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Du vin en général, de la gastronomie souvent, et du reste si nécessaire. Mais toujours dans le respect d'autrui. L'abus d'alcool est dangereux pour la santé : consommez avec modération.

Michel Bettane évoque un problème potentiellement majeur

Dimanche 13 Septembre 2015, 18:40 GMT+2Par GjeCet article a été lu 3095 fois

Il n'y a pas beaucoup d'écrivains du vin ayant une hauteur de vues allant bien au-delà des habituelles biz-biz de la profession ou des regards énamourés vers des nombrils qu'ils estiment nettement sous-évalués.

On oubliera aussi celui qui croit être d'une race supérieure en n'évoquant dans son blog que des haines vaines, distribuant à qui veux-tu un vitriol rance et médiocre alors même qu'un seul adjectif peut le résumer : insignifiant. Un rase-bitume.

Ceci dit, en dehors de la France, dans le monde anglo-saxon, il existe des plumes également capables d'écrire sur des sujets actuels sensibles avec un argumentaire solide et précis. Oliv les cite très régulièrement sur le forum LPV. Un travail qui mérite éloges et cie. Section "Revue de Presse" (ICI)

jiô

Toutes nos excuses, Monsieur Gay Lussac pour le simplet qui couvre un anonymat pleurnichard par votre nom mal écrit.

© Grosse Bertha

Billet de Michel Bettane en ligne ci-dessous : anglais d'abord puis en français.

Revenons donc à Michel Bettane, chacun sachant ici que c'est un ami personnel depuis des lustres et que ses multiples facettes sont toujours prises en compte, à commencer par le portrait écrit en mai 2009 (ICI).

Editorialiste dans la superbe revue tenue de main de maître par notre ami écossais Neil Beckett, THE WORLD OF FINE WINE, dans le dernier numéro qui vient de sortir, le n° 49, Michel Bettane évoque une question qui a déjà été traitée, c'est un fait, sur le forum français du vin :

à savoir la croissante dictature du goût que veulent imposer aux amateurs que nous sommes quelques producteurs avant tout soucieux, les malins, d'éviter la critique et ainsi de consolider une politique de prix pas nécessairement en phase avec la qualité de leurs vins, surtout quand on les compare aux crus voisins.

Un grand merci à Neil Beckett et à Michel Bettane qui me permettent ici de reproduire in extenso cet éditorial, d'abord en anglais tel qu'il a été publié dans cette revue qui occupe la première place sur le podium des revues du vin.

Question de respect pour TWFW et histoire de faire travailler vos neurones dédiés à la langue de sieur Winston Churchill.

Version française : en suivant :-)

© THE WORLD OF FINE WINE

The World of Fine Wine 49 (September 2015)

Michel Bettane Column

Translated by Florence Brutton

We live in an age of fundamentalism and self-discovery. A product of its time, like wine, cannot escape this trend-nor, indeed, can the winemakers themselves.

When I first started out as a wine writer, the French wine industry was a strictly regional affair. Over the years, it has been my privilege to see it change-to watch it move into the global arena and to compete at international level. In that time, I have seen Bordeaux winemakers visit Burgundy then return home with new ideas (very rarely the other way around). I have seen Champagne houses grudgingly agree to the scoring of their wines and, at least in principle, to the comparative tasting of different styles of Champagne. I have even seen brothers visit each other's cellars-something that their fathers and uncles stopped doing a long time ago.

Return of parochialism

But recent years have brought a change. What we are seeing today is the return of parochialism and unbridled self-interest. It all started with top producers whose wines sell easily all around the world, regardless of price. These are often people who proclaim their superiority over others and therefore have the most to lose from blind tastings-where reputation counts for nothing.  Examples include the top Médoc estates and some of the superstars in Burgundy, Champagne, the Rhône, and the Languedoc. Most Loire and Alsace producers remain more competitively minded, and long may it remain so. But the others will do anything they can to justify their refusal to participate in comparative tastings.

One excuse is that it's more honest to withhold samples of wines that might not match up to the real thing. Are we to take it, then, that everyone else cheats and that they would, too, given half a chance? These are wines, remember, that have priced themselves beyond the reach of independent (and therefore impoverished) wine critics, not to mention your ordinary reader. In any case, a moment's thought will tell you that while a great wine may be worth twice or three times the price of its lower-rated neighbor, it is surely not worth ten times as much.

There is, of course, the option to taste these wines on their home ground. Perish the thought that your judgment might be influenced by the historic splendor of your surroundings or the opinions of your charismatic host. No one can tell you better than he can what makes his wine so superior (that is to say, superior to all of its neighbors). Of course, none of this cuts any ice with an old hand at wine tasting-but it might do with a youngster.

Actually, tasting the wines on their home ground isn't always an option-or at least, not for a journalist (old hand or not) who happens to have said a bit too much or rated the wine a bit too low. Banning journalists occurs with depressing regularity in second-league wine-producing countries, and now France is equally guilty here-but selectively, of course, because they would never dare to ban an American or Chinese critic.

Dictating the terms

More serious still, too many leading producers now take the ideological position that a proper appreciation of their wine depends on a detailed understanding of the philosophy behind it-conveyed in their own well-rehearsed words, needless to say.

Remember the way in which conceptual artists tried to teach us their version of aesthetic appreciation? Now, alas, we have wine growers who believe they have the same right to dictate our appreciation of their art. What matters most to them are "perfect scores," reserve prices at auction, and the accolades of the press and other obsequious middlemen who are stumbling along the same tortured path. Are these really the things that should give us our opinion of wine? Surely not.

CHACUN POUR SOI

© Michel Bettane

L'ère est au fondamentalisme et au repli sur soi. Le vin n'échappe jamais à son époque, les vignerons non plus. J'ai eu la chance depuis les débuts de ma carrière de journaliste du vin, jusqu'il y a peu, de voir un univers figé dans ses régionalismes s'ouvrir au monde et à la concurrence. J'ai vu des bordelais visiter la Bourgogne et revenir chez eux avec des idées nouvelles (l'inverse étant moins fréquent). J'ai vu les maisons de Champagne accepter, non sans renâcler au début, la notation de leurs vins et même le principe de dégustation comparative. J'ai  même vu des frères descendre chacun dans la cave de l'autre, ce que n'avaient plus fait depuis belle lurette leurs pères et leurs oncles.

Mais les temps changent et le naturel (entendez l'égoïsme sacré) revient au galop. Le phénomène a commencé par les producteurs les plus fameux, ceux qui vendent le plus facilement et le plus cher dans le monde. Ceux qui donc ont le plus à perdre dans des dégustations comparatives à l'aveugle où leur (auto proclamée) aveuglante supériorité pourrait  être battue en brèche. Entendez les premiers crus du Médoc, quelques super- stars de Bourgogne, de Champagne, du Rhône ou du Languedoc. Heureusement, dans la Loire ou l'Alsace, on reste pour le moment plus sportif et on accepte la confrontation.

Toutes les justifications sont employées pour justifier le refus de procéder à des dégustations comparatives. Par exemple c'est plus honnête de ne pas envoyer d'échantillons qui ne correspondraient pas vraiment à ce qui est livré au public. Est-ce à dire que les autres trichent sur les échantillons ou même que la tentation de tricher pourrait exister aussi chez eux ?  Evidemment le prix des bouteilles dans le commerce interdit à la presse indépendante, pauvre par définition, de les acheter et de toute façon le lecteur de base n'en n'a pas non plus les moyens. Ou s'il les a et qu'il fait marcher sa matière grise il veut bien dépenser le double ou le triple pour un cru vraiment prestigieux mais pas dix fois la somme du cru voisin qui n'a pas eu la chance d'être premier de sa classe.

Mais bon, on accepte quand même les dégustations et les visites sur place, sans évoquer (cela va de soi) la moindre volonté d'influencer  le visiteur par le faste des lieux, ou plus insidieusement par le respect naturel qu'ils inspirent en raison de  leur histoire et leur prestige. N'oublions pas non plus les fortes personnalités qui les ont en charge et qui savent parfaitement vous expliquer pourquoi leur vin est incomparable, entendez incomparablement meilleur que celui de tous les voisins. Il est vrai que les vieux routiers de la dégustation depuis longtemps ne sont plus sensibles à ces gâteries mais les jeunes ?

Mais il arrive hélas, et  moins épisodiquement qu'on ne le voudrait,  que le journaliste, vieux ou jeune routier, soit interdit de cave parce qu'il a écrit un jour un petit mot de trop ou mis un demi-point de moins. Surtout dans les pays de seconde zone (France comprise). On ne ferait pas de même avec un américain ou un chinois !

Plus grave encore beaucoup de producteurs de qualité placent leur idéalisme dans le mauvais réflexe de considérer qu'on ne peut apprécier à leur juste valeur leur produit si on ne connait pas, expliqués naturellement par eux, l'alpha et l'omega de leur « philosophie ». Les artistes à concept avaient commencé à nous tourner la tête avec les modes d'emploi du plaisir. Les vignerons  qui se prennent de plus en plus pour  des artistes, tout tourneboulés par leurs « notes parfaites », leur cours aux enchères ou les compliments à rallonge  et les courbettes des parasites du milieu, empruntent désormais les mêmes tortueux chemins.

Mon commentaire : c'est du lourd :-)

 

Relativité du temps

kjb

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Cet article a été commenté 93 fois | Ajouter un commentaire | Revenir en haut | Aller en bas

« goût personnel » est un oxymore : le goût n’a rien de personnel. Il se forge à l’aune d’un habitus.

Entendre Monsieur Lurton clamer « à Sauternes il y a Yquem et les autres » repris en cœur par toute la troupe réunie est un des aspects qui est en mesure de « dresser » le goût de quiconque pourvu qu’on ait quelques intérêt à appartenir à ce groupe (par intérêt, j’entends avant tout désir ostentatoire, mais pas que).

Certains producteurs sont en effet promoteurs d’un certain style qu’ils érigent en must et il se trouve une tribu d’aficionados pour les croire.

Mais quand ce ne sont pas des producteurs, ce sont les critiques qui s’en chargent ou qui s’en sont chargé. Plus que n’importe quel groupe, c’est bien la critique qui a le plus influencé l’évolution des goûts : que tel critique soit plus charismatique que d’autres et son avis prévaut. On a bien vu comment des producteurs ont changé le style de leur vin pour plaire à certains ou certaines.

Alors je ne comprends pas très bien de quoi se plaint Michel Bettane : qu’on lui reprenne des prérogatives ? Pensait-il qu’il avait l’apanage du bon goût ?

La confrontation à l’aveugle reste la meilleure façon d’étalonner, là-dessus on est d’accord et introduire d’autres critères à la lumière d’une pseudo histoire, d’une tradition ou d’un style pour expliquer certaines défaillances ne sert qu’à éclairer sur les failles des dégustateurs qui en ont l’esprit tourné.

