien sûr que j'avais compris le degré : d'où l'humour ravageur de mes réponses style grosse Bertha.

Ma belle enfant : vous avez oublié le "e" final à déçu : faites attention.

Et, fan de zou, je vous ai dit que je n'accepte pas les erreurs de UMLAUT !!

Das et non "Däs" : soyez à ce qu'on vous dit :-)

Jeudi 24 Septembre 2015, 15:53 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Oliv : question à deux sous :

Pourquoi Silvio Denz a acheté cette superbe propriété en sauternais, Lafaurie-Peyraguey ?

Pour faire que du liquoreux ? Ou pour nous préparer un petit joyau en sec/doux ?

Va savoir, Charles !

Car, chacun sait que pour gagner un peu d'argent à Sauternes, c'est seulement dans les tout grands millésimes, et encore !

Et j'imagine mal Silvio Denz ayant comme perspective de ne pas réussir chaque année un bilan positif.

Mais bon : ce n'est qu'un point de vue personnel.

Jeudi 24 Septembre 2015, 15:56 GMT+2 | Retour au début

Toute honte bue (sec/liquoreux, j'hésite) je tiens les riesling Winninger Rotingen Trockenbeerenauslese 1998 de Heyman-Lowenstein et Scharhofberger Eiswein 1993 pour des agaceries respectables! je vous mets quelques e, o et w et ¨en rab des fois que ça manquerait
et pour le e manquant, ça s'opère très bien maintenant!

Jeudi 24 Septembre 2015, 18:21 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Scharzhofberger : c'est le "z" qui manque !

Vous faites exprès la Belle ?

Vous nous dites vite si pour le "e", vous auriez besoin que j'organise séance tenante une collecte pour financer la chose.

Jeudi 24 Septembre 2015, 18:59 GMT+2 | Retour au début

Das Qualität dit

Désolé pas le temps, je pars marcher dans les Pouilles; à mon retour peut être, si vous êtes sage!

Jeudi 24 Septembre 2015, 21:28 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Les Pouilles : un endroit rêvé pour une saine retraite !

Vendredi 25 Septembre 2015, 05:59 GMT+2 | Retour au début

Legoffe dit

Ah!! Lecce les pouilles sans calabre!

Jeudi 1 Octobre 2015, 17:22 GMT+2 | Retour au début