BIENVENUE SUR Le monde du grand vin
RECHERCHE
Accueil> Du Vin en général > Incohérences de journalistes du vin
 Gje

Le monde du grand vin

Du vin en général, de la gastronomie souvent, et du reste si nécessaire. Mais toujours dans le respect d'autrui. L'abus d'alcool est dangereux pour la santé : consommez avec modération.

Incohérences de journalistes du vin

Mercredi 27 Mai 2015, 08:15 GMT+2Par GjeCet article a été lu 5395 fois

A peu près toutes les notes ont été publiées sur les primeurs 2014 à Bordeaux, depuis le Wine Spectator jusqu'à Dupont du Point en passant par Burtschy et Perrin et certainement quelques blogs plus discrets.

Chacun connaît les limites des notes sur 100 ou sur 20, qu'il faut impérativement nuancer en lisant les commentaires, si commentaires il y a.

Mais là où il y a de quoi s'énerver, c'est à la lecture des prologues où on nous dit qu'il ne faut pas comparer un 17 sur Fronsac et un 17 sur Margaux.

Et cerise sur le gâteau, on nous dit que les notes sont "à lire" dans le contexte du millésime. Sous-entendu que le millésime doit être noté, mais que couic, personne n'ose nous donner une échelle des millésimes, disons, pour les aider à faire simple, en étoiles de * à *****. On décrit le style ? D'accord, mais in fine il doit y avoir, quand même, des différences qualitatives dans ces styles, ne serait-ce que la capacité à bien vieillir, le critère majeur définissant le grand vin. Donc, on peut réduire la note d'une année de * à ***** sans que cela soit dramatique. Et en fait, bien des Guides ont ainsi leurs pages cotation des millésimes. Pourquoi, pour les primeurs, ces journalistes ne tentent pas, à tout le moins, de noter ainsi le millésime ?

Je chipote, c'est sûr.

Revenons aux AOC : personne ne met en doute le fait qu'il y a des différences qualitatives entre l'AOC "entre-deux-mers" et l'AOC "pauillac". Ces nuances en qualité sont attestées par des identifications de terroirs particuliers et naturellement par une longue histoire confirmant ces spécificités géographiques et économiques.

Soit.

Mais alors, qu'attendent donc ces journalistes pour nous proposer une hiérarchie des AOC qui permettrait alors au quidam de pondérer le 17 à Fronsac avec le 17 à Margaux ? J'avoue que ce sujet, déjà évoqué les années précédentes, a le don de m'énerver un max. C'est tellement facile de s'en tirer par cette pirouette de dire : "ne pas comparer un 16 ici à un 16 là".

En recherchant des commentaires sur ces barbarescos de Cà Növa qui m'ont tant impressionné, j'ai trouvé des notes d'Antonio Galloni - qui aime beaucoup cette propriété - et qui ne craint pas de mettre un 95 (assez rare chez lui) pour un cru qui coûte € 12 à la propriété. 

Cela serait intéressant de voir si en France, on a des journalistes qui mettent des notes aussi hautes (bien sûr, que doit justifier une qualité réelle) à un vin dont le prix est si avantageux.

Va savoir, Charles…

Je me permets de mettre ici (en © Galloni) le commentaire qu'il a écrit sur le Barbaresco Montestefano 2011 (€ 12) qui m'a tant enthousiasmé (évoqué dans un billet récent : ICI) et auquel il n'a pas eu peur de mettre un 95 (que j'estime, à titre perso, largement mérité). Précision : Galloni est loin d'être inflationniste dans ses notes. Un 95 chez lui reste une denrée limitée :

"Deep, plush and resonant on the palate, the 2011 Barbaresco Montestefano is simply stunning. Smoke, new leather, savory herbs, incense and licorice wrap around a core of dark red and black fruit in this medium to full-bodied Barbaresco loaded with personality. Montestefano is known for ample, rich Barbarescos, which is exactly what readers will find here. These vines, which are 30-35 years of age, are the estate's oldest."

Apportons en sus son commentaire général sur cette propriété et ce millésime :

I was deeply impressed with three wines I tasted from Ca' Nova this year. With the skies turning black and the hail cannons going off in the background during what turned out to be a challenging summer, these wines were rock stars. La Ca' Nova sits in a privileged spot, nestled between the Montefico and Montestefano, two of Barbaresco's top sites. The wines spend about 25 days on the skins and are aged in medium-sized casks. Readers who enjoy powerful, classically built Barbarescos will adore these 2011s from La Ca' Nova, one of Piedmont's under the radar jewels.

Faites moi plaisir : vous me trouvez des vins français associant ainsi une telle note et un tel prix ? En Allemagne, oui, je peux. Mais en France ?  J'ai hâte d'en découvrir !

DERNIERE INFO :

Le site VINEXPO est ouvert et il y aura une application dédiée qui sera bientôt disponible pour tablettes et portables.

ICI

Pour avoir parcouru rapidos le programme, il y en a pour tous les goûts ! Et comme "journaliste" (ou blogueur) on peut avoir directement son badge par email, ce qui évitera des queues à l'entrée.

Inutile de vous dire aussi à quel point, chaque soir, avant, pendant, après, il y a des invitations à ne plus savoir où donner du palais :-)

Et, good news avec merci à Juppé : le tram sera de loin la meilleure façon d'y accéder : jusqu'au bout cette année ! Enfin !

Et espérons que le nouveau DG n'aura pas l'idée saugrenue de l'ancien à attaquer en justice des sans-sous qui essaient de présenter leurs vins en "off".

Va savoir, Charles !

oi^j

Aucun rapport, quoique…

ùlkn

Projet de notation simplifiée destinée aux consommateurs et non aux producteurs

ENVOI D'UN MIEN AMI

 On a ici quelques amis sincères, particulièrement inquiets de ma santé intellectuelle face au maelström étourdissant de zèbres ayant un besoin vital d'être hargneux limite guêpe devant gicler son venin.

L'un d'eux, connaissant mon affection sérieuse pour Calvin, m'a envoyé le dessin suivant, un véritable baume qui me réconcilie avec la papauté : c'est dire !

pok$

Lire d'autres articles de la rubrique

Cet article a été commenté 167 fois | Ajouter un commentaire | Revenir en haut | Aller en bas

Mauss répond

News du jour :

Après une attaque ukrainienne sur le site B+D, le site des deux compères refonctionne correctement et ça marche nickel car en sus, c'est gratuit pendant un mois.

www.bettanedesseauve.com/

Cerise sur le gâteau : la recherche est immensément rapide pour ceux qui se souviennent des anciennes versions, bâties sur le principe "pourquoi faire simple alors qu'on peut faire compliqué".

Tapez Haut-Carles (attention : n'oubliez pas le trait d'union), et vous verrez tous les millésimes commentés avec des phrases précises, courtes.

Bravo pour ce travail de mise au point :-)

Mercredi 27 Mai 2015, 09:17 GMT+2 | Retour au début

Je partage votre "max" énervement!

Une question François: 12€ est le prix HT? le prix pro? sur internet, je ne vois qu'un marchand qui le propose plutôt aux alentours de 18€, merci de la précision.

Pour la cuvée "Montefico" que vous avez gouté dans l'autre post, du même producteur, comment se situe-t-elle par rapport à la cuvée "Montestefano" en terme de gamme?

Merci!

Mercredi 27 Mai 2015, 09:34 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Prix ttc que j'ai payé à la propriété.

Le 2012 à € 12

les autres millésimes (10 et 11) à € 13.

Mais bien sûr, faut y aller. Pas d'expédition à ce prix. Et puis surtout, il n'y en a pratiquement plus : tout part très vite, on s'en doute !

Montestefano est plus "structuré", doit être attendu un peu plus alors que Montefico est quasi angélique, avec une suavité grandissime, mais pouvant aussi prendre facilement quelques années en cave. Une totale gourmandise.

Lire le pdf des Nicolas qui explique bien la classe de ces deux terroirs.

www.vin-terre-net.com/

Mercredi 27 Mai 2015, 09:45 GMT+2 | Retour au début

Ce qui t'agace, François, c'est un autre de nos désaccords avec Michel Bettane qui a toujours défendu l'idée de la notation relative.
C'est à mon avis, une escroquerie intellectuelle : du reste, lors des sessions du GJE avez vous bien vu qu'un Bordeaux Sup pouvait avoir une notation selon un même barème qu'un premier cru de Pauillac.
Haut Carles ne serait-il pas du niveau des meilleurs Bordeaux ?
D'Aiguille ou de l'A ou encore Puy Arnaud et Roc de Cambes ne rivaliseraient pas ? A l'aveugle en tout cas, c'est certain qu'ils font jeu égal. A la lecture des étiquettes, souvent en effet certains "relativisent" leur jugement et c'est bien dommage.

Hiérarchiser les appellations, c'est conforter un système qui a fait long feu. Le système des valeurs passées a explosé et la très grande qualité existe aujourd'hui dans toutes les appellations.

Un 18 donné par un critique à Grange des Pères ne vaudrait pas un 18 attribué à un Chateauneuf du Pape ? au seul nom de la qualité /de l'histoire du vignoble ? et pourquoi pas au regard de l'âge du capitaine ?

Mercredi 27 Mai 2015, 10:46 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

En fait, la question fondamentale est double :

- oui ou non, ces vins auxquels on donne des notes à l'aveugle équivalentes à des icônes, ont-ils la même capacité à vieillir telle qu'on la constate historiquement ?

- et, sachant que dans 99 % des cas, le vin se boit non pas à l'aveugle, mais à table avec des amis, fatalement, consciemment ou non, et en fonction de ce qu'on a en mémoire dans nos neurones, on donne de facto des points à l'étiquette. Rien de mal à cela, c'est normal… dans la mesure, naturellement où on ne va pas donner un 18 à un cru qui, manifestement, ne répond pas à l'attente qu'on a de lui.

Mais demander à un journaliste de noter les AOC, je n'ose même pas imaginer qui oserait et surtout les réactions qu'il y aurait de la part des syndicats en charge de défendre leurs AOC !

C'est quasi une déclaration de guerre : on oublie :-)

Mercredi 27 Mai 2015, 10:56 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

… la note relative :

Michel Bettane a raison car, simplement, une notation absolue exigerait de la part des dégustateurs la prise en compte d'une facteur de pondération généré par l'AOC, le millésime, la région et autres points à prendre en compte.

Soyons lucides : tâche impossible tant il y aurait des discussions à n'en plus finir.

Ceci dit - mais je dois vérifier - un critique comme Galloni accepte parfaitement qu'on compare, à partir de ses notes, un classé à un non classé qui aurait le même nombre de points. Je n'ai pas lu dans ses rapports un préambule de relativité à prendre en compte.

Reste toujours à savoir si la note d'un critique est celle qui correspond au vin au moment où il le goûte ou s'il intègre dans sa note le potentiel de vieillissement. Là, cela devient tricky.

A l'aveugle, faut être honnête : rarissimes sont les Zeus capables d'exprimer cette capacité d'un vin à vieillir : on a vraiment besoin là de voir l'étiquette pour un rappel historique des millésimes anciens de ces vins !

Mercredi 27 Mai 2015, 11:03 GMT+2 | Retour au début

J'étais la semaine dernière en Bourgogne et il faut bien dire que chez Claude Dugat ou Philippe Pacalet, la hiérarchie des crus est respectée

Alors, oui, la Griotte de Dugat est plus chère que son Gevrey-Chambertin ... elle est plus complète aussi ... plus rare également.
La Ruchottes de Pacalet est un grand vin et son Gevrey très bon, son Gevrey Belair étant encore meilleur.

On ne peut pas vouloir à tout prix remettre en cause cette hiérarchie.

Mais je n'oublie pas qu'à l'aveugle, tout dégustateur pourra se faire "berner".

Nous avons pas mal discuté avec David Rayer pour évaluer la qualité de La Tâche 1999 (attendre) et La Tâche 1990 (épanouie).
Pas si simple ...
A quelle date ?
A table et sur quel accord ?
Avec quelles personnes ?

Mais boire ces 2 vins dans le chai avec Bernard Noblet nous a quoiqu'il en soit procuré un plaisir incommensurable (de buveurs d'étiquettes ?)
:-)

Mercredi 27 Mai 2015, 11:14 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Que les choses soient claires : il est hors de question de respecter scrupuleusement des hiérarchies historiques, d'autant plus que d'une année sur l'autre, il peut y avoir des changements entre les réussites ± évidentes de chaque vigneron.

Et le mot "berner" n'a pas de sens ici car à l'aveugle, on note un goût, un style un vin et non une hiérarchie quelconque.

Alors, bien sûr, les perspicaces de service vont me dire que j'ai là un billet en contradiction avec mes propres commentaires : demander une notation des AOC et dire en même temps que la note relative est la seule possible, c'est papanouiller dans la semoule.

Mais bon : je crois qu'un jour, il y aura un nom qui osera. Il y aura une nouvelle école de la critique, surtout avec les nouveaux outils de communication, et on peut envisager des opinions un chouilla moins craintives quant à ce problème "relatif - absolu".

Mercredi 27 Mai 2015, 11:25 GMT+2 | Retour au début

Hiérarchiser les appellations ne changera pas la question de la notation.
Si Saint Julien possède des domaines qui produisent des vins de très haut niveau et de façon régulière, qu'en est-il de la qualité moyenne de cette appellation ?

Contre exemple : ce Pacherenc sec qui m'a tant enthousiasmé et qui est sans aucun doute l'un des 10 plus grands vins que j'ai bus : que représente-t-il par rapport à la moyenne de son appellation ? quelle note va-t-il avoir ? 120/100 ? Cela a-t-il un sens ?
En revanche, je suis à même de dire qu'il est bien du même niveau qualitatif qu'un d'une appellation prestigieuse qui a obtenu 97 ou 18,5.

Là où je trouve que c'est de l'escroquerie intellectuelle c'est d'observer que les tenants de la notation relative n'ont pas mis de 19/20 ou de 100/100 en Bordeaux 1992. Et pourtant si on note relativement au millésime, ne serait-ce pas normal que ceux qui ont fait un vin au maximum de ce que pouvait donner cette triste année obtiennent une telle note maximale et relative ?

Et du reste, qui serait capable de recevoir ces notes, de les lire avec la connaissance suffisante de la relativité ? Le consommateur devant son linéaire de GD ? En possède-t-il toutes les clefs ? si d'ailleurs il les possèdent toutes, a-t-il réellement besoin de lire le critique et ses notes ?

Personne ne note totalement relativement.

Personne n'a envie de lire des notes relatives.

Si je suis consommateur de note, je veux savoir combien vaut ce vin dans l'absolu. 95/100 ça parle

Mercredi 27 Mai 2015, 12:09 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Ce commentaire montre bien la complexité de la chose.

C'est en cela que j'aime les notations de Galloni.

D'où ma question : il y a t'il en France des vins à moins de € 15 qui ont reçu une note de 95 ou 18 ?

Mercredi 27 Mai 2015, 12:17 GMT+2 | Retour au début

Moi, ce qui me parle, ce sont les notes et (surtout les) commentaires de Pierre Citerne sur les St-Emilion 2014 dans la dernière RVF.

Car le connaissant depuis longtemps, je connais bien ses goûts (et sa manière de les illustrer).

Voir apparaître Ausone et Cheval-Blanc en tête ne me surprend pas.
Les analyses sur Pavie et Angélus me parlent bien aussi.

Mercredi 27 Mai 2015, 12:20 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

On voit bien, dans toute cette discussion qui en rappelle bien d'autres identiques sur ce blog, à quel point il peut être difficile pour des vins "communs" (style Marionnet, Burgaud, Haut-Carles, Bouland, Belluard) de ne pas tomber dans des estimations "relatives" qui ont toujours, quelque part, quelque chose de discriminant par rapport à bien des noms notés toujours plus favorablement eu égard à leur pedigree.