Lundi 14 Septembre 2015, 08:46 GMT+2 | Retour au début

Suite

En ce sens, je trouve le texte de Michel Bettane courageux. Mais alors que l’ensemble de la critique refuse de se plier à certaines règles imposées par quelques grands noms et sans doute les choses avanceront.

Lundi 14 Septembre 2015, 08:47 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Merci de ce commentaire. J'attends ce jour la version française, cad le texte initial de Michel Bettane, afin que chaque lecteur ici qui n'a pas une connaissance suffisante de l'anglais, puisse comprendre exactement le sens de ce billet.

Il y a effectivement matière à discussion et je suis d'autant plus intéressé à ce sujet qu'il va certainement s'intégrer, d'une façon ou d'une autre, à notre thème majeur de la "communication digitale", lors du VDEWS.

Lundi 14 Septembre 2015, 09:02 GMT+2 | Retour au début

Le Goffe dit
Mauss répond

Merci Monsieur Le Goffe. C'est un ami africain - qui a une qualité de son français à me rendre honteux - , vendangeur à Château Margaux et vendeur de journaux le dimanche matin, qui m'a offert cet arbre fascinant. Le plus ancien sur cette planète et qui a connu les dinosaures ! Il paraît qu'il y a des mâles et des femelles sans qu'on puisse le dire avant un certain temps.
Bref : un beau sujet de réflexion sur le temps et l'espace… alors qu'à Villa d'Este on aura un Prix Nobel de Physique 2011, Brian Schmidt, qui discutera avec Etienne Klein sur la fusion des théories de l'infiniment grand et de l'infiniment petit.

On va voir qui est capable de suivre leurs discours après 5 minutes : pas sûr qu'il y ait beaucoup de monde, mais c'est tellement beau à entendre de telles pointures !

Bon : revenons au sujet du jour.

Lundi 14 Septembre 2015, 11:06 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

SUJET DU JOUR :

S'il est évident pour tous qu'à table, l'opinion qu'on peut avoir, émettre sur un vin, dépend non seulement de son contenu, mais aussi de la connaissance qu'on peut avoir de l'étiquette, de son histoire, de son prestige, de son temps à s'exprimer, il est tout aussi évident que dans notre monde de la communication cette appréciation basée sur l'étiquette peut prendre des proportions excessives.

Chacun sait que c'est ce constat qui a été à l'origine du Grand Jury Européen (GJE) créé en 1996 et auquel Michel Bettane, comme Philippe Bourguignon, Poussier, Perrin, Payne, Burtschy, et une bonne vingtaine de belles pointures de la dégustation ont participé avec une remarquable régularité.

Pas sots pour un sou, ces dégustateurs savent également qu'un point de vue complet sur un vin doit aller au-delà d'une opinion sur le seul jus, et doit intégrer, pour le commentaire final, l'histoire et la culture du cru… sans donner à cet aspect un poids démesuré.

Maintenant, et là le papier de Michel Bettane prend toute sa dimension, il faut vigoureusement dénoncer ces producteurs qui se targuent de donner le "la" sous peine de bannissement.

La solution qu'on avait au GJE : la chance folle d'avoir trouvé de généreux sponsors italiens, du domaine du textile, qui nous ont financés pendant des années.

On ne leur dira jamais assez merci pour cette générosité ainsi que celle de British Airways qui nous a gâté comme dieu pas permis.

Lundi 14 Septembre 2015, 11:17 GMT+2 | Retour au début

Bébert dit

"Maintenant, et là le papier de Michel Bettane prend toute sa dimension, il faut vigoureusement dénoncer ces producteurs qui se targuent de donner le "la" sous peine de bannissement."

en donnant une liste exhaustive de noms, ça serait un premier pas dans la bonne direction. tout le reste n'est qu'un discours vain, un peu comme ces politiques qui savent tout en privé et rien en public!
Chiche: on attend

Lundi 14 Septembre 2015, 11:25 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Commencez, Bébert, par écrire avec votre vrai nom.

Et ensuite je donnerai une réponse à votre question.

Merci !

Lundi 14 Septembre 2015, 11:33 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

… mais comme je suis bon prince, voilà déjà un élément de réponse :

gje.mabulle.com/index.php...

… un billet qui rentre à plein dans le commentaire de Michel Bettane : pourquoi le Guide Hachette a deux poids/deux mesures pour son Guide annuel ?

Je n'ai jamais eu de réponse malgré mes multiples courriels envoyés à cette noble institution.

Lisez attentivement, Monsieur Bébert, ce qui a été écrit ainsi l'an dernier, et vous verrez que nous ne sommes pas des c....... m.....

Lundi 14 Septembre 2015, 11:49 GMT+2 | Retour au début

Ton commentaire, François, après l'ajout du texte original (à mon avis lus explicite que la version anglaise, moins lisse aussi) : c'est du lourd.
Pourquoi ? parce que c'est Michel Bettane qui le dit ?
ça fait un moment que la colère gronde sur face à ce système.
La vraie question reste quand même que ce système établi est largement promu par l'ensemble de la critique qui s'évertue "à jouer le jeu", jeu imposé.
De l'aveu de M Bettane même, aucun guide ne saurait se passer des superstars.
Alors, courageux, oui. Mais ce serait bien que ce courage soit suivi des faits.

Lundi 14 Septembre 2015, 13:22 GMT+2 | Retour au début

C'est bien ce que je disais une discussion pour happy few, du genre "retenez moi ou je fais un malheur" mais qui n'est compris que par pérez, oliv, et quelques autres! on a compris depuis belle heurette qu'aucun nom ne serait jamais cité! sous aucun prétexte! en vertu du principe de précaution!bon reste un sursaut possible: bizeul ou pousson

Lundi 14 Septembre 2015, 13:31 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Votre commentaire, Monsieur, ne mérite même pas une réponse. Il est insignifiant eu égard à ce qui a été écrit au-dessus, notamment sur ce qu'a fait Hachette.

Je ne réponds plus aux anonymes de votre acabit. ET si Bizeul a le temps de lire ici, vous verrez ce qu'il dira, le cas échéant.

Lundi 14 Septembre 2015, 15:34 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Jérôme :

C'est du lourd , que ce soit écrit par Bettane ou un autre. En l'occurrence, c'est du Bettane.

On ne va surtout pas ré-entrer dans de vaines discussions de personnes. En dehors du noir et blanc, il y a le gris.

Il s'agit plus ici de discuter sur cette nouvelle tendance de vignerons qui, une fois placés en haut de l'affiche grâce à la critique, et afin d'éviter d'éventuels futurs baisses de scores, prennent cette habitude soit de trouver mille excuses pour ne plus les voir à la propriété, soit demandent un achat des vins, chacun sachant que ces revues n'en ont pas le budget.

Plutôt que de glisser donc vers des discussions inutiles, ce serait plus sympa de reconnaître à quel point, ces grands critiques, ont eu les couilles pour venir au GJE et dirent, comme le montrent plusieurs vidéos, leur opinion sans langue de bois.

SVP : qu'on cherche, moi en premier, de ne pas oublier notre poutre devant la paille de l'autre.

Merci pour eux.

Lundi 14 Septembre 2015, 15:42 GMT+2 | Retour au début

Hervé Bizeul dit

Amusant. Toujours la paille dans l'œil du vigneron, jamais la poutre dans l'œil du journaliste, qui bien, sûr est parfait et dont le comportement ne souffre aucune critique.

C'est si facile... Quand on voit ce que donne en plus une VRAI dégustation aveugle dans cette magnifique revue, on comprend bien pourquoi certains vignerons ont plaisir à envoyer des vins quand le jeu est honnête, moins quand les dès sont pipés....

Bon, de toute façon, il n'y a pire sourd que... donc, inutile d'argumenter.

On peut remplacer "quand les poules auront des dents" par 'quand la DRC sera goutée à l'aveugle"...

Et puis cette habitude de traiter les vignerons comme des élèves insupportables qui ne veulent pas mettre leur uniforme, on se croirait dans une mauvaise télé réalité de M6, "le pensionnat de Michel B.". Mieux vaut en rire.

Lundi 14 Septembre 2015, 15:46 GMT+2 | Retour au début

Bébert dit

Vous voyez qu'il ne faut jamais désespérer de Bizeul, journaliste puis vigneron, lui connait la poloche comme on dit!

Lundi 14 Septembre 2015, 15:55 GMT+2 | Retour au début

Oui, tu as raison. Que ce soit dit par Michel Bettane, ça aura peut-être plus d'impact. Mais c'est dit quand même à l'étranger pour un public où son influence est quand même minime. ça serait bien en France, crié haut et fort.

Pas de conflit de personne, je pense exactement la même chose que ce qu'il a écrit.

Je dis juste que la honte des premiers qui ne se mélangent pas à la plèbe, la honte des échantillons préparés, la honte des mascarades des primeurs, la honte des stars qui refusent que leur vin soit comparé, ça fait un moment qu'il en est question.

Ce n'était jusqu'à présent pas le cheval de bataille de M Bettane, même s'il est vrai qu'il avait déjà eu une ou deux poussées d’exéma sur certains de ces points : si ça le devient, tant mieux. S'il refuse de se plier au dictat des stars, c'est formidable. C'est la seule façon de bousculer un peu les choses et de les faire évoluer : mais en a-t-il les moyens ?

Lundi 14 Septembre 2015, 16:01 GMT+2 | Retour au début

Hervé,

Comme le rappelle Cesare Pavese dans le métier de vivre : "les leçons ne se donnent pas, elles se prennent !"

Pour avoir un peu suivi le débat avec De Moor sur B&D, je me dis qu'un grave manque de concertation affecte parfois les 2 parties.
Il en est souvent ainsi quand on oublie de s'efforcer d'utiliser les bons outils d'analyse pour aborder une réalité complexe (d'où d'immenses dégâts en politique).

Lundi 14 Septembre 2015, 16:03 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

@ Jérôme :

Merci de tes nuances et merci de ne jamais oublier que Bettane, qui a eu des pressions pas possibles pour quitter le GJE, est resté avec nous du début à la fin.

Ne pas oublier aussi que c'est lui qui a exigé des dégustations à l'aveugle pour les primeurs et que l'UGCB a dû obtempérer.

Il n'est pas un dieu quelconque avec un super pouvoir, mais moralement, avant que lui soit sur le siège du coupable, il y en a des tonnes qui doivent y passer avant lui. Et ce Monsieur Bébert, couvert derrière son misérable anonymat, va encore demander des noms, juste histoire de baver sur X ou Y.

@ Hervé : tu as lu mon courriel : aucun problème à ce qu'à l'occasion, tu fasses un billet qui sera mis ici en ligne in extenso, sans censure.

