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Guide RVF : la polémique en cours

Mercredi 29 Aout 2012, 00:01 GMT+2Par GjeCet article a été lu 20424 fois

Dans un maelström picrocholinesque, la RVF qui se prend pour le deus ex machina de la critique "vins", vient donner urbi et orbi sa vision définitive du vin, de sa dégustation, de son futur, côté style.

C'est géant.

Géant de suffisance, de confidences non relues, avec l'assurance étonnante de posséder la seule méthode digne de la confiance des amateurs.

J'en suis tous esbaubi.

On assiste à la fois à la confirmation de copinages notoires "durant la phase légale de conception" (souvenir de fac de droit), au système de re-dégustation de quelques grosses pointures qui auraient manqué le coche des étoiles, bref, on nous dit avec une franchise de maternelle que tout cela, c'est d'abord de la discussion autour de noms et non autour des contenus des verres.

Du moins, c'est comme cela que je lis le commentaire de Monsieur Gerbelle.

Soyons honnêtes : de chaque côté, il y a des biais.

- le biais du producteur qui envoie ou présente un échantillon truqué : et il y en a beaucoup plus qu'on ne le croit.

- le biais du journaliste qui, faisons simple, ne déguste pas à l'aveugle et donne donc, consciemment ou non, des points à une étiquette qu'il aime, adore, déteste.

Si certains aiment critiquer notre protocole de dégustation au GJE (confer nos billets sur la dégustation "LASCOMBES"), ici, devant un tel cumul d'affirmations stellaires, non seulement on devrait recevoir des tonnes d'excuses pour les anathèmes qui nous ont comblé pendant des années, mais surtout, on devrait lire que malgré tous ses défauts, c'est bien finalement la dégustation intelligente (je veux dire, des vins pouvant être comparés) à l'aveugle et à plusieurs qui devrait être le plus petit dénominateur commun.

Michel Bettane me dira que j'ai tort, en basant naturellement ses explications sur son cas personnel, mais combien de Bettane en France ? Il a probablement raison pour lui, mais tort pour les autres, du moins pour une vaste majorité d'autres.

Non, pas toi, Michel Smith : tu es hors du coup :-)

Maintenant, en conclusion, comme la RVF (via le commentaire de Claudine Bizeul) évoque - là, on frise le grandiose ! - l'art pictural du XIXème et sa critique, qu'ils nous disent clairement qu'ils ne veulent plus écrire modestement une critique de liquides basés sur du fruit macéré et fermenté, mais que, seigneurs du futur qu'ils sont, ils vont nous dire quoi aimer d'ici dix ans, et qu'en dehors de leur visions, point de salut !

Chapeau les gars, vous êtes de sacrées pointures ! Même Parker n'a pas osé.

Je me sens si petit d'un seul coup ! Bon : un gros dodo et ça va passer; j'ai pas trop de soucis !

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François,

la polémique est née sur "la passion du vin", dans la rubrique consacrée à la parution de ce guide. Le débat a été relayé ensuite via Twitter. Je trouve assez incroyable d'ailleurs que les sources ne soient citées nulle part dès lors que LPV est au coeur. Qui a peur et de quoi ?

Antoine Gerbelle prend bien la précaution de citer "un forum d'amateur de vins" tout en fustigeant avec dédain et hauteur la nullité des avis qui y circulent.
Comme quoi le monsieur et bon commerçant qui insulte sa clientèle ...

Le Gambero a explosé en Italie pour faute de crédibilité et d'indépendance. Le guide de la RVF n'est plus la référence incontournable qu'il était : les amateurs s'en détournent à juste titre. Il prend le même chemin.

Le pire, cependant, est sans doute le coup de couteau de Gerbelle à Hervé Bizeul qui se permet dans un papier publié sur le site de la RVF de rappeler les tarifs de la petite Sibérie, comme si cela avait un quelconque rapport avec le débat en cours. C'est écoeurant et honteux.

Non content de cela, il édicte très clairement les principes de dégustation qui prévalent à la RVF et justifie comme il le peut que les dégustations ne soient pas à l'aveugle, en s'enfonçant encore plus et en ôtant le dernier doute s'il en restait un.

Mercredi 29 Aout 2012, 08:12 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Désolé Jérôme : je n'avais pas lu le début de la chose sur LPV. Donc acte, sachant qu'ici je cite mes sources dans ce genre d'affaires. Mea culpa.

La RVF, c'est un peu comme Le Monde : on se croit un peu plus intelligent parce qu'on travaille pour ce qui est, ou plutôt pour ce qui a été une référence.

L'histoire pathétique des rattrapages nous rappelle cette pratique dans les classements bordelais. Bref, on a compris clairement qu'il y a des noms quasi intouchables bien que de temsp en temps on aime se faire une petite chaleur en sanctionnant un de ces grands noms - d'habitude pas pour longtemps - histoire de faire croire qu'on est réellement indépendant.

En fait, devant faire du neuf chaque année - ce qui n'est guère facile - il est évident que les éditeurs "papier" doivent avoir une certaine élasticité déontologique, chose moins nécessaire dans le monde du net, des fora et blogs.

Porte toi bien !

Mercredi 29 Aout 2012, 08:22 GMT+2 | Retour au début

Nicolas Bon dit

Le commentaire de Claudine Bizeul dont faire référence François, se trouve ici, sur le site « d’un guide des vins » :
:-)

www.larvf.com/vos-reactio...

Si les propos rapportés sont réellement ceux qui ont été tenus, ils sont tout bonnement édifiants. Bien peur que l’on ne sache cependant jamais le fin mot de tout cela.

Mercredi 29 Aout 2012, 08:46 GMT+2 | Retour au début

Paganini dit

François,

Vous m'avez habitué à plus de mesure et de précaution. En l'espèce on a l'impression que le réseau que je qualifierais "proche de Bettane" s'acharne un peu gratuitement sur la RVF (je précise que je préfère Bettane à la RVF, mais que je déteste les procès mal menés).

Résumons : Hervé Bizeul pour des raisons qui lui appartiennnent décide de ne pas présenter ses vins à la RVF.

Ca aurait pu s'arrêter là mais non, Monsieur BIZEUL vient faire une déclaration sur LPV qui est très lu (même si la qualité a baissé depuis mon éviction :-) ) pour dire grosso modo que la RVF c'est de la daube.

La réponse de Monsieur GERBELLE est donc la réponse du berger à la bergère et elle n'est pas plus méchante que l'attaque, voire moins.

Ceci étant exposé, ce trouve plutôt choquant qu'on crache dans la soupe car le clos des fées n'a jamais été maltraité par la RVF, bien au contraire. C'est aussi un peu choquant de dire du mal de la RVF au moment où on n'y figurera plus. C'est enfin choquant de la part des commentateurs de considérer comme argent comptant les dires d'une des parties (Claudine Bizeul pour ne pas la citer), sans avoir la version de l'autre partie. Tout est interprétable. Dans votre version la RVF se prend pour un dictateur du goût, dans ma version à moi Gerbelle vient déjeuner amicalement chez les Bizeul et leur donne amicalement et en privé son avis sur les goûts à venir des dégustateurs, à savoir des vins plus légers et digestes. le reste pourrait bien être de la

Mercredi 29 Aout 2012, 09:32 GMT+2 | Retour au début

Paganini dit

... susceptibilité mal placée, de la paranoïa, une stratégie pour quitter le guide de la RVF la tête haute, ou effectivement le fait que les Bizeul on des idées et qu'il veulent être droit dans leurs bottes, ce qui est tout à leur honneur mais à ce moment là il n'était pas utile de venir dénigrer la RVF sur LPV, là où on sait que la meute viendra applaudir en leur faveur.