C'est bien d'ailleurs ce qu'ont démontré pendant plus de 16 ans les dégustations du GJE.

Comme quoi, on est un peu dans Sisyphe. Un travail de très longue haleine mais qui ne doit jamais partir dans l'excès inverse, à savoir systématiquement dénigrer des icônes pour des raisons hors pure appréciation, telles que le prix, la notoriété, la hiérarchie de classement.

Tellement facile de tomber d'un excès à l'autre !

Mercredi 27 Mai 2015, 12:26 GMT+2 | Retour au début

François,

Je considère Rayas rouge comme l'un des plus grands vins du monde et me régale aussi du simple VdP du Vaucluse, vendu 10 fois moins cher au Château des Tours.

Je peux me régaler avec un "simple" Fronton du château le Roc ou du château Plaisance (mes voisins).
Un Fleurie de Dutraive.
Un Chinon de Lenoir.
Un Chavignol de François Cotat (là aussi, rapport Q/P exceptionnel pour des grands vins à moins de 20 euros, vieillissant admirablement).

On verra bientôt dans les lieux de vente de vins de plus en plus d'individus prothésés, vissés sur leur smartphone pour déterminer leur choix désincarné.
Brrrrrr ....

Mercredi 27 Mai 2015, 12:36 GMT+2 | Retour au début

On parle de note Laurent : tu passes ton temps à noter au demi point près, tu dois bien avoir ton avis sur la question !
Personnellement, je ne note (presque) jamais.

Mais je sais en revanche que des vins d'appellations moins cotées peuvent avoir un niveau de grand vin : j'en suis persuadé, j'en ai d'ailleurs fait mon credo
J'ai aussi des exemples : mais cela suppose de n'avoir aucun a priori. et il me semble que tout essai de hiérarchisation des appellation en est un.

A ta question, François : y a t-il des vins de moins de 15 euros qui ont obtenu des notes etc ...
certains critiques ont super bien noté Reignac dans des dégustations du GJE (tu connais ?) mais ils ne connaissaient pas l'appellation ... Pas sûr qu'ils aient aussi bien noté s'ils l'avaient connu. La relativité, elle est sans doute là !

Mercredi 27 Mai 2015, 15:10 GMT+2 | Retour au début

A Jurançon, le Clos Joliette est à mon avis un grand vin, sur une appellation "moins cotée".

Grillet peut constituer un autre exemple, sur la base de plusieurs verticales.
Il ne fait pas l'unanimité et les prix se sont envolés depuis peu.

A quels autres exemples penses-tu ?

Mercredi 27 Mai 2015, 15:49 GMT+2 | Retour au début

Tu vois Laurent, l'océan qui nous sépare : Jurançon est sans doute l'appellation française au plus fort potentiel pour produire de grands vins : à la fois doux et secs avec des terroirs en face nord encore inexploités et des cépages extraordinaires : petit manseng, bien sûr, mais également petit courbu.
Tu t'inscris dans une réflexions aux valeurs établies : Joliette en fait partie. Entre nous, Joliette est une opération juteuse pour celui qui en vend les stocks actuellement. On se rend compte que le Jurançon, ça vieillit superbement. Il y en a d'autres que Joliette.

Je te propose de trouver le Pacherenc de Laougué nommé Talion dans le millésime 2013, de le glisser à l'aveugle dans une dégustation de très grands vins secs et de venir me dire le résultat mais attention, hein ! "sortie des urnes", sans relecture après connaissance de l'étiquette.
C'est un exemple parmi d'autres.
Certains secs de Calce surprennent (toujours à l'aveugle évidemment ! ) et sont placés bien plus au nord, bien plus à l'est et bien plus haut sur l'échelle des pensées établies.
Bon, je sais, ce sont des blancs secs, mais c'est mon truc, que veux-tu !

Mercredi 27 Mai 2015, 16:06 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Voilà : on a suffisamment donné maintenant quelques exemples précis en sachant bien qu'on peu facilement les multiplier.

Essayons d'aller plus loin : comment moins pénaliser des "petits" et moins favoriser des "grands".

L'aveugle est une première approche, très intéressante, mais on peut étudier d'autres systèmes ou à tout le moins des complémentaires ? ?

Mercredi 27 Mai 2015, 16:16 GMT+2 | Retour au début

Un océan ?
Le Tarn, au plus ...
:-)

J'essaierai de goûter ce Laougué (merci pour la piste).
Le Jurançon sec de prat de Guirardel peut être une très belle surprise (c'est un vin récent qui se cherche encore un peu).

Le grenache du Roussillon aussi, à condition que son acidité ne devienne pas mordante. Il n'est pas rare de penser à du riesling (cépage qui selon moi tutoie clairement les sommets, en grand vin, en sec et en doux, en France comme en Allemagne).

Pour Joliette, ce n'est pas que du stock.
Le sec 71 et le doux 2001 sont de très grands vins aujourd'hui.

Mon "truc", comme tu dis, c'est aussi le chardonnay (quand il est au top, difficile de rivaliser, en Côte de Beaune, à Chablis, en Champagne) et le savagnin abouti.
Ne pas oublier non plus le chenin et le sauvignon (sur Chavignol, donc).

Mercredi 27 Mai 2015, 16:22 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Laurentg : stop : on a compris que tu as des paquets de références.

Merci !

Mercredi 27 Mai 2015, 16:30 GMT+2 | Retour au début

François,

Je souhaitais répondre à Jérôme de manière explicite.
Je ne bois pas que des vins prestigieux.

Mon choix est évidemment guidé par leur prix et cela constitue au passage une réponse précise à ta dernière question.

Mercredi 27 Mai 2015, 16:34 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

On le sait depuis des lustres Laurentg : donc inutile de revenir avec des noms, des noms…

Exprimer le principe est suffisant.

Mercredi 27 Mai 2015, 19:10 GMT+2 | Retour au début

Bettane dit

Comme souvent Perez frappe à côté pour l'amour de frapper et sans le moindre sens de l'humour. J'ai particulierement aimé d'être traité d'escroc par lui moi qui ai mis au pinnacle des producteurs de France un producteur de sauvignon de saint bris et un autre de Mâcon village! Mais qu'il me permettre de lui dire que son concept de note absolue est une foutaise que même Dieu le père ne pourrait concevoir. Vous imaginez Jérôme plus fort que Dieu le père!

Mercredi 27 Mai 2015, 19:35 GMT+2 | Retour au début

Oliv dit

"comment moins pénaliser des "petits" et moins favoriser des "grands"."

En conservant le seul plaisir comme horizon du vin, peut être ? :)

Tant qu'on cherchera à mettre en notes arides ce qui ne peut qu'être mis en mots complexes, ie une émotion gustative, tant que les acheteurs investisseurs auront besoin de hiérarchies artificielles fournies par ceux qui en vivent pour rêver leur culbute en $ plutôt qu'en moments de plaisir à table, difficile d'imaginer qu'on puisse sortir de la froideur arithmétique d'un système économique.

Mercredi 27 Mai 2015, 19:47 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Et voilà Jérôme : je crois pour le futur qu'il vaut mieux rester dans des généralités sans nom et qui garderont un sens, chacun ayant maintenant compris l'amitié et le respect exceptionnel que tu as pour Michel Bettane.

Pour revenir sur cette notion si délicate de note absolue, on doit pouvoir dire que si, effectivement, vouloir comparer un Chinon à un Pauillac, c'est assez vain et donc là, la note est réellement liée à l'AOC : sachant qu'il est probablement stupide de vouloir dire sur ces deux AOC laquelle serait supérieure à l'autre. D'ailleurs, rien que d'écrire cette phrase, cela en montre l'énorme stupidité.

Par contre, en revenant sur mon Barbaresco Montefico de Cà Növa, si je le vois avec un 95 chez Galloni où un cru de Gaja, toujours en DOCG Barbaresco, aurait un 90 (exemple fictif, hein ! N'allez pas me fâcher avec le redoutable Angelo), là je suis en notation "absolue" mais dans le cadre de la dénomination. On pourrait même étendre la chose à tous les crus des Langhe, car, finalement, c'est bien du nebbiolo qu'on évoque.

Fascinant de constater, en parlant et réfléchissant à ce sujet à quel point des certitudes peuvent devenir de réelles incertitudes.

Mercredi 27 Mai 2015, 20:23 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

@ Oliv

C'est tellement vrai, Oliv de dire à quel point le système de notation en chiffres est quelque part une énorme facilité offerte aux critiques comme aux amateurs.

Imaginons un Guide sans notes : comment serait-il reçu ? Se vendrait-il aussi bien qu'un Guide avec notes ?

Si la réponse est non : quel sens lui donner ? Le besoin inné de comparer, de hiérarchiser ? Ou simplement la difficulté qu'aurait les critiques à trouver les mots qui donneraient une valeur identifiable sur une échelle de X sans donner de valeur à ce X ?

Bonne question pour Michel : a t'il le sentiment que ses lecteurs exigent une note chiffrée sans laquelle son écoute serait nettement amoindrie ?

Ou a t'il besoin, pour lui, de caractériser ainsi un vin par rapport à un autre, tant les mots pour le faire sont bien plus complexes à mettre en ligne que des chiffres ?

PS : mais qu'est ce qui me prend à lancer de telles questions ? Mea culpa !

Mercredi 27 Mai 2015, 20:37 GMT+2 | Retour au début

C'est la notation relative que je considère comme escroquerie intellectuelle et j'ai donné des exemples.
Il ne me semble pas avoir manqué de respect.
En revanche je considère être agressé et je me retire de ce débat pour ne pas déranger davantage.
Je suis désolé.

Mercredi 27 Mai 2015, 20:42 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

On appelle cela un leit-motiv ou un refrain :-)

Pas grave, tout le monde s'en remettra !

Mercredi 27 Mai 2015, 20:44 GMT+2 | Retour au début

"Fascinant de constater, en parlant et réfléchissant à ce sujet à quel point des certitudes peuvent devenir de réelles incertitudes."


François,

J'ai été ce soir écouter Jérôme Ferrari (Goncourt 2012 pour le superbe sermon sur la chute de Rome, écrit dans une langue ciselée) dans une excellente librairie de la ville rose.
Son dernier opus : le principe (d'incertitude D'Heisenberg, aux origines de la mécanique quantique).

Cela plaira aux amateurs de doute, de complexité.
A ceux qui s'intéressent au chat de Schrödinger, vivant dans un monde, mort dans l'autre (salut, grand Jacques !).
:-)

L'analyse du vin s'accommode mal de la pure rationalité.
C'est aussi ce qui en fait sa grandeur.
D'où des océans d'incompréhension parfois (avec Jérôme en particulier, souvent braqué, me reprochant une forme de monomanie sur des notes au demi-point près, ce qui est une autre sorte d'escroquerie intellectuelle ... j'ai également donné des exemples).

Reste le Carpe Diem, entre amis, en contexte bienveillant.

Mercredi 27 Mai 2015, 23:40 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

"Reste le Carpe Diem, entre amis, en contexte bienveillant."

+1

Jeudi 28 Mai 2015, 06:12 GMT+2 | Retour au début

Armand dit

Et si on prenait comme modèle le principe d'incertitude pour le vin. Ca donnerait quoi?

Jeudi 28 Mai 2015, 07:48 GMT+2 | Retour au début

Édouard Verger dit

Pour un producteur, différents évaluateurs ayant différents modes opératoires est une aubaine. En effet si pas un ne pense retrouver une évaluation objective, tous en revanche sont conscients que quelquefois dans l'année un - ou plusieurs - vin de leur propriété est mis en avant. L'intérêt est de profiter de cette communication gratuite faites sur des supports assez lus. Mais le vrai travail d'une propriété est de s'entourer de professionnels de la viticulture et de la vinification pour faire progresser la qualité du travail et des vins. Et en cette matière, ce ne sont pas les palais des journalistes qui sont consultés. Eux sont plutôt " employés" comme des faire-valoir possibles, une fois que le boulot a été realisé.
C'est du moins la situation que je vis au quotidien.

Jeudi 28 Mai 2015, 08:27 GMT+2 | Retour au début

Cela donnerait des pistes pour mieux analyser la complexité de l'analyse sensorielle, mon cher Armand.
Je te renvoie encore une fois aux travaux sur les neurosciences et le vin (par exemple revue des oenologues n°153 novembre 2014).

Un paradigme indispensable pour tenter de calmer les blogueurs.
Pour rappeler que l'on ne boit pas jamais la même bouteille.
Que le goût est complexe, très personnel et dépend du contexte.
Que le vin véhicule des signes forts.
Que tout cela n'est pas si grave non plus comme le souligne Oliv.

Comme le résumait Pierre Citerne en conclusion d'une verticale de Figeac chez IVV :
"Quel amateur achèterait une revue ou un guide lui expliquant que la qualité d'un vin dépend avant tout de celui qui le boit ?"

:-)

Jeudi 28 Mai 2015, 08:32 GMT+2 | Retour au début

Bettane dit

Accordons nous donc sur le principe que cette fichue note chiffrée ne soit qu'un indice clairement lisible par tous de préférence au sein d'un ensemble cohérent (appellation, millésime, conditions de dégustation etc....).Et que le principe d'incertitude nous conduise â penser qu'un autre jour,dans un autre type de verre, à une autre température notre ordre de préférence peut-etre modifié. A moins d'être Dieu le père et encore....Donc cessons de donner autant de force commerciale à cette note et faisons davantage confiance à une échelle de Richter de plaisir propre à chaque dégustateur et dépendant comme tout plaisir des circonstances.....

Jeudi 28 Mai 2015, 08:35 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

@ Monsieur Verger : vous dites là des évidences mais qu'il est bon de rappeler.
Néanmoins, hier une visite à un beau Domaine en pessa-léognan m'a convaincu que les propriétaires donnent toujours aux critiques une importance… que leur donnent moins les amateurs. Etrange, non ?

@ Michel Bettane : mais que j'aime donc tant cette échelle de Richter allant du plaisir à l'émotion ! Voilà le langage qu'attend l'amateur. Il se moque de savoir le ph d'un vin ou je ne sais quelle donnée technique absconse. Il veut qu'on lui exprime ce qu'il va ressentir ± en fonction de son adéquation au palais du professionnel dont il suit les critiques. Il veut de l'enthousiasme. Pourquoi Parker a t'il si bien réussi ? Une bonne portion de sa réussite vient des mots, des phrases qu'il mettait sur les vins qu'il aimait.

je sais : je suis bien trop exubérant, manquant de retenue et tout le toutim de la sagesse. Mais bon sang de bonsoir, le vin est et restera toujours une boisson dont la qualité la plus éminente est de permettre des confrontations d'idées entre amis qu'on ne ferait pas à jeun.

En fait, la Sécu devrait réfléchir à un modeste remboursement de nos dépenses en la matière. Du salut public qu'on appelle ça :-)

Jeudi 28 Mai 2015, 09:16 GMT+2 | Retour au début

"Accordons nous donc sur le principe que cette fichue note chiffrée ne soit qu'un indice clairement lisible par tous de préférence au sein d'un ensemble cohérent (appellation, millésime, conditions de dégustation etc....)"

Absolument ...
Et aussi une certaine objectivation (une "honnêteté" à ne pas prendre au pied de la lettre), une trace utile pour la mémoire, un engagement, une sorte de "suite dans les idées" ...

Jeudi 28 Mai 2015, 09:43 GMT+2 | Retour au début

Hervé Bizeul dit

Relatif (le millésime), relatif relatif (le millésime et l'AOP, relatif-relatif-relatif (le millésime-l'AOP-la réputation/pouvoir du domaine noté), etc, une seule chose est absolue, c'est que seules les notes du WA font qu'un acheteur achète. Je viens d'en prendre une rafale de supers bonnes et on dirait le réveil de la nature au printemps au niveau commercial. C'est fou comme certains me trouvent sexy en mai...