Lundi 14 Septembre 2015, 16:16 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

@ Jérôme :

Evitons aussi de penser que Michel serait capable de dire le fond de sa pensée dans des revues étrangères alors qu'il ne le ferait pas en France. Si c'était le cas, bien évidemment qu'il ne m'aurait pas donné le droit de reproduire son article, sur lequel, comme tout journaliste, il a le © final.

Et TWFW est lu dans bien plus d'endroits décisionnels que la RVF ou autre : je parle ici à l'international.

En fait, tout cette discussion sera vaine et non avenue dès qu'on retrouvera des Mécènes qui offriront à un Grand Jury, appliquant avec rigueur notre protocole toujours d'actualité, ces grands flacons coûteux … et là, les propriétaires n'auront qu'à croiser les doigts !

@ Hervé : j'ai oublié de te dire : oui, on a dégusté à l'aveugle le La Tâche de la DRC lors d'une session du GJE, et oui, Michel l'a reconnu immédiatement. Comme quoi, tu vois, il y a des aveugles qui peuvent être délicates à gérer :-)

Et Kevin Shin, qui te reconnaît pratiquement chacun des 8 de Bordeaux : je fais quoi ? Je l'emmène au poste ? On le bannit ? Car, en reconnaissant les vins, qui sait s'il ne leur met pas alors une note "spéciale" ?

Et hop : un argument de plus pour des dégustations collectives plus qu'individuelles.

Décidément : je prêche sacrément pour ma paroisse : on a le droit de me faire la moue.

Lundi 14 Septembre 2015, 16:26 GMT+2 | Retour au début

Hervé Bizeul dit

Le problème des vignerons est simple : quand ils savent que s'ils gagnent une dégustation aveugle collective et qu'ensuite, le résultat est "pondéré" par Dieu le père pour ne pas froisser la hiérarchie en place, il ne présente plus.

Quand l'ascenceur est en panne, on se passe de lui et on prend l'escalier, ce qu'internet permet, désomais, ouh le vilain ! Ouh les vilains "avis consomateur" qui condtionnent tous nos achats !


Quand on vois, en vidéo, la fine fleur de la presse française déclarer des crus vainqueurs à plusieurs reprise dans les GJE et qu'on voit ensuite qu'ils stagnent péniblement à 3 BD, on se dit: on est en Inde, c'est pas possible... CF Haut Condissas, ou mieux, Reignac, dont le vidéos sont en ligne, sur leur site (heureusement, pas tout, parce que sinon ce serait le Pinder...)

Alors se poser après des questions pourquoi on ne présente plus, nous les vignerons, c'est fort de café. Parce que c'est pas vraiment truqué mais.. Immuable. La Conti sera toujours la Conti, Latour toujours Latour, Krug toujours Krug, etc, surtout quand...on ne les compare pas, ne mélangeant pas les torchons et les serviettes. Le pire, c'est que c'est tout aussi mauvais pour eux parce que tout le monde sait bien que ce n'est pas crédible et que donc même si leur victoire est méritée, ce qui est souvent le cas, et bien le doute est là. Alors qu'un avis sur LPV ou ailleurs, c'est peut-être maladroit, naïf, partisan mais c'est honnête, sincère. Et que les déceptions sont publiques.

Lundi 14 Septembre 2015, 16:33 GMT+2 | Retour au début

Hervé Bizeul dit

Encore heureux que MB trouve une fois sur mille un cru à l'aveugle (enfin, dans une série de pinot noir, j'imagine), sinon, franchement, de quoi aurait-il l'air...

Quand on met en face ce qu'il ne reconnait pas, il n'y a pas de quoi se vanter, on s'en fou d'ailleurs. On demande juste que ce jour là, ici et maintenant, il dise : voilà ce que j'ai préféré, sans tenir compte du classement de 1855, ce qui, quand même, porte à rire... (je sais on y touche pas et on va baiser des pieds pendant Vinexpo ou se faire baiser l'anneau pontifical). Ne cherchez pas il n'y a pas de contrepèteries ;-)

Bref, on fait ce qu'on veut parce qu'il faut tous manger. De là à déblatérer sur les méchants vignerons qui ne respectent pas les journalistes comme à l'époque de l'ORTF, faudrait voir à comprendre que le monde a changé.

Et si certains vignerons avaient un peu plus de couilles et racontaient plus haut ce qu'ils disent plus bas, ça me ferait des vacances parce que j'en ai marre de prendre des coups...
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Lundi 14 Septembre 2015, 16:40 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Là encore, Hervé, c'est un peu le combat de Sancho.

Là encore un point discuté en long et en large sur ce blog : jusqu'à quel point doit-on accepter qu'une note sur un jus soit modifiée en + ou en - en fonction de "l'image" de ce cru, de son histoire, de sa réputation, de son classement.

N'est ce pas toi qui a écrit ici, si tu venais chez moi, que tu préférerez à table un mauvais Latour à un bon Rollan de By ? Ou quelque chose d'équivalent ?

Le seul cru, effectivement, qui a pu réellement progresser via le GJE, c'est Sociando-Mallet.

On n'oubliera pas non plus à quel point nos notes sur Pavie ont permis à Parker de sauver la face vis à vis de Jancis Robinson. mais bon : les gens ont la mémoire courte.

Quand tu vas chez Krug, il y a là une dame d'une beauté rare qui commence à te dire : Krug commence là où les autres s'arrêtent ! Si c'est pas géant comme phrase osée… mais chacun l'écoute, rectifie sa cravate, regarde si ses chaussures sont cirées et suit doctement la dame qui a tout gagné dès le début de la visite !

On vit dans un drôle de monde ,non ?

Mine de rien, vous, lecteurs citadins et quasi fonctionnaires : allez lire le travail des vendanges chez Bizeul : on en apprend beaucoup sur les levures et autres !!

ICI :

www.closdesfees.com/blogs...

Lundi 14 Septembre 2015, 16:43 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

@ Hervé :

Bon, nos commentaires se croisent à l'aveugle !

On comprend parfaitement cette rancoeur de ces petites injustices si familières !

La plus grande leçon reçue au GJE ? La vitesse confondante avec laquelle les gens oublient ce qu'on a fait pour eux.

Einstein pas loin…

Et bien, tu verras : avec l'âge, on en fait plus un fromage. Tu as ta musique, j'ai celle de Bach. Tu as tes amours de Science Fiction, j'ai Asimov.

Et la terre continuera de tourner, là, pas de doute ou d'état d'âme !

:-)

Lundi 14 Septembre 2015, 16:51 GMT+2 | Retour au début

Hervé Bizeul dit

Il n'y a aucune rancœur, mon ami.

On peut parfaitement préférer un mauvais Latour à un excellent Haut-Condissas, et, d'ailleurs, ce fut le cas lors d'un fameux diner B&D...

Chacun fait ce qu'il veut. Et libre aussi à préférer le bon vin, vienne t'il de Marcillac ou des Côtes de la Meuse... Il me semblait que c'était le concept de la dégustation aveugle, etre jugé pour ses qualités, pas sur sa naissance.

A quoi bon taper alors sur ceux qui ne veulent plus participer à des dégustations aveugles qui ne permettent pas aux gagnants de progresser dans la hiérarchie ? Voilà la bonne question. Combien de grands vins "découverts" par MB en quarante ans de dégusation ? Combien d'engagement ? Combien de 5 BD en dehors des icônes de la mode et carré VIP ? Les faits sont là, après, on peu toujours jouer la pleureuse.

Bon, si après, c'est la beauté de la standardiste qui qui fait la qualité du vin, vois tu, ça, le casting au physique plutôt qu'à la compétence, et bien ça me dégoute. Je préfère une personne qui soit passionnée et compétente et quelconque physiquement (comme moi, quoi ;-) plutôt qu'une dinde en escarpins.

Lundi 14 Septembre 2015, 17:42 GMT+2 | Retour au début

Bébert dit

Bref, il nous faudrait un Balzac pour peindre cette comédie humaine!

Lundi 14 Septembre 2015, 18:10 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Pas de problème pour enlever le mot "rancoeur".

Et, in fine, on ne peut pas mettre un pistolet sur la tempe des amateurs pour leur dire de boire les premiers des sessions du GJE, style Haut-Condissas, tant il est vrai que l'esprit de découverte ne domine pas les autres.

Pour mon exemple de Krug :

a : ce n'est pas la standardiste qui recevait mais une personne connaissant parfaitement le monde du champagne et de son élaboration. Mea culpa si j'ai cité le fait qu'en sus de ses compétences, c'était une très belle femme.

b : oui, on peut être intelligent, ouvert à autrui, passionné et beau comme toi !

Tu as donc un double féminin chez Krug :-)

Lundi 14 Septembre 2015, 18:15 GMT+2 | Retour au début

Jean Legendre dit

Pas très éloigné du sujet : les démêlées judiciaires de Jean-Marc Quarin et du château Ducru Beaucaillou

www.quarin.com/UserFiles/...

Lundi 14 Septembre 2015, 18:34 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Je n'étais pas informé de cette histoire qui me paraît bizarre. Est-ce que le résultat de cette dégustation avait été acté officiellement ?

Ou ce qui a été publié dans Terre de Vins ne correspond pas à la réalité de la dégustation évoquée - et là, on peut comprendre l'action en justice - ou rien à redire au résultat et là, on frise le questionnement majeur : qu'est ce qui a piqué à ce point les Borie pour entamer une telle procédure ?

On a oublié mon procès du beaujolais nouveau qui s'est terminé en cassation ?

On est effectivement dans le sujet du jour !

Lundi 14 Septembre 2015, 19:16 GMT+2 | Retour au début

Jean Legendre dit

Bizarre en effet. Mais ce qui est rassurant, c'est de constater qu'on n'aura pas la peau de Michel Bettane ; qui veut celle de Jean-Marc Quarin ?

Quoi qu'il en soit, il est navrant de constater que ces querelles qu'on croyait réservées aux margoulins de tous ordres, gagnent de modestes exploitations agricoles ainsi que ceux qui font leurs affaires d'en gouter les productions.

Lundi 14 Septembre 2015, 20:08 GMT+2 | Retour au début

François
je ne dirai jamais assez combien je suis fan de l'idée du GJE, sa philosophie et la rigueur des protocoles que j'ai éprouvée. Fan jusqu'à cette idée saugrenue de venir casser le beau jouet en faisant cette seconde dégustation étiquette découverte où l'on voit bien le peu d'indépendance y compris des meilleurs dégustateurs (je ne parle pas d'indépendance matérielle, je parle d'indépendance de jugement). J'en ai parlé récemment avec un ami commun dont le vin a disparu totalement du classement après y avoir figuré de façon honorable lors de la session "aveugle".
Ce qui veut bien dire que ce que dénonce M Bettane, la critique dans son ensemble s'y est acculturée puisqu'elle continue à accorder le bénéfice du doute.