La qualité de la RVF est un débat sans rapport avec le début de cette polémique. Je suis d'accord pour dire que leur ligne éditoriale est assez pro-bio et qu'il serait mieux de déguster à l'aveugle. Mais à part le GJE qui déguste à l'aveugle sans biais ? Bettane déguste à l'aveugle, je crois, et c'est très bien. Mais ses notes sont elles dévoilées publiquement, avec contrôle d'un tiers, juste après dégustation ?

Mercredi 29 Aout 2012, 09:37 GMT+2 | Retour au début

Hervé Bizeul dit

Cher Paganini, si nous avons demandé à être retiré du guide, c'est à la suite de nombreuses questions et débats avec le journaliste responsable du Roussilllon, puis de ses référents.

Il ne nous appartient pas de juger de la légitimité ou pas d'un guide de définir une ligne éditoriale tentant d'influencer la production afin de plaire à LEUR goût, chose, comme on le sait, qui ne se discute pas, chacun ayant le sien. Je suis au passage amusé que tout le monde semble ressentir cette ligne éditoriale, y compris vous ;-) Libre à chacun d'y adhérer ou pas, en fonction de ses goûts.

Notre différent ne porte que sur 3 points principaux : pas de dégustation à l'aveugle, donc, délit de faciès garanti pour ceux qui, en théorie pure, ne font pas des vins comme "demandé"; personne sur le terrain pour vérifier les infos, en particulier dans la cave ou à la vendange; aucun contrôle entre les échantillons, parfois même en élevage et les vins dans le commerce.

Ni plus, ni moins.

Mon intervention sur LPV n'a été destiné qu'à expliquer cela, suite à notre retrait volontaire du guide, afin, justement, que cela ne soit pas interprété comme une sanction.

Je suis bien conscient de toute façon que je vais payer cher le fait d'avoir ouvert ma gueule. C'est comme ça. J'ai émergé grâce à la dégustation aveugle, je dois me maintenir grâce à la dégustation aveugle ou alors, je n'ai aucune éthique, vous savez la "science qui explique comment les être humains doivent se comporter entre eux...

Mercredi 29 Aout 2012, 10:03 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Paganini :

La précaution, on le sait ici, n'est pas toujours ma tasse de thé. Ce qui me courrouce dans cette affaire, c'est la méthode de dégustation RVF pour le Guide telle qu'elle est expliquée par Madame Bizeul dont j'ai absolument nulle raison de mettre en doute les mots.

Je ne suis donc pas là pour rentrer dans la polémique en cours mais, pro domo, pour redire à quel point les méthodes de dégustation et de cotation des vins, en dehors d'un protocole solide et précis, peuvent occasionner de redoutables discussions mettant en jeu l'impartialité des choses.

Convenons en : si la RVF veut être "Le Monde" dans le domaine du vin, il sera fatalement nécessaire, un jour, de se fixer un dit protocole qui devra être respecté. Le reste n'est que pipeau de sansonnet.

Et Bettane n'a nul besoin d'être défendu. Si je le cite souvent, c'est simplement parce que je le connais bien. Et au GJE oui, tout est à l'aveugle mais comme vous devriez le savoir, on ne publie jamais les notes individuelles en indiquant leur auteur.

Tout bon,

Mercredi 29 Aout 2012, 10:43 GMT+2 | Retour au début

Paganini,

on voit bien en vous le spectre ou le syndrome de Maître Collard à défendre les causes perdues.... et douteuses.

Pour ce qui est du niveau de LPV qui aurait baissé depuis votre éviction, je vous trouve gonflé car vous y possédez de nombreux pseudos et venez troller régulièrement ce site que vous dénigrez un peu plus haut.

Ce qui est intéressant finalement dans ce débat, c'est de voir comment une revue peut tenter d'influer sur le style des vins. Et quand on sait l'impact commercial que peut revêtir le fait d'être bien classé dans tel ou tel guide, pour peu qu'il ait encore de la crédibilité, on comprend allègrement que des producteurs puissent y réfléchir.

Personnellement je loue ceux qui ont le courage et les moyens de résister et de rester droits dans leurs bottes. Hervé avec qui je ne suis pas toujours d'accord (ni d'ailleurs pas toujours en désaccord) possède au plus haut point cette droiture.

Dans sa diatribe, Antoine Gerbelle parle de l'exemplarité de "l'école de Calce". Nous avons déjà mis en évidence sur LPV la traversée du désert de Gauby que pourtant la RVF monte au pinacle avec constance alors que le style a été bousculé plusieurs fois sans que les chroniqueurs n'aient semblé s'en apercevoir.

Mercredi 29 Aout 2012, 10:43 GMT+2 | Retour au début

Paganini dit

A Hervé Bizeul : votre réponse sur le fond est tout à fait satisfaisante, y compris celle que vous avez laissée sur le site de la RVF, mais encore une fois, ce que je vous reproche c'est de n'avoir pas fait un simple communiqué laconique sur votre volonté de ne pas figurer dans la RVF et qu'à la place vous êtes venu faire un petit pamphlet sur LPV. Pour le reste la RVF a des torts (notamment le processus de dégustation). Mais elle a aussi raison d'avoir une ligne directrice qui peut la mener à préférer des vins "frais", n'en déplaise à Jérôme Perez qui n'aime pas Gauby. Un guide se doit d'être subjectif dans ses goûts. On n'achète pas Parker, Bettane, RVF par hasard, mais parce qu'un d'eux est plus proche de nous.

François, critiquer la RVF c'est bien et je suis totalement d'accord sur les biais de dégustation (préparation des échantillons, pas d'aveugle, pas d'achat, etc ...). Mais pourquoi s'en prendre à la RVF et pas aux autres guides ? Ne me dites pas que Bettane paye ses bouteilles. Ne me dites pas que Bettane a aussi une préférence pour tel ou tel style. Ne me dites pas que Bettane ne peut pas avoir des échantillons préparés. Enfin qu'on me précise si la dégustation aveugle de Bettane est contrôlée par un tiers ? Je cite Bettane car c'est le concurrent le plus connu, aucune volonté d'attaquer un guide plus qu'un autre.

Chez Jérôme Perez, ton intervention te résume totalement : l'absence totale d'humour. Il est bien évident que ma remarque sur la baisse de la qualité

Mercredi 29 Aout 2012, 10:56 GMT+2 | Retour au début

Paganini dit

De LPV depuis que je suis banni était du second degré.

Tu ne supportes pas les avocats qui viennent défendre les causes que tu estimes perdues. Or, si elles sont perdues, tu pourrais supporter la contradiction sur le site LPV dont je ne cesse de louer les qualités ... et les travers. Parmi ses travers il y a celui d'avoir aussi, comme la RVF, une espèce de ligne éditoriale avec la prépondérance de certains membres qui disent toujours la même chose avec véhémence et l'éviction ou le lynchage de ceux qui ne pensent pas pareil.
Dommage.
Preuve en est, comme il se doit le pamphlet de Hervé Bizeul contre la RVF a été accueilli sous les hourras de ceux qu'ont attendait et l'un des seuls qui apportait un peu de contradiction a été viré.