Donc, si certains veulent en mettre, des notes, qu'ils en mettent, mais clairement, le consommateur s'en fou. Sauf de celles de WA.

Peut-être justement parce qu'elles ne sont PAS relatives et qu'il s'engage à fond, lui et son équipe, sur des vins qui les bouleversent. Qu'ils soient à Bordeaux ou dans le Roussillon. Il est amusant, pour s'en convaincre, de regarder par exemple les notes de Latour sur 30 ans : on tombe de haut tant il y a de 88, 89, 90, etc. Et des 100 bien sûr, parce que Latour, quand c'est parfait, silence. Voilà. Tout est dit. En France, on touche pas à Latour...

Donc comme disait Boris Vian, il y a deux façons d'enculer les mouches : consentantes ou pas... Mais c'est toujours de l'enculage de mouche...

Cela relativise grandement ce genre de discussion... J'ai vu récemment, mais je ne le plus où, une interview où il expliquait qu'entre 97/98 et 99/100, la différence était purement l'émotion et non la technique; et que les journalistes qui ne s'engageaient pas sur des vins qui les bouleversent en oubliant tout n'avaient aucun courage. Aie.

Jeudi 28 Mai 2015, 09:46 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Si effectivement aux USA où l'amateur paie le critique, les conséquences pour les producteurs sont souvent immédiates et sensibles, (et je le constate par le rôle majeur de Galloni au Piémont en particulier), en Europe, l'amateur n'a pas du tout la même approche.

Les éventuelles explications sont longues et complexes.

Mais, comme écrit dans des billets précédents, une approche qui me semble positive pour les domaines, c'est celle de Peyrondet qui, n'en doutons pas, est en train d'être copiée ici et là, à voir les courriels que je reçois à titre d'informations.

Il va y avoir aussi une nouveauté avec ce qu'on appelle, je crois, le crossfunding : des gens qui investissent de petites sommes dans des projets économiques, les intermédiaires mettant en place les structures légales de la chose. Mais, Hervé, tu connais cela.

Tant que la critique "causera" pour la production et pas assez pour la consommation, et tant qu'il y aura ce manque évident d'enthousiasme avec des mots compréhensibles - sans tomber dans des simplifications à la mauss - , le vin en Europe souffrira d'une critique mal appareillée.

Jeudi 28 Mai 2015, 10:08 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Déjeuner ce jour avec les Bécot de Beauséjour, des vignerons à qui on ne le fait pas et avec lesquels on va discuter un peu de tout cela.

Important d'écouter leur point de vue.

Jeudi 28 Mai 2015, 10:10 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Mine de rien, Hervé : et sans tomber dans la recherche d'informations confidentielles qui inciteraient des malfaisants, ces superbes notes que tu as eu au WA, cela résulte en augmentation de commandes de tes importateurs aux USA à 2 chiffres ?

Crois bien que bien d'autres producteurs notés au WA seront sensibles à cette information :-)

Jeudi 28 Mai 2015, 10:16 GMT+2 | Retour au début

Oliv dit

Hervé Bizeul écrit :
"J'ai vu récemment, mais je ne le plus où, une interview où il expliquait qu'entre 97/98 et 99/100, la différence était purement l'émotion et non la technique; et que les journalistes qui ne s'engageaient pas sur des vins qui les bouleversent en oubliant tout n'avaient aucun courage. Aie."

Cet article peut-être ?
www.thedrinksbusiness.com...

Jeudi 28 Mai 2015, 14:33 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Oliv : notre Wikipedia du vin !

Merci Maître !

Jeudi 28 Mai 2015, 16:32 GMT+2 | Retour au début

Hervé Bizeul dit

Merci Oliv, j'avais suivi ton lien sur LPV, mais pas le temps de le retrouver.

J'avais trouvé ça fort intéressant. Voire édifiant.

Merci au passage encore pour cette formidable revue de presse !

Jeudi 28 Mai 2015, 17:39 GMT+2 | Retour au début

Sebastien dit

Rapide en passant, parce que Jérôme Pérèz ne dit pas tout.

Son Pacherenc nommé le talion 2013 est a 26 euros prix public ttc au domaine. Loin des 12 euros.

Jeudi 28 Mai 2015, 17:52 GMT+2 | Retour au début

Freewind dit

Je n'ai pas pris le temps de lire les commentaires, pardon. Mais s'agissant du papier, 2 remarques :

1. On ne fera pas mieux, s'agissant d'améliorer la grille de notation, que d'adopter la proposition d'Hervé Bizeul. C'est une perle et c'est ici
www.closdesfees.com/blogs...

2. En tant que consommateur, peu importe de pondérer une note selon l'AOC ou tout autre considération. On aboutirait à des typologies complexes à comprendre. Par contre tout à fait d'accord avec les pirouettes condamnées dans le papier.
Bref, le seul rapport comptant à mes yeux de consommateur, c'est le rapport plaisir - prix. C'est-à-dire le plaisir pris relativement au prix payé.

Jeudi 28 Mai 2015, 19:39 GMT+2 | Retour au début

Candie 2 dit

Et comme chacun peut le mesurer, le plaisir se passe de pirouettes

Jeudi 28 Mai 2015, 20:28 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Bien vu le rappel de la période "bonnet" du Sieur Bizeul : ça ne manque pas de panache (son billet, pas le rappel).

Sérieux :

"C'est-à-dire le plaisir pris relativement au prix payé."

Quand donc les critiques comprendront qu'il faut AUSSI exprimer des opinions POUR le consommateur (et moins pour le producteur) en tenant compte, quand même, qu'un vin, il faut le payer et que son prix ne gâche pas notre plaisir.

B+D le fait de plus en plus : il faut les en féliciter. Dupont itou et son action "primeurs" où des domaines s'engagent : chapeau !

Je vais être honnête : va falloir vraiment qu'un vin me touche un max pour que je lui donne plus de € 50 (je parle là des rouges : pour les blancs, on a tout ce qu'il faut avec des rieslings). Tant il est vrai, avec cette expérience récente de Cà Növa, que pour € 12 ttc, on trouve des vins, certes "de paysan" mais qui ont une honnêteté qu'on ne trouve pas avec autant d'évidence ailleurs.

En fait, ce que je constate à titre perso, c'est qu'il m'a fallu un bon paquet d'années pour commencer à me dégager des étiquettes. Donner 30 % du prix payé pour l'étiquette : OK, mais donner 80 % du prix, là, achtung : streng verboten. No more. Out. Finito.

Jeudi 28 Mai 2015, 20:28 GMT+2 | Retour au début

Candie 2 dit

Qu'on puisse vous toucher pour moins de 50€ est réjouissant

Jeudi 28 Mai 2015, 20:34 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

… et bien plus souvent qu'on ne le pense !

Jeudi 28 Mai 2015, 20:49 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Explications :

On arrive à un âge où, si on est amateur depuis quelques décennies, on a en cave des crus des années 70/80/90.

Mais à mon âge actuel, on recherche fatalement des vins de plaisir plus rapide qui ne nécessitent pas de nouvelles décennies de cave. Et ce sont des vins pur plaisir comme les Marionnet, Burgaud, Bouland, Borgeot, Belluard, Rollan de By, Haut-Carles, Fleur Cardinale, Rival, Clos des Grives et naturellement ces barbarescos qui m'époustouflent !

Tout cela largement en-dessous de € 50 et souvent bien en dessous de € 25.

Alors oui, si j'ouvre un Haut-Brion 89, sûr que cela devient rare, qu'on y fait attention, mais, bougre de bon soir, il a intérêt à être plus que bon ! Ouf : c'est bien le cas.

Jeudi 28 Mai 2015, 20:54 GMT+2 | Retour au début

Il me paraît vain de contextualiser les notations(millésime, AOC, etc.) On peut s'en sortir en utilisant la bonne vieille distinction d'Aristote, "selon le genre", qui fonctionne toujours. Noter les vins selon leur genre, AOC ou autre, sans les référer à une échelle universelle, qui n'a aucun sens. Un 18 attribué à un morgon prend son sens pour le genre Morgon, à un médoc, prend son sens pour le genre Médoc, etc.

Vendredi 29 Mai 2015, 08:19 GMT+2 | Retour au début

Bettane dit

Le consommateur est donc roi....de sa consommation et tout est bien ainsi. Mais je crains que les amateurs de notes chiffrées ne soient plutôt du côté des marchands et des spéculateurs ....et des producteurs qui leur vendent, n'est ce pas Hervé...... Reste sur le long terme aux vins à prouver que leurs grandes(WA) ou petites (Decanter) notes sont méritées.

Vendredi 29 Mai 2015, 08:20 GMT+2 | Retour au début

Bettane dit

Et pour les contempteurs de pirouettes et amants de prix plaisir rappelons que le pouvoir d'achat est une donnée cruciale. Les pauvres et les riches b'auront jamais la même èchelle de Richter. Je crains meme que le tres riche soit encore plus enthousiaste devant un beau vin à 12 euros ce qui lui met le verre au prix de l'eau du robinet pour moi.....

Vendredi 29 Mai 2015, 08:26 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

@ Alain :

On est bien d'accord, Alain, mais ce qui a motivé ce billet c'est le fait que trop souvent le critique - lequel à tout le moins devrait expliciter l'AOC (pour rester dans ton exemple) - s'en abstient tout simplement et donc, cela laisse l'amateur dans une sorte d'incertitude à la Heisenberg

:-)

@ Bettane : il est évident que ces notes sur 100 sont un outil sacrément utilisé dans les ventes aux enchères. Pour celui qui boit les vins qu'il achète, celui-là veut apprendre du critique autre chose : le type de plaisir/émotion qu'il a ressenti et quelques conseils du style "ouvrir 2 heures à l'avance" ou "servir à 16°" ou "attendre deux ans de cave".

Comme les crus de Bizeul vont être un exemple parfait quant à l'influence d'une note sur les prix et les ventes, ce sera un étalon intéressant à suivre : savoir si le team du WA a autant d'influence que le Grand Bob lui-même.

Les deux réponses sont possibles tant l'effet internet peut jouer dans un sens ou dans l'autre.

Vendredi 29 Mai 2015, 08:35 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

@ Bettane 2 :

Tu ne peux pas savoir à quel point tu as raison sur (certains) des "très riches". Rien ne leur fait plus plaisir que de déguster des vins qui sortent de l'ordinaire ouaté des grands crus.

Idem pour la gastronomie : à force de ne fréquenter que des étoilés luxueux, il y a une sorte de raz le bol et leur faire découvrir des gargottes avec un chef à qui on ne le fait pas, ça marche plus que souvent !

Va dire bonjour à Orazio à Milan : tu verras où il t'invitera :-)

Vendredi 29 Mai 2015, 08:40 GMT+2 | Retour au début

Alain Leygnier dit

J'en profite pour contester la notion de "critique" (le critique, la critique). Cette appellation paresseuse réduit le travail de journaliste (je laisse de coté les organisateurs de salons viticoles et les "consultants") à sa face la plus visible, à la fois contestée (incompétence) et recherchée par les producteurs (vendre son vin) : la dégustation commentée assortie de notation, demande expresse des lecteurs. Car, le journalisme de vin c'est surtout l'exploration des vignobles, des enquêtes, des rencontres avec les vignerons, etc.
La notion de critique plaque sur le vin une catégorie utilisée dans les arts (littérature, musique, cinéma, entre autres)sans qu'on s'interroge sur la légitimité de cet emprunt, qui met sur le même plan un produit de l'agriculture et des produits de la pensée, lors même que leurs condition de production et de diffusion sont totalement différentes. Elle s'impose,mais je note qu'elle est surtout employée par les non-journalistes. Jusqu'ici, à ma connaissance, aucun journaliste au sens strict, n'a le ridicule de se présenter comme "critique". Mais je ne sais pas tout...

Vendredi 29 Mai 2015, 09:45 GMT+2 | Retour au début

Michel Brun dit

Mauss : en quoi est-ce stupide de dire que Pauillac ou Vosne Romanee est une appelation largement superieure a Chinon ou aux coteaux varois ?
Amusant cette non-volonte de dire les choses: choisir c'est discriminer. Et l'exemple donne permet de choisir de maniere simplissime. Ca n'est pas parce qu'un plouc grotesque vous dit que Chinon est bien plus interessant que Pauillac qu'il faut automatiquement dire "cet avis existe par consequent on ne peut comparer". L'avis d'un plouc est nul et non avenu. Il n'est pas a considerer. La democratie participative en matiere de vins est une catastrophe car vous aurez toujours des idiots pour vous dire qu'ils preferent un cote du rhone a une romanee conti. La mediocrite des gens se combat en les ignorant.

Vendredi 29 Mai 2015, 10:10 GMT+2 | Retour au début

Hervé Bizeul dit

Ainsi donc il faudrait une notation relative pour les riches et une pour les pauvres. C'est cela, oui...

Et selon sa naissance, le vigneron doit se contenter de son destin.

Michel, venant d'un agrégé de philosophie, permet moi de te dire que ce genre d'opinions définitives se discute. Surtout chez les pauvres et les "mal nés".

La réussite de Parker, c'est justement de n'avoir jamais accepté ce que Bourdieu a si bien développé, cet ensemble "d'habitus" qui permet d'expliquer (et dans ton cas de défendre) les inégalités, sociales pour Bourdieu, viticoles pour nous.

Pour Jeb, un grand vin du Roussillon est un grand vin tout court. Pour vous, un grand vin du Roussillon est contextuel et ne doit pas être mis dans le même sac qu'un vin de "noble naissance". Aucun domaine ne mérite plus de 3 "BD" et on attendra cinquante ans qu'il ait "prouvé" sa grandeur. Moi ou un autre.

Le consommateur, lui, fait bien la différence. Bouge. Change. N'est pas arcbouté sur des paradigmes poussiéreux. Les grands terroirs à révéler sont multiples en France, et les prochaines années vont voir exploser de nouveaux "grands" vignerons, en LR, dans le Sud-Ouest, dans la Loire.

Il est malheureux que leur "découverte" et leur "lancement" sur la scène mondiale ne soit pas le fait de journalistes Français, toujours frileux à s'engager. C'est toute une génération à qui il aura manqué de grosses couilles pour faire en France ce que l'Espagne, l'Italie, les USA ont réussis : l'ascenseur républicain.

Vendredi 29 Mai 2015, 11:20 GMT+2 | Retour au début

Hervé Bizeul dit

Hors, ce que veux le lecteur, l'amateur, c'est justement un ENGAGEMENT absolu, comme celui, dans ce fil, par exemple, de Jérôme qui me donne une furieuse envie de goûter son Pacherenc, qui ne coute finalement que 30 % d'un Pessac Léognan aussi boring que bling-bling.

Le prix, je m'en bas l'œil si j'éprouve la moitié de ce qu'il me décrit.

Ton jugement technique ou moral, cher Michel, vois tu, personnellement, il me laisse froid. Voire glacé.

En revanche, le vin qui te fait vibrer, le vin que tu sortirai pour une jolie femme qui t'attire et qui vient déjeuner la première fois chez toi, le vin que tu as préparé pour boire après ton enterrement, le vin que tu vas ouvrir après avoir mis un peu de musique chez toi ce we si tu y vas (un s'il fait beau, un s'il fait gris), le vin que tu trouves totalement incroyable pour le prix, tous ces vins là me passionneraient. Le buveur derrière le critique, c'est celui que j'aime. Le professeur, c'est bon, j'ai donné.

L'émotion, forcément l'émotion... Et Descartes aux chiottes.

Vendredi 29 Mai 2015, 11:29 GMT+2 | Retour au début

Bref dit

J'imagine un instant Michel Brun tenant son discours de superbobo qui n'a jamais mis les pieds dans une vigne face à Depardieu, Jean Carmet et Jean Bardet il y a quelques années.....c'était quoi déjà votes surnom sur ce blog il y a quelques temps??

