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Le monde du grand vin

Du vin en général, de la gastronomie souvent, et du reste si nécessaire. Mais toujours dans le respect d'autrui. L'abus d'alcool est dangereux pour la santé : consommez avec modération.

Quelques portraits lapidaires

Samedi 13 Decembre 2014, 22:56 GMT+2Par GjeCet article a été lu 7469 fois

Totalement subjectifs, car en relation directe avec des entretiens, rendez-vous, rencontres, au cours des 30 dernières années.

Ordre dans le désordre de ce qui vient en mémoire.

10 mots maximum.

Jean Gautreau

Plus bordelais que lui, tu meurs

Didier Cuvelier

Subtile harmonie de rondeur bourguignonne et de sérieux médocain

Jean-Hubert Delon

Un sens aigu de la hiérarchie

Paul Pontallier

Le devoir vis à vis d'un Premier, avant tout

Bernard Magrez

Un inventif permanent

Jean-François Coche Dury

Exige un respect particulier

Alain Vauthier

Le dictionnaire du bordelais

Aubert de Villaine

Une rare complexité française

Famille Trimbach

Une belle compréhension du temps

Gérard et Chantal Perse

Un besoin des autres

Frédéric Mugnier

Aime la solitude

Helmut Dönnhoff

La terre avant tout

Jean-François Moueix

Un amoureux de l'ombre

Hervé Bizeul

Voir Jean-Hubert Delon

Jean-Pierre Perrin

Sait relativiser comme personne

Jacques Perrin

N'aime pas le simple

Prince Robert de Luxembourg

Un aristocrate républicain

Ernst Loosen

Fréquente aussi bien Lucifer que Gabriel

Anne-Claude Leflaive

Aura une seconde vie

Egon Müller

Préfère Epicure à Platon

Bill Harlan

Malgré l'Afrique, américain avant tout

Olivier Bernard

Une définition de l'amour de la vie

Florence Cathiard

Bouger est une nécessité absolue

Daniel Cathiard

Voir Jean-Pierre Perrin

Philippe Bourguignon

Le sommet de sa profession

Henry Marionnet

Un puriste du fruit

Jean-Michel Deiss

Seul contre tous

Lalou Bize-Leroy

Fera trembler Saint-Pierre

Bernard Noblet

Le plus beau linguiste du vin

Hubert de Boüard

Trop large pour le monde bordelais

Alexandre Thienpont

Il désole par sa perfection

Jean-Luc Thunevin

L'angoissé permanent du futur

Robert Parker

Américain avant tout

Antonio Galloni

Américain par nécessité

Michel Bettane

Sait comme personne attirer les orages

Angelo Gaja

Ne peut accepter d'être second à Rome

Roberto Voerzio

Aurait réussi sous les Borgia

Pablo Alvarez

A rarement besoin de parler pour s'exprimer

à suivre ?

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Cet article a été commenté 186 fois | Ajouter un commentaire | Revenir en haut | Aller en bas

Nicolas Herbin dit

"Jacques Perrin
N'aime pas le simple"

Tu te prépares de ces nervous breakdown, toi... buon coraggio ! :)))

On peut jouer ?

François Mauss
Un grand candide plus futé que Maigret

Enjoy !

Dimanche 14 Decembre 2014, 12:09 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Rapporteur !

Va pas lui dire : il risque de passer de zwingliste de gauche à papiste de droite :-)

Dimanche 14 Decembre 2014, 14:19 GMT+2 | Retour au début

Castafiore dit

Excellent exercice de concision. Très amusant. Et instructif. Félicitations. (9 mots)

Dimanche 14 Decembre 2014, 18:04 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Je n'ai pas demandé qu'on soit vulgaire, Monsieur Mopin. Ni qu'on sorte des banalités affligeantes qui sont loin d'être des traits majeurs.

Votre post a donc sauté.

Bref, là, vous n'êtiez pas bon du tout.

Décidément : que fais-je donc pour attirer sur ce blog des aigris à tel point, sans aucun sens de l'humour ?

Dimanche 14 Decembre 2014, 18:50 GMT+2 | Retour au début

Très bonne idée que celle de ces petits portraits subjectifs et fulgurants ! Ai-je droit à un joker, cher François ? Bon, le contraire de simple, c'est quoi ? Compliqué ou complexe ?

Dimanche 14 Decembre 2014, 22:01 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Bien évidemment dans ton cas, c'est complexe qu'il faut comprendre :-)

Dimanche 14 Decembre 2014, 22:54 GMT+2 | Retour au début

Candide Bague En Poche dit

François Mauss:
GJE & WWS (zéro mots et une fille pleine de promesses)
:-)

Lundi 15 Decembre 2014, 19:07 GMT+2 | Retour au début

Candie dit
Candor dit

Laurentg:
Aux enfants de la chance

Lundi 15 Decembre 2014, 20:57 GMT+2 | Retour au début

Candy dit

Yves:
L'Histoire ne repasse pas les plats (D'un château l'autre)

Lundi 15 Decembre 2014, 20:59 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

4 commentaires d'une clarté biblique.

Nouvelle catégorie à ajouter à mon post de 18:50.

Décidément : qu'ai-je donc fait pour mériter cela ?

Lundi 15 Decembre 2014, 22:09 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

DE QUOI JE ME MÊLE ?

La guéguerre des nouvelles régions françaises avec cette belle Alsace, farouchement individualiste :

Une proposition qui passerait probablement mieux que d'y associer toute la Lorraine et la Champagne :

se souvenir de l'histoire et associer à l'Alsace la seule Moselle et éventuellement les Vosges si discrètes ?

Mercredi 17 Decembre 2014, 13:13 GMT+2 | Retour au début

Nicolas Herbin dit

Y'a que des politicos technolos parigos pour décider d'assembler l'Alsace et la Lorraine en une seule région... c'est juste la preuve d'une immense méconnaissance de la culture, géographie et histoire locale... On a vraiment les gouvernants que l'on mérite ?

Mercredi 17 Decembre 2014, 15:10 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

… non !

Et encore moins ces privilégiés parisiens de Canal + ayant une méconnaissance infinie des réalités hors Paris.

C'est tellement facile, depuis le 6ème ou 7ème arrondissement de faire des leçons de morale à deux sous aux autres.

Médaille d'honneur à Miss Polony.

Parlons plutôt de vin :-)

Superbe découverte au Tasting de Bordeaux d'un muscat du père Bizeul : une réelle beauté. On n'ose en commander car manifestement doit être réservé aux clients habituels, vu la petite quantité.

Mercredi 17 Decembre 2014, 15:26 GMT+2 | Retour au début

Nicolas Herbin dit

Me lance pas sur Madame P. ou je vais dire des gros mots... Les soit disant gaullistes de 2014 nés en 1975, ils me font vachement rire !

Mercredi 17 Decembre 2014, 15:38 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Nouvelle du Groupe Galloni-Vinous :

"César Rivière Awarded Vinous Young Wine Writers Fellowship for 2014

Inspired by the many aspiring writers we have met over the last year and half, I am thrilled to announce Vinous has made a grant for 2014 to César Rivière. Originally from Avignon, France, César developed an interest in wine at an early age as he accompanied his father on numerous wine buying trips. In 2013, César founded Notines, a blog dedicated to the wines of the southern Rhône Valley, and later was co-founder of Sorbonne Gourmet, a food and wine club at the Sorbonne University in Paris where he is currently a student. I have followed César’s career for the last few years and am deeply impressed by his intellectual curiosity, energy and passion.

We will begin publishing César’s contributions to Vinous in the next few weeks."

Jeudi 18 Decembre 2014, 00:58 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

NEWS :

S'il est un peu dommage d'avoir moins de contributions eu égard aux "malsainités" de quelques anonymes répétitifs qui étaient plus que lassantes, et donc de m'avoir obligé à censurer les commentaires, je garde pour le moment cette ligne d'action et donc que chacun sache qu'il vaut mieux ici :

- venir sous son nom
- éviter des commentaires sibyllins (jean-Robert) que je ne mets pas quand je ne comprends pas
- ne pas se servir de ce blog pour de tierces vengeances étant ici le seul ayant droit à être pris comme tête de turc … mais gardant le droit de répondre avec ou sans grosse Bertha :-)

Il y aura moins de mouvements, ce sera plus grisâtre qu'orageux, mais on verra bien ce que cela donnera avec le temps : les cloportes regagneront les tanières et on espère qu'ils nous oublieront !

Jeudi 18 Decembre 2014, 01:07 GMT+2 | Retour au début

Édouard Verger dit

Mais pourquoi être aussi restrictif. Je n'ai rien lu ici de très méchant ou agressif. Et puis il me semble que votre ouverture d'esprit admet facilement la contradiction argumentée.

Vendredi 19 Decembre 2014, 21:27 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Monsieur Verger,

Je ne suis pas du tout restrictif et vous pourrez le constater avec les billets qui seront mis en ligne.

Simplement, je ne supporte plus les billets qui sont sans rapport avec le sujet traité ou qui partent dans des dérives particulièrement lassantes ou justes écrites pour créer de vaines polémiques.

Donc, effectivement, vous ne lirez plus - ou plutôt très rarement - du "méchant ou agressif".

La contradiction argumentée, et si possible non anonyme, aura toujours droit de cité.

Vendredi 19 Decembre 2014, 23:19 GMT+2 | Retour au début

Édouard Verger dit

Pas de problème, je vous comprends. Je ne suis sans doute pas assez habitué à votre site et ses codes. Mais il est clair que depuis quelques jours il est moins réactif. En dehors des messages qui semblent être plus privés que publics - et un brin naïfs - émis par Nicolas Herbin.

Samedi 20 Decembre 2014, 13:37 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Vous évoquez là un des problèmes des blogs.

Au fur et à mesure des années, des liens particuliers se constituent avec certains et naturellement quand il s'agit de personnes que l'on connaît de visu, il en découle un style pouvant paraître plus privé que public.

En sus, Nicolas que vous citez avec une belle générosité chrétienne, est natif de l'est de la France, comme bibi.

Et comme nous partageons pas mal d'idées sur bien des choses, nous pouvons donner l'impression d'un couple … audiardien.

Qu'il me soit permis, cher Monsieur, de vous souhaitez une fin d'année répondant à vos espoirs, à vos souhaits, à vos amours :-)

Samedi 20 Decembre 2014, 15:51 GMT+2 | Retour au début

Stéphane Hubert dit

La treve des confiseurs s'impose peut être aussi aux participants de ce blog :-)
Auslese Raush 2012 de Ziliken ce soir.
Des plus agréables avec une bel équilibre acidité/fraicheur/sucre résiduel.
Ouvert par erreur en lieu et place d'un Kabinet, tout aussi agréable et très abordable (autour de 15 EUR).

Samedi 20 Decembre 2014, 19:49 GMT+2 | Retour au début

Nicolas Herbin dit

Mondeuse 2011-12 JP Pellegrin.

Meilleur vin bu sur Genève à ce jour pour moi, simply.

Du niveau de bien des supers syrah Rhône nord. Pas un pet de végétal. Crème de mûre, cassis noble, un soupçon de graphite, et long, très long... Grande bouteille.

Samedi 20 Decembre 2014, 22:19 GMT+2 | Retour au début

Édouard Verger dit

Voilà un compte rendu alléchant Monsieur Herbin même si mon ministère se préoccupe plutôt des vins français

Dimanche 21 Decembre 2014, 17:55 GMT+2 | Retour au début

Paul dit

Pourquoi indiques tu 2011-12 ? Il revendique comme tel le millésime 2012, au cycle à cheval sur les deux années ? Ce n'est pas un assemblage ?

-

Ici Londres ou ces satanés Rosb... ont bien des chose à nous apprendre au restaurant sur le recevoir (et parfois même sur les cartes des vins).

-

Pour rester dans le billet

ANGLAIS
Nos damned excentriques et conservateurs meilleurs ennemis.

Lundi 22 Decembre 2014, 02:12 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

"Meilleur vin bu sur Genève à ce jour pour moi, simply."

Quand on lit de telles phrases, Nicolas, l'attentif et impatient que je suis te dit de m'en garder au moins 2 topettes pour mon passage de janvier en terres helvétiques.

N'oublie pas les "grands manteaux" :-)

Monsieur Verger : vous devez être un jeunot en pleine santé. Vous verrez : un jour ou l'autre, vous serez surpris par ce qui se fait en dehors de l'hexagone et à quel point, lorsqu'on papillonne chez les teutons, ibères, transalpins ou helvètes, on aime revenir vers nos vignerons gaulois. Après tout, en musique, peinture ou architecture, vous ne bloquez pas vos intérêts culturels aux seuls références françaises, n'est-il pas ?

Que la vie vous soit douce !

Lundi 22 Decembre 2014, 06:44 GMT+2 | Retour au début

Nicolas Herbin dit

Paulo : il assemble 11 et 12 car il en fait trop peu pour faire une mise chaque année !

D'où la réponse à la seconde question, de François : difficile de t'en mettre de coté car je n'en n'ai ni n'en vend pas ! Les quelques rares bouteilles que j'ai goûtées furent offertes par JPP himself ! Mais si j'en revois, promis, je t'en garde une...

A moins que le Petit Vialette puisse te dépanner avant moi ;-)

Lundi 22 Decembre 2014, 08:14 GMT+2 | Retour au début

Édouard Verger dit

L'ouverture d'esprit culturelle ne peut exclure un intérêt professionnel premier. Gérer les intérêts de la viticulture d'un pays impose certaines restrictions associées à une forme de devoir. Mais le goût est évidemment universel.
Ma jeunesse de plume supposée est satisfaite de votre raisonnement de bloggueur car je puis écrire ici librement sans trop me forcer à être le chantre d'une production unique qu'il s'agit de valoriser. Cela dit j'avoue n'avoir jamais vibré aussi fort qu'en France avec les vins dont vous citez l'origine, à l'exception notable des transalpins, particulièrement des toscans.
Sur le plan de l'architecture comme en tout autre domaine, le pluralisme culturel est aussi nécessaire qu'évidemment incontournable.

Lundi 22 Decembre 2014, 13:36 GMT+2 | Retour au début

Monsieur Edouard,

On peut aussi avoir de belles vibrations avec les Rieslings mosellans, les vins de Jerez (Oloroso VORS en particulier), les rouges à l'ancienne de la Rioja (Lopez de Heredia), les vins de Porto, de Madère, les liquoreux hongrois ...

Et de belles surprises en Galice (Rias Baixas), grenache de Madrid (ou de Mentrida), Bierzo (cépage mencia), muscat de Malaga (Ordonez), Haut-Piémont, Etna, ...

Les toscans, aussi, surtout ceux obtenus à base de sangiovese.

Lundi 22 Decembre 2014, 15:12 GMT+2 | Retour au début

Je suis personnellement curieux de savoir ce que signifie "gérer les intérêts de la viticulture d'un pays" ... J'ai beau chercher, je n'arrive pas à mettre quelque réalité que ce soit derrière.

Je suis d'avis qu'il est important de connaître la grandeur des vins d'ailleurs pour arrêter les cocoricos ridicules qui nous ont trop longtemps rendus sourds et hermétiques à toute forme de curiosité : et la viticulture du pays s'en porterait sans doute mieux si le coq avait une vision moins unidirectionnelle et centrée sur son nombril.
On produit de très grands vins en France, mais il suffit de goûter les entrées de gamme en Italie pour se rendre compte le retard que nous avons pris.Prenez un pichet de vin dans un restaurant Portugais ou Croate et mesurez la différence. Je ne prendrais jamais ce risque en France. Pour les vins de milieu de gamme, le constat est souvent le même.