Ceci étant dit, je redis une fois encore ma position sur cette remarque de Hervé : ces éminents dégustateurs qui ont éprouvé tes dégustations à l'aveugle et qui ont pu confondre Reignac et Angelus, que n'en ont-ils été les relais depuis les tribunes qui sont les leurs ?
Je ne peux m'empêcher une fois de plus d'y lire un lien tacite quasi inconscient d'acceptation de l'ordre établi sans sourciller alors que tu leur avais offert la capacité de l'audace.

Lundi 14 Septembre 2015, 20:36 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Je ne peux que constater cet état de fait, à savoir une sorte d'omerta qui a suivi nombre de nos dégustations, à l'exception notable de celles où Messieurs Vatelot et Jean Guyon ont pris en main la communication des résultats dans la presse, par une revue éphémère et par des notes envoyées de par le monde aux grands acheteurs.

Il est vrai qu'à titre perso, je n'avais aucun moyen financier pour communiquer sur les résultats de façon significative, en dehors des rapports de session, mais aussi ce n'était pas mon but de générer du business pour les crus du haut du podium.

En défense de mes zozos auxquels je porte toujours autant d'affection, ne jamais oublier, s'il vous plaît, que malgré les pressions subies (il y en a eu bien plus qu'on peut le croire), ils sont restés fidèles en m'offrant leur temps, leurs compétences, leur passion.

Cela ne s'oublie pas.

Lundi 14 Septembre 2015, 20:44 GMT+2 | Retour au début

Merci pour cet aveu.

merci aussi pour cette information que des pressions existent.

C'est dommage qu'elles n'aient pas été dénoncées.
Finalement, cette réaction de M Bettane, c'est de la broutille à côté des révélations qu'il pourrait faire, hein !

On parle bien de journalisme et de journalistes ? sûr ?

Lundi 14 Septembre 2015, 21:31 GMT+2 | Retour au début

Sebastien dit

"@ Hervé : j'ai oublié de te dire : oui, on a dégusté à l'aveugle le La Tâche de la DRC lors d'une session du GJE, et oui, Michel l'a reconnu immédiatement. Comme quoi, tu vois, il y a des aveugles qui peuvent être délicates à gérer"

Mauss, Quelles informations aviez-vous donné à vos dégustateurs?

Mauss encore, vous parlez de vignerons sans les citer, soit, on peut le comprendre. Vous évoquez mystérieusement par deux fois ( de mes yeux vus )un blog ayant apparemment peu de manières ( enfin peu de bonnes) et prenez à partie vos lecteurs. De quel blog s’agit-il?

Effectivement merci pour cet aveu emprunt d’un certain dépit. On peut tout à fait imaginer, ceci n’est qu’une hypothèse fictionnelle, qu’un groupement de grands vins de l’ouest französischien mette une telle pression que tous critiques qui désirent ne pas se réorienter professionnellement ( prof de français ou autre ) se doivent de noter haut, très haut, sauf millésime tampon(20103).

Mardi 15 Septembre 2015, 00:18 GMT+2 | Retour au début

étonnant ces anonymes qui demandent des noms.

Mardi 15 Septembre 2015, 08:58 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Merci Jérôme : j'allais dire la même chose avec d'autres mots

:-)

@ Sébastien : c'était la session à Garlenda. Autant que je me souvienne, mes zozos savaient seulement qu'il s'agissait de pinots noirs du monde entier, et probablement que j'avais dû dire aussi le millésime. Pas sûr.

Pour le reste de vos questions, lisez le commentaire de Jérôme.

Mardi 15 Septembre 2015, 09:17 GMT+2 | Retour au début

Sebastien dit

Mauss: merci

Mauss2: Il faut arrêter un moment avec la chasse aux sorcières anonymes. Vous comprendrez aisément qu’il y a une grosse différence entre la discrétion du contributeur qui apportent son temps, sa passion, ses questions et des domaines et blogs cités ( enfin non justement) dans le cadre d’un sujet écrit par la rédaction du média. Les sessions du gje que je sache préservent l’anonymat des participants sur certains points de détails, qui n’en sont d’ailleurs pas pour moi, mais je comprends le probleme de transparence. Il me parait normal qu’en lisant vos lignes a plusieurs reprise sur ce blogs malfamé, sans lire les raisons de ce courroux, je vous demande plus amples explications. Par ailleurs, savoir qui je suis me parait superficiel pour tous des lors que je ne suis pas professionnel du vin. J’ajoute que l’anonymat permet de se protéger de certains "fou du web" prêt a dénoncer, manipuler les propos et in fine créer la rumeur et de soulever parfois quelques sujets encombrants. Un jour, on se croisera entre amis Mauss, le réel vois apportera mon identite avec plaisir, le virtuel non...je le redoute comme la peste et pourrais etre plus que féroce a l’égard des malveillants.

Mardi 15 Septembre 2015, 14:20 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

@ Sebastien

Etonnant cette supplique dont on ne comprend pas vraiment l'intérêt.

On va conclure en vous disant simplement que celui que je vilipende a très certainement pris connaissance de mon courroux et que cela s'arrête donc là.

Je ne me sens strictement aucun devoir à aller plus loin. Point final.

Mardi 15 Septembre 2015, 15:59 GMT+2 | Retour au début

Hervé Bizeul dit

C'est tellement vu et revue ce genre de discours.... Le troll se fait éjecter, il revient, fait une tirade moralisatrice et recommence, en tentant de changer de style ou même de débatre avec un autre anonyme qui n'est d'autre que lui même.

Ces trucs sont épuisants et fond perdre du temps.

il a qu'à te donner son identité en mail privé, à toi de garantir alors son existence et en même temps que que tu ne la dévoilera pas et au moins, on pourra discuter. Et voilà...

Sinon, qui se cache derrière, hein...

Mardi 15 Septembre 2015, 17:34 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Merci Hervé, car tu n'es pas le seul à m'implorer de systématiquement couper tous les anonymes qui ne cherchent ici qu'à exister façon presse people bas de gamme.

Je crois que je vais m'y mettre.

Mardi 15 Septembre 2015, 17:40 GMT+2 | Retour au début

Bettane dit

L'avantage d'avoir un certain âge et un peu de recul c'est bien de ne pas être dupe de la comédie humaine. Dont certains épisodes se jouent aussi chez des producteurs aigris,et jaloux de tout regard critique qui ne leur convient pas, ou chez de petits chefs du net tout aussi aigris et avides de reconnaissance autre que celle du cercle des leurs admirateurs, à commencer par celle des grands producteurs sur lesquels ils déblatèrent à longueur d'existence.Facile de casser du sucre sur un système dont ils font aussi partie et de s'imaginer que les crus institutionnels seront toujours mieux notés par les journalistes (qui ont bon dos!), quand ont voit tous les communautarismes surnoter les vins de leur secte préférée!Et enfin ne pas aimer et admirer Yquem n'est pas signe de liberté de pensée mais d'un coeur sec et étranger au bon et au beau.

Mardi 15 Septembre 2015, 17:40 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Rectification : je m'y mets.

Désolés, anonymes divers et variés si vous estimez que ma coupe a été sévère.

Revenez en nom propre.

Merci !

Mardi 15 Septembre 2015, 17:41 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Dans son langage lapidaire qui nous est désormais familier sur ce blog, Michel Bettane nous dit finalement des choses sensées.

Là où les blogs incitent à s'exprimer davantage en noir ou blanc, on a ici des nuances de gris pour qui prend le temps de bien lire et surtout de bien se souvenir d'autres écrits mis ici en ligne.

Ainsi, il est normal qu'Hervé s'exprime comme vigneron qui peut avoir un sentiment aigu de la difficulté à se faire connaître à sa juste valeur à partir d'une région qui n'est pas pauillac ou margaux alors que Bettane s'exprime avec sa longue expérience du métier de communicant du vin, en se souvenant toujours, vu son expérience, des pièges si nombreux qui peuplent le chemin du critique.

Bref : je demande à chacun "qu'en toutes choses, il faut mesure garder" comme disait le poète.

Mardi 15 Septembre 2015, 17:53 GMT+2 | Retour au début

Je n'ai pas dit que je n'aimais pas Yquem, j'ai dit que le discours de monsieur Lurton "il y a Yquem et les autres" me fatigue, me gêne et m'agace. Mais en même temps, c'est bien révélateur de tout un système.
Mais j'aime beaucoup : il y a des millésimes admirables, d'autres moins et finalement rien que du vin. Il n'y a rien de pire que la sacralisation.
La sacralisation est vecteur de ce que Michel Bettane condamne dans le texte qui a initié ce débat.

J'exprime également l'idée qu'une large part de responsabilité de cette sacralisation de certains crus appartient au monde de la critique qui a accepté de participer à l'édifice : que maintenant ce monde s'en plaigne, c'est assez remarquable.

Mardi 15 Septembre 2015, 20:46 GMT+2 | Retour au début

Stéphane Hubert dit

Bonjour

Je trouve qu'il y a un certain paradoxe dans ce débat: bien que j'ignore de quels vignerons MB parle, je suppose qu'il s'agit de quelques Bordelais et Bourguignons dont les vins sont devenus des produits de luxe (tant en terme de prix que de stratégie marketing et communication...) désormais destinés à une clientèle spécifique.
Le paradoxe selon moi, c'est que cette clientèle spécifique est probablement absente du lectorat des journalistes et critiques et insensible à ce qu'ils pourraient en dire.

Aussi, est il aujourd'hui utile (en terme de coeur de cible des journalistes et critiques) de commenter le dernier millésime d'un Pétrus ou d'une Romanée Conti?
De mon point de vue (je l'admets très subjectif), c'est un peu Le Journal du Dimanche et la vie des têtes couronnées.

Mardi 15 Septembre 2015, 20:54 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Attention Jérôme ! Ne jamais oublier le libre arbitre de chacun et l'esprit critique qu'il doit garder en lisant Libération ou le Figaro.

Avant de dire d'un critique "vin" qu'il est responsable d'une sacralisation, faut-il d'abord que j'accepte même l'idée de sacralisation du vin.

On inverse trop vite les choses. Nous ne sommes pas des machines à avaler tout bêtement ce qu'on nous dit et donc, tu me vois venir : à nous d'abord de nous frapper la coulpe en mea culpa avant de condamner celui qui donne son opinion et qu'on a le droit d'ingérer ou non.

Et surtout évitons aussi le piège de sous entendre que nous, moi en premier, on sait voir les choses sous les choses alors que les autres sont des benêts pas capable de séparer le bon grain de l'ivraie.
En fait : simplement, et pour un pont audacieux en politique :

Si l'on n'a plus que des politiques "followers" qui naviguent à vue et suivent les sondages et opinions publiques, et s'il n'y a plus de visionnaires comme les Monnet et autres Schumann, c'est bien parce que les votants, nous, on met au pouvoir ces followers. Bref : à nous de nous poser des questions avant de les traiter de minables. Ils ne sont que le reflet de ce que nous votons.