Vendredi 29 Mai 2015, 11:37 GMT+2 | Retour au début

Michel Brun dit

Bref: ca n'a rien a voir avec superbobo. Je sais pas pourquoi vous convoquez depardieu, carmet and co d'ailleurs.
J'ai un principe simple: je ne me dis pas par principe qu'il est interdit de dire certaines choses sous pretexte que ca choquerait certains.
Je trouve les notes parker lisibles, les notes meadows relativement lisibles meme si je ne suis pas d'accord du tout avec lui sur certains domaines. Je trouve en revanche les notes bettane et rvf illisibles.

Vendredi 29 Mai 2015, 11:47 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

@ Alain Leygnier : bien évidemment que je comprends parfaitement le mot "journaliste" par rapport au mot "critique". Simplement, j'emploi le mot "critique" :

a : parce qu'en anglais, tout le monde comprend ce mot
b : parce qu'ici, les sujets que vous évoquez sur ce que doit faire un journaliste du vin, ne sont pas prioritaires : pas de place et la RVF ou Terre de Vins sont là pour ça avec des compétences que je n'ai nullement.

@ Brun : avant de dire des âneries, relisez ce que j'ai écrit.

@ Hervé : très probablement que les lecteurs ici comprennent tes frustrations, mais je ne crois pas non plus que les avis de Michel sont basés sur des a priori qui n'auraient rien à voir avec son mode d'appréciation des vins. Ce serait lui faire injure.
Maintenant - et il l'a écrit ici à plusieurs reprises - le style de ce qu'il aime dans le vin, qu'il soit hongrois, toscan, bordelais ou roussillonnais reste son outil majeur d'évaluation. Qu'on lui conteste ce type de goût, soit. Mais qu'on insinue qu'il se baserait sur des critères n'ayant rien à voir avec son concept du grand vin, non. Simplement non.

Maintenant lui reprocher qu'il ne peut pas ou ne veut pas donner un coup de pouce à telle ou telle région, ça, c'est autre chose et là je suis plus en phase avec toi.

Vendredi 29 Mai 2015, 12:45 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond



Ceci dit, il y a plus de 15 ans, quand les Langhe étaient dans les limbes de sa renommée actuelle, quand on traitait ses vignerons de paysans, il n'a pas hésité à dire vivement qu'on avait là une région avec un potentiel équivalent à celui de la Bourgogne. C'était à la Ciau del Tornavento, dans le contexte d'une dégustation du GJE.

Bref : sachons toujours voir les deux faces des choses.

Vendredi 29 Mai 2015, 12:46 GMT+2 | Retour au début

Hervé Bizeul dit

Ou tu as mal lu, où je me suis mal exprimé.

Michel ne note pas les vins en fonction de son goût, mais en fonction d'un système de notation complexe, qu'il s'est forgé, qui intègre beaucoup de données purement intellectuelles et très peu d'émotions (il les ressent mais ne a décidé de pas ou peu les exprimer). Donc, il dit parfois que ce qu'il n'aime pas est bon, voire grand. Ou modère son enthousiasme parce "ce genre de chose ne s'exprime pas en public" ou que "telle" appellation, ce doit être notée comme "ça" et non comme "ça" pour des raisons historiques ou autres. Je simplifie, c'est très complexe, parce qu'il y a des critère moraux, historiques, des peurs, des réputations et, n'ayons pas peur, des intérêts économiques. Et une large part de morale personnelle, qui est tout à son honneur. Libre à lui. Ca lui convient.

Mais il ne faut pas s'étonner pas que ses notes, ses guides, ses articles ne déclenchent aucune envie d'acheter et de ce fait, aucune vente. Il n'est pas le seul, loin de là, bien d'autres ne s'occupant pas des retombées commerciales de leurs articles, partageant avec nombre de vignerons l'idée que commerce et prostitution, hein...

Après, on peut juste vouloir avoir raison, faire comme bon nous semble ou s'adapter à son environnement. Ou changer le monde. Ce que RP a fait.

Il n'y ni reproche ni critique envers Michel juste une perception personnelle de ce qu'il me semble, le buveur, le vrai, celui qui se cultive, achète et bois en 2015, voudrait.

Vendredi 29 Mai 2015, 13:28 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Là, je comprends nettement mieux tes commentaires. Cela montre effectivement une complexité pas à la portée du quidam de service.

Michel n'a pas tellement changé depuis ses débuts en 82. Souviens toi ses coups de coeur dans la RVF avec l'effet d'un de ces papiers sur la renommée et les ventes de Rollan de By. Idem pour le valpolicella de Dal Forno.

Ce qui a changé, c'est :

a : qu'il n'a pas été systématiquement traduit en anglais avec un outil moderne de communication aux USA. Bien sûr, jamais il n'aurait remplacé Parker (un local qui joue dans sa paroisse) , mais le Grand Bob aurait eu en face de lui une notation européenne de vins européens qui aurait fatalement eu des suiveurs attentifs.

b : et surtout, avec l'explosion actuelle de la communication "vin" sur le net, plus personne n'aura le pouvoir de Parker, d'autant plus qu'en 1982, Bordeaux dominait le monde alors que maintenant la concurrence est bien plus vive.

Bref, on revient toujours à Audiard :

Moi, quand on m'en fait trop, je correctionne plus, je dynamite, je disperse, je ventile !

Vendredi 29 Mai 2015, 13:37 GMT+2 | Retour au début

Hervé Bizeul dit

François, je pense que tu devrais questionner des vignerons autour de toi sur le rapport article ou note élogieux/nombre de commande.

Les temps ont beaucoup changé...

Et pas que pour B&D, malheureusement. C'est d'ailleurs assez incroyable, à vrai dire : la crtique Française n'est plus crédible, on ne la suit plus, tout simplement. Et faire l'Autruche n'est pas la bonne solution.

Vendredi 29 Mai 2015, 14:02 GMT+2 | Retour au début

Michel Brun dit

Autant appeler un chat un chat : michel bettane malgre toutes ses qualites est inaudible. La revue du vin de france qui produit la moitie du temps des marronniers l'est encore encore plus.

Vendredi 29 Mai 2015, 14:26 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

"Hervé Bizeul dit


François, je pense que tu devrais questionner des vignerons autour de toi sur le rapport article ou note élogieux/nombre de commande."

Justement : eu égard aux notes que tu as reçues, tu es bien placé pour nous en dire les heureuses conséquences en chiffre.

Sur le point de vue du pouvoir de la critique (journaliste pour Alain), depuis mes premiers billets en 2007, je crois avoir bien expliqué mon point de vue.

@ Brun : quand on comprend que Michel Bettane est plus un "éducateur" qu'un "conseiller financier es vins", alors là, il est cristal clear, parfaitement audible.

La RVF : dieu sait à quel point elle veut ignorer ce que je fais (confer la censure de Pitte), il n'empêche que ces derniers temps, il y a eu - et je l'ai signalé - des articles de fonds intéressants. Maintenant, acheter un vin sur une note de l'un des leurs, faut pas pousser mémé :-)

On m'a appris, au GJE, à savoir comment apprécier un vin.

Vendredi 29 Mai 2015, 14:43 GMT+2 | Retour au début

Michel Brun dit

Que pensez vous de l'excellent R. Petronio ?

Vendredi 29 Mai 2015, 14:47 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Je sais que c'est un journaliste "free-lance" qui vit à Créteil, mais rien de plus.

Vendredi 29 Mai 2015, 14:58 GMT+2 | Retour au début

Michel Brun dit

C'est surtout le monsieur bourgogne de la rvf

Vendredi 29 Mai 2015, 15:00 GMT+2 | Retour au début

Denis dit

Petronio, un champion de l'ordre établi. C'est lui qui avait lancé ces dégustations parallèles de grands vins inaccessibles (comparaison du corton Charlemagne de Coche Dury contre le Montrachet DRC par exemple).
Où est le journalisme la dedans ?
Je pense qu'il cherchait avant tout à se faire plaisir...

Vendredi 29 Mai 2015, 15:50 GMT+2 | Retour au début

Mon cher Petronio ne se résume pas à un avis aussi caricatural, Denis. C'est d'abord un très grand dégustateur doublé d'un type sans concession. Assez rare pour être protégé.

Vendredi 29 Mai 2015, 17:12 GMT+2 | Retour au début

Bettane dit

Michel il a toujous dit ce qu'il pense et sans hypocrisie et avec au moins une erreur de jugement par jour. Il a meme dit et écrit beaucoup de bien des vins de Bizeuil et du Roussillon et en a dégusté des milliers à l'aveugle sans espérer la moindre reconnaissance et dans fierté car c'est son devoir de critique. Et il est heureux d'accueillir Alain dans cette confrérie honnie de lui en tant que critique autoproclamé des critiques auto proclamés. Vive le journalisme de carte de presse....

Vendredi 29 Mai 2015, 17:12 GMT+2 | Retour au début

Bettane dit

Au fait merci à ceux qui nous enterrent trop vite. Je constate pour ma part que notre vision du vin et de sa culture n'a jamais eu autant d'influence sur les viticulteurs de talent et la future génération de dégustateurs de talent qu'aujourd'hui et pas qu' en lChine. Et nous nous moquons du quarteron de grincheux qui nous jugent inaudibles parce qu'au fond c'est ce qu'ils souhaitent et ce sur quoi ils se construisent.

Vendredi 29 Mai 2015, 17:22 GMT+2 | Retour au début

Bettane dit

On aura compris que mes gros doigts boudinés glissent sur l'étroit clavier de mon Samsung....mille excuses pour les fautes de frappe.....

Vendredi 29 Mai 2015, 17:26 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Oulàlà !

Même Heisenberg commencerait doucement un beau rétropédalage pour éviter de tomber dans la semoule aléatoire de commentaires ayant compris à 100 % ces relations quasi bibliques entre zeus anonymes et quelques sérieux noms propres n'hésitant pas à exprimer leurs pensées.

Un dégagement spirituel bien nécessaire :

"Soyez gentils avec vos [lecteurs] …ayez toujours à l'esprit que ce sont eux qui choisiront votre maison de retraite."

Vendredi 29 Mai 2015, 17:27 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Sacré Michel : depuis le temps que je lui dis d'être MAC !

Vendredi 29 Mai 2015, 17:31 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Les grands noms doivent toujours subir les fléchettes de jeunots boutonneux dont le seul souci est de se valoriser devant une peuplade lumpen qui frémit à l'écoute de leurs exploits !

Vendredi 29 Mai 2015, 17:36 GMT+2 | Retour au début

Languedoc Paradise dit

Entendu d'un grand viticulteur Bourguignon la semaine dernière : moi et mes collègues bourguignons trouvons de moins en moins crédibles les personnes de la RVF...carrémént "Persona non grata" dans CERTAINS domaines...j'vous dis pas !

Vendredi 29 Mai 2015, 19:31 GMT+2 | Retour au début

Zztop dit

En M^me temps, N'oublions pas Parker qui étit "Persona non grata" en bourgogne avant les autres...

Vendredi 29 Mai 2015, 19:37 GMT+2 | Retour au début

Édouard Verger dit

Comment imaginer qu'un critique puisse penser ne pas avoir d'influence dans le domaine d'investigation qui est le sien? C'est humain, pas vraiment vérifié et surtout invérifiable.
Il influe sur son lectorat comme le petit blogueur influe sur ses abonnés. Une simple question de proportion qui n'empêche pas ces deux sphères de se croiser de temps à autre...en faisant des étincelles.
Monsieur Bizeul a raison, ce n'est pas le Roussillon qui n'a pas de talent, ce sont les regards des degustateurs qui ne sont pas près à comprendre car on entretient - presse, caviste, restaurants, livres - ad nauseam les mêmes hiérarchies convenues. Et hélas pour lui cela ne changera pas.

Vendredi 29 Mai 2015, 19:54 GMT+2 | Retour au début

François, standing ovation pour "peuplade lumpen".
J'ai beaucoup ri.
Considère que je vais te voler ces deux mots.

Vendredi 29 Mai 2015, 20:37 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Tu peux, Nicolas, tu peux :-)

@ Monsieur Verger : il se trouve que dans le monde du vin, le benchmark, l'aune à laquelle on mesure le pouvoir d'un critique, c'est sa capacité, comme le cas Parker, non seulement à faire vendre mais à permettre à tant de châteaux bordelais de conquérir de nouveaux marchés et donc de vendre aussi plus cher.

Donc, quiconque est du même métier doit ± prouver que lui aussi est capable de "bouger les stocks", une expression pas très belle mais très significative. Allez sur le blog de Bizeul où vous lirez sa joie à constater un saut des ventes suite à ses notes dans le WA.

"car on entretient - presse, caviste, restaurants, livres - ad nauseam les mêmes hiérarchies convenues."

C'est bien contre cela que j'ai créé en 1996 le GJE. Mais comme il n'y avait strictement aucun modèle économique y attaché, l'influence des résultats de nos dégustations est toujours restée proche de zéro à l'exception de 3 ou 4 crus. Tout à revoir. On s'y attache.

Vendredi 29 Mai 2015, 20:53 GMT+2 | Retour au début

Je suis assez fasciné par ton désir de ne rien changer, Michel.

Je ne parle pas de moi en permanence. Je parle du consommateur. De son désir. Je parle du désastreux manque d'influence du journalisme vin actuel, tu me réponds que tu es en train de former la génération des vignerons de demain ? Et celle des dégustateurs de demain ? Je suis sidéré...

Et tu te drape encore dans la "carte de journaliste" qui seule devrait donner accès à la critique et lui donne valeur ? Et au même moment, dans Challenges, vous vous gargarisez de faire 40 % de CA en vendant des salons, 40 % en vendant de la pub habillée et 20 % en vendant votre image à qui veut l'acheter ? Mais parfois je me dit que l'on vie pas dans le même monde... Rappelle moi le CA de B & D dans la vente... d'articles ? Ni toi ni la RVF n'êtes plus dans la presse, vous êtes dans la vente. Et tant mieux pour vous. Moi, je vend du vin et j'en suis fier. Et je ne donne pas de leçons.

Enfin, tu parles de ton influence sur les consommateurs tout en tirant à boulets rouge dans discontinuer sur un phènomène de société, les vins nature, que personne ne peut aujourd'hui ignorer, tant il est fort et vigoureux et montre au minimum que tout a changé, le consommateur, les marchés, l'information, la critique.

Je crois que tu n'as pas compris la force de l'internet, Michel. Le temps où les journalistes avaient du "pouvoir" sur les vignerons est révolu. On a plus peur. En tout cas pas moi.

Vendredi 29 Mai 2015, 21:32 GMT+2 | Retour au début

En ce qui concerne WA, cher François, ce n'est pas le marché qui me contacte depuis quelque jours (c'est assez fascinant quand même...) qui doit retenir ton attention. Les notes sont une grande satisfaction parce que nous sommes dix au moins à être reconnus d'un seul coup et que nous allons avancer ensemble. Elles arrivent trop tard pour changer la vie du CDF, mes clients me fond confiance depuis des années. Mais pour le Roussillon, c'est le regard qui change. Et Edouard Verger l'a très bien décrit.

Beaucoup d'importateurs, tout d'un coup, se disent, "tiens, il se passe quelque chose là bas. Si on goûtait ?" Et pour certains clients, dans certains pays, la note rassure et permet de goûter, comme un enfant va goûter pour la première fois une saveur qu'il ignore. Et les vins feront le reste, je n'ai aucun doute là dessus, les miens et ceux de mes confrères.

Mais voilà, c'est encore une fois le WA qui aura "découvert" le Roussillon (alors qu'il était vendu par RP, quand on y pense...). Comme le WA va découvrir un jour le Haut-Poitou. Ou les troisièmes terrasses de Cahors. Où les terroirs autour de Bourges. Pendant ce temps, chez nous, la presse Française continuera à passer la moitié de son temps en Bourgogne, l'autre à Bordeaux (chez les riches) et à Noël, on vendra dans les journaux les grandes cuvées de Champagne. Tout va bien.