Et sur le haut de gamme, on peut légitimement s'interroger :
Les plus beaux rieslings pourraient bien aujourd'hui être allemands, les plus belles syrah, suisses, les plus grands liquoreux, hongrois, on pourrait ainsi continuer longtemps ...
La différence avec autrefois ? aujourd'hui, c'est de notoriété publique ; nous sommes à l'ère des communications : des idées, des biens et des personnes.

La cuvée de l'autruche est par contre une vraie spécialité française : pas d'équivalent !


Jérôme Pérez

Lundi 22 Decembre 2014, 19:12 GMT+2 | Retour au début

Édouard Verger dit

Monsieur Perez, à vous lire je sens surtout une forme de mépris - exprimé sur un mode quelque peu agressif dans un français à la syntaxe lourde - pour notre viticulture. Toutefois, vous êtes un amateur de vin et vos goûts personnels ne sont pas contestables.
Internet est ainsi fait que tous les milieux peuvent se parler librement. Cela est sans doute un enrichissement pour le lecteur, mais il aura soin de trier le bon grain de l'ivraie.

Mardi 23 Decembre 2014, 19:19 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

"Internet est ainsi fait que tous les milieux peuvent se parler librement. Cela est sans doute un enrichissement pour le lecteur, mais il aura soin de trier le bon grain de l'ivraie."

Merci Monsieur Verger pour nous rappeler ce qui devrait être une évidence pour tout le monde.

Ce n'est pas gagné, ni dans le monde de la musique (où je lis des combats terribles*) ni dans le monde du vin où les passions limitent trop souvent la mesure nécessaire pour écouter l'autre.

* : un peu hors de propos, mais si bien écrit :

"Je chante les combats, et ce prélat terrible
Qui par ses longs travaux et sa force invincible,
Dans une illustre église exerçant son grand coeur,
Fit placer à la fin un lutrin dans le choeur.
C'est en vain que le chantre, abusant d'un faux titre,
Deux fois l'en fit ôter par les mains du chapitre :
Ce prélat, sur le banc de son rival altier
Deux fois le reportant, l'en couvrit tout entier.


Muse redis-mois donc quelle ardeur de vengeance
De ces hommes sacrés rompit l'intelligence,
Et troubla si longtemps deux célèbres rivaux.
Tant de fiel entre-t-il dans l'âme des dévots ! "

Mercredi 24 Decembre 2014, 08:57 GMT+2 | Retour au début

Édouard Verger dit

Ce texte de Nicolas Boileau est d'une rare élégance et pourrait presque - à 180 ans près ! - être associé à Narcejac pour l'intrigue. L'histoire à prouvé que ce tandem avait de l'avenir...

Heureux Noël à vous Monsieur Mauss

Mercredi 24 Decembre 2014, 13:49 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Enfin, un admirateur de Boileau.

Voilà : il ne manque plus à Monsieur Verger de dire qu'il ne rejette ni Bach, ni Wagner, ni Puccini et qu'il lui arrivera sans doute d'aimer l'astrophysique : on aura un Prix Nobel de physique au prochain VDEWS où il échangera avec Etienne Klein.

Bon noël à tous nos lecteurs sans jamais oublier qu'on a plus de bonheur à donner qu'à recevoir.

Mercredi 24 Decembre 2014, 14:20 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Mine de rien, ce Boileau du tandem : est-il un descendant par la droite, la gauche ou l'ecclésiaste, de notre Prince de la belle langue ?

Va savoir Charles… :-)

Monsieur Verger a quelques greniers de famille où doivent se trouver quelques rares documents poussiéreux datant du XVIème et XVIIème :-)

Mais où sont les neiges d'antan ?

Mercredi 24 Decembre 2014, 14:24 GMT+2 | Retour au début

M Verger,
aucun mépris de ma part, juste une certaine expérience, sans vouloir être prétentieux. Mais je crois aussi un esprit curieux.
En revanche, le mépris, il m'a semblé le lire dans votre commentaire.

Ce qui serait intéressant, ce serait que vous nous parliez un peu de vin et que vous nous expliquiez un peu sur la base de quoi vous portez votre jugement : non pas sur ma syntaxe lourde, mais sur la grandeur des vins français.
Franchement, je suis très intéressé.

Vous avez du bol, la taulier à l'air de vous brosser dans le sens du poil, mais personnellement, je trouve votre message réponse d'une condescendance étonnante et qui d'ailleurs tout aussi étonnamment n'a pas provoqué de réaction à moins qu'il faille mieux lire entre les lignes que mon esprit étroit ne le fît.

Mercredi 24 Decembre 2014, 15:17 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Ah, ces sensibilités exacerbées !

Jérôme : patience, Monsieur Verger nous parlera un jour de vins.

Donnez du temps au temps et comme taulier (merci de laisser cette dénomination à l'autre), je brosse du poil toujours dans le bon sens quand on ne s'écarte pas trop des lignes de conduite ± bien tracées ici sur ce blog.

Mercredi 24 Decembre 2014, 17:05 GMT+2 | Retour au début

Édouard Verger dit

Les neiges d'antan sont celles de nos enfances. Un cycle naturel plus froid en était la cause mais il n'y a pas de quoi s'inquiéter aujourd'hui je crois.on va simplement avoir froid en Janvier...
Les greniers familiaux ont été pillés, puis ont brûlé, peu de chance de ce côté là. Mais comme vous j'apprécie Boileau, parisien bon teint qui écrivait avec un sens aigü sur la comédie humaine, plus tard Balzac, dans un tout autre style, poursuivra. Mes pléiades m'aident à supporter l'absence de ces incunables.
Monsieur Perez vos propos peu mesurés sur une viticulture française qui ne serait pas concurrentielle sont aussi erronés sur le plan du marché que - surtout! - d'un point de vue gustatif. Boire des crus du Beaujolais bien vinifiés et peu onéreux est aisé, trinquer avec des vins de Loire, du Languedoc, du Roussillon, d'Alsace ou du Rhône en se régalant pour moins de 10 euros est à la portée de tout amateurs avertis se questionnant. En êtes vous vraiment un pour négliger cela d'un simple revers de main?
Je puis débattre avec vous de tous les vins qui vous plaisent, toutefois en parcourant les lignes de ce blog et de quelque autre forum, votre nom n'apparaît véritablement que lors de querelles stériles sans fins contre des professionnels du vin ayant beaucoup donné pour la viticulture de ce pays. Est-ce vraiment un hasard?
Pour l'heure j'ai tendance à imaginer que non! Étonnez moi...

Édouard Verger

Mercredi 24 Decembre 2014, 17:31 GMT+2 | Retour au début

Édouard Verger dit

Il est tout de même assez étonnant - et tellement peu surprenant dans ce pays- d'observer avec quelle constance les vins d'entrée de gamme français qui se vendent dans le monde entier sur des critères de vinifications forts qualitatifs peuvent être méprisés. Boire un vin peu cher au restaurant dans un pays est à relier aux taxes et marges que celui-ci met légalement en place, prendre ce repère pour définir des règles qualitatives et comparer les nations entre elles, n'a au fond que peu de sens. Un vin français est diffusé selon une logique française et bien entendu européenne qui tient compte du milieu dans lequel il est produit. Ce milieu génère des coûts, des logiques de diffusion associées à des canaux de distributions ayant eux même des codes. Notre culture influence notre manière de vendre, consommer et boire.
Je suis un fervent défenseur de la qualité de nos vins génériques autorisées par une formation œnologique de nos vignerons dans des instituts qui passent à raison pour être parmi les meilleurs. On peut se former avec rigueur à Changins, mais il n'y pas à rougir lorsque l'on sort de l'ISVV Bordeaux ou des DNO de Dijon ou Montpellier!Comment pourrait on imaginer que notre formation initiale si solide puisse aboutir à des vins mauvais ensuite?
Sur le plan gustatif il y a comme partout des évolutions constantes, des fluctuations humaines qui entraînent des changements, on ne boit plus les mêmes vins qu'hier et ceux de demain seront imperceptiblement différents

Mercredi 24 Decembre 2014, 18:00 GMT+2 | Retour au début

Sensibilité exacerbée ? C'est un Mauss bouillant qui dit ça ?

ce type que je ne connais pas et qui ne me connaît pas s'est quand même permis des attaques blessantes. Et je pense avoir répondu avec tact... tu me connais. Tu sais aussi que j'ai raison dans ce que j'ai posé, parce que toi, tu connais le vin.
Sa petite remarque pédante sur les milieux qui peuvent se parler librement est juste une bonne occasion de reprise de volée qui n'a pas eu lieu et je le regrette.

Ton nouveau système de validation après lecture rompt beaucoup le charme et la spontanéité de la discussion, François.

ainsi je ne peux m'empêcher de penser que sans doute d'autres voix se sont élevées, y compris contre mon message sans qu'elles ne soient publiées, c'est dommage.

Joyeux Noël quand même : au programme Grange des pères 2011, un pur joyau devant un italien que tu connais bien, juste après un furmint sec hongrois juste à point.

Mercredi 24 Decembre 2014, 19:34 GMT+2 | Retour au début

Fred dit

Bonsoir,

je suis plutôt de l'avis de Jérôme Perez sur la condescendance de Mr Verger ... que la sagesse me conseille de prendre avec le sourire (celui qui en dit long ;).
Et que l'on ferait mieux de parler de vin.

Donc juste pour éduquer certains à ma table (faut commencer petit) je viens de tenter un Pedro Ximenez de Toro Albala 1983 avec la terrine de foie gras (maison). Bein j'aurais pas du : le vin écrase la terrine, et tout le monde attend le fromage pour finir son PX ...
Mais ce vin quelle classe ! il mériterait presque d'être français ;)

Mercredi 24 Decembre 2014, 22:47 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

De Pérez :

"Ton nouveau système de validation après lecture rompt beaucoup le charme et la spontanéité de la discussion, François.

ainsi je ne peux m'empêcher de penser que sans doute d'autres voix se sont élevées, y compris contre mon message sans qu'elles ne soient publiées, c'est dommage. "

Pendant des années, Jérôme, j'ai systématiquement laissé ouvert ce blog et bien sûr, il y a eu des dérapages dont certains m'ont obligé à sortir la grosse Bertha.

Maintenant, avec la fonction "validation", il est évident qu'on perd une partie de posts spontanés mais au moins, cela me permet d'éviter d'incessants combats perso inutiles.

Et non, il n'y a pas eu un paquet de messages que j'aurai annulé : un seul, d'un zèbre qui me souhaitait un "mauvais noël".

Il y a deux façons de lire les commentaires : soit en cherchant le petit mot, la phrase sur laquelle on peut rebondir en exponentielle dans le style provocant, soit en prenant une plus belle altitude avec l'humour.

Il est de notoriété publique, Jérôme, que tu es plus souvent du premier côté que du second. pour ceux, comme moi, qui te connaissent un peu, on sait gérer. Pour d'autres, essaie de comprendre que leurs réactions peuvent être différentes.

Jeudi 25 Decembre 2014, 11:27 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Monsieur Verger, que je ne connais pas, a certainement une connaissance du milieu du vin qui n'est pas celle d'un simple amateur et sa vision des choses, notamment ses deux dernières interventions, mérite à tout le moins d'être discutée … sans en faire une question de personne.

Et Fred : oui, on peut revenir au vin :-)

Et là, pour être avant tout avec une approche européenne, il n'empêche que je fais partie des zeus qui affirment haut et fort les belles choses à bon prix qu'on trouve aussi bien en bordelais qu'en Bourgogne ou Alsace ou Loire : Haut-Carles, Fleur Cardinale, Rollan de By, Haut-Marbuzet, D'Aiguilhe, Borgeot, Taupenot-Merme, JM Guillon, Duband, Kienztler, Trimbach, Marionnet, Burgaud, Bouland … sans oublier le si beau Muscat de Bizeul.

Mais soyons honnête : il y a de très nombreux blogs ou sites ou forum qui sont infiniment plus qu'ici, porteurs d'informations plus pointues sur des producteurs, français ou autres. Ici, on papillonne bien plus sur d'autres aspects du monde du vin avec des débordements ailleurs : musique, littérature et cie.

Les blogs de ce style n'ont strictement aucun but économique ou financier. Là où un producteur écrit, c'est bien aussi dans le but de se faire connaître et se créer une nouvelle clientèle ou fidéliser l'actuelle. Il est évident qu'avec le temps, on peut y ressentir un certaine lassitude comme le Grand Jacques qui intervient bien moins souvent, un peu fatigué sans doute des discussions partant en tout sens.

Jeudi 25 Decembre 2014, 11:38 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Bref : un de ces jours, j'enlèverai le mode "validation" et on verra bien si les HVM (© Audiard) reviennent avec leurs inepties de bas étage.

On espère que non, qu'on sera dans les oubliettes, et comme on est ici à 100 lieues de vouloir faire du chiffre d'audience, ce sera une petite vitesse de croisière.

La vie est courte, ne l'oublions jamais.

Jeudi 25 Decembre 2014, 11:44 GMT+2 | Retour au début

Cher Monsieur Verger,

Vous avez dû mal lire, ou de façon bien incomplète pour avoir de moi cette image. S’il est vrai que j’aime débattre et que j’ai des avis, je n’en suis pas pour autant subversif.Sachez que sans doute 80 % de ce que j’ai écrit sur le vin l’a été pour justement promouvoir des vins, des domaines, des appellations trop méconnues. Seulement, voilà, comme d’autres, vous ne retenez que la facette qui s’oppose. Mais peut-être est-ce finalement de l’attirance pour la rixe car je peux vous assurez que les textes explicatifs, voire pédagogiques sur des appellations françaises en mal de reconnaissance font bien moins de lectures que les débats bien cuisants ; sachez que je le déplore :

Pour exemple : Fitou www.lapassionduvin.com/ht... Ou encore ici : Fitou : la difficile synthèse : lapassionduvin.com/phorum... sont des textes qui font bien moins de lectures que les joutes habituelles.

Puisez donc deux minutes dans cette liste d’articles pour mesurer la bêtise de votre point de vue à mon endroit. :
www.lapassionduvin.com/ht...

Mais quand on cherche à faire avancer les choses, comme par exemple dans une réflexion sur la réelle typicité de Savennières, lapassionduvin.com/pdf/sa... on a bien moins de réponses que sur les sempiternelles discussions sur le soufre : mais peut-être trouverais-je en vous un interlocuteur de choix ? impressionnez-moi !

Jeudi 25 Decembre 2014, 16:49 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Evitons à ce blog de devenir le dernier carré de joutes inutiles.

Merci !

Jeudi 25 Decembre 2014, 17:46 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Histoire de prendre de la hauteur : en ces jours de fête, allez papillonner sur ce site :

www.coindeweb.net

Non seulement on y trouve moult sujets, de la SF à la science actuelle, des lois de Murphy à quelques belles histoires, bref de quoi s'oxygéner vers le haut.

Je reste stupéfait par les capacités de l'auteur à traiter aussi bien tous ces sujets.

Vraiment impressionnant.

Jeudi 25 Decembre 2014, 18:39 GMT+2 | Retour au début

Édouard Verger dit

Monsieur Fred, si j'ai parlé de milieux différents pouvant communiquer ici, mon esprit était assez loin d'une possible zone d'ouverture associées à des classes sociales. J'évoquais simplement les différents milieux professionnels pouvant échanger par le biais d'Internet.
Monsieur Perez, vous semblez estimer que le nombre de lecture est à l'origine de la qualité d'un texte ou du possible intérêt d'un débat. Cette vision est tout de même réductrice. Un bon texte restera toujours car il porte en lui un sens qu'une joute oratoire - ou épistolaire - n'a pas. Je préfère vous lire sur Savennières ou Fitou même si votre style d'écriture rend la lecture de ces textes peu agréable pour moi. Je reconnais que cela est personnel.
En revanche je vous ai parlé de vins français peu chers en vous donnant des arguments et des exemples, et vous ne répondez pas à ceux-ci. Il y a ici un manque évident de respect pour votre interlocuteur mais peut être est-ce une simple omission.