Mercredi 29 Aout 2012, 11:04 GMT+2 | Retour au début

Hervé Bizeul dit

Cher Paganini,

On peut bien sûr reprocher ce qu'on veut à Michel Bettane. Mais voilà comment il traite cette année le Roussillon :

- il le fait lui même au lieu d'envoyer le dernier arrivé dans l'équipe. Ce n'est pas une "punition"

- il y passe plus de deux semaines physiquement parlant, dont une semaine sur les vins doux naturels, en train de mourir commercialement et pourtant si grands... (je n'en fait pas...)

- il goute tous les échantillons à l'aveugle EN PRESENCE des producteurs qui le souhaitent (places limités, bien sûr, ce n'est pas un show...). Il dévoile ses préférences AVANT la levée de l'anonymat et prend la peine d'expliquer pourquoi il va louer ou pas certains vins.

- Il parcours ensuite le vignoble, recoupant l'information, observant les tendances, les écoles, les terroirs, les chapelles.

- il n'est nullement attiré A TITRE PERSONNEL par la petite Sibérie. Il reconnait pourtant que DANS SA CATEGORIE, c'est un vin impressionnant. De ce fait, il la note plutôt bien, encore que cette année, je ne sais pas, comme il note très bien la Muntada 2009, ce qui me semble être, dans les deux cas, l'attitude d'un amoureux du vin qui cherche, par ses commentaires, à faire que le public puisse trouver ce qu'il cherche.

Ne voyez vous pas une PETITE différence ?

Que la RVF fasse pareil et j'accepterai sans broncher son jugement. Et que toutes les régions soient traités avec égalité et justice. Je rêve ? Peut-être. Mais j'ai l'intention de continuer.

Mercredi 29 Aout 2012, 11:30 GMT+2 | Retour au début

Surdouellé dit

Il nous faudrait un Rabelais pour nous narrer cette guerre de la plus haute importance, une sorte de guerre civile du 12°5 et comme disait Desproges ce qui est bien dans les guerres civiles c'est qu'on peut rentrer manger à la maison le midi

Mercredi 29 Aout 2012, 12:04 GMT+2 | Retour au début

Paganini dit

Cher Monsieur BIZEUL,

Ok mais s'agissant de la RVF il existe des biais qui font que s'ils étaient malhonnêtes ou mauvais, leurs résultats pourraient être sujet à caution. Pouvez vous nous indiquer si vous avez constaté des notes ou commentaires scandaleux vous concernant ou concernant les autres ? Si j'ai bien compris,, c'est la surnotation de Gauby qui vous agace ?

Mercredi 29 Aout 2012, 12:38 GMT+2 | Retour au début

Juste pour info, j'ai ouvert une Muntada 2000 il y a peu, dans une série de grands vins (Ampuis 99, MHB99, Lynch 90, superbe).

Je voulais voir comment cette "grande cuvée" évoluait et se situait.

Constat d'un vin sérieux, solide mais peut complexe et ne procurant pas d'émotion exceptionnelle.

Mercredi 29 Aout 2012, 12:52 GMT+2 | Retour au début

Languedoc Paradise dit

C’est un viticulteur qui a été le facteur déclenchant en 1989 de ma passion pour le vin.

Ce viticulteur de la bourgogne du sud (dans le Mâconnais pour être plus précis, à Pierreclos) exportait déjà une partie de son vin aux USA et puis était dans les « petits papiers de RP », bien noté pour sa cuvée vielles vignes en Saint Véran.

Toujours à cette époque, vers 91 ou 92, son importateur pour le marché U.S a commencé à lui parler d’une certaine « sensibilité » des consommateurs américains pour des vins ressemblant à ceci ou cela, se rapprochant de tel ou tel vin.

C’était il y a 20 ans !! déjà à l’époque, le « marketing gustatif » avait pris forme.

Il résonne en permanence dans mon esprit les propos que tenait Jean-Claude lors de nos discussions et notamment celle-ci :

« Le vin ressemble immanquablement au viticulteur qui l’a fait et le viticulteur doit faire le vin tel qu’il l’aime, lui.

Le vin, c’est dame nature et sa générosité plus ou moins prononcée selon les années, c’est un terroir, un cépage, et un homme qui travaille la vigne et vinifie en fonction de ce qu’il croit, lui »

Jean-Claude, voyant « où voulait en venir » son importateur, a maintenu la barre, il a continué à faire le même vin, et l’importateur a continué d’importer des vins qui se vendaient très bien et qui plaisait au consommateur.

Mercredi 29 Aout 2012, 13:23 GMT+2 | Retour au début

Languedoc dit

Il y a 30 ans encore, le viticulteur n’avait pour principale fonction que de faire son vin, aujourd’hui, le viticulteur doit faire son vin et le vendre.

Bien des viticulteurs pensant être incapable de vendre leurs vins et de s’improviser commercial alors que leurs parents ne se contentaient que de « faire le vin », ces viticulteurs des temps modernes croient malheureusement devoir faire le vin tel qu’on leurs demandes de le faire pour pouvoir le vendre.

Mr Bizeul, continuez de « faire le vin » comme vous l’entendez, trouble, claire, filtré, non filtré, bio, pas bio.

J’ai souhaité intervenir sur le forum de LPV au sujet de cette discussion mais je ne suis plus membre j’ai perdu « ma gold card member », mais mention spéciale tout de même aux nombreux intervenants de ce site (LPV), y compris certains administrateurs J pour le soutien apporté à Mr Bizeul au sujet de cette affaire.

Merci une fois de plus à Mauss pour ce site que j’essaie de suivre le plus possible.

Mercredi 29 Aout 2012, 13:23 GMT+2 | Retour au début

Hervé Bizeul dit

Je crois que, décidément, on se comprend mal : je ne suis plus juge mais partie.

Je n'ai pas d'avis sur ce que les uns ou les autres aiment ou pas et je suis tout aussi heureux d'avoir fait le métier de critique que de ne plus le faire.

Je n'ai pas à "juger" la RVF, ni son fonctionnement, ni ses contraintes, ni ses journalistes, ni ses amours ou ses dégouts.

Grace à un nouveau média, internet, (cela aurait été autrefois impossible...), je signale une façon de faire où les principes d'équités dans la FACON de juger ne me semblent plus réunis. Donc, je ne présente plus mes vins, plus pour les commentaires que pour les notes, d'ailleurs.

Lorsque ces principes reviendront, je représenterai mes vins, quelque soit le résultat de la dégustation, comme je l'ai toujours fait.

Au cas où ce ne serait pas clair, je pense que tous les styles de vin ont le droit d'exister, y compris les plus étranges et les plus libres, comme c'est le droit d'un consommateur d'en aimer l'un ou l'autre et de dire, par son choix, par son achat, qui il aime et rachète. Enfin, je ne cherche pas ni à polémiquer, ni à me plaindre, ce qui, compte tenue de ma situation et au vue de celle de milliers de mes confrères, serait du plus mauvais goût.