Vendredi 29 Mai 2015, 21:41 GMT+2 | Retour au début

Pathos dit

Merci M Bizeul, il est certain que le problème de M Bettane est le sentiment de mépris que donnent la plupart de ses interventions que l'ai lues. on a toujours le même sentiment que devant un Enarque dans une réunion internationale, qui a tout compris avant tout le monde, le fait savoir et montre son impatience devant de tels sots, sauf que les allemands ou les japonais ils n'en ont rien à cirer de ses "brillantes" qualités intellectuelles

Vendredi 29 Mai 2015, 21:54 GMT+2 | Retour au début

Michel Brun dit

Le vin est un produit elitiste et doit le rester. Aucune raison qu'il soit a la portee de tout le monde. Donc moi ca me va les types comme bettane qui developpent une forme de sophistication extreme et qui disent au cancres qu'ils sont des cancres.

Vendredi 29 Mai 2015, 22:29 GMT+2 | Retour au début

Lampedusa Exchange dit

Tout changer pour que rien ne change ... soupirs

Vendredi 29 Mai 2015, 22:33 GMT+2 | Retour au début

Languedoc Paradise dit

Haut niveau de clarté dans les propos de BIZEUL.

Les cuvées Anne GROS et Jean-Paul TOLLOT en minervois sont également top niveau et il n'était point nécessaire que WA décerne là aussi des lauriers à ces vins là pour comprendre qu'il s'agit aussi de véritables diamants...j'ai appris à découvrir les vins de cette région depuis leurs premier millésime en 2008 et je les en remercie..

Sûr que si le vigneron fait le vin comme il l'aime, on a envie d'aller chez ce BIZEUL non pas parce qu'il truste les notes du WA...simplement parce qu'il parle "authentique".

Eh oui, il faut le dire haut et fort :
C'est un Ricain qui a bousculé depuis bien longtemps déja l'ordre établi qui consistait à porter sur l'autel des Vins les Seuls Bourgognes et Autres GC BDX.

Mr MAUSS a bien essayé (avec tact et habileté) d'expliquer à plusieurs reprises à Mr Bettane que les critiques Français sont clairement passés à côté de deux choses énormes :

1/ Par exemple, tout le monde s'accorde à dire que bettane est un type intelligent, cultivé, respecté, mais comment a t-il pu passer à côté à ce point de la voie qui s'offrait à lui pour guider comme il se doit l'amateur et devenir La référence...sans compter comme le dit MAUSS qu'avec effectivement une traduction en Anglais, il aurait pu non pas damer le pion à RP, mais devenir un guide reconnu internationnalement (qui connait Bettane à l'étranger/Parker ?...).

Vendredi 29 Mai 2015, 22:47 GMT+2 | Retour au début

Languedoc Paradise dit

2/ La non prise en considération de l'importance capitale de l'avénement du Net (et encore, nous n'en sommes qu'au début !).

Malheureusement,il est aussi trop tard pour nos critiques Français pour cela (ce n'est que mon avis).

Vendredi 29 Mai 2015, 22:47 GMT+2 | Retour au début

Satristim dit

Bonsoir,
ces saillies contre la rhétoriques de Bettane sont au mieux soporifiques, au pire « ordinaires ». Bettane a au moins le mérite d’avoir un style (un goût) et un peu d’humour. Qu’il se fige parfois dans une posture, pas de quoi fouetter un chat. Pour ma part, je dois reconnaître qu’il est l’un des critiques qui a contribué à mon approche du vin. Et je préfère quand on le bouscule (ou le dispute) sur des questions plus pertinentes. Dans mon souvenir, c’est un des premiers à avoir relevé le « turn » de Pontet Canet, classant son 2003 après la mise tout en haut de la hiérarchie, et ce en 2005 déjà. Et je dois reconnaître que ce qu’il dit aujourd’huisur Durfort Vivens me convainc, pour avoir goûté le 2013 en primeurs. Dire qu’il se cantonne à deux régions est plutôt réducteur. Et last but not least, son Grand Tasting m'a permis de découvrir une flopée de vin. Et ce n'est pas rien...
Cordialement
Frédéric

Vendredi 29 Mai 2015, 22:55 GMT+2 | Retour au début

Satristim dit

Cher Hervé
D’abord merci de tes interventions. Et ravi de ces notes qui du WA qui te comblent.
Mais faire un tel panégyrique du WA me laisse aussi un peu perplexe. Je n’ai pas le sentiment qu’il ait fallu attendre ces notes pour qu’en France, les amateurs s’intéressent à d’autres régions que Bordeaux et la Bourgogne. LPV en est un exemple manifeste. Et pour sûr pas isolé. Ces notes peuvent impacter le regard des autres pays, mais difficile de nous faire croire qu’en France, tout le monde se moque des autres régions.

Quant au notes du WA qui sont si nuancées, n’hésitant pas certaines années à mettre un 89 à un Latour, c’est de l’historie ancienne. Depuis 2000, on peut dire qu’il y a au moins 70 Bordeaux primeurs qui ont plus de 90. Une quarantaine ont 92 ou plus. Les premiers, super second et autres outsiders ont tous au moins 93. Je ne trouve pas que c’est très nuancé, ce d’autant plus si entre 97 et 100, c’est l’émotion qui parle. Ou alors, je dois comprendre qu’un 90, c’est une daube? Sur cette question des notes, je trouve Bettane et Quarin plus courageux que le WA.

Cordialement
Frédéric

Vendredi 29 Mai 2015, 23:03 GMT+2 | Retour au début

Languedoc Paradise dit

"Bettane a au moins le mérite d’avoir un style (un goût) et un peu d’humour" tout à fait d'accord avec ce point de vue, mais il a "manqué" quelquechose, c'est indéniable.

"je dois reconnaître qu’il est l’un des critiques qui a contribué à mon approche du vin"...moi aussi, et c'est aussi pour cette raison que j'aurai tant apprécié qu'il s'applique à se faire "connaître" plus que cela à l'international...bien qu'il le soit déjà, mais pas au niveau d'un RP...en même temps, s'il ne l'a pas fait, Ce n'est point une question de moyen, plutôt d'envie...mais lui seul sait.

Vendredi 29 Mai 2015, 23:13 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Bon : ces deux derniers commentaires remettent un tantinet le pendule à une bonne place : le milieu.

Et que chacun reconnaisse au moins que dans le monde des journalistes/critiques du vin, Michel Bettane n'hésite jamais à dire ce qu'il pense. Où sont les Mauranges, Dupont, Gerbelle, Poussier, Poels, Citerne, Rubirosa et autres Quarin ?

Ils se sentent ailleurs ? Au-dessus ? Différents ?

Et si un critique a bien dégusté et parlé d'ailleurs, et depuis des lustres, c'est bien Bettane avec son superbe ouvrage sur les plus grands domaines du monde.

Par ailleurs, le LR, pour ce que j'en connais, c'est à dire quasi rien, qui a fait connaître Grange des Pères et autres grands noms évoqués partout et également cités dans le B+D ?

Et, Hervé, en quoi l'origine du CA de B+D serait impure, car c'est bien comme cela qu'on lit ton commentaire ?

Car tout le monde sait qu'en France, en Europe, le consommateur veut tout gratuit de la part de la critique.

En fait, à te lire, on devrait attendre de Bettane un tout autre comportement que le sien : mais qu'attendent donc les zeus de ta région pour tous ensemble financer un bon gars, sachant bien goûter et qui porterait la bonne parole en Amérique, Asie et autres ? Pourquoi ne pourrait-il pas avoir l'aura d'un Bettane ou d'un Parker ? Parce qu'il favoriserait une région parmi d'autres ou parce que là, enfin, on saurait qui paie qui ?

Samedi 30 Mai 2015, 04:46 GMT+2 | Retour au début

François...

La réputation et le succès de la Grande des Pères serait due à Michel Bettane ? Je ne sais pas si je dois en rire ou en pleurer... Mais s'il y a bien UN domaine culte en France qui ne doit RIEN aux journalistes, c'est bien celui là...

Il n'y a rien d'impur à avoir une entreprise, à tenter de la développer, de créer des emplois et de gagner de l'argent. BIEN au contraire. Mais on assume alors ses choix et dans ce cas, les conséquences. En particulier on ne se lamente pas de ne plus être suivi par un grand public qui est tout sauf bête et a d'autres sources d'information concurrentes. Et on ne tend pas le bâton pour se faire battre en racontant dès qu'on peut que l'avis de ceux qui ne sont pas "journalistes", c'est de la merde. Et que ceux qui aiment les vins nature, c'est niveau Daesh au niveau bêtise. Et en plus leur conseiller de se remettre au Bordeaux. Ca s'appelle scier la branche sur laquelle on est assis.

Il suffit de voir combien on regarde tous les "avis consommateurs" quand on achète un truc sur internet...

On s'en fou qu'un Français ait du succès à l'étranger, le cœur de notre marché (et notre cœur tout court) est en France. C'est là qu'ils pourraient bouger les choses.

Enfin, tu vois toujours l'information comme venant "d'en haut", d'une sorte "d'autel" qui doit être adoré. Elle désormais éclatée dans le WWW et ça ne va pas s'arranger. De toute façon, les prochains influenceurs viendront sans doute de l'internet. C'est le cas de Jeb Dunnuck, tiens.

Samedi 30 Mai 2015, 09:08 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Juste un point Hervé :

Je me suis mal exprimé sur la Grange des Pères : c'était simplement citer un Domaine qui avait percé au niveau des icônes historiques.

Idem d'ailleurs pour Clos Rougeard en Loire.

Et probablement qu'une grande partie des incompréhensions entre certains de nos lecteurs et Michel Bettane vient du fait qu'il n'a plus le temps de d'écrire comme "journaliste" (comme du temps où il était à la RVF) mais comme éditorialiste au site B+D, comme coordinateur-critique de leur Guide annuel et comme conférencier dans les divers salons créés par eux.

Samedi 30 Mai 2015, 09:57 GMT+2 | Retour au début

Sebastien dit

Puisqu'on parle de critiques, j'aimerais citer ici une intervention d'un amateur qui n'a certes pas le bagage et le palais de Bettane mais qui défend une appellation peu citée, avec ses moyens et son enthousiasme, parfois un peu péremptoire et au taquet mais d'une grande fraîcheur dont seuls les jeunes amateurs ont le secret.

Jérôme Pérez sur Buveursd'étiquettes nous livre son coup de coeur pour la cuvée le Talion 2013 du domaine Laougué, qu'il estime être aussi qualitative qu'un grand Meursault.

Merci Jérôme!

www.buveurs-detiquettes.f...

Samedi 30 Mai 2015, 13:03 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Merci de cette info. Une belle démonstration qu'il y a une flopée de sites dont l'objectif majeur est de commenter des vins.

Ce qui n'est aucunement le but de ce blog, quand bien même j'aime parfois citer des expériences intéressantes.

Samedi 30 Mai 2015, 13:10 GMT+2 | Retour au début

Je trouve que cette question relative-absolue est tout à fait intéressante.

Pour ma part, j'estime que si on met une note, c'est pour synthétiser et faciliter la comparaison. De sorte que je conçois mal la notation comme relative.

Concernant le niveau supérieur de telle ou telle AOC, je me demande quand même souvent si ça n'est pas plus une question de vigneron, à partir du moment où on n'est pas sur de la terre à betterave :)

Mais quand bien même, à partir du moment où il est clairement énoncé le principe de notation (absolue, relative, relativo-absolue)... je ne vois pas trop pourquoi ensuite se livrer à un pugilat.

M Bettane note de manière relative ? Je l'avais bien remarqué et j'interprète les notes en fonction (je redescends toutes les notes de champagne et bordeaux ;-) (humour) ). Et je n'ai jamais eu de problème à les interpréter car les commentaires sont faciles à déchiffrer.

Ce qui ramène au point qu'avait soulevé Oliv plus haut. La note est une chose secondaire, ce qui compte, c'est plutôt la description du vin.

Bonne journée à vous !

Samedi 30 Mai 2015, 13:28 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

On en n'est point au pugilat, encore heureux !

Le départ de ce billet a été la conséquence de la pirouette si facile de Dupont dans le Point qui écrit qu'un 17 à Pauillac n'a rien à voir avec un 17 à Fronsac ou Entre deux Mers : bref : dans une même région, il relativise sans nous donner la clé de cette hiérarchie des AOC.

Et bien sûr, il n'est pas le seul à faire cette pirouette.

Autre point : dans tout ce micmac de la communication, pourquoi donc les régions ne financent pas quelques pointures comme, par exemple, le Beau Ténébreux en LR ou David Rayer en Alsace qui sauront garder leur totale indépendance (suffit de déguster à l'aveugle) et se spécialisant ainsi dans une région, en donneront une véritable image permanente qui pourrait devenir une sérieuse référence. Si plus personne n'aime Bettane, la RVF ou Terre de Vins, c'est-y pas le moment de se retrousser les manches et d'agir ?

Samedi 30 Mai 2015, 15:17 GMT+2 | Retour au début

Paganini dit

Ca me fait mal de le dire, mais Pérez et Bizeul ont 1.000 fois raison sur cette question de note relative. Même si le mot d'escroquerie est mal choisi, car je ne pense pas que Bettane, par exemple, cherche à tromper qui ce soit, le fait est que ce système est tout simplement idiot. La notation est une échelle mathématique qui permet à tout le monde de s'y retrouver. Si en réalité il y a tout un système de relativité, non explicité, ça ôte tout intérêt à cette notation. Et en plus je viens de comprendre qu'il y a tout un tas de critères de relativités, ce qui rend ce système encore plus stupide à mes yeux.

Ceci étant, je crois que Bettane n'use de sa notation relative que dans ses rêves, puisqu'on ne voit des 20/20 en pagaille que sur les appellations de choix, alors que de façon relative un Languedoc pourrait bien avoir un 20 dans le cadre de sa propre hiérarchie relative. Système totalement imbitable et biaisé donc.

J'ajoute, toujours au crédit de Jérôme Pérez que le Jurançon est certainement un grand terroir injustement méconnu, mais chut ! Gardons ce dernier coin à champignons (le Jura en est certainement un autre mais les prix grimpent inexorablement).

Enfin, pour défendre un peu Bettane, je crois à son influence parce qu'il reste quelqu'un de très compétent. Son influence est peut être toutefois limitée au marché franco-français. N'empêche que j'ai acheté ou visité certains domaines sur la base de ses bonnes critiques et je m'en suis rarement plaint.

Samedi 30 Mai 2015, 15:50 GMT+2 | Retour au début

Sebastien dit

J'ajoute au grand Paganini que la petite entreprise de Bettane est dynamique. J'aime beaucoup certaines qualités de la RVF, ses concours à l'aveugle, sa recherche de vins plus "propres" mais ce mammouth se repose un peu trop et va se faire becter par la lionne Bettane qui supplante inexorablement avec le Grand tasting et maintenant le Winelab ( superbes sélections) tous les salons "historiques".

Pour ce qui est des notes. Le relatif n'est évidemment acté que dans des cas très rares. Sinon, nous aurions des 19/20 en gamay d'Auvergne dans la catégorie vin de gamay de cette région. Nous aurions des 18 sur certains cabernets francs ligériens qui ont l'habitude d'être mûr années après années quand la région propose, hors millésime solaire, du végétal terreux tannique et inconfortable. Et puis bientôt, il faudra relativiser en fonction des choix de vinification du producteur qui, s'il avait choisi de..., le vin aurait pris 2 points de plus. Mais comme tout est exception, le relatif lié à la garde est intéressant...