Jeudi 25 Decembre 2014, 19:01 GMT+2 | Retour au début

Édouard Verger dit

Monsieur Fred, je ne conçois pas que la nationalité française constitue une supériorité pour un vin mais je défends ses qualités propres.Ainsi votre PX vinifié selon des règles incluant un temps de séchage des baies au soleil brûlant à une originalité de texture assez unique que ses 350 à 400 grammes de sucres résiduels lui confèrent. Cette viscosité - associée à ses notes de figues si particulières - peut toutefois trouver un contre point plus spirituel à table chez les producteurs de Maury qui travaillent sur des concentrations moins élevées, des mutages discrets ou absents et des fraîcheurs fruitées parfois plus éclatantes. En complétant avec les Solera plus oxydatives on devrait pouvoir faire vivre avec faste cette grande appellation. S'il faut boire un foie gras avec un PX... Autant tenter l'aventure avec un vin plus frais aux tanins plus saillants. Mais ok un Xérès peut aussi être une solution...

Jeudi 25 Decembre 2014, 19:24 GMT+2 | Retour au début

Nicolas Herbin dit

Deux grandes bouteilles de Noël :

Grange des pères 95, ma dernière : bouchon nickel, comme souvent, et vin ne faisant pas son âge, comme souvent. Arômes entre un super Médoc et un grand Bandol évolué (le style d'avant) et bouche à l'avenant.

Et simple Barbaresco 2010 du Castello di Verduno. Pas de cru revendiqué mais derrière des terroirs de premier ordre (Rabajà, Rabajà Bas et Faset), élevé avec précision en foudres propres ; parfumé, dense, riche mais parfaitement tendu.

Ps pour Édouard Verger : vous connaissez le sketch de Coluche de l'autostoppeur ?

Jeudi 25 Decembre 2014, 23:36 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Très fin Ormes de Pez 2002 (comme quoi, se méfier des vengeances des petits millésimes)et un étonnant Barbaresco 1975 (producteur inconnu de ma pomme), sorti des combes, mais dont le goût un chouilla bizarre n'entraîna pas forcément une affection immédiate de la part des jeunes apprentis.

Languedoc :

Je n'ai pas mis votre billet du fait que dorénavant Monsieur Perez m'a signifié un "ciao" à notre blog.

Bref : tous ceux qui veulent discuter avec Jérôme peuvent le retrouver sur son propre forum où toutes les interventions polies sont acceptées sans problème.

Vendredi 26 Decembre 2014, 10:49 GMT+2 | Retour au début

Castello di Verduno Barolo Monvigliero Riserva 2005 : un superbe barolo !

Il précédait le Monfortino 2002 de Giacomo Conterno, réjouissant !

Vendredi 26 Decembre 2014, 10:50 GMT+2 | Retour au début

Nicolas Herbin dit

Quel producteur, ton barbaresco 75 ?

Vendredi 26 Decembre 2014, 10:53 GMT+2 | Retour au début

Édouard Verger dit

Oui bien entendu Nicolas, c'est un texte passé à la postérité même si j'étais trop jeune pour l'avoir entendu du vivant de ce génial comique. Cela dit me signifieriez vous d'auto stopper mes interventions? Curieuse attitude.
Sinon hier soir nous avons festoyé avec de beaux vins dont un Vouvray 1947 encore vibrant produit par une maison qui hélas aujourd'hui n'a plus la même qualité. Un Gruaud Larose 1966 - dans une fiole de type bizarre - plein de nerf et troublant de fraîcheur. Tabac, champignons de sous bois et petite animalité formaient une ronde aromatique étrange et séduisante. Un Salon trop acide et salin à mon palais dominé par une Grande Dame subtilement grillée. Corton Clos du Roi 1985 de Merode à point, très puissant, tannique mais plein. Porto Fonseca Vintage 1977 pour clore la série sur un gâteau de ma région signé Hirsinger... Deux splendeurs!

Vendredi 26 Decembre 2014, 12:28 GMT+2 | Retour au début

Nicolas Herbin dit

Je n'ai rien signifié, juste posé une question. Par contre vous faîtes les questions et les réponses ! Cessez de vous sentir agressé alors que c'est vous qui venez gratouiller les autres et distribuer des points et tout ira mieux, à mon humble avis.

Pour votre Gruaud, si la fiole en question ressemble à ça cellar.com/images/invento... , c'est juste la bouteille de l'époque.

Vendredi 26 Decembre 2014, 14:00 GMT+2 | Retour au début

Baptiste Roumagnac dit

Parler de Solera a Maury sur la base d'une tradition est une gageure.
La solera est une tradition essentiellement espagnole, essayee ça et la, y compris en Champagne, mais qui n'a rien d'identitaire en Roussillon.
Certains vins de Toro Albala sont realises selon ce procede. Ce n'est pas le cas de ce Don PX, mais ne voir dans ce vin qu'une concentration excessive de sucre releve de l'ineptie et j'invite ses détracteurs a le goûter avant d'en parler pour qu'ils comprennent mieux quels accords il peut suggerer.
que vos fêtes de fin d'annee vous apportent bonheur et serenite.
bien à vous
BR

Vendredi 26 Decembre 2014, 14:55 GMT+2 | Retour au début

Édouard Verger dit

Compris Nicolas - même si le terme "cessez!" Est un rien sentencieux - mais alors pourquoi cette question sur le sketch de Coluche? J'aimerais une réponse à cette énigme. Si ce n'est pas trop vous demander.

Vendredi 26 Decembre 2014, 16:28 GMT+2 | Retour au début

Beaugrand dit

Pour le Pedro X, j'ai personnellement trouvé un accord magnifique : avec lui-même ...

Vendredi 26 Decembre 2014, 16:39 GMT+2 | Retour au début

Olivier D dit

Pour Noel, un Tokaj aszu 1995 Disznoko d'antologie :)
( Region qui faisait des liquoreux de pourritures nobles bien avant Sauterne).
Pour moi il y a d'abord une vision "francaise" du vin avant des vins fait sur des régions francaises: le nez, l'importance de la fin de bouche, l'equilibre et la complexite de la palette aromatique.
(Pas sur d'avoir ete super clair...)

Vendredi 26 Decembre 2014, 20:05 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Quelqu'un peut expliquer à Languedoc qu'il est désormais vain de venir ici pour se "faire" du Perez ?

(ou / et du Verger) J'vous jure ! il y a des jours où je remercie quiconque m'a armé de patience ! Oups ! le Languedoc me prie de vous faire savoir que lui aussi ne viendra plus ici vu l'indignité qu'il a enfin découverte en moi. Espérons qu'il aura des élèves.

Vendredi 26 Decembre 2014, 21:13 GMT+2 | Retour au début

Zztop dit

Voilà, c'est fait !
Comptez sur moi pour retourner une gifle à la "Lino Ventura" (du temps des grandes heures !) le jour où je vais vous croiser (ce ne sera pas une gifle anonyme, mais une giffle en public s'il vous plaît ! et devant un public de connaisseur...en Vins j'entends !
Nous allons nous croiser en 2015...manipulateur.

Vendredi 26 Decembre 2014, 22:51 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

DES RISQUES DU METIER DE BLOGGEUR :

Vous avez ci-dessus un courageux anonyme, école "Languedoc Roussillon (LR)", qui me menace d'une belle gifle en public, SVP, à côté de laquelle les tartes à la crème ne sont que de douces douceurs. Parle t'il de la gifle à Adjani ? Mama mia ! Il y a aussi celle destinée à Brel et probablement d'autres. Me voilà bien ! A mon âge !

Bien évidemment, ce courageux bagarreur est anonyme, comme son maître.

L'origine de la chose : un commentaire de LR, mal interprété, dont je n'estimais pas (c'est mon droit ici , non ?) la publication essentielle. Bref, du picrocholinesque.

Du coup, ce Languedoc Roussillon me menace des pires représailles, qu'il va dire des gros mots partout à mon sujet, et qu'il enverra ses troupes me donner une bonne leçon : d'où le billet ci-dessus d'un de ses soldats.

C'est quand même hallucinant de constater à quel point certains zozos ont un sens inouï de leur propre valeur alors même qu'ils ont l'extrême élégance de rester anonyme.

Voilà une "Annus Horribilis" qui s'achève donc, avec une menace de procès à la CNIL et maintenant une menace physique méchante tout plein !

Mais que fait la police ?

Samedi 27 Decembre 2014, 05:43 GMT+2 | Retour au début

Armand dit

Comme le rappelait une amie:
"La liberté d'opinion est une farce si l'information sur les faits n'est pas garantie et si ce ne sont pas les faits eux-mêmes qui font l'objet du débat."
La Crise de la culture/Hannah Arendt

Samedi 27 Decembre 2014, 07:52 GMT+2 | Retour au début

Édouard Verger dit

Je ne comprends pas bien toutes ces animosités car il me semble que ces échanges ne méritaient pas autant de passion et de "prises de positions" définitives et excessives.
Hier soir pour changer un peu je mes suis aventuré sur les sentiers d'un Barbaresco 1994 de Angelo Gaja. Un Sperss de belle tenue aux tanins encore un peu présents mais dont le fruit en retrait et pourtant très racé avait une réelle classe. Sans doute encore trop jeune mais fort capable d'introduire un Mas Jullien Cailloutis 1991 jeune, puissant et profond et un Bandol du domaine Vannieres 1995 encore sous l'emprise d'un boisé qui a dû être important mais dont la douceur en bouche était évidente et la longueur imposante. Un seul blanc sur le fromage un Ruchottes 1990 des Ramonet de Chassagne. Un accord qui se révéla parfait avec un bon Comté des campagnes proches de Poligny.

Sinon Monsieur Herbin j'espère toujours vos explications avant 2015 et vous demande à mon tour: connaissez vous le manuscrit de Voynich?

Samedi 27 Decembre 2014, 10:48 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Merci Armand de ton commentaire qui rejoint quelques mails privés, Jérôme inclus,
me permettant encore de croire en une certaine humanité :-)

Monsieur Verger : décidément, on en apprend des choses avec vous.

Gaja : j'aime votre description car j'ai toujours vu dans les vins du redoutable Angelo, une certaine pureté interdisant les enthousiasmes qu'on peut avoir avec d'autres crus ayant leurs petits défauts n'arrivant pas à cacher les beautés sensuelles qu'ils apportent. Giacosa, Conterno, Voerzio entre autres, sans oublier l'unique Beppe Rinaldi, une trogne unique de Barolo.

Maintenant, ce manuscrit de Voynich, expliqué sur Wikipédia :

fr.wikipedia.org/wiki/Man...

C'est dingue cette histoire : avec l'informatique, on n'a toujours pas réussi à décoder ce cryptage ?

C'est quand même plus facile de se souvenir de Coluche que de cet ouvrage quasi biblique !

Monsieur Verger mérite t'il la mention du "convive de la dernière heure" ?

Va savoir, Charles !

Nicolas : cool hein : pas de brusquerie, que du velours :-)

Samedi 27 Decembre 2014, 11:53 GMT+2 | Retour au début

Bref dit

Ce blog est devenu ce qui se fait de mieux au niveau du second degré voire du troisième et du langage codé! NH semble bénéficier de toutes les attentions.

Samedi 27 Decembre 2014, 12:11 GMT+2 | Retour au début

Le sperss 1994 n'est-il pas un Barolo, plutôt ?

Samedi 27 Decembre 2014, 12:23 GMT+2 | Retour au début

Nicolas Herbin dit

Pour les amateurs de baffes : il y a ceux qui ont de la gueule tous seuls cachés derrière leurs claviers et la réalité. Et en général un océan entre les deux. Alors pas de quoi te ronger les sangs hein, surtout vu ton gabarit... J'ai plus peur pour eux !

Édouard Verger : tout est dans le sketch !

Non ça pas être connu de moi, mais je vais lire.

Par ailleurs, Sperss 94, c'est du Barolo, pas du Barbaresco !

François : tu sais très bien que je suis toujours gentil quand on ne vient pas me chatouiller les arpions juste pour le plaisir de me faire guiliguili !

Samedi 27 Decembre 2014, 14:58 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Monsieur Verger : achtung ! vous voyez qu'ici il y a des lecteurs consciencieux.
Et à défaut de ne pas nous dire votre identité réelle et professionnelle (d'ici à ce qu'un haineux veuille aussi vous baffer), merci me confirmer que vous n'êtes pas un sherpa de l'ombre à l'Elysée ou un ancien émérite de l'Ecole Nationale des Chartes (ENC)

Bref : et oui, on est des spéciaux depuis des lustres… du temps des grandes heures…

Nicolas : je confirme : rien de plus aimable qu'un Nicolas à qui on ne raconte pas des craques. Monte très vite les tours quand on dérape du mauvais côté. A chacun de trouver comment bien déraper et du bon côté.

Samedi 27 Decembre 2014, 15:34 GMT+2 | Retour au début

Berf dit

Donc le manuscrit de voynich si j'ai bien compris c'est soit un gag soit une truc inutile dont tout le monde se contrefiche, moi le premier mais monsieur verger peut apporter ses fruits si il le souhaite

Samedi 27 Decembre 2014, 16:55 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Et bien Bref, à titre perso, je pense totalement le contraire.

A un moment où des grosses têtes s'évertuent à coûts maousse costauds de trouver des parades sérieuses de cryptage contre les hackers, cette histoire d'un code moyen-âgeux encore indéchiffré me plaît beaucoup.

Si on avait suivi vos avis du temps de Bonaparte, la pierre de rosette serait encore une quelconque gravure égyptienne.

Mais vous n'avez pas honte d'avoir frisé l'indécence historique ? Moi, à votre place… :-)))

Mais vous vous en sortez bien car vous êtes allé sur le site pour voir cela : bravo !

Samedi 27 Decembre 2014, 17:00 GMT+2 | Retour au début

Bref dit

SI POUR NOUS nous PARLER DES FLEURS OU de la poudre de perlimpinpin un gars c'est amusé à créer un code qui ne sert à rien mais qui résiste à la NSA, c'est soit un barjot soit un fonctionnaire

Samedi 27 Decembre 2014, 17:12 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit
Peter Schot dit

Le second degré n'en appelant pas un autre, je fais provision de cidre doux en vue de la prochaine épiphanie (pas l'audace de tenter une clairette de Die)

Samedi 27 Decembre 2014, 18:40 GMT+2 | Retour au début

Rosso di Montalcino Poggio di Sottto 2007 ce soir : une très belle bouteille !

Très beau Gevrey 2007 de Fourrier également (première rencontre avec ce producteur pour moi).

Dimanche 28 Decembre 2014, 02:21 GMT+2 | Retour au début

Édouard Verger dit

Pardonnez cette erreur entre Barbaresco et Barolo mais ce jour là j'ai aussi eu l'occasion de boire un Barbaresco du même millésime et du même producteur. Il s'est montré plus élégant mais moins puissant avec des accents de baies sauvages très originaux.
Sinon mon pseudo porte en lui un mystère que le manuscrit de Voynich pourrait éclairer. Quant à ma fonction, elle concerne le vin et ses appellations d'origine.

Dimanche 28 Decembre 2014, 12:13 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Non, ce n'est pas Edouard Nignon :-)

On peut ainsi supputer ce qui peut sous-tendre le discours de Monsieur Edouard.

C'est bien d'avoir ici des échanges entre un "professionnel" et des amateurs… dans la mesure où chacun ne doit pas oublier ce que représente l'autre.