Mercredi 29 Aout 2012, 13:37 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Paganini :

Hervé Bizeul a répondu au sujet de Bettane. Bien sûr que le Guide B+D a également ses faiblesses, personne ne s'en cache. Mais au moins, il y a un maître à bord qui décide in fine des attributions en fonction d'une éthique que d'autres n'ont pas.
D'autres Guides ? Oui, le Hachette me plaît quand bien même je vois un sérieux biais au fait que ce sont des dégustateurs locaux qui s'occupent d'une région et donc qu'on n'a pas forcément une logique générale outre les biais de ce type de dégustation. Néanmoins, les "étiquettes" du Hachette sont de solides références.
Par ailleurs, si vous lisez régulièrement notre blog, vous verrez que ces derniers temps je ne me suis pas gêné pour féliciter la RVF sur sa politique "Chine", entre autres.
Maintenant, pour prendre un autre exemple, et avec le bémol qu'il s'agit maintenant d'un ami, faudra qu'on m'explique qu'est ce qui a mal tourné chez Burgaud alors même qu'un Poussier ou un Poels reconnaissent les qualités supérieures de ses crus. Il y a certainement un petit couac quelque part dans les équipes de la RVF.

Languedoc :

Merci de votre commentaire que je complète suite ici à mes visites piémontaises.
Avec toujours un Voerzio qui continue à faire les vins qu'il aime et est très content des clients qui le suivent, les autres ayant tant d'autres choix possibles.
Mais aussi avec d'autres, soucieux de coller aux marchés et naturellement sensibles, comme les bordelais par exemple, à la baisse de la passion pour le bois neuf.

Mercredi 29 Aout 2012, 14:04 GMT+2 | Retour au début

Bettane dit

Cher (Ayatollah ou presque ) Paganini,


Bien sûr il serait bon que les commentaires de dégustations à l'aveugle soient rédigés en direct puis confiés à au moins quatre huissiers (pour éviter le copinage de Mauss et du sien -je blague-) puis conservés dans un coffre fort de la Banque de France jusqu'à l'impression du guide avec contrôle bien entendu de l'imprimeur pour éviter l'action des services secrets russes dont on connaît le goût pour la déstabilisation du paysage viti vinicole français. Mon contrôle à moi c'est la présence des présidents de syndicats vignerons présents et qui notent mes propos. Si je continue à avoir des échantillons c'est qu'en général les résultats publiés sont identiques.....Au fait vous dites que vous êtes fidèle à votre épouse mais avez vous quatre huissiers assermentés plus un autre contrôleur d'huissier assermenté pour prouver votre bonne foi..... Merci d'avances pour les créations d'emploi d'huissiers......

Mercredi 29 Aout 2012, 17:52 GMT+2 | Retour au début

Surdouellé dit
Comité De Lutte Contre L'abus Du Mot Ayattolah dit

Il ne viendrait à l'idée de personne d'écrire (rabin ou presque) et pourtant y en a de gratinés!!

Mercredi 29 Aout 2012, 18:54 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Comme quoi, quand on dit certaines choses, les extensions possibles sont lumineuses et à la fois porteuses de sacrés problèmes !

Et Michel, dans sa grande magnanimité, n'a point évoqué les redoutables services chinois ! Vous l'avez échappé belle, maestro !

C'est vrai qu'avec notre huissier habituel, on boit quelques coups… forcément sujets à critiques ?

Va savoir, Charles !

Mercredi 29 Aout 2012, 19:15 GMT+2 | Retour au début

Paganini dit

Cher Monsieur Bettane,

J'apprécie votre humour !! Je me doute bien que vous ne prenez pas toutes ces précieuses précautions. Je voulais simplement montrer que le procès fait à la RVF est abusif car s'ils ne font pas de dégustation à l'aveugle, il existe bien d'autres biais même dans ce type de dégustation. En fait le véritable procès qu'on fait à la RVF c'est qu'on prétend qu'ils sont malhonnêtes et ça, quand ce n'est pas étayé, je trouve ça détestable.

J'attends toujours les exemples de copinages évidents sur les notes données par la RVF.

Sur la rétrogradation de Burgaud je suis également très étonné ... Mais je ne m'inquiète pas pour ses futures ventes ;-)

PS : Monsieur Bettane j'irai acheter votre guide demain alors sans rancune ? (à moins que vous ne souhaitiez m'adresser un exemplaire dédicacé ;-) )

Mercredi 29 Aout 2012, 20:42 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Paganini : le cas Burgaud à lui seul est exemplaire.

On ne saura probablement jamais le fin mot de l'histoire, mais la dernière trilogie de ce producteur n'implique vraiment pas qu'il perde une étoile.

Il y a donc eu quelque chose qui n'a rien à voir avec la qualité de ses vins. On ne dit pas qu'ils sont malhonnêtes, mais simplement que ce cas est significatif de motivations allant au-delà de la simple appréciation du vin.

On a le droit de considérer cela comme un fait mineur, mais on a le droit aussi de supputer qu'ailleurs, là où on ne connaît pas ou là où nous sommes moins sensibles, cela peut se reproduire.

Dès cet instant, le doute avec D majuscule a parfaitement le droit de s'installer.

Là où vous avez totalement raison et sans le dire, c'est que dans de tels cas, au lieu d'enfourcher un gros 4*4, ce serait bien plus intelligent de sortir une discrète DS 23 Pallas encore toute rutilante : je ne vous dis que ça !

Je ferai gaffe la prochaine fois : promis !

Mercredi 29 Aout 2012, 21:29 GMT+2 | Retour au début

Paganini dit

Au risque de me répéter, si le cas Burgaud est étonnant, on peut repérer des anomalies dans tous les guides. J'ai lu sur LPV que la sanction de Burgaud était un réflexe bio-con : je ne vois pas le rapport.

Si qq'un a acheté le guide, y a t-il un commentaire expliquant la rétrogradation ?

Mercredi 29 Aout 2012, 21:47 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

On cherche toujours, et je m'étonne en plus que des pointures comme Poels et Poussier, qui connaissent, n'aient pas pu intervenir sur ce cas "bizzaroïde".

Mercredi 29 Aout 2012, 22:13 GMT+2 | Retour au début

Jean-yves dit

Pour Burgaud, il y a aussi peut-être une autre hypothèse (qui sait... soyons fous !) : que les dégustateurs de la RVF aient simplement trouvé les vins dignes de figurer dans le guide, mais ne méritant pas d'étoile.
Personnellement, je ne suis pas loin de penser que c'est le cas. Les 08 et 09 que j'ai acquis sont bons, mais à mon goût pas renversants.
Tout le bruit créé autour de ce domaine par quelques amis très actifs sur certains sites (dont celui-ci) ne doit pas signifier que celui qui est plus mitigé à son sujet est nécessairement de mauvaise foi !

Mercredi 29 Aout 2012, 22:22 GMT+2 | Retour au début

Nicolas Herbin dit

Jean-Yves, vous avez bu quoi en 2008 et 2009 chez Jean-Marc ?

Mercredi 29 Aout 2012, 22:25 GMT+2 | Retour au début

Jean-yves dit

Nicolas,

Tu as écrit suite à la dégust au club :
"Daniel Bouland et Jean-Marc Burgaud démontrent que le profil austère de leurs vins ne les fait pas briller en jeunesse, mais je connais leur valeur dans le temps."

Les 2009 de Burgaud (James et Javernières) n'éclataient pas énormément en juin 2011 et bien sûr il faut tenir compte de leur potentiel de garde, que tu es à même d'apprécier.

Mercredi 29 Aout 2012, 22:36 GMT+2 | Retour au début

Nicolas Herbin dit

Oui Laurent, je n'ai pas changé d'avis. Même s'ils assouplissent le style tout doucement afin d'avoir des profils moins austères dans la jeunesse. Les 2010 et 2011 en témoignent.