Pour revenir au vin, acceptons une fois pour toutes que les amateurs savent quand même "lire" du Bettane sans que, par derrière,on aille tirer des conclusions qui sont simplement fausses et ne traduisent que nos propres vues sur la chose.

Mardi 15 Septembre 2015, 21:04 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

@ Stéphane Hubert :

J'aime beaucoup votre commentaire, particulièrement juste.

Oui, les riches ne lisent ni Bettane, ni Mauss, ni LPV : ils n'ont pas le temps, tout bêtement et ce sont des secrétaires qui sont chargés d'acheter et donc ils achètent des sécurités, des classements, des références.

Donc, parler de la RC ou de Latour, est-ce bien nécessaire ? Oui car l'amateur de Porsche ou de Ferrari aime lire des choses sur sa passion comme nous on aime lire au sujet de Margaux ou du Musigny de Faiveley.

Oui, il y a un marketing spécial au vin car, prenez le cas de Liber Pater : un simple "graves" qui vaut actuellement, à la propriété, entre € 1.500 et € 3.000 la bouteille. Qui en parle ? Qui l'achète ? Des amateurs qui ont les moyens et une passion pour ce vin et qui n'en font pas tout un pataquès.

Acceptons une fois pour toute la liberté que peut donner l'argent en s'abstenant de traiter d'idiots et de crétins ceux qui paient des biens qui ne sont pas à notre portée. On ne traite pas de neuneu celui qui a une Ferrari : pourquoi le ferait-on pour un zeus qui achète Le Pin ou Petrus ?

Mardi 15 Septembre 2015, 21:15 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

A me relire, c'est un peu salmigondis la façon dont finalement je veux dire des choses simples.

Désolé, mais on aura compris, j'espère, l'essentiel : garder un esprit critique et savoir essayer de comprendre autrui avant de lui tomber dessus.

Mardi 15 Septembre 2015, 21:29 GMT+2 | Retour au début

Jean Marc Bouteau dit

Cher Monsieur Mauss, je vous lis souvent avec plaisir, mais je suis un peu perdu par la manière dont vous répondez à Jérôme Perez. A vous lire, certains vignerons seraient responsables de trop vouloir sacraliser leur vins, ou d'imposer une telle sacralisation aux critiques. En revanche, les critiques ou journalistes qui transmettraient cette sacralisation à leur bon lectorat seraient absous, car c'est le travail du lectorat de contrôler le travail du critique !
J'avoue être persuadé d'avoir mal compris tellement l'argument me semble étrange. Quel rôle de la critique finalement si on ne peut leur faire confiance, sinon aveuglément tout du moins de manière éclairée ? Quels garde-fous contre une critique vendeuse et à la solde d'intérêts commerciaux ? Voilà je crois quelques questions qui méritent mieux qu'un revers de bras.

Mardi 15 Septembre 2015, 23:09 GMT+2 | Retour au début

Stéphane Hubert dit

Cher Monsieur Mauss,

Je ne considère pas que celui qui a les moyens de boire Pétrus et consort soit un crétin.
D'un point de vue relatif, le pourcentage de son revenu consacré à sa passion est sans doute bien plus faible que celui de bon nombre d'amateur de vin aux revenus plus courants.

J'ai le sentiment que l'impossibilité de faire des dégustations objectives de ces crus les plus rares génère plus de frustration chez les critiques que dans la masse de leur lectorat.

Mercredi 16 Septembre 2015, 00:11 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

@ .M. Bouteau :

Bien évidemment mes remarques s'étendent aussi bien au monde des producteurs qu'au monde des critiques.

Essentiellement, ce que je veux dire, est simplement qu'in fine, c'est à l'amateur d'être perspicace, de savoir peser le pour et le contre. On peut faire confiance à l'un et à l'autre, mais cette confiance ne peut être simpliste ou aveugle.

@ S. Hubert :

Voilà deux remarques plus que pertinentes et que je partage. Ceci dit, on peut comprendre la frustration du critique à qui on dit que tel vin est un sommet, mais impossible à acheter vu son prix et qui ne peut donner son avis de dégustateur patenté. Surtout, il lui manque alors une échelle de la qualité et tout le monde sait qu'on apprend par comparaison.

Idem à l'Auto-Journal : les testeurs rêvent tous de pouvoir un jour s'assoir derrière un volant de Ferrari pour vous dire ensuite à quel point les plaisirs et émotions qu'ils ont ressentis sont bien différents (supérieurs ?) à ceux ressentis sur une Mégane.

Mercredi 16 Septembre 2015, 04:11 GMT+2 | Retour au début

Hervé Bizeul dit

Amusant de voir Michel, encore une fois, me traiter d'aigris et jérôme Perez de petit chef du net...

Je ne m'exprime pas ici au sujet du Clos des Fées,qui a été gâté plus que d'autres par la critique, en particulier d'excellentes notes de B&D et d'autres, m'ayant permis, et j'en suis fort reconnaissant, d'émerger.

Tout au plus demandais-je un peu de respect, par exemple celui, avant de me demander d'être jugé par un ancien acheteur de Monoprix, reconverti en journaliste après avoir rendu de nombreux services je l'imagine, de me présenter celui ci ainsi que ces compétences. j'estime avoir droit, comme tous les vignerons, d'un peu de respect et de pédagogie de la part de journalistes que j'estime devoir être au service du vin et non de leurs intérêts personnels, ceux ci ne devant pas être oubliés, bien sûr.

De même, je ne vois pas pourquoi j'irai en dégustation aveugle, ce que j'ai toujours fait, alors qu'elle n'est pas... à l'aveugle et qu'on goûte avec le sourire "les vins de Bizeul" avant tout chose, comme c'est le cas à la RVF par exemple, avant de me juger pour délit de révolte.

Enfin, je ne défend en aucun cas ma gamelle quand je demande, les yeux dans les yeux, pourquoi des vins qui ont gagnés plusieurs grand jury et des dégustations aveugles privées de MB en plus, ont aujourd'hui des notes BIEN INFERIEURES aux perdants.

Voilà pourquoi les vignerons de certains vignerons ne présentent plus, parfois. C'est purement factuel.

Mercredi 16 Septembre 2015, 08:36 GMT+2 | Retour au début

Hervé Bizeul dit

On voit bien que le système est figé, la presse étant dans l'incapacité de créer de nouveaux grands crus en France (et je ne demande pas à en faire partie, cher Michel, si je ne le mérite pas) et ça depuis 30 ans.

Internet le fait, lui, et c'est pour cela qu'il fonctionne, la presse traditionnelle étant incapable de S'ENGAGER fortement sur un cru, ce que fond les marchands d'internet ou les forums.

Je ne milite pas pour la chute de certains, mais pour l'évolution des autres, certains que bien des grands vins en France restent à créer par des hommes décidés

je ne me plains de rien, je n'exige rien, je ne suis jaloux de personne, je trouve que certains Bordeaux devraient être considérés comme des stars aujourd'hui alors qu'ils ne le sont pas et que les guides devraient juger la cuisine, comme Michelin, et pas la beauté glacée des toilettes d'Yquem, à la grand époque du Comte... Yquem que j'aime à la folie, par ailleurs et dont je comprend aujourd'hui toute la difficulté à rester mesuré, ce qui est un autre débat.

Et je vais vinifier un millésime de légende, au fait ;-)

Mercredi 16 Septembre 2015, 08:42 GMT+2 | Retour au début

Jean Aymar dit

Est ce que Bizeul ne serait pas par hasard en train de nous dire que Bettane c'est magouille et compagnie? ou du moins qu'il se pose des questions?

Mercredi 16 Septembre 2015, 08:49 GMT+2 | Retour au début

Hervé Bizeul dit

Enfin, je ne comprend toujours pas, c'est mon côté "radical socialiste des Corbières" pourquoi certains ont "le droit" de ne pas présenter et d'autres pas.

Quand l'équité régnera, il n'y a rien de magouillage ici mais des traditions nobiliaires, et bien tout el monde ira.

Sauf ceux qui, et c'est bien leur droit, trouve qu'être "jugé" et "noté" comme des gamins à l'école et se montrer par la suite leur "bons points" n'est peut-être plus de leur âge. Et que c'est à eux, enfin, de choisir leur "professeur"...

Mercredi 16 Septembre 2015, 11:51 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

S'il m'est permis de mettre un bémol quelque part : la véritable hiérarchie auprès du public qui achète est celle des prix.

Et donc, à l'extrême limite, les vignerons devraient passer au-dessus des classements sauf, bien sûr, s'ils veulent vendre la propriété où là, le classement joue un rôle majeur.

Et je re-cite le cas - extrême, c'est vrai - de Liber Pater, un "simple" grave qui arrive à se vendre largement au-dessus de € 1.000… alors qu'à ma connaissance, il n'est "supporté" par aucun média, bien au contraire. Un peu comme le Chante Cocotte.

Ça calme sur le pouvoir réel de la critique, sur les tous rares qui peuvent éventuellement faire bouger les stocks.

Donc là, on discute un peu sur le sexe des anges et je reviens à mon leit-motiv : in fine, s'il y a des conneries ici ou là, c'est à l'intelligence de l'acheteur que doit revenir la décision finale : l'accepter ou l'éviter.

Mercredi 16 Septembre 2015, 13:23 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

@ Jean Aymar :

S'il vous plaît, Monsieur, ne venez pas prendre la place des trolls dont la seule jouissance est de lancer des joutes à la personne.

Il y a d'autres blogs pour cela.

Merci,

Mercredi 16 Septembre 2015, 13:25 GMT+2 | Retour au début

Je voudrais également rajouter puisque Hervé à parlé des attaques ad hominem dont M Bettane s'est fait le chantre, toujours ciblées et toujours dans les mêmes directions, que je ne suis chef de rien et de personne, tout juste maître de mes pensées et de mes opinions et que ce n'est pas parce que je ne m'inscris pas dans sa droite ligne que je veux lui prendre des parts de notoriété ou pire encore, des parts de marché.
La reconnaissance, je m'en tape comme de ma première chemise : à quoi me servirait-elle d'ailleurs ?

Je vois bien en revanche que sur la question des responsabilités de l'état de fait que dénonce Michel Bettane dans l'article qui a initié cette discussion, à savoir le fait que certains producteurs se croient au dessus de tout et de tous au point qu'ils en refusent d'être comparés loyalement, la réponse est inexistante quant au fait que je l'impute en partie à la critique qui a contribué largement à établir le piédestal.