Il faut qu'on préserve ces échanges où un pro de la vente (et de la recherche) comme Nicolas Herbin (Cave SA à Gland) nous évoque ses derniers nés, où un Bref ajoute ses pointes de sel, où un Beaugrand et où un Olivier exprime l'amateur à table.

Merci à tous pour cette petite communauté d'échanges qu'on espère encore bien fructueux en 2015 (j'aime les années impaires: va savoir pourquoi !).

Dimanche 28 Decembre 2014, 15:05 GMT+2 | Retour au début

Bref dit

Pour shot:
mordusdelapomme.fr/spip.p...
pour verger: le manuscrit de volnych j'en termine la traduction, ça parle de pommes de poires et de scoubidous, pas très intéressant finalement!.
faut que je fasse tout ici!

Dimanche 28 Decembre 2014, 22:12 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

UN PEU HORS SUJET :

Intéressant de lire quelques réponses du journaliste du Wall Street Journal (Will Lyons) à quelques questions basiques de ses lecteurs :

blogs.wsj.com/dispatch/20...

Lundi 29 Decembre 2014, 07:29 GMT+2 | Retour au début

Jérôme Gilles dit

Bonjour à tous,

Tout d'abord bonne année aux lecteurs de ce blog.

J'ai reçu pour Noel un guide Bettane / Desseauve 2015. Une rapide feuilletage m'a permis de d'y déceler quelques élements très surprenants. Le contenu du guide a t il été déjà discuté ailleurs sur ce blog ?

Merci,

Jérôme

Jeudi 1 Janvier 2015, 18:51 GMT+2 | Retour au début

Sebastien dit

"If it is a fine wine, anything above $20 a bottle, it is worth decanting"

Avec des propos comme ça, la civilisation occidentale est en danger. Du grand n'importe quoi dans le texte avec cette dimension de classement par la thune débilisante au possible.

Jeudi 1 Janvier 2015, 22:13 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

@ Jérôme :

On e surtout discuté des éditions antérieures, mais les discussions ne portent pas sur le contenu "critique" de domaines vu qu'ici on considère que chacun a son palais pour exprimer ses vues et qu'alors les discussions deviennent infinies.
Par contre, on a toujours souligné l'importance des introductions par région et autres premières pages toujours pleines d'intérêt.

Ici : gje.mabulle.com/index.php...

Là pour le Guide Hachette :

gje.mabulle.com/index.php...

… et si vous utilisez la fonction "recherche" en tapant le mot "guide", vous allez en trouver des choses ! :-)

Vendredi 2 Janvier 2015, 07:29 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

@ Sébastien :

Que voulez vous ! … ou de l'urgente nécessité pour parler du vin dans un journal "grand public" de rester d'un simplisme outrageux.

Bien sûr que cette phrase est quelque part un non-sens, mais il dit aussi qu'il est préférable de décanter des vins jeunes plutôt que de le faire sauvagement avec des vieux millésimes.

Maintenant, vous comme moi, savons que le $ restera encore pour longtemps l'aune du calcul de la valeur des individus aux USA : ce n'est pas demain la veille que cela va changer :-(

Vendredi 2 Janvier 2015, 07:35 GMT+2 | Retour au début

Édouard Verger dit

En premier lieu, bonne année à tous! Très heureux de vous retrouver en 2015.

Je rebondis sur le guide de Desseauve car il ne faut pas imaginer qu'il soit conçu selon une vision sortie de la tête de son concepteur. Non! Il répond simplement à un cahier des charges qui vise à être en adéquation avec le public qu'il cible.On donne au lecteur ce qu'il veut lire et cela évolue au rythme des perceptions culturelles associées au vin...chez ceux qui les achètent! En général les passionnés avertis ne lisent pas ses ouvrages écrits à plusieurs mains et rédigés avec un souci constant de vulgariser en simplifiant tout en donnant l'illusion d'être exhaustif.Hors les guides ne sont jamais exhaustifs et se gardent bien de bousculer les codes admis.Au contraire ils sont obligés de fidéliser le lecteur en mettant en vitrine les domaines que l'imaginaire collectif positionne au firmament. Reprenez les guides d'il y a 20 ans les domaines les plus en vue et les introductions sur les régions ont bien peu varié. Le journalisme se nourrit de redites et semble faire œuvre utile alors qu'il ne vise qu'à faire consommer une œuvre finalement assez peu informative et ancrée dans un présent futile pour positionner des signatures. Un guide ne rapporte rien directement mais en revanche un salon qui s'en réclame est une affaire plus intéressante et possiblement rémunératrice car producteurs et consommateurs sont alors au service des auteurs. Pas l'inverse hélas.

Vendredi 2 Janvier 2015, 14:02 GMT+2 | Retour au début

Jean-yves dit

"En général les passionnés avertis ne lisent pas ses ouvrages écrits à plusieurs mains".

Voilà une généralisation fort hasardeuse...Le guide B&D reste à mon avis la meilleur référence pour les vrai amateurs, et ils sont nombreux à le lire. Simplement, avec l'expérience, on apprend à faire le tri, à distinguer ses points de convergence et de divergence avec les auteurs.
Les passionnés mutliplient les sources (RVF, B&D, Parker, Meadows, ...) et les recoupent avec leurs expériences personnelles ! Ils ne s'en privent pas !
J'avoue être un peu agacé par certains amateurs qui affirment s'affranchir de toutes les sources "journalistiques" et ne plus se reposer que sur eux-mêmes, voire sur les avis déposés sur les fora...

Vendredi 2 Janvier 2015, 20:52 GMT+2 | Retour au début

Bettane dit

Merci cher Monsieur de ces reflexions si éclairantes. Je commence à comprendre enfin que le gros arbre de 5% de notre production d'élite,forcément non renouvelable cache les 95% restant et les milliers de kilomètres et d'échantiilons qui forment le corps de notre guide. Je prends enfin conscience de la naïveté de l'avoir cru utile pour de nombreux amateurs. Et je vais me fâcher avec me associés pour avoir si peu gagné d'argent pour avoir réduit à mon service la viticulture française. Enfin je rends hommage à l'acuité sidérante de vos analyses et à votre génie gustatif.

Vendredi 2 Janvier 2015, 21:16 GMT+2 | Retour au début

Bref dit

Pour faire court, M verger: les guides parlent toujours des mêmes vignerons et ce sont ces mêmes que l'on retrouve dans les manifestations organisées par les ditsguides
Me trompe-je?

Vendredi 2 Janvier 2015, 21:38 GMT+2 | Retour au début

Baptiste Roumagnac dit

-)

voilà qui oblige à revenir regulierement pour savoir s'il y a une suite ou une reponse !

quel suspens !

un fonctionnaire (?) charge de la defense du vin français dont le nom reel est un mystere digne du manuscrit de voynich et qui rentre dans le lard de l'institution absolue de la critique en France (qui a mon avis a dû faire bien plus pour le vin français que ne le fera jamais cet illustre anonyme), avouez que le nouveau jeu du blog du GJE est digne de la bouteille secrete de Cantenac !

Maintenant, quand on lit la liste des vins de ce monsieur pour Noël, il n'est pas incongru de penser qu'il ne bouscule pas lui non plus les codes admis.

Vendredi 2 Janvier 2015, 21:53 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

On aura compris qu'obligé - pour un certain temps - à "valider" les interventions afin d'éviter les lassantes inepties de quelques zèbres qui, les audacieux, veulent m'envoyer des sbires pour quelque gifle officielle, les tempi de mise en ligne peuvent paraître … bizarres !

Donc, quand le temps me permet de venir sur ce blog, on peut avoir une série de commentaires qui viennent simplement dans l'ordre chronologique de leur écriture.

Espérons qu'on pourra vite revenir aux heures heureuses des publications immédiates :-)

Samedi 3 Janvier 2015, 07:03 GMT+2 | Retour au début

Édouard Verger dit

Je ne pensais pas que ces quelques mots feraient ainsi réagir. Tout cela me semble pourtant si évident.
Revenons au vin. Voici ceux de mon Nouvel an, je crois qu'ils doivent un peu à ces échanges:
En apéritif, un bon Champagne millésime 1996 de Vilmart. Bulles fines, petite réduction initiale qui s'estompa vite et bouche incisive et fraîche. Pour suivre un excellent Vouvray Demi-Sec 2005 de Foreau. Dosage judicieux, petit gaz résiduel qui procura tension et bel équilibre sur une longueur remarquable. Sur le repas un admirable Château Simone blanc 1996 plein de vie et riche, complexe sur de fins accents de menthe sauvage. Puis un grand Chevalier-Montrachet 1979 de Niellon, époustouflant de finesse et si jeune encore. Pour les rouges une Syrah de Chamoson de Simon Maye, poivrée, vive et sans doute encore marquée par une énergie de vin trop jeune. Ensuite un Montcalmès 2004 qui prouve que le Languedoc joue dans la cour des grands, un vin complet aux tanins fins. Un Bandol 1988 de feu le domaine de La Noblesse encore corsé et un peu rugueux a tenu la dragée haute à un Sassicaïa 1995 racé et parfaitement à point. Pour terminer un Richebourg 1978 de Gros nous rappela que Vosne est une commune parfois sensationnelle.

Samedi 3 Janvier 2015, 10:05 GMT+2 | Retour au début

Bref dit

M verger une question: auriez vous été trader dans une autre vie?

Samedi 3 Janvier 2015, 12:31 GMT+2 | Retour au début

Jean Pralu dit

Bonjour,
Je suis tres etonne que ce "fonctionnaire" que semble etre Monsieur Verger ait l'opportunite d'enchainer les quilles de prestige a plusieurs centaines d'euros piece. C'est avec nos impots que vous faites ca ?

Quant aux choses etonnantes qui semblent se cacher dans le guide B&D, je ne sais pas trop de quoi il est question. Le guide me semble globalement tres coherent meme si on peut regretter que MB mette des tres grosses notes a 2 domaines qui sont depuis de tres nombreuses annees victimes d'oxydation prematuree massive: les comtes lafon et le domaine leflaive. On aurait aime un veritable electrochoc envoye par MB a ces domaines. Mais bon l'envie de ne pas facher parfois l'emporte....
Et ne me dites pas que ca n'est pas ca...

Samedi 3 Janvier 2015, 14:17 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

On peut sourire à la lecture de ces derniers commentaires.

Je ne connais pas le sieur Verger (ce nom d'emprunt semble avoir un sens) et il est évident qu'il dispose de quelques moyens personnels soit via un échelon très élevé de la Fonction Publique, soit par une épouse ayant bénéficiée d'un don paternel de premier ordre, soit ayant hérité lui-même d'une cave respectueuse ou alors, un homme ayant mis une sensible part de son épargne en quelques grands noms du vin.

… va savoir, Charles…

Ceci dit, cela ne peut être, jusqu'à nouvel aordre, un quelconque sujet de réprobation :-)

Une chose est sûre : ce n'est pas le DG de l'INAO ni un propriétaire caché d'un cru célèbre. Là, on le fait vraiment sourire et tant qu'il gardera une certaine urbanité dans ses commentaires (avec un Michel Bettane très peu sensible aux ors de l'Etat jacobin qui nous gouverne et qui réprimandera l'individu qui dépasserait les lignes jaunes).

Il n'est pas alsacien, c'est certain. Champenois ? Bordelais ? Un costume trois pîèces du Quai ? Une signature de l'Agriculture ? Alors là : plouf pour une future promotion du poireau ! :-))))

Que chacun reste civil… et incisif … sans oublier l'humour nécessaire à la "supportation" de notre civilisation un tantinet fatiguée !

C'est mon voeu le plus cher pour 2015.

Samedi 3 Janvier 2015, 20:35 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Je ne sais trop pourquoi ce message n'a pu se mettre en place, mais le voici in extenso :

cher François MAUSS bonne et heureuse année 2015,pour vous et toute votre famille,vos amis....ceux qui vous sont chers. ...votre silence depuis le 13/12 devient assoudissant. il va falloir ressortir la plume de l'encrier pour nous faire saliver.cordia"

Cher Lecteur : promis : laissez moi recharger mes batteries et soyez certain qu'en 2015, on ne manquera pas de lancer quelques scuds sur tel ou tel sujet sans oublier nos chemins de traverse.

A ce sujet, pour Michel Bettane qui a un profond respect pour le chef Celibidache, sache, Michel, qu'on le voit tout jeune à la sortie de la guerre quand, un peu à l'imporviste, il a dû prendre la place de Furtwängler : c'est dans le DVD absolument superbe historiquement (dispo sur Amazon) qui raconte l'histoire du Berliner Philharmoniker durant la période 30 - 45.

Le titre : The Reichsorchester / Le Philharmonique De Berlin & Le Troisième Reich
2008

Tu dois le voir : fascinant !

Samedi 3 Janvier 2015, 20:44 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Qu'il me soit permis de porter ici un hommage à Serge Hochar, que j'ai connu dans les années 70/80, propriétaire du Château Musar au Liban et qui vient d'être généreusement reçu chez St Pierre.

Il me racontait comment, pendant ces stupides batailles qui détruisaient son pays, le Liban, lors des vendanges, les deux camps faisaient un cessez-le-feu, le temps pour les vendangeurs de porter les raisins de la vigne au chai.

A la Villa d'Este, il a trouvé beaucoup d'amis sincères montrant à l'évidence qu'il faisait partie de ces grands vignerons, comme Dönnhoff ou Szepsy, qui ont un mal fou à se trouver des enemis.

Un grand, un très grand Monsieur du Vin.

Samedi 3 Janvier 2015, 20:58 GMT+2 | Retour au début

Édouard Verger dit

Monsieur Mauss, mon nom à t'il une telle importance!? Je m'attendais plus à des réponses liées aux dégustations que j'ai faites. Des vins de ma cave, patiemment attendus et achetés chez les propriétaires ou en salle de vente. Seul Sassicaïa est vraiment onéreux, les autres vieux vins coûtaient moins de 200 francs au début des années 90. J'étais jeune, pas malheureux, mais pas fortuné non plus.Ma passion pour le vin est réelle et m'a toujours conduit à rechercher les vins les plus qualitatifs. Un long chemin d'essais-erreurs mais aussi - souvent!- de réussites.

Samedi 3 Janvier 2015, 21:07 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Merci de considérer nos petits apartés divergeant vers la recherche de vos hautes fonctions administratives, "hors échelle" comme un simple jeu rappelant nos temps de boy scouts.

Les vins que vous citez sont effectivement des noms connus, Foreau, Incisa, Niellon, Maye avec la belle surprise de constater que l'Helvétie et l'Italie sont noblement représentés.

Laissons de côté ces discussions sur les prix, tant il est vrai que chacun fait, finalement, avec ses moyens et qu'on peut trouver bonheur et qualité chez un Burgaud, un Marionnet, un Deiss, un Haut-Carles ou Fleur Cardinale quand bien même, culturellement, ces nobles noms n'apporteront jamais la magie historique des Haut-Brion ou Romanée-Conti.

La seule chose que je souhaite à tous pour cette année 2015, c'est d'octroyer vos indulgences à ces vins "petits prix" mais d'exprimer les plus grandes rigueurs de jugement à ces crus qui valent des fortunes. Ça, ce n'est pas facile, j'en conviens !