Jean-Yves : merci de votre réponse. Donc une seule cuvée sur deux millésimes, c'est juste ? Si oui, au delà des goûts et des couleurs qui ne se discutent pas, c'est peut-être un peu juste pour émettre l'hypothèse que le domaine ne mérite pas d'étoile, non ?

Mercredi 29 Aout 2012, 22:44 GMT+2 | Retour au début

J'imagine bien Nicolas et je sais ta connaissance de ces vins ...
Je pensais aussi aux 2009 de Janin, probablement plus durs à cerner que ceux de Dutraive.

Je voulais juste dire que poser un avis sur trop peu de dégustations enlève beaucoup de pertinence, tant on sait qu'un vin doit être évalué dans la durée, dans différents contextes.

Mercredi 29 Aout 2012, 22:48 GMT+2 | Retour au début

Nicolas Bon dit

Jean-Yves, j’espère que la seule et unique raison pour laquelle le domaine Burgaud a perdu une étoile est liée à la qualité de ses vins ! J’espère aussi qu’ils ne sont pas basés sur une seule cuvée (de plus assez singulière dans la gamme), sur deux millésimes, pour étayer ce jugement ; Sinon, ceci trouverait un drôle d’écho à la fameuse polémique du moment… Vous ne pensez pas ?

Mercredi 29 Aout 2012, 22:52 GMT+2 | Retour au début

Nicolas Herbin dit

On s'est bien compris, Laurent, ne t'en fais pas !

Chez Dutraive le type de vinification, le so2 plus bas et la relative tendreté des vins de Fleurie - comparé à Morgon - peut expliquer leur accessibilité plus grande dans la jeunesse. Le Jean-Louis fait des vins comme lui, bons tout de suite...

;-)

Mercredi 29 Aout 2012, 22:53 GMT+2 | Retour au début

Jean-yves dit

Nicolas, voyons....
J'ai simplement émis l'hypothèse que les dégustateurs de la RVF avaient publié un avis objectif, et que personnellement je n'avais pas apprécié outre mesure les vins que j'avais bus (qui n'étaient pourtant pas le bas de gamme).
Ta réponse est caractéristique dans le sens où elle jette insidieusement un doute sur celui qui a un avis différent des votres. C'est tout ce que je regrette sur le net du vin aujourd'hui : une sorte d'émergence de pensée unique...

Mercredi 29 Aout 2012, 23:03 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Jean-Yves :

Il est bien évident que tous les avis sont à prendre en compte.

On a parfaitement le droit de ne pas aimer les vins de Burgaud.

Comme on doit effectivement émettre une opinion pour un Guide professionnel en se basant sur plusieurs crus et sur plusieurs millésimes.

Or là, on ne voit pas très bien ce qui a pu changer d'une année à l'autre, c'est la question.

Oui qu'on aime ici les vins de Burgaud, mais tout autant ceux de Bouland, Janin, Roilette et qq autres comme le Château du Moulin à Vent, plus bourguignon de style.

Si vous pensez que Nicolas H est insidieux, alors qu'il s'applique à lui-même des règles que très peu de dégustateurs pratiquent, vous avez légitimement le droit de me traiter de toutes les diableries possibles et imaginables : une horreur ambulante et malfaisante ! :-)

Jeudi 30 Aout 2012, 05:01 GMT+2 | Retour au début

Je lis en filigrane que Paganini n'aurait pas acheté le guide de la RVF ? Que lui reproche-t-il donc ?

Grégory Vavavsseur, puisque c'est aussi votre nom (un pseudo de plus ?), vous savez parfaitement, pour être partial comme vous l'êtes, que seule la dégustation à l'aveugle, permet de s'échapper des travers bien humains qui nuisent au jugement. Il est impossible pour n'importe quel dégustateur, fût-il talentueux, de se soustraire, à des facteurs non objectifs qui viendraient modifier sa conclusion. Et ce n'est pas forcément ou uniquement une affaire de copinage.
Il y a tellement de facteurs qui rentrent en compte qu'il est vraiment très prudent de s'en prévenir, et de ce point de vue, ne pas savoir ce que l'on boit ou qui on boit permet de s'en dégager.

Mais peut-être êtes vous si sûr de votre impartialité et de vos capacités de dégustateur que vous pensez être au dessus de la mêlée. Vous êtes prêt pour rentrer dans le comité de dégustation de la RVF !

D'ailleurs sur ce débat, vous avez déjà défendu des positions différentes, mais changeantes en fonction du pseudo que vous employiez sur LPV (plus d'une vingtaine à ma connaissance). On ne sait d'ailleurs pas si ici même, vous n'en avez pas utilisé de contradictoires. Drôle d'oiseau !

Que Michel Bettane, par exemple, maintienne ce protocole rigoureux et éthique, devrait pourtant vous aider à comprendre que vous défendez l'indéfendable.

Jeudi 30 Aout 2012, 08:22 GMT+2 | Retour au début

Surdouellé dit

Burgaud lâchement assassiné au coin d'une parcelel!!. Tiens, si j'achetais du Burgaud?? pour voir......., si j'en trouve............ buzzzzzz! opération réussie!

c'est un peu comme si je reprochais à B&D leurs ratés à répétition (2 ans de suite) pour le domaine Dirler-Cadé en Alsace, sans en connaître les tenants et les aboutissants

Jeudi 30 Aout 2012, 08:56 GMT+2 | Retour au début

Jean-yves dit

Mr Mauss,
D'accord avec vous. Je ne voulais certainement pas critiquer Nicolas H qui est manifestement un grand connaisseur du Beaujolais, et dont je lis les écrits avec beaucoup d'intérêt.
Je voulais simplement souligner le fait qu'aujourd'hui, il est plus facile sur certains sites (pas ici) de mettre en doute l'intégrité de professionnels (la RVF) que d'émettre un avis différent de la mouvance dominante. Dommage...
Jérôme Perez : je ne connais pas Paganini, mais votre dernier post n'aurait-il pas mérité un message personnel plutôt qu'un déballage public ? Quelle est l'utilité de votre message ?

Jeudi 30 Aout 2012, 09:01 GMT+2 | Retour au début

Surdouellé dit

Et puis se lancer à la figure des capacités de dégustateurs ouaf, ouaf M Pérez!! , qui peut savoir...., je sais juste deux choses: 1) il semblerait qu'il existe les supers-goûteurs ( selon les spécialistes: ils ressentent une amertume prononcée aux brocolis et de grosses difficultés avec les boissons alcoolisées à ce que j'ai lu fr.wikipedia.org/wiki/Sup... et les autres... 2) que chaque année notre odorat et notre sens du goût se détériorent lentement et surement passé la trentaine, comme tout le reste.....

Jeudi 30 Aout 2012, 09:11 GMT+2 | Retour au début

Utilité ?

rappeler que la nature humaine nous empêche, hélas, de nous défaire de certains carcans qui nuisent à notre objectivité et qu'en matière de dégustation, de très nombreux facteurs peuvent venir interférer notre jugement et son impartialité.

Que déjà, des hommes rigoureux, soucieux d'une éthique irréprochable, parent ces écueils en adoptant des protocoles rigoureux, en dehors desquels la crédibilité est lise à mal.