Là où je le rejoins, c'est sur le rôle de certains réseaux sociaux, dont LPV, à sacraliser aveuglément certains producteurs tout autant. Et je n'y peux rien.
La différence, elle est de taille, c'est que le consommateur, amateur,néo-rédacteur n'a rien à gagner à donner son opinion.

pour le reste, je me garderai bien de donner mon avis : cependant il me semble que les questions posées par Hervé Bizeul sur les dégustations organisées par les différentes publications méritent une réponse argumentée car ce qu'elles suggèrent est assez édifiant.

Mercredi 16 Septembre 2015, 13:47 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Si donc les dégustations des revues sont tronquées ou n'offrent pas les garanties minimales de suivi rigoureux d'un protocole type celui du GJE, alors qu'attendent donc les instances régionales des vignerons pour les organiser eux-mêmes ?

Posez vous la question : pourquoi les CIVB et autres UGCB n'offrent pas aux consommateurs ce service qui leur permettrait de se faire une juste opinion sur le contenu, sur le jus, avant de modifier leurs notes par leur connaissance personnelle du contenant, de l'étiquette ?

On sent bien là la sensibilité des choses. Et quand un Jean Guyon ou un Vatelot organisent chez eux de telles confrontations à l'aveugle, pourquoi cela reste discrètement dans les tiroirs ?

Bon : on voit bien ici que tout cela est un sujet extrêmement délicat.

Et, ce n'est plus étonnant, ce type d'échanges ici devient redondant, Bettane ayant répondu plusieurs fois à Bizeul et celui-ci ayant expliqué aussi plusieurs fois sur ce blog son point de vue sur la chose.

Chciche que cela reviendra à l'occasion.

Mercredi 16 Septembre 2015, 15:14 GMT+2 | Retour au début

Hervé Bizeul dit

François, même si les dégustations se fond à l'aveugle, ce qui est le cas parfois et d'une plus parfaite honnêteté,le journaliste va ensuite "interprété" et "corriger" les résultats : millésime, circonstances, vieillissement, etc. En fait, tu gagnes la course mais, avant la publication des résultats, on change le résultat, je pense pour une bonne cause sans doute, ou avec une bonne intention car le vin, c'est le temps long.

Je parle pour Bordeaux, hein, pas pour moi. Pour moi, par exemple, imagine que je fasse un super Pinot Noir. Ou Brumont, tiens, qui en fait un. D'abord, JAMAIS en France, on ne va comparer les GRANDS pinots de la Bourgogne historique aux nouveaux venus. C'est comme ça. Pourquoi ? On sait pas mais c'est comme ça. C'est le règlement du pensionnat. Et même si la dégustation avait lie et si un Pinot d'ailleurs battait tous les cadors, on "arrangerait" le résultat, parce que les Cisterciens, parce que ça va pas tenir dans le temps, parce que, parce que. C'est comme en Inde, les Brahmanes d'un côté, les intouchables de l'autre.

De toute façon avantage de l'âge ou pas, MB est persuadé qu'il n'y a plus de grands terroirs à découvrir en France et c'est là notre désaccord de fond. J'espère toujours qu'il grandira un jour, mais j'ai désormais peu d'espoir sur sa capacité à s'engager, à prendre des risques, alors qu'aujourd'hui, il en a justement les moyens.

Mercredi 16 Septembre 2015, 17:15 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Vraiment désolé de te contredire totalement Hervé sur un point précis :

Depuis belle lurette, j'explique, bouteilles à l'appui, aux GRANDS bourguignons, les qualités exceptionnelles de superbes pinots noirs allemands et j'ai même emmené avec moi des producteurs allemands à la DRC où leurs vins ont été appréciés.

Au GJE, on a mis ainsi en évidence les pinots noirs de HUBER, WASSMER et autres grands teutons. J'ai même prévu - c'est en cours de livraison - de remercier un Domaine bourguignon faisant partie des dix grands qui m'a rendu un beau service, de magnums de pinots noirs allemands, tellement je suis bluffé par leurs qualités. Et je n'oublie pas Muré au Clos Saint Landelin qui en fait un très bon aussi.

Donc, pour résumer, non seulement aucune peur ou crainte quelconque de représailles bourguignonnes, mais bien au contraire - et Bettane pourra te confirmer ce fait - on a là en Bourgogne des gens ouverts, capables (si, si) de reconnaître les valeurs de ces vins d'outre Rhin.

Donc, on arrange rien de rien : bien au contraire.

Tu vas me dire que c'est une exception, je te l'accorde. mais, à mon âge, et avec ce que je peux attendre des propriétés, crois bien que je me sens libre de tout frein sur mon irrésistible besoin naturel de faire connaître en France ce qui se fait ailleurs.

Et naturellement je ne parle pas ici des GrünerVeltliner autrichiens ou rieslings allemands qui, simplement, sont en haut du haut, tous pays confondus.

Mercredi 16 Septembre 2015, 19:24 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

… maintenant, sur les terroirs, tu as raison : personne en fait ne veut revenir sur ce que les XIXème et XXème siècles ont fixé.

Ce serait ouvrir une boîte de pandore, et on le voit bien en Bourgogne avec les tentatives de classer en GC des PC de Pommard ou autres tentatives de même ordre sur quelques blancs de Meursault.

Là, j'avoue ne pas trop savoir quel position prendre.

Regarde ce qui s'est passé à St Emilion : Pavie et Angelus mis en PGCCA. Il faudra combien de temps pour que l'hectare chez ces deux domaines arrive à la même valorisation d'un hectare d'Ausone ou de Cheval-Blanc, eu égard à des prix de vins qui sont bien différents et encore, sans aucun doute, pour beaucoup d'années sinon de décennies ?

C'est injuste ? Tu peux le dire : mais l'arbitre reste toujours l'acheteur qui donnera toujours plus de $$$$ à un nom qui a une histoire de plusieurs siècles.

C'est ainsi. Et donc, dire que tu as plusieurs terroirs, ce qui doit être certainement le cas à lire l'histoire de cette région, c'est en fait de valoriser un peu plus ta propriété au cas où tu voudrais la vendre.

Mais la vraie reconnaissance, tu sais très bien ce qu'elle est : celle de clients fidèles qui acceptent sans question le prix que tu demandes. Tout est là. Le reste, c'est de la discussion maussienne :-)

Mercredi 16 Septembre 2015, 19:31 GMT+2 | Retour au début

François, mon cas personnel n'a rien à voir la dedans. Je dirais exactement la même chose si je n'était pas vigneron et la vie m'a déjà donné plus que je ne l'espérait, bien plus qu'il a été donné à d'autres vignerons : la chance d'être libre et de mener à bien ma vision.

Je tentais juste de répondre à la diatribe de Michel dans son article qui donnait des raisons pour la plupart fausses du fait que certains vignerons n'étaient plus intéressés par "toutes" les dégustations aveugles et se "permettaient" de ne plus offrir des vins sans compter et sans poser aucune question sur les conditions de dégustation, la compétence des dégustateurs et le but de la chose. Sans jamais attaquer, d'ailleurs, ceux pour qui c'est "normal" de ne pas participer, en particulier les premiers crus du Médoc et les pointures historiques, chez qui "on se déplace"..

Il cautionne directement les défauts d'un système, dont personne ne se plaint, d'ailleurs, et surtout pas ceux qui ...n'y participent plus. Un peu comme les primeurs, où la critique sur le système, que tout le monde sait mauvais sauf pour le commerce, est faite chaque année par... les journalistes qui se ruent pour participer à la fête...

On imagine bien que tous les suppléments vins que construit la société de Michel Bettane sont fait "au mérite", suite à dégustation aveugle... Qu'il ait au moins la correction de ne pas cracher, sur ton blog, dans la soupe d'une comédie humaine dont il est l'un des plus brillants marionnettistes.

Mercredi 16 Septembre 2015, 21:53 GMT+2 | Retour au début

Bettane dit

Hervé a raison. Je ne pense pas qu'il y ait en Europe occidentale de grands terroirs à découvrir. Notre longue histoire les a tous repérés et ceux qui font revivre des coteaux déplantés ne font que renouer avec les intuitions de très anciennes générations.Et ceux qui se la jouent nouveau grand cru ne montrent qu'une immense immodestie ou une enfantine naïveté. En revanche je comprends parfaitement qu'ils se plaignent de la frilosité du commerce ou du manque d'engagement de nombreux prescripteurs à reconnaître les nouveaux talents. Enfin si l'on sait lire on verra bien que je ne me plaignais que d'une chose : voir mes plus jeunes collègues,ceux qui auront en charge d'informer la prochaine génération d'amateurs, avoir de plus en plus de difficultés à le faire avec l'objectivité souhaitable. Et pour les attaques ad hominem je crois qu' ici même je suis bien servi.....

Mercredi 16 Septembre 2015, 23:51 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

@ Hervé : arrêtons de prêter à Michel Bettane des pouvoirs qu'il n'a pas et de le décrire en un pur Mephistofeles qu'il n'est pas.

Il faut, une fois pour toutes, que chacun comprenne que dans la note finale d'un vin, surtout dégusté jeune donc en devenir, tous les critiques, Parker en tête, y incorpore dans le compte rendu écrit, des points pour la connaissance du vin dans son histoire.

Au GJE - merci de se souvenir que Michel qui n'avait absolument pas besoin d'y participer - a toujours accepté le principe de la pure aveugle et de la dégustation collective. Les Dupont et autres Verdier que j'avais invité, naturellement, du haut de leurs certitudes "supérieures" (on ne se mélange pas aux autres plébéiens), n'ont jamais répondu, ne serait-ce que par politesse.

On n'y peut mais ! L'amateur, celui qui connaît un peu les hiérarchies officielles, prendra toujours en compte, dans son opinion finale, de l'histoire du cru.

Restons positifs et lisons bien les dernières phrases de Bettane :

Jeudi 17 Septembre 2015, 07:29 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

… "voir mes plus jeunes collègues,ceux qui auront en charge d'informer la prochaine génération d'amateurs, avoir de plus en plus de difficultés à le faire avec l'objectivité souhaitable"

Voilà un sujet positif à discuter : comment la critique, en Europe, va pouvoir réaliser un travail correct dans le futur, eu égard à cette valorisation financière des grands vins qui ne seront plus "offerts" à leur sagacité de critique ?

Aux USA : pas de problème : Antonio Galloni est en train de mettre en place un système collectif d'une rare efficacité. Voilà un homme qui a tout compris de son marché et de ce qu'il attendait.

Qui a les c....... en Europe pour se lancer de la même façon ? Chercher des financements, monter un site payant d'informations ? Ah oui : il faudra sacrément avoir une rigueur de travail et une force d'indépendance majeure. Nous sommes trop vieux, que ce soit Michel ou moi avec le GJE, pour se lancer dans une telle aventure.

Allons plus loin avec une idée que j'ai déjà écrite sur ce blog :

Un tel site, tous frais (achat des vins)et honoraires compris, coûterait autour de € 300.000 - € 400.000. Allez : montons à € 500.000 avec ce que l'Etat va prendre en route.