Samedi 30 Mai 2015, 16:03 GMT+2 | Retour au début

Oliv dit

François Mauss écrit :
"Autre point : dans tout ce micmac de la communication, pourquoi donc les régions ne financent pas quelques pointures qui sauront garder leur totale indépendance (suffit de déguster à l'aveugle) et se spécialisant ainsi dans une région"

François,
Je pense que le monde du vin ne manque pas de ce type de relations consanguines (voyages de presse, dégustations in situ etc) et je ne suis absolument pas convaincu qu'il puisse en émaner une forme de crédibilité qui est seule celle qui peut faire bouger les lignes et donc les stocks (puisqu'au final, c'est le sujet dont nous parlons ici).
De plus, mais ce n'est que mon avis, je me méfie de l'émergence d'un nouveau profil de dégustateurs : le régionaliste.
Je ne vois absolument pas en quoi le spécialiste local serait plus compétent dans ses jugements de goûts à viser de communication qu'un dégustateur plus universel.
La lecture des équilibres d'un vin exige une confrontation entre des influences géographiques, des types de vinification et d'élevage qui font de la monomanie régionale très souvent plus une faiblesse qu'une force.
Le dégustateur monomane de nebbiolo aura par exemple une lecture des tanins et de l'acidité incompatible avec celle du spécialiste des grenaches. Ses connaissances techniques dues à sa proximité géographique avec les domaines rendront-elles son analyse de goûts plus viable dans l'optique du plaisir futur du lecteur dont va découler le geste d'achat, je me permets d'en douter ?

Samedi 30 Mai 2015, 16:15 GMT+2 | Retour au début

Oliv dit

La crédibilité aux yeux du lecteur se gagne sur l'honnêteté, l'expérience et la cohérence sur le long terme afin de rendre son avis de goûts universalisable et donc lisible. L'amateur saura peu à peu lire entre les notes et sur les mots le style de vin qui lui correspond, déclenchant ainsi l'envie de suivre et donc d'acheter.

Petit post scriptum en fil de mon post précédent : en plus de qualités humaines qui méritent les louanges les plus sincères, David Rayer est sûrement l'amateur le plus incroyablement compétent que j'ai eu le plaisir de rencontrer.
Enfermer son expérience au seul contexte de son impressionnante connaissance des vins allemands serait gravement méconnaitre sa culture du vin.
Un amateur au sens le plus noble du terme qui devrait servir de modèle à tous.

Oliv

Samedi 30 Mai 2015, 16:22 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

D'abord, merci Oliv de ces commentaires dont on comprend parfaitement le sens.

En fait, cette fausse bonne idée que j'ai exprimé "brut de fonderie" vient de ce que je vois plusieurs personnes ayant une capacité supérieure à expliquer les vins, les domaines d'une région… sans naturellement que cela remette en cause leurs capacités à bien "juger" ailleurs.

Michel Smith pour le LR, David Rayer pour les rieslings, Michel Bettane pour la Bourgogne, et maintenant Nicolas Herbin pour le Piémont.

Un généraliste n'aura jamais cette approche pointu de celui qui se spécialise dans une région. Et la vastitude des régions vinicoles de niveau mondial interdit simplement à une personne solo de produire des analyses profondes qui peuvent servir à l'amateur discriminant.

Pour faire vulgaire : je lirai plus attentivement Bettane que Smith sur la Bourgogne comme je lirai plus attentivement Smith que Bettane sur le LR.

Maintenant, quand j'évoque la piste que ces régions pourraient aider financièrement ces pointures à vivre correctement de leur travail, qu'on arrête de croire stupidement que ces "spécialistes" vont donner dans la bassesse de modifier leurs opinions sur tel ou tel : ils savent parfaitement que leur réputation sera très vite réévaluée vers le bas. Et puis, l'aveugle peut bien réduire ce point si sensible en France : toujours cette crainte démesurée que le critique est achetable pour une poignée de cacaouètes !

Samedi 30 Mai 2015, 16:46 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond



mais effectivement, Oliv, le bémol est à mettre sur le fait qu'un généraliste aura une vue des choses à l'aune de ce qu'il goûte partout, ailleurs.

Pour autant : faut-il imposer - exemple tordu, j'en conviens - le style des bourguignons aux piémontais ? Ou celui des helvètes du haut-rhône aux zeus du rhône méridional ? Bien sûr que non.

Tout cela ne se résout certainement pas sur un blog comme ici. Ce ne sont que des pistes qui peuvent finir très vite dans un ruisseau… ou diverger vers des routes nouvelles qui restent à être définies.

Pas facile, j'en conviens.

Samedi 30 Mai 2015, 16:49 GMT+2 | Retour au début

Oliv

Pour l'ami David Rayer, je confirme tes dires ...
:-)
J'ai passé une belle journée avec lui la semaine dernière En Bourgogne, qu'il connaît très bien.

Il a une autre grande qualité : la modestie.
Chapeau l'artiste !

Samedi 30 Mai 2015, 16:50 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Une autre piste de réflexion :

Partons de deux ou trois dégustations à l'aveugle :
- une de gamay du beaujolais
- une de PC de côte de nuits
- une de classés de la rive gauche

On note sur mon échelle de 3 "plaisirs" et de 3 "émotions".

Comme le dégustateur n'a pas connaissance des crus, et bien qu'il sache de quelle région il s'agit, l'influence neuronale de ses connaissances historiques ou réputations ou classements sera probablement amoindrie.

Alors, s'il me met plus d' "émotions" en beaujolais qu'en rive gauche, peut-on en tirer une conclusion du moment, ou devra t'on dès l'annonce des résultats PONDERER ces notes parce que, en France, on ne dira jamais (quoique) qu'en beaujolais on a des pointures de satisfactions gustatives équivalentes à celles habituelles en bordelais ?

C'est sacrément tordu cela, j'en conviens.

Mais bon, histoire de ne pas oublier le schmilblick :-)

Samedi 30 Mai 2015, 17:02 GMT+2 | Retour au début

Bettane dit

Quelle tristesse de voir un garçon de l'envergure d'Hervé se faire le hérault du petit monde clanique d'auto admiration ou de dénigrement systématique complètement virtuel de l'internet. Oui Hervé je pense avoir trente ans d'avance sur toi en étant fidèle à la vraie vie celle de ceux hommes et femmes qui font vraiment le vin et que je fréquente inlassablement sur le terrain y compris en Roussillon Jurançon Cahors Beaujolais Corse ou ailleurs avec des milliers d'échantillons dégustés à l'aveugle indépendamment de tout copinage et de toutes chapelles pour nos guides....

Samedi 30 Mai 2015, 17:13 GMT+2 | Retour au début

Oliv dit

Compliqué tout ça car le poids du critique est aussi celui que lui accorde le public.
Ce que pointe à mots forts mais très bien choisis Hervé Bizeul, c'est que le monde a changé.
D'une perception verticale de la connaissance, avec un sachant, un maître connu et reconnu dont la charge était de transmettre une somme de connaissances issues d'une travail d'une vie, l'époque est passée à une vision plus horizontale, wikipédienne et que d'aucuns jugeront médiocre, où le temps des propos étayés, soutenus, développés mais propriété unique de quelques uns s'est ouvert à une pluralité d'opinions où la qualité se perd parfois dans le brouhaha d'avis individuels.

Si, pour l'amateur en quête de conseils d'achat, la diversité des sources d'information est une opportunité d'ouvrir des horizons et d'ainsi donner sa chance à des vins qui n'ont pas la chance d'être issus de régions historiquement favorisées, elle est aussi un poids car la somme des avis de chacun est une masse informe de laquelle il est tout à fait possible qu'émane plus de perplexité qu'un désir d'achat.

Samedi 30 Mai 2015, 17:48 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Voilà bien un commentaire qui pourrait être le début d'une saine discussion sur cette évolution assez bien décrite par Oliv.

Et en fait, cette instantanéité et multiplicité de l'information s'étend à tous les domaines, politique compris.

Chaque jour, les médias doivent nous "offrir" l'émotion du jour… qu'on oublie le lendemain pour une autre.

C'est à qui sera le premier à dire ± n'importe quoi, sachant qu'on retiendra peut-être qu'il l'a dit en premier, même si c'est une grosse bêtise, car dès le lendemain, ce sera un autre sur une autre bêtise.

Un exemple "vins" : qui va relire ce qui a été écrit lors des primeurs 2000, 2001 et années suivantes ?

Qui va relever toutes les notes données par Parker sur Latour ou Margaux ?

Doit-on associer les mots instantanéité et médiocrité ?

Va savoir, Charles …

:-)

Samedi 30 Mai 2015, 18:00 GMT+2 | Retour au début

Olivier G dit

Un commentaire silencieux pour faire part au tôlier et aux intervenants de mon admiration pour la qualité de cette discussion. 111 commentaires et on vous lit comme un roman !

Samedi 30 Mai 2015, 22:21 GMT+2 | Retour au début

"Commentaire silencieux" : joli oxymore ...

"Quelle tristesse de voir un garçon de l'envergure d'Hervé se faire le hérault ..." : lapsus calami remarquable, Michel !
:-)

François,

Mon expérience de dégustation me fait dire que le pinot noir sur Chambolle va plus haut que la gamay sur MAV ou Morgon.

Que le Riesling alsacien domine tous les autres cépages, moins complets.

Samedi 30 Mai 2015, 22:36 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

@ Olivier G : petit élève socratique particulièrement médiocre de sa maïeutique (μαιευτική pour Madame Najat Vallaud-Belkacem), le tôlier, comme vous dites si bien, a une propension assez singulière à lancer des discussions où s'expriment alors des points de vue souvent excessifs (les siens en premier) mais bien révélateurs d'opinions basées sur des expériences personnelles et des relations à autrui qui ne manquent pas d'intérêt.

Et que ça virevolte style "La Ronde" de Max Ophuls où la si belle Signoret dominait la chose dans cette supériorité féminine impitoyable… !

… du temps des grandes heures…

Dimanche 31 Mai 2015, 02:55 GMT+2 | Retour au début

Freewind dit

Plus haut il est dit que la note permet la comparaison. Cela se discute. Evidemment la relativité par rapport au prix payé que j'évoquais plus haut se discute également.
Mais, après tout, en matière de notation, pourquoi ne pas faire un exercice d'analogie en lisant le rapport de quelques inspecteurs généraux de l'éducation nationale.
C'est ici
www.education.gouv.fr/cid...

Et en matière d'analogie, il y en aurait à dire.
En tout état de cause, on pleut placer la note sur un continuum sanction - récompense, ou la considérer comme une information, ou comme une possibilité d'encouragement, etc. Mais les critiques adoptant une grille identique (sur 100, ou sur 20, ou ...) partagent-ils une même représentation de l'objectif de la notation ?

Il ne s'agit pas de dire "je note la qualité", on a compris ici que c'est soit plus nuancé, soit plus avisé, soit plus .... autre chose. Certes, on pourra évoquer l'émotion pour dire qu'il y a une part de subjectif dans une notation. C'est une pirouette également utilisée lorsque des financeurs doivent se prononcer sur un projet entrepreneurial.

Dimanche 31 Mai 2015, 07:27 GMT+2 | Retour au début

Freewind dit

En faisant quelques recherches sur la notation, ce blog amateur

escapadoenophile.com/lama...

Dimanche 31 Mai 2015, 07:34 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Intéressants ces deux liens vers des sujets similaires.

Si on va laisser de côté l'imposante machine de l'Education Nationale, on lira avec sourire le second lien (avec le lien à "Bizeul" qui ne marche pas) et donc merci Freewind, de me donner une nouvelle occasion de rappeler mon projet de notation simplifiée (image mise en ligne dans le texte de ce billet) tant, à mon avis, l'amateur n'a pas besoin de complications, de chiffres auxquels il aura du mal à donner une certaine "relativité" (un 17 chez B+D n'est pas du tout équivalent à un 17 chez Dupont ou à la RVF).

L'amateur a besoin de mots simples, compréhensibles et qui touchent le monde de la sensibilité.

Il suffit de consulter, par exemple, VIVINO pour voir ce qu'écrivent ces amateurs.

Dimanche 31 Mai 2015, 09:15 GMT+2 | Retour au début

Alain Leygnier dit

Un point de vocabulaire. Le "tôlier" travaille, utilise, un métal, la tôle. Le "taulier" dirige la "taule", entreprise ainsi dénommée par analogie avec une prison. Un prisonnier est un taulard, non un "tôlard". L'argot aussi est une culture.

Dimanche 31 Mai 2015, 09:23 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

@ Alain : merci de cette petite leçon dominicale :-)

Il devrait être interdit de mettre en ligne sans a minima une ou deux relectures.

Mon correcteur préféré est absent les week-ends et donc, il n'a pu m'avertir de cette citation d'autrui que j'eus dû corriger.

En bon chrétien que vous êtes, vous me pardonnerez lors de l'office du matin.

Va savoir, Charles !

Dimanche 31 Mai 2015, 09:32 GMT+2 | Retour au début

Larousse dit

Le tôlier ? N'est-ce pas celui qui se prend une tôle ?

Dimanche 31 Mai 2015, 09:49 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

:-)

… tant qu'on évoque pas le Littré ou le Robert…

:-)

Dimanche 31 Mai 2015, 09:58 GMT+2 | Retour au début

Armand dit

Car enfin qu’est‑ce que l’homme dans la nature ? Un néant à l’égard de l’infini, un tout à l’égard du néant, un milieu entre rien et tout, infiniment éloigné de comprendre les extrêmes ; la fin des choses et leurs principes sont pour lui invinciblement cachés dans un secret impénétrable.
(Pascal)

Dimanche 31 Mai 2015, 10:11 GMT+2 | Retour au début

Parfait illustration du principe d'incertitude, Armand ...
:-)

C'est bien pour cela qu'il faut lire les litanies de notes de Parker avec une grande prudence.

Dimanche 31 Mai 2015, 10:17 GMT+2 | Retour au début

Bettane dit

Mon sens de l'humour avait voulu titiller Hervé l'homme du Roussillon par un clin d 'oeil au Languedoc...Mais voici l'origine du crime de lèse Sibérie que ce viticulteur de talent couvert d'éloges par nous depuis longtemps et super vedette du Grand Tasting qu'il nous reproche constamment désormais ne me pardonne plus. Il sait et je ne peux le cacher car moi aussi j'ai mes coups de coeur publics que je considère les grands VDN de sa région qu'il ne défend guère comme plus indispensables que les vins tranquilles et les seuls à mériter les plus hautes notes. Et que par goût personnel je préfère les tranquilles à 14% d'alcool à ceux à 16 avec une tendresse coupable pour un autre Héraut de sa région dont il ne manque jamais d'exprimer tout le mal qu'il pense de lui...Voilà vous savez tout....

Dimanche 31 Mai 2015, 10:46 GMT+2 | Retour au début

Michel,

Je partage votre point de vue sur le grenache.
Pour moi, ses sommets (en vin rouge) sont atteints à Châteauneuf, et de très loin.

Dimanche 31 Mai 2015, 10:59 GMT+2 | Retour au début

Bettane dit

Au fait ami tôlier ou taulier car les deux orthographes sont admises désormais réunissant en 1 les 2 mots de départ

je crains d'être du côté d'Oliv dans sa défense du généraliste sur le régionaliste et dans son respect de David Rayer qui connait les vins allemands mieux que les Allemands et bien d'autres vins d'ailleurs.. Que dire des régionalistes
paresseux, idéologues,fidéles à leurs affections de jeunesse sans rien comprendre à une nouvelle ģénération et sans la curiosité de la connaître. Ils se reconnaîtront. Tout comme les généralistes de la même eau et les chefs scouts du net nature ou pas nature....