Qu'il est difficile d'accepter des remarques sur cette droiture recherchée de la part de certaines personnes qui n'en montre que peu.

cela vous convient-il ?

Jeudi 30 Aout 2012, 09:14 GMT+2 | Retour au début

Paganini dit

Mon Cher Jérôme Pérez, ma lecture assidue du superbe site LPV m'a appris que vous convoliez en justes noces. Je pensais que cela vous rendrait plus symphatique et moins aigri.

On peut discuter sans raconter n'importe quoi et sans être dans l'attaque personnelle. Je suis bien d'accord pour dire que l'aveugle est le meilleur moyen d'apprécier un vin objectivement, encore que pour me faire l'avocat du diable l'étiquette découverte permet parfois de modifier son jugement avec justesse (on sait que tel ou tel type de vin est inexpressif dans sa jeunesse. Tiens, un Burgaud bu après mise à l'aveugle, je ne l'apprécierais pas du tout).

Ce que je veux dire c'est qu'il ne suffit pas pour un guide de se prévaloir d'une dégustation à l'aveugle pour se prévaloir d'une totale objectivité car le guide n'est pas imprimé dans la seconde suivant la dégustation.

Reste ensuite les autres biais bien plus important dont notamment la préparation des échantillons ...

Enfin, j'interviens pour défendre la RVF car je n'aime pas les accusations gratuites (ce qui au passage est une de vos spécialités). Au lieu de dire qu'ils sont nécessairement malhonnêtes j'attendais la preuve par des exemples foisonnants. Pour acheter parfois le guide de la RVF et souvent celui de Bettane, je ne vois pas plus de notes étonnantes dans l'un ou dans l'autre, même si j'avoue une préférence pour les goûts de Bettane.

Jeudi 30 Aout 2012, 09:17 GMT+2 | Retour au début

Jean-yves dit

Jérôme : non. Je ne vois décidément aucune utilité à l'agressivité et à l'attaque personnelle.

Jeudi 30 Aout 2012, 09:18 GMT+2 | Retour au début

Dunand dit

A propos de J.M. Burgaud ... ne faut-il pas rappeler que le vin reste une matière vivante (que certains empêchent de vivre)et que, donc, à un moment donné, certaines cuvées encore jeunes évoluent dans leur bouteille. Ainsi, déçu un jour et décidé à attendre, peut-on être enchanté quelques mois ou années plus tard. Merci M. Burgaud de laisser vivre votre vin.

Jeudi 30 Aout 2012, 09:23 GMT+2 | Retour au début

Monsieur Vavasseur, comme vous le dites, "il ne suffit pas pour un guide de se prévaloir d'une dégustation à l'aveugle pour se prévaloir d'une totale objectivité car le guide n'est pas imprimé dans la seconde suivant la dégustation."
, mais c'est un préalable, certes insuffisant mais nécessaire.

Jeudi 30 Aout 2012, 09:37 GMT+2 | Retour au début

Nicolas Bon dit

Jean-Yves, votre réponse est encore plus insidieuse, car elle laisse insidieusement à penser que je fusse insidieux.
:-)
Laissez moi encore une fois réagir à votre propos (permettez le vouvoiement, je ne crois pas que l’on se connaisse), mais il ne doit pas s’agir d’une hypothèse, mais d’une certitude sur l’objectivité de leur décision. Sachez que je ne remets pas en doute cela, mais que je m’interroge sur le pourquoi du comment.

Mais si vous pensez que défendre l’idée que le domaine Burgaud ne mérite pas un tel déclassement (sur les trois derniers millésimes et sur l’intégralité de la gamme), c’est de la pensée unique… Alors soit !

Jeudi 30 Aout 2012, 09:54 GMT+2 | Retour au début

Enzo D'aviolo dit

"C'est tout ce que je regrette sur le net du vin aujourd'hui : une sorte d'émergence de pensée unique..."

tout de suite les grands mots! et la RVF serait donc le garant contre cette pensée unique du web vin? c'est amusant, mais la diversité des avis du web me faisait plutôt penser du contraire...
et la mode du bio à toutes les sauces, n'est-ce pas devenu une forme de pensée unique?

Jeudi 30 Aout 2012, 10:09 GMT+2 | Retour au début

Paganini dit

Et la mode anti bio-con que tu défends aveuglément ?

Jeudi 30 Aout 2012, 10:27 GMT+2 | Retour au début

Jean-yves dit

Nicolas Bon, ma réponse initiale était adressée à l'autre Nicolas. Toutes mes excuses pour le tutoyement intempestif, je ne le ferai plus, promis. Pour le reste je n'ai rien à ajouter à vos propos, avec lesquels je suis d'ailleurs assez en ligne d'ailleurs. Vous ne semblez pas avoir compris ce que je voulais dire, mais ce n'est finalement pas grave.
Enzo, je n'ai jamais insinué que la RVF était le garant contre la pensée unique. Pourquoi toujours interpréter les écrits des autres ?. Et la mode Bio est certainement aussi, de mon point de vue, une autre forme de pensée unique.
J'arrête ici pour ma part.

Jeudi 30 Aout 2012, 10:39 GMT+2 | Retour au début

Enzo D'aviolo dit

"Enzo, je n'ai jamais insinué que la RVF était le garant contre la pensée unique."

ah bon. décidément pas facile d'être alors visiblement.

Jeudi 30 Aout 2012, 10:46 GMT+2 | Retour au début

Enzo D'aviolo dit

"d'être compris" voulais-je écrire. pardon.

Jeudi 30 Aout 2012, 10:47 GMT+2 | Retour au début

Nicolas Bon dit

Difficile la compréhension par écrit parfois, surtout quand plusieurs Nicolas(s) s’en mêlent !

:-O

Les choses sont entendues, aucun souci de mon coté. Bonne continuation.

Jeudi 30 Aout 2012, 10:59 GMT+2 | Retour au début

Paganini dit

Quand je vois les déclassements de Boulard, Souch et Grand Arc notamment, je me dis que la RVF n'est pas aveuglée par le bio/pas bio. En revanche je ne comprends pas, il faut bien le dire, tous ces choix de promotion et de déclassement de domaine. Y compris pour Mas Laval

Jeudi 30 Aout 2012, 12:18 GMT+2 | Retour au début

Jean dit

Concernant les interrogations sur la manière de juger un domaine, je cite le guide :
"Notre charte,

Précision et indépendance

Tous les domaines de ce guide sont classés de 0 à 3 étoiles. Ce classement tient compte de potentiel du terroir, de la faculté qu'a le vigneron à l'exploiter et de l'homogénéité de sa production sur les derniers millésimes. Ces critères sont valables pour toutes les régions..."

La personne en charge du beaujolais est Philippe Maurange.

Jeudi 30 Aout 2012, 12:45 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Bonjour de Bolgheri où j'ai encore 30°.

Ce que je retiens de tout cela, c'est d'abord - et positif - que nous sommes des passionnés, avec naturellement des préférences et des chouchous qu'on aime plus que d'autres.

C'est aussi qu'on est souvent à fleur de peau pour des raisons historiques et autres, mais, please, qu'on évite les dérapages insinuant ci ou ça.

Pour l'avoir connu lors d'une session du GJE, Monsieur Perez est un gentleman. Point.