Chaque institution vinicole régionale, style CIVB, verse une subvention annuelle de € 10.000. On peut trouver en Europe (oui, il faudra une version anglaise) suffisamment d'amateurs pour s'abonner à un coût annuel de € 10 par mois, non ? Et donc couvrir le coût d'un tel site et de ses critiques ?

Jeudi 17 Septembre 2015, 07:39 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

… bien sûr, on va répondre in petto qu'il y a des forums qui font ce boulot, que les amateurs français croient tout savoir sur le vin et n'ont pas besoin d'infos payantes et des tas d'autres arguments.

Un peu facile sans avoir rien essayer de neuf.

Chiche que des têtes bien faites avec les outils de communication à venir, vont s'intéresser au vin et comment y réussir via une information payante.

Qu'on ouvre un peu les yeux sur tous les actions "UBER" qui se mettent en place !

Avec le plaisir délectable de rappeler ce que fait Manuel Peyrondet : une initiative plus que remarquable.

La critique actuelle part en c....... ?

Inventons du neuf !

Jeudi 17 Septembre 2015, 07:54 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

A propos de nouveauté, quelqu'un a quelques commentaires à faire sur cette "invention" ?

Merci à Michel Smith qui a parlé de ce produit sur le blog des 5 :

www.youtube.com/watch?v=D...

Jeudi 17 Septembre 2015, 08:54 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Et hop ! Un mien ami me signale que quelques jeunes pousses se sont lancés !

www.latribune.fr/technos-...

Comme quoi, il ne faut pas désespérer :-)

Jeudi 17 Septembre 2015, 10:09 GMT+2 | Retour au début

Stéphane Hubert dit

Bonjour,

Joli marketing pour un produit qui vise à mettre en adéquation l'offre de vin avec une clientèle qui évolue dans ses pratiques de consommation:
Plus faibles quantités mais sans doute plus qualitatives.
Evacuation des problèmes de stockage (qui à la place d'une cave de vieillissement/service dans un appartement?)
Evacuation du problème d'oxygénation mise en température qui permet plus de spontanéité dans ses envies et donc une plus grande consommation.
Pas d'opinion sur la réalité technique du processus.

Point négatif: cela ressemble beaucoup à un système propriétaire (style Apple ou Nespresso).
Si le procédé monte effectivement en puissance, cette société sera en position de force (monopole) pour dicter quels vignerons participent (et à quel prix). A terme, l'intérêt financier de cet intermédiaire pourrait dicter quels vins ses clients doivent consommer sur le seul critère de ses marges (style grande distribution).
Enfin, quid des vieux millésimes? Si la jeune génération semble à nouveau s'intéresser au vin, il est assez rare qu'ils aient une expérience de vin mature. Un tel procédé ne ferait sans doute que renforcer cet aspect.

Cordialement

Jeudi 17 Septembre 2015, 10:29 GMT+2 | Retour au début

Hervé Bizeul dit

Merci Michel pour ton honnêteté. Je pense pour ma part que le grand vin ne né pas que du grand terroir mais des grands hommes aussi. Et d'une foultidude d'autres facteurs.

je peux pas comprendre qu'on maintienne cette opinion quand on voit par exemple les premiers crus de Pauillac doubler de superficie (ou même bien plus depuis le classement de 1855) en intégrant des terroirs qui partaient à la coopérative Rose Pauillac (je grossis un peu le trait mais si peu) et qui deviennent d'un coup de baguette magique des "grands vins".

Eux, encore une fois, ils peuvent. Mais Reignac ou haut-condissas, non. Même s'ils gagnent les dégustations aveugle. Le problème de l'engagement et de la cohérence est au cœur de l'avenir du journaliste. En ce qui me concerne, je n'ai jamais mis les pieds dans un premier crus du Médoc qui ne voulait pas aller en comparative aveugle. Ca ne me manque pas plus que ça, j'irai un jour en touriste, qui sait, ou invité à déjeuner si on échange un peu de vin ;-)
Moi, ce que j'aimerai, c'est que Michel Bettanne ait envie de mourir pour un cru inconnu. C'est mon côté romantique. Sans cohérence et sans engagement, la nouvelle génération n'aura de toute façon aucun lectorat.

Jeudi 17 Septembre 2015, 10:39 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

@ Stéphane : remarques plus que pertinentes, mais probablement que ce produit - à part, semble t'il les sauternes - ne trouvera pas un accueil enthousiaste auprès des "grands" (comme par ailleurs la capsule versus le bouchon classique).

Ceci dit, il y a suffisamment de très bons vins, à prix plus qu'acceptables pour un tel système, qui peuvent intégrer une bibliothèque en construction.

Alors oui, système fermé comme Apple ou Nescafé ? On a vu que cela ne pouvait pas durer une éternité et que l'ouverture vers ailleurs est quasi une obligation.

Et il y aura quand même un large public pour continuer à aimer le pop d'ouverture d'une bouteille qu'on partage à table, non ?

Jeudi 17 Septembre 2015, 10:51 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

@ Hervé Bizeul : rien de plus simple que de déguster comparativement à l'aveugle les premiers : suffit de les acheter… ou de trouver des sponsors pour le faire.

Ce n'est donc absolument pas mission impossible.

Et si Michel - qui doit encore passer quelques temps à ré-écouter Celibidache - n'a forcément pas envie de mourir pour un cru inconnu (ça existe encore ?), l'honnêteté exige qu'on n'oublie jamais tous les vins dont il a parlé avec sa passion et ses analyses dans la RVF où, effectivement, à l'époque, cela faisait bouger les caisses.

Tiens, juste un rappel sur un vin italien qui a eu un de ses billets de coup de coeur, et avant que la terre entière découvre ce cru : le Valpolicella de Dal Forno.

… du temps des grandes heures…

Jeudi 17 Septembre 2015, 10:58 GMT+2 | Retour au début

Monsieur Bettane, même Ribéry fait la différence entre "jouer le ballon" et "jouer le bonhomme".

François, je comprends parfaitement ta volonté de ne pas faire trop de vagues, mais le lissage qui s'est opéré dans ce débat, je dois dire que je le regrette un peu parce qu'il y avait un texte fort de Bettane, des interventions pertinentes, même si non consensuelles.

Si on invoque des questions de qualité de lecture, elles doivent s'appliquer à tous ; je suis toujours un peu gêné par la dimension que prennent les écrits (même insignifiants) de certaines personnes par rapport à ceux d'autres, comme si il y avait là aussi un bénéfice du doute. En d'autres terme, une culture de la sacralisation et des gants que l'on se doit de prendre : pour les choses comme pour les gens, mais avec un fort différentiel.

Un bon sujet de réflexion pour toi qui planche sur la communication digitale.

Donc, voilà comment on part d'un truc bien croustillant et riche pour en arriver à une sorte de consensus mou parce qu'il ne faut surtout pas aller trop loin quand même dans le crime de lèse majesté.
(J'ai beaucoup aimé le passage du baise anneau pontifical dans les allées de Vinexpo, parce que ça relève quand même d'une certaine réalité.)

Dommage.

Avant de réagir ou de sur réagir, lis bien, accorde autant d'attention à ces quelques lignes qu'à celles d'autres "pros" éminents (j'ai pas fait exprès, mais je trouve ça assez drôle !)

Jeudi 17 Septembre 2015, 13:29 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

L'expérience m'a démontré cette année qu'un certain style d'écriture de vérités ici avait le don de susciter des commentaires qui ne me plaisaient pas, attirant les trolls comme la confiture attire les abeilles.

Si je donne l'impression de mieux traiter tel ou tel, c'est simplement qu'il s'agit de personnes que je connais depuis des lustres et que ce qui s'écrit à leur sujet - exemple type avec Bettane - est simplement faux quand on s'en prend à sa personne ou quand on déforme ses propos, ce qui est presque pire car c'est une véritable mauvaise foi.

Relire les réponses que j'ai faites à de nouveaux intervenants et on verra bien à quel point j'ai du respect pour tout le monde.

Bon, c'est vrai : il y a quand même des gens qui m'insupportent : faut quand même pas pousser mémé…

:-)

:-)

Jeudi 17 Septembre 2015, 14:09 GMT+2 | Retour au début

Edouard Verger dit

Je croyais le blog fermé après sa quasi totale inactivité estivale. Je me demande si ce silence n'était pas plus intéressant que ce débat sans fin. Une bouteille qui manque s'achète et pour celle là cent au moins sont offertes. Si c'est là l'écueil majeur que le futur critique devra surmonter...nul doute qu'il n'en souffrira pas trop.
Sinon les grands noms de domaine ou de marque n'ont aucune véritable crainte à avoir pour les cinq siècles à venir! Pour les découvertes il en sera de même, elles ne cesseront de servir l'intérêt des rédacteurs qui ont besoin de créer de la nouveauté pour attirer le lecteur. Juste équilibre entre stabilité confortable et mouvance motivante...
... Pas de quoi se crêper le chignon.

Jeudi 17 Septembre 2015, 14:26 GMT+2 | Retour au début

Edouard Verger dit

Et en passant, qui est donc le rase bitume dont vous parlez au début de votre texte? ( en privé si vous le préfèrez...)

Jeudi 17 Septembre 2015, 14:38 GMT+2 | Retour au début

Labigne dit

Verger, non, pas cette question....oups trop tard.

D’un côté ( lpv par ex) des amateurs non pros qui n’ont rien à vendre et qui espèrent pour certains gagner un peu d’amour et de reconnaissance par le vin. Eux, posent des conditions protocolaires plus que strictes, et surtout se mettent en jeu totalement, à nu étalant leurs commentaires, cheminements, notes et résultats sans réajustements. On y lit l’essence de la dégustation à l’aveugle et le lecteur peut en tirer ses conclusions.

De l’autre côté, le Gje, superbe organe, dont je déplore le sommeil des sessions aveugles (pour causes de déficit de sponsoring. Enfin libre au gje de faire des sessions bcps moins prestigieuses mais tt aussi interessantes). Superbe machine de guerre regroupant critiques prescripteurs et organisation lourde permettant d’effectuer des degustations volumineuses. Petit bémol, la mise en jeu, a nu, l’acceptation de délivrer ses commentaires les plus a vif sommeillent dans une retention generale entrainant moins de lisibilité. Je le comprends fort bien d’ailleurs. Connaissez vous UN metier où l’on se met a nu publiquement, dans le seul but de delivrer un message vrai, authentique? Aucun. La est la limite des critiques pros quand celles des amateurs est l’absence de moyens.

Jeudi 17 Septembre 2015, 15:54 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

@ Monsieur Verger : on crèpe rien ici : on cause, c'est tout.

Le rase motte : il s'est reconnu et cela me suffit.