Samedi 3 Janvier 2015, 21:39 GMT+2 | Retour au début

Jean Pralu dit

De mon cote j'ai deguste egalement quelques belles quilles pendant les fetes, en compagnie d'amis (grands) amateurs:
- la tache 1978
- la tache 1971
- saint vivant 1990
- chambertin rousseau 1988
- chambertin clos de beze rousseau 1979
- griottes chambertin dugat 1993
- hermitage cathelin 1990
- la mouline 1976
- bonnes mares drouhin 1962
- musigny vogue 1945
- haut brion 1949
- lafleur 1975
- bienvenues batard montrachet carillon 1992
- batard ramonet 1983
- yquem 1949
- yquem 1947
- yquem 1927
- montrachet drc 1986

Et le meilleur pour la fin:
En rouge : latour a pomerol 1961 en magnum. Un niveau extraterrestre.
En blanc: Montrachet ramonret 1959. On peut mourir heureux apres ca


Bonne annee a vous tous messieurs

Samedi 3 Janvier 2015, 23:44 GMT+2 | Retour au début

Bettane dit

Notre rôle est de tenir au courant des derniers millésimes le public. Sur ce point j'ai du mal à imaginer que les vins de Dominique Lafon depuis 2006 aient la moindre tendance oxydative. Et les derniers 88 89 et 90 dégustés de ma cave étaient simplement splendides. Le domaine Leflaive plus inégal a parfaitement réussi ses 2010 et 2011. Aux amateurs de trancher et d'éviter les généralisations médisantes.

Dimanche 4 Janvier 2015, 00:04 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Encore un effort, Monsieur Pralu, et vous pourrez rejoindre la noble chapelle du grand François A. :-)

Sérieux : j'espère pour vous que ce ne fût pas en une seule soirée car là, ce serait gaspi grave !

Eut-il fallu choisir dans cette liste un seul rouge et un seul blanc : quelle serait la réponse ?

Sur le billet de Michel Bettane : s'il est vrai que cette question d'oxydation a été centrale aux USA il y a quelque temps, je ne lis plus de commentaires majeurs à ce sujet. Est-ce à dire que les vignerons ont trouvé l'origine du problème, que cela n'a touché que quelques millésimes (bouchonnage ?) ?

Un vigneron touché peut-il nous dire les mesures qu'il a prises pour éviter ce problème ?

Dimanche 4 Janvier 2015, 10:21 GMT+2 | Retour au début

Édouard Verger dit

Monsieur Pralu, le domaine Ramonet ne produit son Montrachet que depuis la fin des années 70. Une bouteille de RK? Votre liste semble être une agrégation de grands noms alignés pour une parade.

J'ai, comme d'autres, l'impression que les domaines de Bourgogne produisant du blanc ont tous eu des problèmes depuis le milieu des années 90. Entre des évolutions oxydatives rapides et des phénomènes de réduction bien peu agréables - dont on parle moins mais qui sont parfois épouvantables - je ne retrouve pas souvent la fraîcheur et la pureté des 79/82/85 ou 89. Les guides - tous! - n'en ont quasiment jamais parlé et pourtant ce sont certains des domaines les plus connus qui ont été touchés. Dans ces conditions je préserve une réelle prudence vis à vis des journalistes qui évaluent et lit avec circonspection les avis émis sur le web, tant ils sont à l'évidence influencés par les premiers.

D'ailleurs à posteriori quelles sont les propriétés de premier plan,fruit d'un travail d'investigation, qui ont émergé, et qui se sont maintenues,depuis 20 ans en Bourgogne, à Bordeaux ou ailleurs? Elles doivent se compter sur les doigts d'une main.

Dimanche 4 Janvier 2015, 10:56 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Monsieur Verger :

Peut-on citer parmi ces rares domaines que vous évoquez Coche-Dury et Rousseau ?

Et je suis certain qu'il y en a des autres.

A Bordeaux ? Haut-Bailly ?

En Alsace : Trimbach, Faller, Zind-Humbrecht ?

Si on se prête au jeu de "l'excellence dans la durée" plus portée par la qualité des vins que par un marketing intelligent, je suis convaincu qu'on peut lister en France plus d'une centaine de Domaines.

Trop optimiste ? Va savoir, Charles ! -)

Dimanche 4 Janvier 2015, 11:10 GMT+2 | Retour au début

L'oxydation reste je pense un critère assez difficile à circonscrire ...

Nous en parlions récemment avec le joli (mais polémique) Jurançon sec de Prat 2011 du domaine Guirardel (version ni filtrée ni collée), l'Anjou de Richard Leroy ou la Coulée de Serrant (et un peu plus avant encore avec Pierre Trimbach lors de la verticale de Clos Ste-Hune effectuée au domaine).

Le plus beau vin des fêtes a été pour moi le sublime Riesling Spätlese Scharzhofberg 2006 d'Egon Müller (lot 7 d'enchères).

Le vin le plus vibrant de l'année fut Clos Joliette sec 1971 (une bouteille parfaite, à la fois techniquement et émotionnellement, après 2 rencontres moins abouties).

Dimanche 4 Janvier 2015, 11:37 GMT+2 | Retour au début

Édouard Verger dit

En Bourgogne oxydation et réduction n'ont ménagé personne car le second défaut a été utilisé pour enrayer les effets nocifs du premier. Et je ne suis pas plus enclin à admettre des senteurs de soufre résiduelles qu'à me régaler avec des arômes de pommes blettes et de tarte tatin. Où sont les grands Bourgogne blancs des années 70 et 80 avec leurs nez de fleurs blanches et cette douceur incomparable et fraîche? Cela n'existe plus non? ou alors donnez moi des adresses. Des blancs terriblement décevants ces dernières années.

Dimanche 4 Janvier 2015, 12:36 GMT+2 | Retour au début

Sebastien dit

De mon cote j'ai deguste egalement quelques belles quilles pendant les fetes, en compagnie d'amis (grands) amateurs:
- la tache 1978
- la tache 1971
- saint vivant 1990
- chambertin rousseau 1988
- chambertin clos de beze rousseau 1979
- griottes chambertin dugat 1993
- hermitage cathelin 1990
- la mouline 1976
- bonnes mares drouhin 1962
- musigny vogue 1945
- haut brion 1949
- lafleur 1975
- bienvenues batard montrachet carillon 1992
- batard ramonet 1983
- yquem 1949
- yquem 1947
- yquem 1927
- montrachet drc 1986

Et le meilleur pour la fin:
En rouge : latour a pomerol 1961 en magnum. Un niveau extraterrestre.
En blanc: Montrachet ramonret 1959. On peut mourir heureux apres ca


Bonne annee a vous tous messieurs

Une belle année Jean François Pralu O12... mais message totalement inutile. Aussi inutile que le mien, certes, mais plus long que le mien, plus fatigant pour l'oeil, de l'info sans infos exploitables, une énumération stérile de vins telles de vieilles coupes poussiéreuses sans histoire. Bon je reste très impressionné et vous envie :)

Dimanche 4 Janvier 2015, 13:37 GMT+2 | Retour au début

Sebastien dit

Un second petit message pour la bonanée et avec un peu de mansuétude, l'un des deux passera la douane.

Plz, pourions-nous, en guise bonnes résolutions, ne plus JAMAIS JAMAIS utiliser le mot QUILLE qui me donne envie de boule quiesser mes oreilles et crever mes yeux. Ce vocable d'amateur-spécialiste me donne envie de rendre ma bûche de noel trop beurrée à ( ou sur ) ma boulangère... Message un peu méprisant, j'assume.

Dimanche 4 Janvier 2015, 13:46 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

A TOUS LES INTERVENANTS :

Comme je suis toujours sous le système de validation des messages, et que je ne suis pas en permanence derrière mon clavier, n'allez surtout pas croire que vos messages ne sont pas enregistrés.

Ils le sont, et donc, inutile de les renvoyer une seconde ou même une troisième fois :-)

Quand les haineux nous auront oubliés, on reviendra au système classique de publication immédiate sans "validation".

Désolé de l'inconvénient que j'espère bien passager !

Bu à midi un magnifique Denis Mortet Gevrey-Chambertin "1er Cru" de 2007. Et une Humagne rouge 2011 du Domaine Germanier… qui va me initier une commande fissa !

Dimanche 4 Janvier 2015, 19:10 GMT+2 | Retour au début

Jean-yves dit

"pourions-nous, en guise bonnes résolutions, ne plus JAMAIS JAMAIS utiliser le mot QUILLE qui me donne envie de boule quiesser mes oreilles et crever mes yeux".

Excellente idée ! Ce terme "quille", qu'on retrouve régulièrement sur les fora (suivez mon regard) m'a toujours paru tellement vulgaire et indigne...

Dimanche 4 Janvier 2015, 21:30 GMT+2 | Retour au début

Bruno dit

N'avais-je pas cru comprendre que Monsieur Perez NZ devait plus intervenir sur ce blog ?

Pour ma part, une liste a la LaurentG : magnifique Charlemagne 1999 de Vincent RAPET, excellent Cote Rôtie Cote Brune 1999 des frères Jamet, sublime Volnay Fremuets 2005 du domaine D'ANGERVILLE et très beau Ermitage du Pic ST Loup Guilhem Gaulcelm 2008.

Deux réflexions : un Chablis Forest 2007 de Dauvussat insignifiant (surfait ?) et encore une deconvenue sur un Bourgogbe rouge 2007 (Latricieres de Rossignol-Trapet). 2007 serait plus faible (acide dilue et sans corps) qyue 2004 ? J'ai la faiblesse de le penser de plus en plus.

Bonne annee a toutes et a tous

Bruno

Dimanche 4 Janvier 2015, 21:59 GMT+2 | Retour au début

Nicolas Herbin dit

Un seul vin vraiment mémorable (ie. s'en rappeler dans dix ans et après) durant les fêtes, hier soir, après un bon (mais pas grand) Cornas Clape 89 et un excellent Barolo Sperss 89 Gaja (fringant, précis, corsé) : Ambonnay rouge Cuvée des Grands Cotés 2007 Egly Ouriet. Jamais bu un aussi grand pinot de ce millésime, sublime de tout, la grâce même, top classe, niveau grand cru de grand domaine de Côte de Nuits.

COUP DE CŒUR !

Meilleurs vœux à tous les gens de bonne volonté et de passion.

Dimanche 4 Janvier 2015, 23:12 GMT+2 | Retour au début

Ce midi, Bel Air Marquis d'Aligre 1970 et Rayas rouge 2008, superbes ...
L'année commence en fanfare.

Dimanche 4 Janvier 2015, 23:53 GMT+2 | Retour au début

Pour Bruno,

Dauvissat Clos 2007 bu il y a peu au Petit Pressigny : encore très nettement sur la réserve.

Pour nous, c'est Preuses 2002 du même Dauvissat qui ne causait pas du tout hier midi.

Lundi 5 Janvier 2015, 07:57 GMT+2 | Retour au début

Bruno dit

Laurent,

Ce n'est pas la première fois que je tombe sur des Dauvissat muets ! De souvenir sur 2014 : un Clos 1997, un Forest 2005, un Forest 2007 et ce Forest 2008.

Inversement, à Levernois en octobre, le Clos 2008 était limite "oxydé" (en tout cas au nez !).

C'est me semble-t-il beaucoup pour le même producteur (cela me fait penser aux Meursault de Pierre Morey du temps de DC et qui étaient oxydés 2 fois sur 3).

Je confirme également hier soir un Pernand Ile des Vergelesses 2007 de Vincent Rapet sauvé par le terroir et le talent du vigneron (les puristes diraient qu'il n'était effectivement pas au niveau d'une Ile classique, comme les 2006 - et même les 2008 agréables en ce moment).

Désolé pour mon orthographe d'hier mais la maîtrise du smartphone est encore perfectible.

bruno

Lundi 5 Janvier 2015, 12:07 GMT+2 | Retour au début

Bruno,

J'ai aussi pu boire le Clos 2008 de Dauvissat au Printemps 2014 (Villa Mas, San Feliu de Guixols, 70 euros sur table si mon souvenir est bon).
Très beau, trop jeune (mais bel effet sur un carpaccio de langoustines à se damner).

Le Clos 2004, il y a 2 semaines, était au top, cristallin, savoureux (grand vin).

Lundi 5 Janvier 2015, 14:24 GMT+2 | Retour au début

Nicolas Herbin dit

2007 à Chablis, millésime maigre, acide, et surtout grêle...

Forest 2007 je ne dirais pas insignifiant, mais c'est un bien plus petit vin que "d'ordinaire", c'est sûr...

Par ailleurs, selon Vincent, ses vins peuvent passer par des phases (aromatiques) quasi oxydatives, avant de se refaire la cerise et de revenir. Et ce n'est pas de la magie je pense, car je l'ai déjà éprouvé sur des Forest 2005 et 2006, par exemple....

Lundi 5 Janvier 2015, 14:50 GMT+2 | Retour au début

Nicolas,

Hervé Cuzon, du club IVV, était aussi au Petit Pressigny le même soir.
Ils ont pris Dauvissat Forest 2007 et s'en sont régalés, probablement plus que nous avec un Clos 2007 encore logiquement assez fermé.

Lundi 5 Janvier 2015, 17:17 GMT+2 | Retour au début

Nicolas Herbin dit

Jamais trouvé Forest 2007 meilleur que "assez bon" et je l'ai déjà bu 4 fois.

Après, si on aime "l'acidité acide", on peut éventuellement se régaler avec ce millésime. J'en connais !!! Y'a même des gens qui aiment les Vouvray secs de Foreau, c'est dire...

:))))

Plus sérieusement, il y a davantage d'espoir pour le Clos 2007. Enfin j'espère...

Lundi 5 Janvier 2015, 17:36 GMT+2 | Retour au début

Édouard Verger dit

Sans substituer mon jugement des 2007 chablisiens aux vôtres, je puis vous éclairer sur des faits.
La grêle dans ce millésime s'est abattue sur le Chablisien en plusieurs épisodes allant de début Juin au 9 Juillet en passant par un 28 Juin très meurtrier. Elle a beaucoup plus endommagé les zones au Sud Ouest de Chablis - dont Clos et Montée de Tonnerre -que le coteau des Forests/Montmains qui va en direction de Courgis. Il semble aussi que ces épisodes de grêle précoce n'altèrent en général pas la qualité des fruits car à cette époque dans cette région, ils ne sont pas encore gonflés de sucs et de jus. La grêle limite alors les rendements... Pas si mal à Chablis!Les 2007 chablisiens ont donné des vins droits et assez vifs qui dans les meilleurs crus - ceux de la rive gauche en particulier - requièrent du temps car les pluies de printemps et de début juillet ont permis de minéraliser avec bonheur des raisins qui ont connu ensuite une fin d'été assez ensoleillée. Formidables bouteilles chez Pinson, Dampt, Servin et Defaix. Le potentiel était là...

Lundi 5 Janvier 2015, 18:50 GMT+2 | Retour au début

Nous sortions de chez Foreau, justement, qui produit donc des superbes vins de garde et de gastronomie : effervescent, sec, demi-sec, moelleux.

Le sec 2013 est, je te le concède, assez nerveux.

Lundi 5 Janvier 2015, 19:04 GMT+2 | Retour au début

Bruno dit

Pour le 2007, c'est même pas acidité acide, c'est rien, encéphalogramme plat !

Pratiquement idem sur Forest 2008 d'ailleurs ...

J'en arrive à préférer la Chablisienne qui est plus régulier dans sa qualité

Bruno

Lundi 5 Janvier 2015, 19:39 GMT+2 | Retour au début

Nicolas Herbin dit

La chablisienne plus régulier que Dauvissat, si on boit ses chablis sur 20 ans et plus, pas sûr, Bobosse.

Monsieur Verger : vous pouvez m'expliquer ce phénomène paranormal ?

"Les pluies de printemps et de début juillet ont permis de minéraliser avec bonheur des raisins qui ont connu ensuite une fin d'été assez ensoleillée."

Faut il se promener à cette période avec des paracailloux en bois afin de ne pas se faire assommer ?!?

LaurentG : assez oui, pour ne pas dire relativement...