Gardons vives nos passions, défendons nos idées et ne disons des gros mots qu'à Laurentg qu'on aime sans savoir pourquoi !
:-)

Jeudi 30 Aout 2012, 12:52 GMT+2 | Retour au début

Jean dit

Je rajoute le passage pour M. Burgaud :

"...Si ces beaujolais se sont longtemps distingués par leur profil séducteur, moderne et flatteur, apporté par des boisés présents (en particulier sur les cuvées Réserve, Javernières et James), nous notons cependant que les derniers millésimes ne possèdent ni l'élan ni la tenue des vins que Jean Marc Burgaud a produits à ses débuts; c'est pour cela que nous lui retirons son étoile. Les cuvées paraissent prématurément évoluées et l'emprise des élevages nous semblent aujourd'hui bien loin des nouveaux codes du beaujolais !"

Jeudi 30 Aout 2012, 13:09 GMT+2 | Retour au début

Pas fan du château desJacques pour ma part François, trop boisé, peu typés, ennuyeux.
Je sais que certains adorent (comme on peut aimer les 2001 de Dugat-Py ?).

Nicolas (Herbin) avait écrit suite à la dégust au club :
Point important désormais, ne serait-ce que pour le prestige des terroirs dégustés (parmi les plus grands de toute la région), les vins du Château des Jacques. Pour ma part, six cuvées dégustées lors de cette session, et un grief récurrent : le bois. Est-ce une question de qualité (des fûts) ? De quantité (de bois neuf) ? Les élevages sont ils assez longs compte tenu des matières importantes à raffiner et polir ? La vinification bourguignonne sied-t-elle au gamay ? Je suis bien embêté pour répondre, car sur ces deux jours là, il n'y a pas eu véritablement de cuvée qui m'ait emballé à l'aveugle. On pourrait se dire que ces vins sont "difficiles" à juger jeunes mais vieillissent avec grâce. Mais cela ne colle pas avec ma vision du grand vin rouge, que j'aime grand à chaque âge ou presque. Cela dit en d'autres occasions, j'ai dégusté de vieux vins des Jacques (de la période Thorins, l'ancien propriétaire) qui pouvaient être très beaux. N'étant pas vinificateur, je n'ai évidemment aucun conseil à donner à Guillaume de Castelnau, homme fort sympathique et affable, avec qui j'ai toujours plaisir à deviser. Mais par honnêteté intellectuelle, je suis bien obligé d'admettre que les vins dégustés là ne m'ont pas emballé.

Jeudi 30 Aout 2012, 13:18 GMT+2 | Retour au début

Bettane dit

Cher Laurent,

pour vous parodier, goûté récemment château des Jacques Moulin à Vent la Roche 1999, merveilleusement onctueux, certainement pas surboisé, long, complexe, ultime expression d'un beau terroir et vin parfaitement conçu, tout sauf ennuyeux.

Attention aux généralisations et aux préjugés........

Jeudi 30 Aout 2012, 15:49 GMT+2 | Retour au début

Nicolas Herbin dit

Merci Laurent, tu vas réussir à me fâcher avec Michel !

:-)

Jeudi 30 Aout 2012, 15:55 GMT+2 | Retour au début

Michel,

Merci pour ce témoignage.

J'ai goûté de nombreuses fois les Beaujolais de Jadot sans y prendre plaisir (pire parfois sans reconnaître le cépage dans un concours de dégustation à l'aveugle).
En particulier pas emballé par Carquelin 99 (en 2001 et 2002 - le vin semblait alors boisé et sec).

Je ne me sens ni dans le préjugé ni dans la généralisation.

Je relayais d'autre part une impression explicite (exprimée en contexte à défaut d'être valable pour tous les palais) lors de la dégustation des Beaujolais avec Nicolas Herbin et Nicolas Bon.
Sur des vins de 2009 (Thorins, Papolet, Champ de Cour), 2005, 2003 (Lumières difficile aussi, sur ce millésime certes épineux et pas aimé non plus Lumières Py 2005), 2000 (Rochegrès), 1995, 1985 (Rochegrès).
Il faut croire que la gamme Jadot était en berne ce jour-là, d'où le commentaire restant prudent de Nicolas.

Un tel forum n'est-il pas en particulier un lieu pour de tels échanges, montrant à l'évidence que l'unanimité n'a pas grand sens et que chaque contexte est unique ?

Je ne demande pas mieux qu'à me régaler avec le vin qui vous a plu ... avec vous par ex, pour mieux comprendre.
Il est certain que cette expérience ne pourra se faire, à moins de retrouver le même flacon ... (mais on ne peut remonter le temps).
:-)

Jeudi 30 Aout 2012, 16:21 GMT+2 | Retour au début

J'ajoute, puisque je considère que le forum LPV est une très bonne source d'informations, représentative des goûts forcément variés d'amateurs aguerris, que parcourir les pages concernant ce domaine en Beaujolais montre des avis assez tranchés, avec en effet des vins (plus ou moins vieux) boisés, peu typés, durs ou au contraire de toute beauté (cf votre commentaire sur ce 99, que j'ai lu avec attention).

Je voulais juste dire que je n'avais jamais eu la chance de croiser une telle expression.
Ce n'est pas faute d'avoir essayé depuis plusieurs années (avec des vins jeunes ou évolués) puis en goûtant 10 cuvées du domaine parmi 76 vins du Beaujolais rigoureusement sélectionnés par Nicolas Bon et Nicolas Herbin.

L'analyse de Nicolas est représentative des sensations d'une dizaine de dégustateurs, après-midi comme soir.
Elle est je crois tout sauf péremptoire.

Jeudi 30 Aout 2012, 16:44 GMT+2 | Retour au début

J'oubliais de dire que j'ai lu ceci :
www.grainsnobles.fr/conte...

Et que je connais même des dégustateurs qui ne raffolent pas des grenaches de Reynaud, car trop alcoolisés.

Jeudi 30 Aout 2012, 16:54 GMT+2 | Retour au début

Jmg dit

Quel debat passionne! Et dire que je critiquais la RVF il a deja 20 ans pour son conflit d'interet potentiel avec ses publicites et que je viens de m'abonner pour la 1ere fois il y a une semaine pour leurs archives qui ne marchent pas sur mon ipad... bref les amis on adore tous le vin, notre vin, je vais donc aller ouvrir une bonne bouteille pour feter ca!

Jeudi 30 Aout 2012, 21:05 GMT+2 | Retour au début

Languedoc Paradise dit

P... de b.. de m... !
Je sors d’une dégustation de chez un viticulteur du Beaujolais : « magique »
Arrêtez donc de vous prendre le bec, et que tous ceux qui ont donné leur point de vue dans cette rubrique Guide RVF : la polémique en cours se retrouvent un jour autour d’une grande et belle dégustation…de Beaujolais par exemple…je pense déjà savoir chez qui nous organiseront cette dégustation, mais chut !! Ne le dites à personne, seul ceux ayant répondu dans la rubrique de Mauss pourront participer.
Alors ? Chiche ?
Sinon, et pour mettre tout le monde d’accord :
[url=http:// www.lefigaro.fr/flash-eco... /] Mauvaises vendanges, bon millésime [/url]
J’aime assez le passage suivant :
"le millésime s'annonce prometteur", affirment en choeur les professionnels. "C'est joli", se réjouit le propriétaire, parlant de "notes de fruits confits, de menthol, de camphre"
Allez,reconnaissez qu’il y a pire ! Note:édité pour vulgarité inutile

Jeudi 30 Aout 2012, 21:41 GMT+2 | Retour au début

Languedo Paradise dit

Mince alors.