Dimanche 31 Mai 2015, 11:09 GMT+2 | Retour au début

Bref dit

Taulier, tôlier, -ière, subst., arg. a) Propriétaire, gérant(e) d'un hôtel, d'un restaurant. Encore un petit coup à la bière... On pourra jamais se relever (...) le tôlier en tablier nous fout tous dehors! (CÉLINE, Mort à crédit, 1936, p. 256). T'as les foies, hein, la tôlière? Allons l'addition, et magne-toi, grossis-le encore un peu ton magot (VAILLAND, Drôle de jeu, 1945, p. 43). b) Propriétaire d'une maison de prostitution. L'insaisissable phénomène l'Hermaphrodite est si recherché des taulières (SIMONIN, J. BAZIN, Voilà taxi! 1935, p. 74). [tolje], fém. [-]. Supra prononc. 1res attest. a) 1889 tollier « propriétaire ou gérant d'un hôtel, d'un restaurant » (MACÉ, Mes lundis, p. 256), 1901 taulier « id. » (BRUANT, s.v. misérable), b) id. tôlier, tôlière « patron, patronne, en général » (ds ESN.), c) 1920 tôlier « tenancier de maison close » (BAUCHE), 1927 taulier, taulière « id. » (DUSSORT, Preuves exist., dép. par Esnault, 1938, p. 67), d) 1915 tôlier « militaire puni de prison » (Écho des Marmites, no 3, 15 févr. ds SAIN. Tranchées, p. 114); de taule, tôle2, suff. -ier*.
BBG. GUIRAUD (P.). Mél. d'étymol. arg. Cah. Lexicol. 1970, t. 16, p. 71.


L'usage de Tôlier étant admis depuis 1915, la preuve est faite que la gestion du Temps de M Bettane n'est pas celle d'internet! -)-)

Dimanche 31 Mai 2015, 11:40 GMT+2 | Retour au début

Armand dit

Comme disait Desproges,
"Il y en a qui sont tellement en colère qu'ils oublient de signer. C'est fou le nombre d'étourdis qu'il y'a parmi les gens courageux en ce moment"

Dimanche 31 Mai 2015, 11:47 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

@ Bref : achtung ! Je vous ai à l'oeil !

@ Armand : tu as regardé Klein hier soir sur la matière noire et l'énergie grise ou alors tu as été t'illuminer comme Claudel dans une improbable paroisse parisienne ?

Va savoir…

@ Michel Bettane : s'il est vrai que le régionaliste peut devenir routinier et avoir des a priori se renforçant avec le temps, s'il est vrai que le généraliste n'aura jamais le temps de déguster à fond une région comme le régionaliste, il n'empêche : à nous, les amateurs, de savoir choisir nos Maîtres, ce que je dis depuis 7 ans. Car, finalement, on perd un peu trop de temps à parler des médiocres.

La preuve : on est trop peu nombreux à connaître David Rayer alors même, qu'effectivement, c'est une réelle pointure tant professionnelle qu'humaine.

Dimanche 31 Mai 2015, 11:49 GMT+2 | Retour au début

Bettane dit

On se calme et on conserve un peu d'humour : consultez par exemple Wikimot, triomphe de k'internet si apprécié ici qui accepte les deux orthographes. Rien n'est figé dans al langue et l'intervention malicieuse d'Alain était un peu pédante, comme la vôtre. je serai toujours du côté de l'usage contre les codes même dans la langue (mais j'avoue que ces questions me passionnent plus guère aujourd'hui ..

Dimanche 31 Mai 2015, 11:52 GMT+2 | Retour au début

Cher Michel, il n'est décidément pire sourd que celui qui ne veut entendre.

Ramener le débat à une affaire de jalousie fantasmée entre vignerons, et l'exprimer en public par écrit, voilà bien qui montre que tu n'as décidément rien compris au monde dans lequel tu vis.

Que tu préfères le vin de mon ami Gérard Gauby (sans le citer, MDR) au mien, cela n'a - et c'est le cœur de ce débat que tu ne semble pas comprendre - plus vraiment d'importance. Cela n'empêche pas mes clients d'aimer mes vins et l'étonnant succès du Clos des Fées (et d'autres) au Grand Tasting, alors qu'ils n'on que 3 BD (et devraient s'en satisfaire tant c'est bien payé pour "un vin du Roussillon") devrait te faire te poser certaines questions sur la différence entre "ton goût", ton jugement, et celui de ceux qui achètent du vin. Et t'encourager à recommencer à écrire, ce que tu ne fais plus.

Voir un vigneron libre te critiquer (bien peu...), à l'évidence, voilà qui te fait sortir de tes gongs. Pourtant, que fais tu depuis trente ans envers les vignerons ? Oui, sur ce blog, chaque commentaire a la même place, le même poids. On ne peut ni l'interdire, ni le diminuer, ni l'arrêter, comme à l'époque où la presse dominait en temps que seul média.

C'est de ça qu'on parle, Michel, pas la petite Sibérie ni de mon nombril. Du basculement du monde.

Dimanche 31 Mai 2015, 11:53 GMT+2 | Retour au début

Sur les vins à 15 ou à 16 °, ton petit tacle me donne l'occasion de noter que si tu ne les aiment pas en Roussillon, tu ne manques pas de leur mettre des notes fantasmagoriques (et ne tenant aucun compte de leur prix) à... Bordeaux où toutes tes meilleures notes sur 2009 et 2010 concernent des vins à plus de 15 °.

Une parfaite illustration de ta fameuse relativité. On pourrait penser que faire des vins dans le Roussillon à 15°, comme on le fait depuis 3 siècles pour arranger les autres, est plus naturel que de les faire à Bordeaux ou le "Trophy wine" est d'invention récente, surtout chaque année grâce à l'osmoseur.

Mais pas toi. Merci d'illustrer si bien les paradoxes du relatif Bettanien... "De ce côté ci des Pyrénées, selon qu'on sera puissant où misérable, etc."

Et je sais bien que vendre des vins chers, pour un plouc du sud, cela ne peut être pardonné...

Enfin, tu penses apparement toujours que nous parlons ici dans un monde "virtuel". Je te conseille de lire l'excellent livre de Stéphane Vial, "l'être et l'écran" qui explique bien que le mot "virtuel" est un grand malentendu. Nous échangeons dans un monde numérique, fait de 0 et de 1. Mais il n'a rien de virtuel, crois moi, il existe vraiment. Et là encore, c'est le fond du débat : que change t'il dans nos vies, celle des critiqués et celles des critiques ? ....

Dimanche 31 Mai 2015, 12:01 GMT+2 | Retour au début

Armand dit

@ François: Comme souvent à la télé, rien n'est vraiment faux, mais on n'apprends pas grand chose.

Dimanche 31 Mai 2015, 12:27 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

On est un peu dans un cul de sac.

D'un côté, Hervé reproche à Michel de ne pas noter les vins du LR à un niveau qui correspondrait à ce qu'en pensent des amateurs. En poussant le raisonnement, Michel devrait "suivre" des opinions qui sont effectivement réelles avec bien des amateurs qui préfèrent les crus du LR aux crus bordelais.

D'un autre côté, Michel a son libre arbitre et a parfaitement le droit d'avoir d'autres préférences, lesquelles, naturellement chez un journaliste-critique professionnel comme lui, sont basées sur sa vision du "grand vin".

Le premier lui dit : tu es à côté de la plaque sur le LR (avec le bémol des VDN) et le second lui dit : dans mes préférences, je ne vois pas pour quelles raisons je devrai les adapter en fonction de points de vue d'amateurs ayant leurs propres préférences.

En d'autres termes - et, svp, restons généralistes - un producteur peut-il critiquer un journaliste sur ses goûts ? La réponse est oui.
Mais un journaliste a t'il le droit de ne pas tenir compte de ces avis et de rester sur ses positions, quand bien même elles ne correspondent pas à une certaine réalité ?

La réponse est oui également quitte à ce que ce journaliste voit en l'espèce sa réputation en souffrir. Mais au moins, il reste fidèle à lui-même, à sa façon de voir les choses. Ce qui est d'une noblesse certaine, du moins de mon point de vue.

Bien sûr, cette discussion doit se baser non sur des amitiés, copinages ou autres raisons ex-vin, mais sur le style que défend le critique en matière de vin.

Gardons, svp, un niveau de discussion qui soit intéressant et non blessant pour quiconque.

Dimanche 31 Mai 2015, 13:11 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Aux trolls habituels qui aiment jouter ici : désolé, mais je coupe ces anonymats inutiles. La sémantique n'est pas un sujet prioritaire.

Dimanche 31 Mai 2015, 13:16 GMT+2 | Retour au début

Sebastien dit

Il semblerait que la Rvf ait noté le millésime 2014 en relatif et par région.

Parce que voir des 18-19 sur certains beaujolais, on est dans les hautes sphères de la relativité.

Dimanche 31 Mai 2015, 15:41 GMT+2 | Retour au début

Je ne partage pas, François ton résumé

Sur le "gout" de MB. Si MB notait les vins avec son goût, et son seul goût, il n'y aurait aucune discussion possible. On le suivrait ou pas. Au contraire, MB a souvent très bien noté la petite Sibérie, alors que ce n'était pas son goût. En cela, il est tout à fait exemplaire, faisant la différence entre ce qui est bon, ce qu'il aime et ce qui est "grand".

Cette façon de faire était admise et efficace à une époque. Après, il y eu Parker. Et après, Internet.

Je ne reproche rien à personne. Je dis que l'époque où les journalistes du vin avaient le pouvoir (le discours et l'outil pour le diffuser) est révolu. Je n'y suis pour rien. Que je sois pour ou contre n'y changera rien. En septembre 1998, alors que j'attendais les portes de mes petites cuves en plastique, Larry Page et Sergueï Brin créait eux aussi dans leur garage ce qui allait s'appeler Google. Quelques années avant, Tim Berners-Lee choisissait de faire du WWW un truc gratuit/participatif.

Le Clos des Fées est né avec internet. Il a grandit avec internet. C'est peut-être pour cela que je suis plus sensible à ses effets. Ils sont colossaux... Je peux communiquer en direct avec mes clients. Et mes clients peuvent échanger directement avec d'autres clients, comme sur LPV. Je peux raconter mon histoire, monter mes vignes, expliquer mon travail. Avant, je ne le pouvais pas. Et seuls ceux qui le pouvaient était les "riches", établis parfois depuis des siècles (1855 quand on y pense.

Dimanche 31 Mai 2015, 15:43 GMT+2 | Retour au début

En même temps que cette révolution numérique est venu la globalisation. Un vigneron, même petit, est un exemple fascinant du "village global". Je fais du vin dans mon garage et j'exporte dans 30 pays, en direct, sans négociants. C'est une autre révolution, moins visible, mais tout à fait stupéfiante.

Et, avec le prix d'une demi page de publicité dans la RVF ou un petit stand au Grand Tasting, je peux raconter mon histoire en 12 langues.

Cette mobilité de l'information, hyper rapide, a été démultipliée par l'arrivée des réseaux sociaux. Et enfin par l'explosion du smartphone.

Les carences du journalisme de Papa apparaissent alors au grand jour : redondance des commentaires sur les bases de données compilants des années de guides; évidentes perméabilité entre la publicité et le rédactionnel; pertinence de certains avis de particuliers bien plus sincères (pas de voyages de presse ni de déjeuners ni d'amitiés inévitables) et vérifiables; infos plus rapides aussi (instantanées et non mensuelles), disponibles et gratuites; moins respectueux des hiérarchies historiques, aussi, et des nécessités commerciales. Et surtout difficulté de trouver de nouveaux modèles économiques, chacun devant gagner sa vie.

Je ne cherche pas à critiquer, ni Michel, ni d'autres. Je regarde le monde changer, certains s'adapter et trouver de nouveaux modèles, d'autres se comparer eux mêmes par immobilité.

Nous sommes au début d'une mutation similaire à l'invention du téléphone ou de l'imprimerie.

Dimanche 31 Mai 2015, 15:55 GMT+2 | Retour au début

Laurentg, vivement un GJE sur le Grenache, qu'on rigole un peu... Que serait Châteauneuf sans le regard encourageant de RP ?

Car, comme l'évoquait l'excellent commentaire de Freewind, la nature de la notation est essentielle.

En donnant de grosses notes au Roussillon, Jeb Dunnuck a surtout fait deux choses :

- donner un formidable encouragement à ceux qui doutaient encore; à ceux qui triment depuis vingt ans; et à ceux qui y ont crus et sont venus (Chapoutier, Thunevin, etc)

- faire directement arriver du cash dans la région parce que sans argent, pas de grand vin.

- dire au reste du monde que là comme ailleurs, il y a encore de grands terroirs à découvrir.

Pardon d'avoir été un peu long...

Dimanche 31 Mai 2015, 16:04 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

A tout le moins, Hervé, là les explications sont limpides.

Un esprit mineur pousserait le raisonnement jusqu'à dire que les journalistes de papa vont purement et simplement disparaître, comme, ailleurs, les journaux papier, au profit d'instantanéités aux signatures improbables.

Oui, il y aura de la chute, et sévère. Oui, bien des domaines vont copier ton mode de communication et y réussiront.

Mais je continue à croire qu'il y aura toujours des lecteurs pour des signatures qui sauront s'adapter. Ça prendra du temps, on est d'accord.

Dimanche 31 Mai 2015, 16:28 GMT+2 | Retour au début

William Munny dit

Bonjour à vous,

J'interviens de façon anonyme ne voulant pas déclencher une nouvelle polémique.

Vigneron, j'observe que l'analyse de Hervé Bizeuil est d'un remarquable réalisme.

Cependant le support du journalisme m'importe peu du moment que l'on pose les problèmes de fond. Et il me semble que c'est ainsi que l'on peut éveiller de l'intérêt.

Internet a tout bousculé, et c'est presque tant mieux. La balle est dans le camp des journalistes qui doivent recréer une nouvelle "dépendance" à leur analyse.

" C'est dangereux le succès. On commence à se copier soi-même et se copier soi-même est plus dangereux que de copier les autres... c'est stérile": de Picasso

Dimanche 31 Mai 2015, 16:53 GMT+2 | Retour au début

Bettane dit

Je suis la rive droite pour notre guide et je ne c9nnais pas beaucoup d3 Bordeaux 2009 et 2010 a plus de 15% et meme plus de 14,5. Un.
Deux leur noblesse de goût sur laquelle je m'engage leur vaut largement leurs notes loin cependant de l'inflation du WA. et trois quelques vignerons de talent du Roussillon savent ce que je fais pour eux toi le premier. Enfin je me fiche des incultes qui se dopent au bois neuf et a l'ethanal. on verra ce que donnent certaines vedettes d'un jour. Les vrais grands et il y en a partout et peu échappent à nos equipes n'ont pas de souci a se faire. "fausse sortie. Il fallait lire rive gauche. Le soleil de Corse et le rosé faustine accélèrent Alzheimer......"

Dimanche 31 Mai 2015, 17:25 GMT+2 | Retour au début

Paganini dit

Parce que les grenaches de C9P doivent leur notoriété à la notation de Parker ? N'importe quoi ...

Dimanche 31 Mai 2015, 17:46 GMT+2 | Retour au début

Bettane dit

Enfin et je clorerai sur ce point . Nous ne sommes ni ne serons les derniers à faire bon usage de la révolution numèrique et des réseaux sociaux. En donnant la préférence aux jeunes de tout pays et non aux vieux beaux qui croient avoir le monopole de la chose. On vous réserve quelques surprises pour les prochaines saisons.

Dimanche 31 Mai 2015, 18:09 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

@ Paganini : on doit écrire "doivent leur prix actuel à la notation Parker"

@ tous : il n'y a pas ici de mort annoncée, mais bien les signes évidents que des choses vont changer, sont en train de changer et comme pour chaque révolution économique ou technique, il y aura des perdants et des gagnants.

Merci de ne pas prendre B+D pour des imbéciles incapables de comprendre ce qui se passe.

