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Du vin en général, de la gastronomie souvent, et du reste si nécessaire. Mais toujours dans le respect d'autrui. L'abus d'alcool est dangereux pour la santé : consommez avec modération.

Le terroir (suite sans fin) et l'Allemagne mosellane

Lundi 11 Fevrier 2013, 18:20 GMT+2Par GjeCet article a été lu 824 fois

Très intéressant rapport de David Cobbold sur le forum des 5 où il résume un livre qui vient de sortir sur ce sujet, entre autres "mythes" du vin.

ICI

Le livre est de Benjamin Lewin, un briton associant à sa nationalité si particulière le titre si cher aux gens d'Albion de Master of Wine (les fameux MW).

Je profite de ce court message pour rapporter une discussion récente avec le Docteur Ernst Loosen dont le domaine éponyme sur la Moselle, près de Bernkastel, produit des rieslings de superbe facture.

Il m'a expliqué que dans cette "Mid-Mosel", le phylloxéra n'est jamais arrivé jusque là, compte tenu du sol si particulier de cette région, et donc qu'il a encore une majorité de pieds sans porte-greffe "francs de pied" (comme on dit chez Bollinger) avec, entre autres caractéristiques, de toujours produire selon les ans, entre 25 et 40 hl/ha, alors même qu'on parle de ceps de plus de 100 ans !

Un autre point à noter : pour leurs vins secs, encore nettement sous-évalués par rapport aux doux (Auslese, BA, TBA), les vignerons consciencieux prennent le temps de systématiquement enlever tous les grains touchés par le botrytis.

L'Allemagne souffre nettement d'un déficit de communication par rapport à ces vins qui ne trouvent pas un marché valorisant auprès des consommateurs allemands. On trouve ainsi de très beaux crus à moins de € 12 là où tout amateur de riesling accepterait de payer aisément € 15 à € 20… ce qui reste encore loin des plus beaux crus secs alsaciens.

C'est donc le moment ou jamais d'encaver les plus beaux noms de cette région dingue, où les coteaux pentus comme dieu pas permis requièrent un travail manuel qui devient très cher.

Et si vous passez par là-bas, un restaurant tenu par un jeune chef étoilé et modeste comme tout, à Piesport :

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Schanz :  une adresse à retenir

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Sa langoustine

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Son turbot

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Le vin méritant tous les éloges : une pureté majeure

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Son Producteur : Ernst Loosen: sera un des conférenciers au prochain WWS !

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Cet article a été commenté 9 fois | Ajouter un commentaire | Revenir en haut | Aller en bas

Mauss dit

Un mien lecteur me communique par mail un commentaire plus qu'intéressant :

"Bonjour Monsieur MAUSS,

DEISS et OSTERTAG sont 2 cas totalement différents. André a connu des problèmes à cause de ses élevages en barriques, pourtant anciennes, qui faisaient que ses vins n'avaient pas un profil assez "alsacien". Jean-Michel, lui ne respecte pas les règles de l'AOC en utilisant des cépages en mélange (dans la vigne). Pour le premier, c'est un problème de style et pour le second une affaire de règlement comme pour BESSY ou DURBACH.

Ce qui est amusant c'est que ceux qui défendaient bec et ongle le style (de l'époque) d'André, sont les mêmes qui refusent aux "Nature" de travailler dans un style différent. Comme quoi l'indignation est à géométrie variable.

Jean-Michel a choisi la complantation, qui n'entre pas dans les règles de l'AOC. Là encore, ceux qui veulent réduire les AOC à un goût devraient s'en offusquer, mais ils prennent sa défense. C'est à n'y rien comprendre.

Finalement quand c'est un copain qui le fait c'est génial, sinon c'est honteux.

Cordialement".

Lundi 11 Fevrier 2013, 20:22 GMT+2 | Retour au début

Jean-yves dit

"Jean-Michel a choisi la complantation, qui n'entre pas dans les règles de l'AOC"

Ce n'est pas un peu dépassé comme commentaire ça ? Il me semble que cela fait déjà plusieurs années que JM Deiss est parvenu à faire accepter ses crus en complentation dans le cadre des AOC... Ainsi, ses Altenberg, Schoenenbourg et autre Mambourg sont bien aujourd'hui des AOC Alsace Grand Cru, non ?

Lundi 11 Fevrier 2013, 20:34 GMT+2 | Retour au début

Jules Caveau dit

Voilà un article qui me conforte dans l'idée que les minéraux présents dans le sous-sol n'ont aucun impact sur les saveurs et les arômes des vins.

Cette forte impression de silex sur certains Sancerre, de craie sur les champagne, ne sont qu'une vue de l'esprit et, pour tout dire un hasard.

Comme le dit l'article, peu importe qu'environ 10% des nutriments retrouvés dans le raisin proviennent du sol, cela n'a strictement aucun impact.

Il est d'ailleurs démontré, par des études que je ne révèlerai pas ici, que ces nutriments ne sont pas perçus par l'homme.

La pertinence scientifique de cet article est majeure et non sujette à caution.

Jules Caveau

Lundi 11 Fevrier 2013, 20:39 GMT+2 | Retour au début

Laurent Raviolo dit
Olivier dit

@Mauss: Cela donne envie de faire une virée la- bas... Pour etre un peu terre a terre, l'ardoise par personne de ce bon resto etait dans quelle fourchette avec le vin?

Lundi 11 Fevrier 2013, 21:38 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Olivier :

Pas de détail précis comme j'étais invité, mais à ce que j'ai rapidement vu, on peut avoir un bon déjeuner , vin compris, autour de € 30.

Lundi 11 Fevrier 2013, 22:56 GMT+2 | Retour au début

Bruno dit

A priori, sur leur site internet (www.schanz-hotel.de/index... 68 € pour un menu 3 plats.

Cela me semble un peu cher dans l'absolu (car je ne connais pas la table).

Bruno

Mardi 12 Fevrier 2013, 10:48 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

C'est vrai qu'à déjeuner je me contente d'un seul plat…

Mardi 12 Fevrier 2013, 11:28 GMT+2 | Retour au début

Bruno dit

Je me suis mal exprimé (et mon allemand très approximatif n'a rien arrangé à l'affaire), mais quand j'ai dit trois plats, il fallait comprendre : entrée, plat et dessert !

Bruno

Mardi 12 Fevrier 2013, 16:40 GMT+2 | Retour au début