;-)

Lundi 5 Janvier 2015, 20:03 GMT+2 | Retour au début

Paul dit

"J'en arrive à préférer la Chablisienne qui est plus régulier dans sa qualité"

Ouch ! Là c'est fort de fort quand même. Modération et modestie, face à quelques jeunes bouteilles - dont vous n'avez peut être pas la clef, ça nous arrive tous - d'un des plus grand faiseur de Chablis, serait une bonne résolution.

Ses meilleurs vins sont des emblèmes du Chablis et du chardonnay. Il faudrait simplement avoir un peu plus de patience, ce sont de sublimes coureurs de fond.

Enfin tant mieux si vous n'êtes pas d'accord, surtout laissez les moi :)

Mardi 6 Janvier 2015, 00:07 GMT+2 | Retour au début

Sébastien,

J'ai environ 6 ou 7 crs de Forest 2007 plutôt optimistes, dans différents contextes.

Pas pris de notes précises lors des 2 visites chez Foreau et Huet.
Belle visite en petit nombre avec le fils Foreau, en terminant par le superbe moelleux réserve 1989. Les vins sont bons et on parle beaucoup d'accords gastronomiques (tartares de poissons, viandes, desserts).

Chez Huet, nous étions en grand groupe dans la salle d'accueil du domaine et j'ai été moins emballé par les vins.
Il faudra revoir cela tranquillement.

Mardi 6 Janvier 2015, 10:27 GMT+2 | Retour au début

Sebastien dit

Jamais trouvé Forest 2007 meilleur que "assez bon"

Pas mieux.

Laurent, trouves-tu le 2013 proche du Bourg ou le Mont 13 d'Huet? Qu'as tu aimé lors de ton passage chez Philippe?

Mardi 6 Janvier 2015, 10:27 GMT+2 | Retour au début

Nicolas Herbin dit

En jeunesse (avant 5 ans), c'est quand même Vaillons le plus flatteur.

Entre deux âges (5/7 ans), j'aime bien Séchet quand le millésime n'est pas trop maigre, le vin prend un peu de gras (qui lui "manque" en jeunesse), du parfum, c'est chouette à table.

Et après 10 ans, Forest reste quand même le 1er cru du domaine le plus intéressant je pense, se rapprochant des grands crus en complexité et longueur, même s'il n'a pas le côté mystérieux et aérien du Preuses ou l'explosivité du Clos, mais ce n'est pas pour autant qu'il est moins bon !

Mardi 6 Janvier 2015, 10:29 GMT+2 | Retour au début

Paul dit

Monsieur Verger : vous pouvez m'expliquer ce phénomène paranormal ?

"Les pluies de printemps et de début juillet ont permis de minéraliser avec bonheur des raisins qui ont connu ensuite une fin d'été assez ensoleillée."

-

Si Nico, comme les calcaires à Exogyra étaient gorgés d'eau ça a fait une infusion de coquille d'huître dont les vignes (les plus vieilles en tête évidement, "pisse-mémé" oblige) se sont régalées chaque soir.

;)

Trève de plaisanterie, je suis sincèrement curieux que M.Verger s'explique.

Mardi 6 Janvier 2015, 10:30 GMT+2 | Retour au début

Édouard Verger dit

Il s'agit d'un phénomène physico-chimique. Avec des pluies abondantes, le sol lors du ruissèlement et de l'absorption hydrique se gorge d'eau. Lorsque le sol est très riche en calcaire actif (Chablis, Puligny, Meursault ou St-Aubin sont de bons exemples), l'eau dissout le calcaire et désagrège les sels minéraux et ainsi se "minéralise" en rendant ces "sels" facilement disponibles pour la vigne. Le millésime 2007 comme 2008 ou 2011 à Chablis a eu tout le loisir de minéraliser ses fruits car l'eau du printemps et celle de Juillet ont largement "ressuyé" les terroirs.

Et avec une chance inouïe nul besoin de parapluie en bois!

On aura compris que cette explication simple est une vulgarisation.

Mardi 6 Janvier 2015, 14:11 GMT+2 | Retour au début

Bruno dit

Paul, 16 ans pour un Chablis Grand Cru de Dauvissat (dégusté le 1er janvier 2014), ce n'est certainement pas un "manque de patience" !

pour un CR plus circonstancié, voir ici : lacavedebobosse.blogspot....

PS : les amis qui étaient présents ont regouté la bouteille le lendemain. Idem, muet, nada (juste un côté miellé qui évoque le chenin) ... Alors, modération et modestie, nous serions donc au moins 4 à ne pas avoir la "clef" ?

Permettez moi d'avoir la faiblesse d'en douter !

Bruno

Mardi 6 Janvier 2015, 16:19 GMT+2 | Retour au début

Sebastien dit

Jamais trouvé Forest 2007 meilleur que "assez bon"

Pas mieux.

Laurent, trouves-tu le 2013 proche du Bourg ou le Mont 13 d'Huet? Qu'as tu aimé lors de ton passage chez Philippe?

Mardi 6 Janvier 2015, 17:19 GMT+2 | Retour au début

Bettane dit

Donc si j'en crois le lumineux théorême de Verger plus l'année est pluvieuse plus le Chablis est minéral. Vraiment éclairant.

Mardi 6 Janvier 2015, 17:25 GMT+2 | Retour au début

Nicolas Herbin dit

Édouard Verger dit
Lorsque le sol est très riche en calcaire actif (Chablis, Puligny, Meursault ou St-Aubin sont de bons exemples), l'eau dissout le calcaire et désagrège les sels minéraux et ainsi se "minéralise" en rendant ces "sels" facilement disponibles pour la vigne. Le millésime 2007 comme 2008 ou 2011 à Chablis a eu tout le loisir de minéraliser ses fruits car l'eau du printemps et celle de Juillet ont largement "ressuyé" les terroirs."

Vous pensez sincèrement que les millésimes les plus arrosés/dilués (même au printemps) sont ceux qui expriment le plus et le mieux le terroir ?!

Par ailleurs, j'avoue que si votre raisonnement est flatteur pour l'esprit et quasi poétique, j'ai quand même de la peine à y souscrire car il me manque des preuves concrètes et tangibles de ce que vous avancez. Pouvez-vous donc développer svp ?

Mardi 6 Janvier 2015, 17:48 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Incontestablement Monsieur Verger nous apporte des lumières nouvelles sur le vin qui étonnent à tout le moins.

Sans dévoiler votre nom, et simplement pour avoir une idée de votre niveau professionnel d'intervention dans le monde de la vigne, pourrions nous savoir le type de fonction que vous occupez ?

J'avoue être le premier intéressé à la chose.

Bon, là je pars en mission gastro : le restaurant Robuchon-Magrez de Bordeaux.

Je vous dirai tout… après une superbe déjeuner à Fleur Cardinale où le 2006, le 2009 et le 2011 sont véritablement des expressions top de Saint-Emilion : de la bel ouvrage comme on disait de mon temps :-)

Donc publication de vos prochains commentaires pas avant minuit !

Qu'est ce qu'il ne faut pas souffrir pour rester beau :-))))

Mardi 6 Janvier 2015, 19:44 GMT+2 | Retour au début

Édouard Verger dit

Je n'ai hélas guère le temps de parfaire vos connaissances initiales Monsieur Herbin. Méconnaître le rôle de la minéralisation et de l'azote dans le fonctionnement des sols requière une réelle formation, il vous faut prendre contact avec l'université la plus proche de chez vous. Si j'ai bien lu Monsieur Mauss vous êtes dans l'Est, donc avec Dijon.
Par ailleurs vous m'avez mal lu, je signalais que le contexte climatique doit inclure des périodes où les précipitations autorisent la minéralisation, un grand millésime comme 2002, à Chablis toujours, en est aussi porteur. Et évidemment les sols cultivés par les vignerons sont amendés pour impulser des équilibres recherchés en fonction de règles climatiques normales.
Le potentiel azote des moûts fermentescibles et leurs valeurs nominales en extraits secs sont en général analysés par les labos d'oenologie pour les vignerons qui le veulent." L'idée " minérale est de ce point de vue bien simple, ce qui l'est moins c'est l'incidence qu'elle induit dans le fonctionnement gustatif et aromatique des vins selon les valeurs analytiques constatées sur les moûts initiaux. 2007 fut à Chablis assez abondant en dépit des impacts de grêle, construit sur des degrés moyens qui ont nécessité des corrections de 1 degré souvent et les vins qui dans ce contexte sont élevés en fûts ont tendance à obérer leurs arômes fruités pour libérer des accents plus discrets et iodés qui "mousseronnent". Chablis est un vin de chardonnays mouillés...

Mardi 6 Janvier 2015, 20:58 GMT+2 | Retour au début

Candide Typique dit

J'allais dire "champignon de Paris" mais ""mousseronnent"" tient la route ; depuis le temps que Bettane l'écrit ...

Mercredi 7 Janvier 2015, 00:16 GMT+2 | Retour au début

Nicolas Herbin dit

J'aimerais bien en avoir goûté des chablis 2007 comme vous décrivez, car perso, j'ai surtout eu des vins acides et maigres, et quand vous dites 1 degré de chapta, vous êtes politiquement correct, car cela a souvent été plus...

J'ai beau vous relire, m'expliquer qu'on sent plus et mieux le terroir dans des vins manquant de maturité et de densité, issus de raisins bien arrosés, y'a mon bouton bon sens qui se met à clignoter !

Si on suit votre raisonnement, alors pourquoi ne goûte-t-on pas davantage de grands coteaux champenois blancs et surtout, pourquoi les anglais ne nous mettent déjà pas la pâtée avec de potentiels "chardonnays - sur craie - mouillés" incroyables ?

A contrario, comment se fait ce que je retrouve des marqueurs aromatiques et goûts de chablis sur des Carricante purs de la Sicile barroque issus de terroirs calcaires à fossiles certes, mais beaucoup moins arrosés que les terres suscitées ? Ils minéralisent par le bas ?!!!

Je continue : que deviennent les notions de photosynthèse et de rendements dans votre raisonnement ?

Je finis : quid de la prétendue "minéralisation" de raisins sur des sols en mauvais état général (ce n'est pas un scoop) comme c'est souvent le cas à Chablis ?

Suis curieux de vous lire...

Mercredi 7 Janvier 2015, 09:00 GMT+2 | Retour au début

Bref dit

Et bien sûr, chardonnay mouillé craint l'eau froide, c'est bien connu!

Mercredi 7 Janvier 2015, 09:12 GMT+2 | Retour au début

Sébastien,

Je t'ai répondu mais mon message n'est pas apparu ?!

Mercredi 7 Janvier 2015, 09:14 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Sorry, Laurentg.

De la part de Candide-Mauss : le but d'un vin n'est-il pas tout simplement d'octroyer de belles satisfactions, joies, émotions à son consommateur ou faut-il que le but ultime soit la recherche de telle ou telle caractéristique que de doctes personnes nous décriront avec moult mots savants ?

Va savoir, Charles…

Du temps des grandes heures, le vin, on le buvait à la manière de Carmet : on parlait de lui (le vin) et non de ses parents (climat, terroirs et autres levures);

Bon, là, je déconne un max…

Désolé, pouvais pas m'empêcher :-)

Mercredi 7 Janvier 2015, 09:41 GMT+2 | Retour au début

Enzo D'aviolo dit

Et les pommes monsieur Verger, sont-elles plus minérales quand il a beaucoup plu?

Mercredi 7 Janvier 2015, 10:07 GMT+2 | Retour au début

Bref dit

Un soir vers minuit, jean carmet accompagné de gérard depardieu et jean bardet après avoir séjourné trois jours dans la cave dudit jean bardet à chateauroux furent interceptés par la maréchaussée alors qu'ils allaient déposer un magnum de chinon devant le monument au soldat inconnu, jean bardet sonnant du clairon, pluie ou pas pluie, c'était une autre époque

Mercredi 7 Janvier 2015, 10:27 GMT+2 | Retour au début

Édouard Verger dit

Monsieur Mauss, vous noterez que mes explications visaient à expliquer l'expression prise par un vin dans une année donnée en donnant des faits climatiques avérés et en situant la dynamique de l'année au regard du caractère des sols et de leur fonctionnement. Je puis aussi évoquer les très beaux 2007 de la famille Dampt sur la Côte de Léchet ou le Vosgros impeccable de Benoit Droin. Je vous parlerai régulièrement des sensations gustatives que j'ai en buvant du vin mais mes diverses formations ne peuvent s'empêcher de raisonner de manière pluri-dimensionnelles.
Monsieur Herbin il fut un temps où la notion de limite Nord de production était plus en cours qu'aujourd'hui. Cet ancien concept devrait vous donner des pistes pour comprendre pourquoi les ressources hydriques se combinent à la pluviomètre et à l'insolation pour définir des règles normales expliquant très largement pourquoi un cépage, selon son cycle végétatif, s'exprime plus ou moins bien géographiquement parlant. Il n'est pas question de position au Sud ou au Nord mais de frontière pour le cépage et évidemment de ses besoins en azote et en pluies qui varient. Il semble que votre dégustation récente d'un coteau Champenois rouge puisse vous donner des indices, les "coteaux" blancs ont le même potentiel...Mais peu le réalisent en sec car les bulles s'en chargent. Toutefois observer la minéralisation d'un cru blanc des Bars avec un Cramant est sidérante de vérité. Calcaire face à craie: Deux mondes de saveurs.

Mercredi 7 Janvier 2015, 11:13 GMT+2 | Retour au début

Édouard Verger dit

Je travaille en ce moment sur l'influence de la période végétative des cépages selon un contexte de terroir défavorable. Et sur les réactions concomitantes qui peuvent être extrapolées. Cela en relation avec les spécificités climatologiques. En d'autres termes - par exemple - sur la possible adéquation d'un cépage à périodicité tardive dans une zone chaude qui dispose de sols en altitudes non mis en culture. Mais passons car ces conclusions sont pour l'heure peu assurées et demandent encore de nombreuses expérimentations et validations.
Prochaine intervention sur un couple Merlot du Tessin - Saint Emilion. Une dégustation très éducative...

Mercredi 7 Janvier 2015, 11:23 GMT+2 | Retour au début

Stéphane Hubert dit

Bonjour,

J'ai, à de nombreuses reprises lu que le stress hydrique (notamment pour la vallée du Rhone) poussait les vignes à chercher l'humidité au plus profond de leur enracinement et faisait ressortir la minéralité de leur terroir.

Toutefois, l'avoir lu moulte fois ne signifie pas que cela soit avéré.

Mercredi 7 Janvier 2015, 11:28 GMT+2 | Retour au début

Édouard Verger dit

La vigne se nourrit majoritairement sur le plan de sa minéralisation grâce à des radicelles compris entre 10 et 40 cm de surface. En revanche son besoin vital en eau peut la conduire à aller chercher en profondeur ce qu'elle n'a pas en surface. On sait de manière scientifique que les sols riches en calcaire actif - et souvent, mais pas toujours, pierreux - ne minéralisent pas car ils sont rocailleux mais car l'eau dissout les minéraux par ruissèlement. Tout se passe comme si l'eau vitale - celle de réserve en quelque sorte - était en profondeur et la source "commune et régulière" essentiellement sur les dessus des substrats. Il faut un peu d'eau pour assurer cette synergie mais elle doit avant tout tomber aux moments opportuns. Sans elle l'azote peut manquer et elle influe donc sur le rythme des fermentations dans les dimensions intensité et durée.