Et oui, on peut compter sur bien des journalistes pour éviter les mêmes marronniers de l'année. Une fois ce sera la Loire en évidence, une autre fois le Jura et ainsi de suite…

Mais bon : Bizeul dit que l'influence de cette presse va mourir… ce que confirme Bettane … par un tout autre chemin.

Un beau consensus, non ?

@ Labigne : Le GJE va redémarrer, d'abord à l'étranger et éventuellement plus tard en France. Et surtout avec un protocole à l'image de nos dernières sessions au Laurent, cad d'une rigueur dont on est fier d'en avoir été les initiateurs.

Et même chez soi, devant une bouteille, pas sûr qu'on se mette à nu question jugement justifié. Alors, ailleurs…

Jeudi 17 Septembre 2015, 16:04 GMT+2 | Retour au début

Labigne dit

En outre Bizeul, inutile de demander a Bettane ou Mauss patte totalement blanche, ils ne peuvent pas. Mais dire qu’ils ne mettent pas en lumiere de nlles perles est egalement faux, naif ou de tres mauvaise foi. Tout comme il est legitime de demander quel est cet affreux jojo de blogueur a Mauss puisque cet habile de Mauss nous fait un teasing plus qu’intenable et joue au plus malin des redacteurs people.

Jeudi 17 Septembre 2015, 16:10 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond
Mauss répond

@ Labigne :

Voici ou Closer : de la gnognotte à côté de mon blog :-)

Jeudi 17 Septembre 2015, 16:31 GMT+2 | Retour au début

Gy Lussac dit

De toute façon les vraies questions ne seront pas posées, ici! et c'est bien mieux comme ça! à quoi ça servirait que la vérité vraie soit étalée, à rien! on continuera ce théâtre d'ombres.
une des réponses qui mettrait tout cul par dessus tête je l'ai eu d'un des tout premiers membres du GJE, alors je la garde pour moi et je regarde les fantômes s'agiter et je rigole!

Jeudi 17 Septembre 2015, 17:57 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Heureux Homme qui nous permet de garder notre cul à sa place.

Croyez bien que nous vous en sommes infiniment reconnaissants !

Jeudi 17 Septembre 2015, 18:01 GMT+2 | Retour au début

Gy Lussac dit

Tout est comédie ici comme ailleurs, et vous le savez bien!. mais voir le même sujet générer à un ou deux près, le même nombre de posts, alors que tout est bidonné!!, reconnaissez que c'est de la soie! vous voir citer le GJE et ses procédés en exemple,...... bon j'arrête de me taper sur les cuisses je vais avoir des bleus!!

Jeudi 17 Septembre 2015, 18:19 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Chacun a droit à ses plaisirs solitaires : continuez à vous taper les cuisses, ça reste acceptable.

Mais inutile de venir ici nous raconter vos opinions de si haute volée, surtout derrière un anonymat particulièrement disgracieux pour un scientifique qui ne mérite pas un tel affront.

Jeudi 17 Septembre 2015, 18:25 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

SUJET CLOS

Finissons ce sujet sur deux sourires :

une phrase gaulée sur le net du jour :

"The only function of economic forecasting is to make astrology look respectable." Ezra Solomon (économiste américain, prof à Stanford - 1920-2002)

Peut s'appliquer à Jacques Attali ?

et, en hommage amical à Nicolas Dautricourt qui va encore nous émouvoir à Villa d'Este, ce petit bout de film :

www.youtube.com/watch?v=q...

… tant Nicolas sait faire danser son Stradivarius, le Fombrauge acquis par Monsieur Magrez et qui lui a prêté.

Jeudi 17 Septembre 2015, 19:19 GMT+2 | Retour au début

Labigne dit

Lussac: " une des réponses qui mettrait tout cul par dessus tête je l'ai eu d'un des tout premiers membres du GJE, alors je la garde pour moi et je regarde les fantômes s'agiter et je rigole!"

J’peux savoir? Vous n’avez qu’a poster votre réponse sur Lpv sur le fil " de la degustation a l’aveugle" ici meme:

lapassionduvin.com/phorum...

Mauss: Aah Nicolas Dautricourt est à au caressage de cordes ce que Federer est a la maîtrise de son manche. Quelle chance vous avez de déguster ces grands vins en sa compagnie!

Jeudi 17 Septembre 2015, 21:59 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Labigne :

Si vous êtes bordelais, concert le 21 à la Fondation Magrez :

Nous avons la chance d’accueillir à cette occasion, quatre musiciens de talent :

- Nicolas Dautricourt, que vous connaissez, et qui joue sur le Stradivarius Fombrauge, mis à disposition par Monsieur Bernard Magrez
- Camille Thomas, violoncelliste, qui aura en main l’iconique violoncelle Gagliano Pape Clément, mis à disposition par Monsieur Bernard Magrez
- Jean-Paul Minali Bella, altiste
- Hélène Couvert, pianiste

Ils joueront à cette occasion les morceaux suivants (programme susceptible d’être légèrement modifié):

- Passacaille de Georg Friedrich Haendel et Johan Halvorsen
- Suite pour violoncelle de Johan Sebastian Bach
- Elégie de Gabriel Fauré
- Romance op.75 d’Anton Dvorak, Rhapsodie Hongroise op.68 de David Popper
- Sérénade pour trio à cordes op.10, d’Ernst Von Dohnanyi
- Pièces op.81 de Jean Sibelius
- Quatuor avec piano op.47 de Robert Schumann

On y sera et oui, on aura aussi un moment "grands crus" :-)

Welcome !

Vendredi 18 Septembre 2015, 08:42 GMT+2 | Retour au début

Chaunyps dit

@ Hervé Bizeul,

Je ne suis pas lecteur de ce blog depuis très longtemps, mais j'ai cru voir revenir plusieurs fois dans vos commentaires un grief concernant le nombre de "b+d" (devenus des étoiles depuis l'édition 2015) trop faible à votre goût, pour Reignac, pour Haut-Condissat, et pour toute la région du Roussillon, par exemple.

Vous noterez donc certainement avec plaisir (ou pas) que Gauby a obtenu enfin sa quatrième étoile dans la nouvelle édition.

Mercredi 7 Octobre 2015, 15:11 GMT+2 | Retour au début

Chaunyps dit

[suite du commentaire @Hervé Bizeul]

Mais je souhaite surtout porter à votre attention sur la notice concernant la "notation générale du producteur" (en nombre de "b+d" autrefois et maintenant d'étoiles) présente au début de chaque guide.

Elle présente en effet à mes yeux la particularité suivante :
- s'il est vrai que la graduation de * à *** semble se faire uniquement sur un critère qualitatif (de "production sérieuse, recommandable, conforme à ce qu'on est en droit d'attendre" à "production de haute qualité, pouvant servir de référence dans le secteur")
- il me semble que l'obtention de la quatrième et de la cinquième étoile prend également en compte la réputation du domaine. Les producteurs **** présentent peut-être une plus grande qualité que les *** (ce sont des "producteurs de très haute qualité" et non seulement de "haute qualité") mais ils sont aussi définis comme "les gloires du vignobles français". Ce qui signifie qu'un producteur de "très haute qualité" qui ne serait pour autant pas une gloire du vignoble français serait confiné à ***. Ce qui signifie que Haut-Condissat, pour passer de *** à **** n'a pas (seulement) à augmenter sa note de 16/20 à 17/20 de moyenne mais aussi à se faire un nom du niveau de Lynch-Bages.

Peut-être mon exégèse est-elle fausse, mais c'est ainsi que je lis les "étoiles" du B+D. Evidemment, c'est une autre question (peut-être à discuter) de savoir si Gauby à bel et bien acquis une notoriété supérieure à celle du Clos des Fées...

Mercredi 7 Octobre 2015, 15:28 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Surtout ce qui reste à discuter, c'est dans quelle mesure ce système de cotation européen, par rapport à celui de Parker ou Galloni, a une influence réelle sur l'image qu'en aura le public des amateurs, bien plus versatile en fidélité à quelques guides que nous l'étions, nous, dans les années 70/80/90.

Regardez les ventes du Guide Michelin : une chute vertigineuse depuis quelques années.

Là encore, le même phénomène de rejet des guides, chacun se croyant désormais capable de juger par lui-même, n'ayant rien à n'apprendre d'autrui si ce n'est de critiquer cet autrui avec de petits arguments chiffouilleux sur des blogs ou forums sans réelle importance. Bref : on associe de plus en plus à une vanité galopante une suffisance lamentable.

Bon : comme d'hab, j'exagère un chouilla, mais…

Mercredi 7 Octobre 2015, 20:33 GMT+2 | Retour au début

Chaunyps dit

C'est vrai que Trip Advisor à plus la côte aujourd'hui que le Michelin ou même que le Routard, et que certains pensent que le-forum-dont-on-ne-doit-plus-prononcer-le-nom ici remplace avantageusement le Bettane & Desseauve, mais l'usage n'est pas le même.

D'un côté, j'ai accès à ce que les autres -avec leurs goûts et leurs palais parfois aussi peu éduqués que le mien- aiment, c'est-à-dire ce dont je puis souvent profiter immédiatement, sans apprentissage. De l'autre, à des avis de spécialistes qui peuvent me conduire sur des chemins que je n'aurais jamais osé explorer seul, et qui me font souvent progresser dans l'appréhension de la diversité de ce qui existe, mais aussi dans la reconnaissance de l'unicité sous-jacente à tout ce qui est bon : reconnaître le BON GOÛT partout où il se trouve implique de se forcer à comprendre des vins/plats/musiques/penseurs vers lesquels nous ne serions jamais allé sans un (ou mieux: plusieurs) maître en bon goût.

Mercredi 7 Octobre 2015, 22:03 GMT+2 | Retour au début

Chaunyps dit

Et pour en revenir à la question des notations des domaines, je n'en tiens pour ma part que très peu compte (sauf pour quelques exceptions : Ganevat, Desjourneys et Huet - peut-être parce qu'ils sont dans mes moyens financiers) : je suis à la recherche du meilleur rapport plaisir (éduqué)/prix. Je m'oriente plus facilement vers le vin d'un domaine sans étoile noté 14,5/20 à 8€ (Croix Chaptal Clairette du Languedoc "Clairette Blanche" 2010) ou 15/20 à 9€ (Ligier Crémant du Jura NM) ou 14,5/20 à 11€ (Haut-Beyzac, Haut-Médoc "O'Peyrat" 2008) ou du vin d'un domaine *** noté 17/20 à 10€ (Tavel d'Aquéria) ou 17€ (La Tour Vieille, Banyuls "Reserva") que vers un ***** dont tous les vins sont à plus de 50€ (sauf donc pour Desjourneys, Ganevat et Huet).

Mercredi 7 Octobre 2015, 22:15 GMT+2 | Retour au début