Comme nous l'a déjà écrit Nicolas et ici Michel Bettane, s'il y a des choses qui se préparent, on aura certainement des surprises de qualité, je n'en doute pas une seconde.

Et, autant que je sache, les WINELAB, ça fonctionne plutôt bien, non ?

Dimanche 31 Mai 2015, 18:43 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

… et autre point : on a tous compris ici, et depuis des lustres, le fonctionnement d'Hervé Bizeul qui cumule un nombre impressionnant de professions et de contacts.

Je l'ai connu gamin dingue d'informatique où il a développé plein de trucs en avance sur son temps; je l'ai connu comme journaliste défendant avec fermenté des idées bien nettes; et je le connais un peu sur son projet maintenant quasi abouti de vigneron.

Alors : avant que d'autres vignerons, certainement très méritants et faisant excellent, arrivent à la cheville de l'entregent d'Hervé, il y aura pas mal de choses à mettre en place.

C'est ainsi, c'est la vie.

Et pour revenir au business, je crois beaucoup plus, pour le succès de vignerons faisant bons, à la discrétion du système remarquable de Peyrondet qu'aux commentaires d'amateurs anonymes ou inconnus sur des blogs ou des forums qui cherchent encore un mode de fonctionnement satisfaisant. Bordeaux a racheté la marque 1855.com, les scories vont disparaître, et des sociétés comme Millesima, aux moyens financiers conséquents, seront un peu les juges de ligne entre producteurs et communicateurs. Tout cela va être diantrement passionnant !

Dimanche 31 Mai 2015, 18:46 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

@ William Munny :

Merci Monsieur le Vigneron de venir ici nous donner votre point de vue : continuez, participez et croyez bien que lorsqu'on va trop loin :

"Moi, quand on m'en fait trop, je correctionne plus, je dynamite, je disperse, je ventile !"

Dimanche 31 Mai 2015, 18:54 GMT+2 | Retour au début

Eric B dit

"Je suis la rive droite pour notre guide et je ne c9nnais pas beaucoup d3 Bordeaux 2009 et 2010 a plus de 15% et même plus de 14,5"

Comme cela fait traditionnellement dans le sud, les degrés sur les étiquettes étaient minorés sur les Bordeaux 09 et 10. Pour donner une idée, les lots de Cabernet Sauvignon de Troplong Mondot 2010 étaient à 15,2° et les Merlots flirtaient les 16°. Et c'est loin d'être une exception...

Dimanche 31 Mai 2015, 18:55 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Année charnière, Eric B en 2014 où on a, semble t'il, des vins à moins de 13°.

Sans doute qu'on en parlera ici, documents en mains.

Et situation idem dans les Langhe !

Dimanche 31 Mai 2015, 18:57 GMT+2 | Retour au début

Eric B dit

Sur 2014, quelle que soit la région, on a réussi à faire des vins avec une belle maturité, de la fraîcheur et peu d'alcool. Ce serait bien que l'on arrive à ça tous les ans, mais s'il faut se taper pour cela des étés pourris, le tourisme français risque d'en souffrir méchamment ;-)

Dimanche 31 Mai 2015, 19:04 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Blog provisoirement fermé.

Merci aux personnes ayant participé activement et à un beau niveau à des discussions lancées sur des sujets qu'on pouvait estimer comme intéressants et toutes mes excuses pour y avoir laissé trop souvent des trolls polluants m'obligeant à une censure fatigante. On reviendra.

Dimanche 31 Mai 2015, 20:50 GMT+2 | Retour au début

Édouard Verger dit

Que se passe t'il ici? Je pars quelques jours à l'étranger et tout s'effondre.
Ces débats me semblent bien trop timides et frappés de conformisme pour engendrer une fermeture du blog!
Décision un peu précipitée Monsieur Mauss car fondamentalement ces digressions étaient très prévisibles. Il faut juste éviter ce type de sujet.
Il est impossible d'évaluer les vins sur une échelle absolue. Je comprends les tenants des vins moins réputés, ils sont soucieux de les mettre en valeur par la comparaison mais on observera qu'un 95 à Pauillac résonne beaucoup plus fort qu'un 98 dans le Rhône et qu'un 100 en Alsace. Même avec un 120 le Pacherenc de Monsieur Pérez restera une anonyme exception.

Mercredi 3 Juin 2015, 07:16 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

"Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé"

Comme je l'ai expliqué, Monsieur Verger, disons que j'ai eu, sur ce sujet - qui continue à m'intéresser - une floppée de commentaires crétins et stupides de trolls qu'il m'a fallu censurer : plus d'une vingtaine.

C'est usant et fatiguant.

Et finalement peu de gens ont compris le rôle de Monsieur Loyal que j'aime vêtir régulièrement. Cherchez les blogs où il y a autant de commentaires sur un sujet donné. En sus, cela freine considérablement d'autres interventions de gens normaux, qui n'ont pas besoin d'anonymats ou crétineries à utiliser pour exister. Cela aussi, c'est pénible.

Enfin, il y a en France des tournures d'esprit plus qu'affligeantes : il suffit de lire quelques unes (pas toutes) des réactions écrites sur le sujet par LPV. Toujours ce sentiment diffus qu'on triche, qu'on est payé, qu'on a des préférences d'origine honteuse, et tout le toutim.

Bref, il me faut un moment de respiration. Et le billet suivant a été écrit compte tenu de son sujet. Là encore un domaine qui me touche particulièrement.

Mais, comme vous l'avez constaté, j'ai "réouvert" cette zone commentaire.

Espérons…

Mercredi 3 Juin 2015, 07:47 GMT+2 | Retour au début

Édouard Verger dit

Tenez bon.
Le forum LPV est un fourre tout où 50 personnes écrivent en boucle pour tenter de se persuader qu'elles ont de l'influence. Naïf.
Michel Bettane a raison d'expliquer que cette nouvelle voie n'est en rien porteuse de qualité et d'exigence.

Mercredi 3 Juin 2015, 12:52 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Merci de ce soutien ainsi que d'autres qui m'ont écrit en privé.

On va laisser passer un peu de temps, sauf si naturellement des sujets s'imposent pour des questions de calendrier ou autre comme le billet suivant mis en ligne hier.

Mercredi 3 Juin 2015, 16:44 GMT+2 | Retour au début

Édouard Verger dit

Il ne faut pas céder.
J'ai lu une partie du verbiage de Monsieur Pérez sur LPV où il écrit régulièrement. Bon sang mais que de temps perdu à ne rien dire en faisant l'important! Cette manière de sans cesse affirmer son raisonnement en prenant les autres à témoins ressemble à l'attitude d'un étudiant qui découvre qu'il a des convictions en essayant de se persuader que ce sont les plus justes.
Poursuivre l'écriture de vos articles sensibles et spontanés me paraît nécessaire à la santé du monde virtuel du vin et des vignes.
Laissons les refoulés en mal de notoriété se congratuler entre eux. Ils n'intéressent personne.

Mercredi 3 Juin 2015, 18:15 GMT+2 | Retour au début

M Verger,
si la notation absolue est une gageure, pourriez vous s'il vous plait me donner le référent de relativité de la notation relative autre que le "noteur", lui-même ?
par ailleurs, le récepteur de la note, c'est à dire le public, a-t-il les moyens, la culture, les connaissances pour interpréter cette notation à l'aune de cette relativité ?
S'il possède cette culture, ces connaissances, a-t-il besoin de ces notes ?

Sur vos petites attaques personnelles, je ne m'abaisserai pas à répondre car en deux messages de votre part, deux missiles pour dire que LPV n'est rien, c'est déjà pas mal. NOus vous remercions de l'importance que vous nous accordez.

François, je t'ai dit moi aussi en privé que tu avais eu tort de fermer. Fais gaffe quand même aux lite motifs !
Je suis content que tu aies changé d'avis.

Mercredi 3 Juin 2015, 18:39 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Je crois qu'on a fait le tour de la question. je ne souhaite plus que directement ou indirectement, nous évoquions ici LPV, ses positions, ses administrateurs, ses participants tant il y a maintenant trop de passé inutile et superfétatoire interférant avec de justes discussions. Et à lire les réactions écrites au sujet de ce billet, un seul mot : affligeant à l'exception de deux ou trois commentaires basés sur une véritable lecture de ce billet.

Donc, comme par principe je n'interdis pas à Jérôme d'écrire ici eu égard qu'il y vient en nom propre, je demande simplement aux autres participants à ce blog de laisser ses commentaires se battre seuls contre lui-même.

Il y a sur LPV des gens plus qu'intéressants, actifs ou demi-actifs; il y a des zozos qui s'agitent sans que leurs discours aient le moindre intérêt, et donc le mieux est de rentrer dans une situation chacun pour soi, et les veaux seront bien gardés.

On va continuer à dialoguer avec Messieurs Verger, Bettane, Herbin, Paganini, Bizeul, et les Mummy de service… à condition qu'ils ne se lancent pas dans des … well : vous voyez ce que je veux dire.

Je ne bloque pas les interventions, mais merci de prendre en compte ce que je viens d'écrire.

Dégusté ce jour Ausone 2014 avec des Producteurs allemands de passage en rive droite. Vous verrez, ce sera "LE" vin du millésime avec Montrose. Mettez ces lignes dans votre agenda, année 2025.

Mercredi 3 Juin 2015, 19:25 GMT+2 | Retour au début

Édouard Verger dit

Vous posez les questions qui induisent des réponses corroborant votre raisonnement. Pourquoi ainsi évoquer un indice/coefficient lié au degré de relativité qu'il faut affecter à une évaluation? Vous et moi - et toute personne avisée dans le monde du vin - savons qu'il est inquantifiable. Pas en raison de la variabilité gustative de chaque palais mais car il dépend de la relation même qu'entretient celui qui déguste avec ce qu'il boit et connaît. De manière simple plus le prestige d'une appellation augmente dans son esprit, plus il aura tendance à être sévère et exigent. De ce fait même ce sont souvent les vins les moins huppés qui obtiennent en mode visuel les meilleurs scores.
En mode aveugle personne ne déguste de manière relative ou alors à posteriori car on ne demande pas quand on est professionnel à un Pacherenc d'être comparable à l'expression d'un Hermitage blanc et comme souvent l'un souffre de la comparaison, il est juste d'en tenir compte par un lissage tenant compte des modes de production. In fine, savoir qu'un riesling elevé en foudre et n'ayant pas fait sa FML peut être noté sur la même échelle qu'un cru ayant été elevé en fûts et l'ayant faites, ne signifie rien. Il n'y a pas moins absolu que ce genre de simulacre car on n'évaluera pas les mêmes éléments.evaluer un goût est réducteur.
Michel Bettane a juste voulu vous signifier que l'on ne détermine pas qu'une orange 2014 est supérieure à un citron 2011 car on a été un jour subjugué par un pamplemousse 2002

Mercredi 3 Juin 2015, 19:25 GMT+2 | Retour au début

Édouard Verger dit

Désolé Monsieur Mauss mais ma réponse à JP a été composée pendant que vous postiez votre dernier message.

Mercredi 3 Juin 2015, 19:31 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Aucun problème, Monsieur Verger, compris.

Simplement pour une saine activité à venir sur ce blog, je souhaite simplement que plus personne ici n'évoque LPV ou Perez ou autre de ce forum tant je suis déçu par les biais énormes qu'ils mettent dans leurs commentaires à notre sujet.

Réécrire qu'on est financé par des domaines en sous-entendant qu'on triche, et sans que cela ne soit immédiatement censuré chez eux, c'est simplement inadmissible.

Donc, un principe simple va se mettre en place : quelques soit le contenu d'un commentaire ici, si les mots LPV ou autres Perez sont mis ici, je coupe.

Et Jérôme aura toujours le droit de dire ses points de vue, je ne change pas là-dessus, mais j'interdis toute réponse, tant il est inacceptable qu'on aboutisse à la situation qui s'est développée à partir de ce billet.

Par ailleurs, j'adore, Monsieur Verger, votre retour si sain aux grands principes des vergers où les confusions de culture auraient pu fâcher Louis le Quatorzième ! Michel va aimer, pour sûr !

Mercredi 3 Juin 2015, 19:45 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Que chacun comprenne que ce billet signe la fin des discussions sur ce sujet : je ne veux plus de dérapage.

Donc, je remets en fonction le contrôle des commentaires. Avec le temps, cela se tassera très vite : c'est un peu la loi de l'internet.

Comme promis, on reviendra !

Mercredi 3 Juin 2015, 19:55 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Je n'ai pu résister à intégrer dans ce billet un dessin supplémentaire de Calvin qu'un mien ami m'a envoyé dans un esprit de pure compassion.

Qu'il en soit remercié.

Du coup, la vie me semble un chouilla plus légère.

Et j'en profite pour dire au troll BREF que, son adresse email étant un beau fake, ma réponse à son message m'est revenue non lue.

Ça lui apprendra, non mais !

et idem pour agitateur !

Jeudi 4 Juin 2015, 18:29 GMT+2 | Retour au début

Chaunyps dit

Pour répondre à votre question, Mauss,
"D'où ma question : il y a t'il (sic) en France des vins à moins de € 15 qui ont reçu une note de 95 ou 18 ?"
j'ai trouvé 5 vins dans les guides B&D 2014 et 2015 qui satisfont les deux critères :
- Domaine Chignard, Fleurie, cuvée spéciale 2009, 18/20, 12,80€
- Mas Champart, Saint-Chinian (blanc) 2011, 18/20, 12,50€
- Mas Champart, Saint-Chinian (rouge) Causse du Bousquet 2010, 18/20, 12,50€
- Domaine d'Aigues Belles, IGP d'Oc (blanc), L'Autre Blanc 2013, 18/20, 15€
- Domaine Huet, Vouvray, Haut-Lieu 2012, 19/20, 14€.

A noter que le Tavel d'Aquéria, pour moins de 10€ chez Monoprix, a eu 17,5 en 2010, 17 en 2011 et 2012, et que la cuvée Les Houx 2010 de chez Joseph Landron en Muscadet Sèvre-et-Maine a eu 17/20 pour une cuvée alors à 8€.

Lundi 5 Octobre 2015, 23:55 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Merci de ces précieuses informations que je garde bien de côté pour un prochain billet sur ce sujet des meilleurs RQP !

Mercredi 7 Octobre 2015, 11:33 GMT+2 | Retour au début

Chaunyps dit

Avec plaisir ! J'ai découvert votre blog il y a quelques jours seulement en essayant de comprendre l'antagonisme qui existait entre certains membres d'un forum-dont-il-ne-faut-plus-prononcer-le-nom ici (et que j'apprécie) et le grand dégustateur, élitiste et génial, dont vous semblez être proche. Le peu de ce que j'ai lu ici, articles et commentaires, place déjà votre blog tout en haut de ma liste de sites préférés ! Au plaisir de vous lire !

Mercredi 7 Octobre 2015, 13:32 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

It makes my day !

Oui, je suis fier d'être ami depuis plus de 30 ans avec Michel Bettane qui a été, est et sera toujours mon maître de référence en vin et musique. Certes, il aime aussi Alfa Roméo, mais sur le plan conduite automobile, j'ai les plus grandes réserves à son égard.

Culinairement parlant, c'est également un palais qui aurait plus à Curnonsky ou Brillat-Savarin.

Par contre, c'est vrai, mes relations avec d'autres sites/forums/blogs vont de l'intérêt réel à la quasi haine malsaine en passant par une indifférence plus que polie.

Je n'aime pas du tout quand ailleurs on tronque les choses, on s'attaque à la personne sous un anonymat que je hais et où on se couvre derrière des dogmes assez éloignés des constats qu'on peut aisément rapporter ici ou là. Mais bon : on va dire que c'est la loi du genre, et finalement, il me suffit d'avoir des lecteurs comme vous sachant écrire et argumenter avec intelligence.

Mercredi 7 Octobre 2015, 14:25 GMT+2 | Retour au début