Mercredi 7 Janvier 2015, 13:40 GMT+2 | Retour au début

Nicolas Jeckelmann dit

Deux petites remarques anodines mais clairement empiriques.....
D'une part l'association étude scientifique et dégustation... Les sols, les taux d'azote dans les moûts, l'acidité... et la perception du dégustateur... Les chiffres, analysés, et les notes ou appréciations... Choisissez votre camp....
D'autre part, la minéralité... Bagarrez-vous mais s'il-vous-plaît, donnez-nous une définition claire, précise, acceptable, et compréhensible...
Le frisson, malheureusement, ce n'est ni contagieux ni universel...
Chacun est convaincu que sa femme est la plus belle mais hélas... (la réciproque est aussi valable!)

Mercredi 7 Janvier 2015, 13:59 GMT+2 | Retour au début

Nicolas Jeckelmann dit

Philosophie à deux balles :
Le vin est un merveilleux lubrifiant social, le net bien trop souvent un outil de discorde...
Ce qui est désolant c'est que chaque fois que quelqu'un fait une déclaration amoureuse d'un vin il faut quelqu'un d'autre pour le casser...
Vraiment c'est un peu pénible cette attitude... Marre des combats... Est-ce possible d'accepter que l'autre nous apprenne des choses?
L'un aime le 2007 sur Chablis, l'autre pas.. et alors???
Si vous donniez vos coups de coeur, simplement, en argumentant pourquoi?

Mercredi 7 Janvier 2015, 14:14 GMT+2 | Retour au début

Bettane dit

Tout ce qui permet de mieux comprendre l'assimilation par les racines d'éléments contenus dans un sol est naturellement bienvenu, bien que je doute qu'on puisse la confiner aux seuls caprices de la minéralisation par ruissellement. Mais j'aimerais qu'on ait la même curiosité envers l'alimentation aérienne de la vigne et de son influence sur le goût et le caractère des millésimes. Mais il faut pour cela une solide culture générale et un sens de la synthèse que seuls de grands scientifiques sont capables de posséder.

Mercredi 7 Janvier 2015, 14:15 GMT+2 | Retour au début

Nicolas Jeckelmann,

Vous avez bien raison.
Gros débat récent avec Nicolas Herbin surpris d'un commentaire favorable sur une VV 2002 d'Alliet.
Une hypothèse est qu'une partie des lots soit saine et l'autre brettée (on pourra par ex lire LPV sur le sujet, avec des avis partagés).
La complexité du vin s'accommode mal des certitudes.

Les amateurs devraient avoir cela en tête.
Les scientifiques aussi.
Les prescripteurs encore plus.

Nous ne sommes pas égaux face aux aliments :
www.slate.fr/story/95861/...

Mercredi 7 Janvier 2015, 16:06 GMT+2 | Retour au début

Édouard Verger dit

Qu'entendez vous précisément par alimentation aérienne de la vigne Monsieur Bettane?

Mercredi 7 Janvier 2015, 16:43 GMT+2 | Retour au début

Nicolas Jeckelmann (ex Nicoj ;-) ) dit

@ laurentg,
Cet article est un excellent point de départ à une multitude de débats...
Mais il y aurait tellement à dire... Comme le nouveau dégoût du gras d'une partie des gens, et qui n'a rien de proustien, de génétique et culturel, mais qui est purement corrélé à l'esthétique.....

Mercredi 7 Janvier 2015, 17:58 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Merci Nicolas Jeckelmann pour votre premier commentaire qui me va plus que bien.

A chacun ses propres goûts, bien évidemment, mais sans jamais oublier de laisser au vestiaire sa vanité et de savoir écouter quelques Maîtres dont on peut beaucoup apprendre.

Mercredi 7 Janvier 2015, 20:40 GMT+2 | Retour au début

Nicolas Jeckelmann dit

Certes dans le contexte actuel nos discussions sont dérisoires….

Pour illustrer mes propos concernant les débats sur le net : je ne compte plus les désaccords que j'ai eus en parlant de vins avec des connaissances alors que je n'ai jamais rencontré de pareils désaccords en dégustant ensemble, chacun pondérant son jugement et écoutant (tant que faire se peut) l'autre… D'où une vanité plus au vestiaire que derrière un clavier…

Concernant les Maîtres, je me méfie de la personnalisation et préfère parler de Textes à penser et fondateurs, sachant bien qu'il y a un nombre réduit d'auteurs dignes de pondre ces textes. Trop souvent on assiste à des bagarres de personnes en occultant les écrits.

Mercredi 7 Janvier 2015, 21:36 GMT+2 | Retour au début

Bettane dit

Ben la photosynthèse et la formation des sucres et la maturation aromatique et phénolique des raisins. Ce n'est pas rien.

Jeudi 8 Janvier 2015, 15:39 GMT+2 | Retour au début

Édouard Verger dit

Ce processus de photosynthèse démarre par l'absorption de l'énergie lumineuse par des protéines, les centres réactionnels, qui contiennent des pigments photosynthétiques, les chlorophylles. Pour la vigne ces protéines se trouvent dans la membrane des thylakoïdes qui sont des structures incluses dans les chloroplastes, présents essentiellement dans les feuilles. Au cours de ces réactions étroitement liées à l'intensité de la lumière, une partie de l'énergie lumineuse sert à exciter des électrons d'une substance donneuse, dans le cas de la vigne...l'eau! Ces électrons serviront à leur tour à produire du nicotinamide adénine dinucléotide phosphate réduit (NADPH) ainsi que de l'adénosine triphosphate (ATP).
En d'autre terme il faut de l'eau pour que la " nourriture aérienne" puisse être utilisée et il est aisé de comprendre que sans précipitation -ou réserve -la vigne se met en état de stress et fonctionne mal.
Le vigneron n'a pas toujours la main pour impulser une dynamique à sa plante et ses fruits mais en fonction de ses choix et du caractère de ses terroirs il peut influer sur ses différents mécanismes. Choix des plants, système de taille, surface foliaire, gestion des bourgeons fructifères, amendements foliaires, préservation de l'apex, effeuillage, gestion des entassements foliaires, hauteur des palissages.Ces actions sont toutefois inféodées à la maîtrise des apports azotés et aux aléas des précipitations qui autorisent les minéralisations et complexifient les fruits

Jeudi 8 Janvier 2015, 21:24 GMT+2 | Retour au début

Édouard Verger dit

Par ailleurs selon les recherches de Ruffner, le raisin qui est un fruit acide atteint à la véraison un niveau d’acidité d’environ 450 mEq avec un pH de 2,5 à 2,7.
A maturité – vendange, le pH est de 3.15/3,5, ou plus suivant les cépages et les conditions climatiques.
L’acide malique et l’acide tartrique et leur balance acido-basique avec le cation majoritaire du raisin, K+, sont responsables de 90% de cette acidité.
Ces deux acides sont majoritairement biosynthétisés dans la baie à partir de précurseurs carbonés et - très important - ils ne seraient pas importés du complexe tige-feuilles...

Jeudi 8 Janvier 2015, 21:39 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Ouhlàlà !!!

Je vais dorénavant regarder mes verres avec un oeil bizarre ! Tant de choses qui entrent en jeu ! Mama mia !

Vendredi 9 Janvier 2015, 11:40 GMT+2 | Retour au début

Stéphane Hubert dit

Si je vous suis bien Mr Verger, l'eau étant critique, pourquoi interdire l'arrosage des vignes en cas de carence importante (avec les conséquences que vous décrivez sur la qualité à attendre)?

Vendredi 9 Janvier 2015, 12:08 GMT+2 | Retour au début

Édouard Verger dit

L'arrosage revient à gommer une partie de l'effet du millésime et à paramétrer les minéralisations. Seules les jeunes plants y ont droit en France car durant trois ans ils ne sont pas ou peu fructifères mais en revanche l'irrigation est admise dans de nombreux pays producteurs. L'eau manque peu et très rarement à la vigne mais l'irrigation est un excellent moyen de la rendre dépendante et de l'empêcher de fonctionner
durablement. Les plants vieillissent beaucoup plus vite. Contrairement à une idée reçue les grands raisins ne naissent pas non plus dans des sols qui font souffrir la plante mais dans ceux qui minéralisent régulièrement et sans excès en relayant avec modération une photosynthèse surveillée,entretenue et gérée par le travail sur les ceps lors de la progression de la pousse végétative. Un cycle dure plusieurs millésimes et les mises en réserve opérées par la vigne influent sur les inter-actions qu'elle aura avec la climatologie d'une saison. De ce fait même il faut évaluer un millésime à l'intérieur d'un cycle et définir pourquoi dans certains d'entre eux des caractères accentués apparaissent. Ne cherchez pas plus loin les soucis d'évolutions précoces constatées dans certains domaines produisant des chardonnays en limite Nord et ayant changé leurs modes culturaux parfois brutalement.Ilsn'ont simplement pas pris en compte les effets nouveaux induits par leur gestion cultural sur l'équilibre de leurs fruits. Heureusement il subsiste des sages, vignerons avertis.

Vendredi 9 Janvier 2015, 18:21 GMT+2 | Retour au début

Édouard Verger dit

Ces derniers ont procédé par étape en évaluant d'abord le fonctionnement de leurs vignes avant de passer à des modes opératoires culturaux et de traitements différents. Analyser les teneurs des différents composants du sol et les corréler avec des analyses détaillées de leurs vins puis définir une période transitoire - pas une conversion progressive des parcelles - et "habituer" le sol, les plants, la culture a produire une gamme minérale similaire puis possiblement plus complexe en travaillant sur des intrants efficients.
Il ne m'appartient pas de juger les procédés mis en œuvre et les obédiences qu'ils impliquent parfois mais en revanche une chose est certaine, quels que soient les choix opérés il est permis de produire des raisins équilibrés et parfaitement à même de pouvoir être vinifier pour donner des vins d'une énergie rare. Les différences essentielles - qualitatives donc - se font sur la capacité qu'ont les moûts à préserver ces composants initiaux sans qu'ils soient dégradés, dénaturés par des élevages intrusifs et lobotomisés par des opérations de cuverie visant à reproduire un goût stable.
Où sont les grands Bourgogne blancs des années 50 et 60? Si bons soient ils sur un plan formel aujourd'hui ils n'ont plus rien de vibrant et de commun avec cette incomparable expression florale qu'ils savaient si bien porter en eux.
Mais cela reviendra car les bons terroirs ne meurent jamais...

Vendredi 9 Janvier 2015, 19:01 GMT+2 | Retour au début

Stephane Hubert dit

Est-ce si mal de vouloir "gommer" une partie de l'effet millésime en paramétrant la minéralité?
Certe des millésimes qui s'enchaineraient à l'identique seraient une énorme perte de diversité et à mon sens un non sens gustatif (autant faire des vins non millésimé dans ce cas) mais gommer à la marge certaines conditions extrême serait aussi du bon sens au bénéfice de tous, non?

Samedi 10 Janvier 2015, 08:51 GMT+2 | Retour au début

Jean-yves dit

" grands Bourgogne blancs des années 50 et 60? Si bons soient ils sur un plan formel aujourd'hui ils n'ont plus rien de vibrant et de commun avec cette incomparable expression florale qu'ils savaient si bien porter en eux."

Mr Verger, vous insistez lourdement sur l'expression florale des grands Bourgognes blancs des années 50-60. A vrai dire, j'avais plutôt l'impression que cette exaltation de l'"expression florale" était plutôt récente. Vous étiez déjà dégustateur il y a 50 ou 60 ans ?
Qu'avez-vous bu de cette époque ?
Parce qu'aujourd'hui, ces grands blancs de plus de 50 ans ne se distinguent pas leur expression florale ! J'en ai bu plusieurs (notamment un Batard 55 de Bouchard P&F, d'anthologie), et ils sont riches et opulents, plus que floraux.

Samedi 10 Janvier 2015, 13:25 GMT+2 | Retour au début

Édouard Verger dit

La maison Bouchard PF était assez loin de produire les meilleures expressions stylistiques des blancs de cette époque! Ce n'est pas une info...Les meilleures pour moi étaient sans doute ceux de la famille Ampeau et plus généralement des producteurs ayant des caves fraîches et produisant une partie de leur récolte en bouteille. Les Ramonet à Chassagne et puis les Matrot, Michelot, Jobard, Marey, Rapet ou Dubreuil... J'ai bu des 19/29/43/47/55/59/62/73/76/79 de nombre de ces domaines, absolument fabuleux.
Le pôle floral de ces vins est aujourd'hui gommé par des élevages trop courts, boisés et lourdement réducteurs. Où donc les trouvez vous floraux!? On ne prend plus le risque de la vraie maturité et on veut qu'ils soient beaux et bons trop tôt. J'apprécie trop les grands Bourgogne blancs pour me contenter des modèles des journalistes qui ne sont pas assez exigeants pour simplement les évaluer justement. Leurs " meilleurs" domaines ne me font pas le moins du monde penser aux miens...mais il n'en est plus. Ou alors guidez moi Jean-Yves car ceux que je continue de boire sont tous très décevants.

Samedi 10 Janvier 2015, 14:42 GMT+2 | Retour au début

Bettane dit

On avance, on avance. Merci cher Monsieur Verger de réciter (fort bien) pour les membres de cette petite communauté le bréviaire de tout bon agro / oenologue - la meilleure formation. Restent les chapitres deux et quatre, qui mettent en branle le vivant. A savoir la vie biologique des sols, sans laquelle la minéralisation ne serait qu'une vue de l'esprit, la vigne n'assimilant pas trop bien sans aide la roche minéralisée, et la vie fermentaire, sans laquelle toutes les saveurs formées dans le raisins ne resteraient qu'une abstraction. Et l'on dit souvent bien des bêtises sur ce dernier sujet car quelles levures font l'essentiel du travail? Il arrive le plus souvent que les levures de cave et de chai soient bien plus travailleuses que celles accumulées par les hasards du vent et de la pluie sur les peaux de raisin. A suivre un avis divergent sur les grands blancs de la première moitié du siècle!

Dimanche 11 Janvier 2015, 01:21 GMT+2 | Retour au début

Bettane dit

Moi aussi j'ai dégusté plus d'un siècle de production de bourgognes blancs et je serai bien loin de porter des jugements aussi dogmatiques que vous. Certains millésimes font certainement preuve d'une longévité spectaculaire comme les 1934, les 1952 et 1955 (avec de très grands Bouchard père et fils ne vous en déplaise), voire ahurissante (sublime Meursault Charmes 1848). D'autres ont tenu mais par des réductions soufrées et des acidifications à la louche, même dans des domaines connus que vous citez comme modèles. Je dirai que les meilleures expressions liées à un équilibre d'oxydo-réduction parfait et souvent chanceux au cours de la phase autolytique de l'élevage sur lies, et à un matériel végétal non affaibli par le clonage, sont à leur meilleur entre quinze et trente cinq ans et qu'ils ont toujours existé. Mes stylistes préférés restant Lalou Bize Leroy, Dominique Lafon et (avec plus d'inégalités) Jacques Lardière.

Dimanche 11 Janvier 2015, 01:36 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

On en arrive fatalement à la question bête :

doit-on juger la qualité d'un vin aux impressions gustatives qu'il donne au palais individuel ou aux méthodes utilisées par le vigneron pour correspondre à ce que des "scientifiques" à la Verger préconisent comme étant le nec plus ultra de la viticulture ?

Et pour l'avoir vécu plusieurs fois avec Michel Bettane, la Maison Bouchard P&F a une cave de très vieux millésimes (dont ce sublime 1858 dégusté à 3 occasions) qui est un peu la preuve qu'aux siècles derniers, quand les connaissances n'étaient pas au niveau de celles de Monsieur Verger, on pouvait avoir ces chefs d'oeuvre intemporels.

Dimanche 11 Janvier 2015, 10:09 GMT+2 | Retour au début

Édouard Verger dit

Vous avez cerné une partie de mes compétences Monsieur Bettane,cependant elles ne se limitent pas au terroir et à la plante. Voici près de 25 ans que j'observe les milieux dans lesquels les vignerons opèrent et influent sur les éléments et qu'il est pour cela nécessaire de tisser des liens avec les usages passés et les bouteilles par eux vinifiées. Comme vous j'ai défini un cadre analytique qui pour chaque région fonctionne selon une modélisation des goûts associées à la culture et ses évolutions.
Mes conclusions bourguignonnes divergent sensiblement des vôtres car chez Lafon la reprise du vignoble par la famille date du milieu des années 80 et suit des productions "de cuvier" très irrégulières et souvent bien loin du meilleur niveau, car chez Leroy les vins étaient à cette époque des crus de négociant parfois achetés sur pile et car chez Jacques Lardieres qui a débuté au début des années 70 - donc tardivement selon mes modèles - les choix lies aux FML partielles ont souvent donné des vins peu stables et évolutifs. Les trois étaient bien loin de l'efficience que possédaient des domaines aux noms plus modestes mais aux qualités plus affirmées. Par ailleurs aujourd'hui entre les défauts graves et récurrents de réduction - chez d'Auvenay, c'est insupportable- et certaines oxydations avérées, chez ces trois producteurs, j'avoue ne pas comprendre vos conclusions. Alors même que je suis proche de celles-ci dans d'autres régions...
Monsieur Mauss dirait: Va savoir Charles!

Dimanche 11 Janvier 2015, 10:29 GMT+2 | Retour au début

Édouard Verger dit

Monsieur Mauss, ne sous-estimez pas les connaissances œnologiques des grands négoces -seuls, alors, avec quelques propriétés bourgeoises à vendre en bouteilles - du dix neuvième siècle. En 1858 la cuverie Latour à Aloxe avait déjà trente ans d'existence et l'on y travaillait sur cinq niveaux et entièrement par gravité. Chancrin publie, à l'orée du vingtième siècle, un état des connaissances du siècle précédent qui porte en lui toutes les bases modernes de l'oenologie actuelle. En dehors du soufre liquide - dont on use alors sous forme de mèche - et du savoir sur les mécanismes régissant la FML - on observe un pétillement second - les anciens n'étaient pas démunis en cuverie. Je vous engage à lire le merveilleux ouvrage de Louis Latour à ce sujet. La réalité de ces grands vins est qu'ils étaient issus de vignes franches de pieds et plantées en foule à 18/20.000 pieds par hectare, souvent chaptalisés - la "recette" est pourtant déjà combattue - et élevés entre 30 et 48 mois selon des jeux de fûts neufs parfois renouvelés au moment de soutirages/méchages réguliers et la plupart du temps collés et filtrés avant mise. Cela vous surprend je pense non? Par ailleurs je suis d'abord un jouisseur et justement car je connais le potentiel de ses endroits, je refuse que l'on accepte les terribles erreurs actuelles qui minent sa production. Cette génération n'a pas la classe de celle de ses grands parents, mais la nouvelle arrive,est bien mieux formée et sera plus lucide.

Dimanche 11 Janvier 2015, 10:53 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Là, j'en apprends beaucoup.

On va chercher ce livre de Latour : je serai en Bourgogne mercredi : chez Athenaeum probablement.

Merci de l'info.

Dimanche 11 Janvier 2015, 11:27 GMT+2 | Retour au début

Bettane dit

Bien entendu je parlais des stylistes actuels. Mais René Lafon a produit des 1971, 1979, 1981 et1982 autrement plus raffinés qu'Ampeau, et les traiter de production de cuvier est comique. Avec des vignes bien moins bien cultivées. Les frères Ampeau de plus je crois ont commencé juste après à vendanger à la machine avec des machines loin de la qualité actuelle. Peut être adorez vous les notes de fougère de vieux bois et de vendange pas trop intacte...Mais je concède que ses Combettes 1966 étaient extraordinaires. On voit que vous n'avez pas bu souvent les vins d'Auvenay, ni les grands 1983, 1989,1996 de Jadot avec hélas parfois la trahison du bouchon....Cela dit les débats d'esthétique du vin font toute la richesse de notre culture....

Dimanche 11 Janvier 2015, 18:10 GMT+2 | Retour au début

Édouard Verger dit

Vous avez raison, pour la richesse de notre culture, des goûts divergents sont nécessaires mais décidément nous avons du mal à parler de ces vins aux mêmes époques.
Robert Ampeau - de quel frère parlez vous? De la sœur mariée à Potinet ou de Michel son fils? - était un producteur et surtout un homme de vignes incomparable et jusqu'au début des années 70 était très largement au dessus des productions Lafon et Leroy. Lui et ceux que j'ai cité plus haut. Par ailleurs vous méconnaissez les efforts que cet homme à accompli pour vendanger avec sa petite machine tractée. Palissage haut, fils et piquets inox, système de taille adapté... Comme pour ses fûts votre vision est aussi erronée que mal renseignée. Monsieur Lafon vinifiait des moûts issus de raisins dont il ne maîtrisait pas la culture car celle-ci était confiée à des vignerons du village de Meursault. D'où l'expression " vin de cuvier" qui correspond à une réalité.
Je ne parle jamais des vins sans les connaître vous pouvez me croire et il est évident que Lardieres était beaucoup plus adroit - à mon goût - avec les crus du nuiton. Mais on ne va pas chicaner car il est évident que votre goût pour les vins réducteurs nous éloigne assez fortement sur le plan stylistique.et puis ce n'est pas si important...et hélas mes fonctions reprennent à plein demain.
Merci à François Mauss pour cet espace, j'ai eu un plaisir fou à vous rendre ces petites visites mais hélas mon temps sera désormais trop compté pour les poursuivre.

Dimanche 11 Janvier 2015, 18:51 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Avoir sur ce blog deux personnalités aux caractères trempés et ayant une connaissance assez singulière de la Bourgogne, c'est rare et donc valorisant.

Merci à tous les deux pour ces échanges qui montrent à quel point la réalisation de grands vins dépend de tant de choses pas facilement identifiables quant à leur rôle majeur ou mineur dans la constitution du vin final.

Enfin, après les turbulences qui semblent naturelles aux styles trop violents de trop d'intervenants, merci pour le ton retenu de chacun… ce qui n'empêchera jamais les personnalités à s'exprimer… disons… dans un beau français :-))))

Dimanche 11 Janvier 2015, 20:06 GMT+2 | Retour au début

Denis dit

J'avoue être ravi des ces derniers échanges.
Et j'avoue l'être encore plus en lisant enfin un commentaire critique sur ces vinifications en mode très/trop réducteur.
Combettes 64 de Robert Ampeau, mon idéal de grand Bourgogne blanc.

Denis

Dimanche 11 Janvier 2015, 20:52 GMT+2 | Retour au début

Bettane dit

Les mots sont les mots. Je vois que vous mettez les années 1970 comme limite de la grande période d'Ampeau et je vous l'accorde d'autant plus volontiers que je garde des souvenirs émus de ses 1966 comme je l'ai écrit. Mais il s'agit de la génération suivante qui ne fut pas à la hauteur. Le vigneron principal de René Lafon était le père de Pierre Morey puis Pierre Morey et vous lui demanderez si René Lafon ne vinifiait pas lui même. Votre snobisme anti vigneron paysan vous joue des tours, avec un sentiment de certitude surprenant. Enfin il ne faut pas confondre les réductions de type mercaptans grillés que certains admirent et que je combats autant que vous et les équilibres supérieurs obtenus quand l'autolyse a fait son juste travail d'équilibre entre les phases d'oxydation puis de réduction. Avant 1988 Lalou Bize ne vinifiait pas elle même sauf d'infimes quantités. Les vins actuels de ses domaines sont en revanche hors de ce monde par leur prix mais pour leur qualité, à quelques exceptions près, c'est une insulte à la grandeur de la Bourgogne de le nier. Mais dans un pays libre tous les avis sont permis, surtout chez ceux qui comme moi ne produisent pas et se contentent d'informer. Je crains en revanche que votre dogmatisme n'exerce une vraie influence chez quelques clients- je ne vous crois pas simple amateur et je me méfie des mises en équations de l'art et du goût, la science orgueilleuse ou mal comprise pouvant rendre fou ou bête ou criminel.

Lundi 12 Janvier 2015, 15:09 GMT+2 | Retour au début

Nicolas Herbin dit

Pardon pour ma "démission" du sujet, mais j'ai été très pris et concerné par l'actualité récente.

Je vous lis tous par ailleurs avec grand intérêt.

Et pour ne pas changer, me reconnais fort dans le propos de Michel. On me le reprochera mais pas grave.

Ceci dit pour être tout à fait honnête (vis à vis de moi-même), je dois dire que les dernier Auvenay blanc goûtés étaient forts sur le grillé !

Dernièrement un Narvaux 2003 ouvert par un copain et qui n'a pas bougé durant deux jours de carafe. Je gueule tellement sur les vins de Coche de la période 100% JFCD (schisme avec Oliv) que je suis obligé d'admettre que cela m'a quelque peu gêné... des 2004 aussi (mais les traitements tardifs de la vigne cette année là sont peut-être à mettre en cause).

J'attends par ailleurs que Michel écrive un texte nécessaire (il le fera bien mieux que moi) sur les problèmes de réduction qui gangrènent de plus en plus nombre de vins aujourd'hui, sur les blancs, rosés, et surtout - et oui - les rouges, car le cassis-pneu-amer, perso, je n'en puis plus... et pas que sur des vins élevés en cuve... c'est parfois à se demander si l'oxygène ne serait pas devenu le diable !

J'ajoute enfin que j'ai goûté d'autres Auvenay blancs irréprochables et magnifiques !

Finalement, on rêverait de chardos ni trop grillés, ni trop pomme blette... ça existe !

ps : qqes vieux Bouchard blancs que j'ai goûtés étaient des vins extra-ordinaires, tout simplement...

pps : t'as remis les commentaires "live", François ?

Lundi 12 Janvier 2015, 23:40 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit
Zztop dit

"t'as remis les commentaires "live", François ?

Zé top

Mardi 13 Janvier 2015, 21:51 GMT+2 | Retour au début

Édouard Verger dit

Allon allons Monsieur Bettane les mots que vous choisissez sont bien excessifs pour rendre compte d'une appréciation différente. À lire les amateurs de vin de ce forum je ne semble pas être le seul à être très critique vis à vis de la réduction. Et sur le plan œnologique il n'y a pas plusieurs sortes de formes réduites, tout comme sur le plan gustatif. Par ailleurs une autolyse lente des levures n'entraîne pas automatiquement d'accents aromatiques ou olfactifs qui pourraient systématiquement marquer les vins. Celle-ci, bien menée - et donc avec une juste proportion de lies fines - permet au vin d'augmenter sa densité, mais sans lui faire perdre sa pureté et sa complexité. Mais cela vous le savez bien. Le problème provient des lourds résidus soufrés des poudrages tardifs réguliers et de mises précoces - au regard des vins - sans affinage "étudié".

Mercredi 14 Janvier 2015, 09:18 GMT+2 | Retour au début

Bettane dit

Entièrement d'accord cette fois ci!

Mercredi 14 Janvier 2015, 10:57 GMT+2 | Retour au début

Stephane Hubert dit

Pour reprendre le fils initial des portrait lapidaire:

1855 : enfin liquidé (procédure de liquidation le 11/01).

Mercredi 14 Janvier 2015, 13:30 GMT+2 | Retour au début

Quand deux experts enc..... les mouches, c’est vraiment d’un barbant... Surtout quand on parle de vins qui sont produits sur quelques centaines de bouteilles parfois, par des gens qui sont mort, leur fils, leur cousin ou leur oncle ayant tout changé entre temps (la période x ne valait rien, la y non plus, mais la z, qui a duré 4 ans, quelle merveille...)

En lisant tout cela, je vois tout ce que je déteste dans le vin aujourd’hui un truc de deux gynécologues que me décriraient leurs meilleurs trucs, d’hyper spécialistes qui discutent du sexe des anges, vue que ces vins, personne de les boit ou presque, sauf ceux qui les critiquent et les vendent, loin, si loin de la vie normale de 99,9999 % des amateurs de vins.

Je ne sais pas, avec toutes les connaissances que vous avez tous les deux, vous ne vous remettiez pas une minute en question, ne serait ce qu’en donnant deux adresses et deux vins qu’on puissent acheter et boire pour avoir une idée de quoi vous parlez... Je sais même pas ce que c’est des poudrages tardifs fréquents, ni qui en fait et pourquoi, puisque ça n’a aucun impact sur aucune maladie après la fermeture de la grappe.

Rarement vu un truc aussi ennuyeux. Voilà pourquoi on n’avance pas dans le vin, c’est clair. Le plus grave, c’est que ce genre de débat laisse à penser que le vigneron « dirige » tout ça, alors qu’il se contante de feindre d’être l’organisateur d’un mystère qui le dépasse.

Divorce immense entre les techniciens et les buveurs... On est mal barré..

Dimanche 18 Janvier 2015, 19:12 GMT+2 | Retour au début

Assez d'accord avec toi, Hervé, sur les limites de la science oenologique pour décrire la complexité de l'analyse sensorielle (partant, pour justifier le goût personnel).

Bu hier soir dans un restaurant toulousain qui vend toute ta gamme un bon domaine de la Chique 2012, typé et sans chichis (également un mauzac vert 2012 de Plageoles, simple mais frais et fruité ainsi qu'un Faugères 2011 de Barral, un peu trop alcoolisé mais sans défaut gustatif).
Le prix du vin au restaurant reste un problème dans notre beau pays.
Mes voisins de tables buvaient Les Sorcières sans oser se payer le Clos (88 euros, soit 2 fois le prix du repas, très réussi) ou La Petite Sibérie (210 euros, ce qui fait hésiter).

Dimanche 18 Janvier 2015, 20:09 GMT+2 | Retour au début

Sebastien dit

"Pardon pour ma "démission" du sujet, mais j'ai été très pris et concerné par l'actualité récente."

M...e, peut-on en savoir plus Nicolas?

Dimanche 18 Janvier 2015, 21:56 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Sebastien :

Si Nicolas souhaitait en dire plus, il l'aurait fait.

Questionnement un peu limite, non ?

Laissons place aux mystères et interprétations variées :-))))

Lundi 19 Janvier 2015, 07:13 GMT+2 | Retour au début

Hervé Bizeul dit

A Laurentg, tu étais chez Fifi ;-) Un grand chef, revenu à la simplicité totale, frigo vide après chaque service, le bras droit de Robuchon... Un exemple pour toute la profession.

Après, tu vois, l'être humain n'est pas simple : on cris contre le prix des vins au restaurant, et quand le producteur et le restaurateur fond des efforts, tu choisi pas de boire un grand vin ;-) comme quoi, les a priori ont la vie dure, sur le prix comme sur le Roussillon ;-)

Très fier de la Chique, très content de rester un pied dans les "petits vins" qui ont beaucoup à nous apprendre tant ils sont difficiles à faire à ce prix..

Lundi 19 Janvier 2015, 08:30 GMT+2 | Retour au début

Bref dit

Zut! moi qui trouvait que le dénommé verger était au vin ce que le gynécologue est à l'amour courtois, me voilà doublé par hervé Bizeul

Lundi 19 Janvier 2015, 13:13 GMT+2 | Retour au début

Sebastien dit

Orgueil, récupération de faits tragiques et stimulation de la fan-attitude qui sommeille en chacun. Oui Bibi Mauss, triptyque plus que limite sur un blog de vin, public ;)

Ceci était mon portrait lapidaire.

Sinon, le "modeste" de H. Bibizeul se goûte bien en ce moment?

Mardi 27 Janvier 2015, 09:04 GMT+2 | Retour au début