Mauss, merci de bien vouloir corriger avec la ponctuation qui va bien :

Il fallait lire dans le paragraphe précèdent :

Arrêtez donc de vous prendre le bec, et que tous ceux qui ont donné leur point de vue dans cette rubrique

Guide RVF : la polémique en cours


se retrouvent un jour autour d’une grande et belle dégustation…

Jeudi 30 Aout 2012, 21:44 GMT+2 | Retour au début

Merci de penser à faire rectifier votre ponctuation défaillante cher Languedo Paradise. On n'y pense jamais assez à la ponctuation.

Au cas où, auriez-vous une petite idée de ce que F. Mauss peut ou doit faire de votre "P... de B... de M... ?

Jeudi 30 Aout 2012, 21:57 GMT+2 | Retour au début

S......... dit

Languedoc paradise, il est bien connu que gel en février, coulure en mai, mildiou, oïdium en juillet aout pluie en septembre ça ne peut que donner de l'excellent

Jeudi 30 Aout 2012, 22:15 GMT+2 | Retour au début

"se retrouvent un jour autour d’une grande et belle dégustation…"

C'est déjà fait, Languedo Paradise, et on remet cela dès demain soir sur Bordeaux.

Santé ! :-)

Tiens et puis bientôt, Nicolas Herbin viendra nous présenter des vins italiens : chouette !

Jeudi 30 Aout 2012, 22:15 GMT+2 | Retour au début

Candide dit
Hervé Bizeul dit

Cette polémique tombe pour moi au plus mauvais moment, vous l'imaginez, mais je souhaitais répondre à monsieur Paganini ou quelque soit son nom, qui cherche, comme d'habitude, à mettre la pagaille.

Il n'a jamais été question d'accusations quelconque ou de malhonnêté et je ne vois rien de tel d'ailleurs dans aucun des écrits de ma part ou des réponse de la RVF.

Dans le monde du vin, nous ne sommes pas assez intelligent pour "résaux-ter",il n'y a pas de "franc-maçonerie active", comme dans la cuisine, et les amis de 30 ans ne se fond aucun cadeau... Mes rapports avec Antoine Gerbelle, qui, s'il n'était pas venu manger un jour dans mon restaurant, ne travailleraient sans doute pas dans le vin, avec Philippe Maurange, avec François Mauss, disons le, n'ont jamais bénéficier de l'antériorité de nos relation, ils ne m'ont jamais accordé le moindre passe-droit, voire plutôt le contraire, dirons nous, le prouvent d'ailleurs d'une assez éloquente manière. Il en est de même pour les vignerons que je jugeais avant et qui, au début, ont eu bien du mal à croire qu'un "journaleux" pouvait faire du vin.

De tout ça, d'ailleurs, je suis plutôt fier : je ne leur dois rien et peut continuer, en véritable ami, à leur dire quand, de mon point de vue, ils dérapent. Normal qu'ils le fassent aussi...

Vendredi 31 Aout 2012, 07:30 GMT+2 | Retour au début

Hervé Bizeul dit

Le seul et unique problème est assez simple :

- le guide vert a désormais une ligne éditoriale et gustative chaque année pour perceptible.

- Hors Bordeaux et Champagne, régions qui évoluent dans des espaces temps différents car ce sont elles qui permettent à la revue de vivre, une grande importance est donnée aux vins bio, bio-d et nature, ce en quoi je ne vois rien à redire.

- le refus de toute chimie, pour un logo vert, en lieu et place d'un encouragement à l'emploi du moins possible de produits, quels qu'ils soient, et à un respect de la nature un peu plus intelligent, entraine l'obligation de récolter tôt, par le refus des anti-botrytis en région humide, par le refus des insecticides et le vers de la grappes ailleurs. C'est un peu général, mais c'est ainsi.

- les vins sont donc, sauf millésimes parfait, plus "tendus" et, dans le cas de millésimes 2012, par exemple, sans doute BEAUCOUP plus tendus.

Je n'ai rien à redire à cela et remercie chaque jour mon ami Gérard Gauby d'avoir attiré l'attention d'un infinité de vignerons sur le danger des vins trop mûrs (sauf à Bordeaux, où 2009 et 2010 sont encensés)

Pour autant...

Vendredi 31 Aout 2012, 07:39 GMT+2 | Retour au début

Hervé Bizeul dit

Pour autant, tout en pensant que c'est au consommateur de décider, in fine, et non au journaliste d'influencer le vigneron, directement ou de manière induite, comme Parker, dans un autre sens, l'a fait, je pense qu'une telle ligne justifie plus que jamais la dégustation à l'aveugle.

Tout simplement afin de ne pas juger les vins au facies, comme nous le faisons tous, moi y compris. Ah,l'Angélus, c'est de la confiture et pourtant le 2000 bu récemment à l'aveugle était une merveille dont seul Bordeaux a le secret. Ah, Pape-Clément, c'est imbuvable alors qu'un 2005 m'a stupéfié par son équilibre. Ah, Château des Jacques, c'est du jus de planche, comme on le voit dans ce sujet... J'arrête là, vous connaissez plus d'exemple que moi, et, sans me prendre pour JC, on pourrait dire "que celui qui n'a jamais péché..."

Pourquoi figurerais je sur un guide qui n'a rien gouté chez moi en vins anciens depuis cinq ans (le sens même de mon travail) et ne veut pas le faire sur des a-priori ? Pourquoi devrais-je l'accepter, moi qui sait aujourd'hui l'injustice de la dégustation "flash" après avoir failli mettre à la distillerie au début de mon nouveau métier des vins entière des vins aujourd'hui délicieux ?

Certains ne voient ici que chicane... Mais pour certains domaines, c'est de leur vie ou de leur mort économique qu'il s'agit. De peut on pas, ne doit on pas, alors, en débattre une fois par an ?

J'espère être clair...

Vendredi 31 Aout 2012, 07:49 GMT+2 | Retour au début

Des vins (rouges) jeunes de Gauby, souvent goûtés (à l'aveugle), dont la "verdeur", la raideur, l'acidité m'ont souvent rebuté (avec en le recours au carignan, chez l'ami Pédréno, dont je préférais - pour le moment du moins - les vins produits avant, plus sensuels, plus agréables).

Des libournais 2009 (pas tous heureusement) crémeux, boisés, lourds, parfois brûlants.

Rappelle-toi Hervé combien j'avais aimé ton VV 1998 (après l'avoir trouvé moyen qq années plus tôt).
Angélus 2000 : solaire mais excellent dans la verticale.

Il y probablement des voies médianes.
Et il faut en effet rester prudent, l'évolution du vin étant si complexe, si mystérieuse.

La dégustation à l'aveugle, dans la durée, complétée par des dégustations étiquette découverte (et qq explications de texte) est une bonne chose.
Regards complémentaires : vignerons, oenologues, journalistes, amateurs, ...
L'unanimité est à oublier.

Voilà pour un avis de passionné, qui serait bien ennuyé s'il devait prendre en main un domaine ...
:-)

Vendredi 31 Aout 2012, 08:07 GMT+2 | Retour au début

Paganini dit

Cher Hervé Bizeul, vous dites que vous ne trouvez pas la RVF "malhonnête", pourtant ce que je comprends de vos écrits c'est qu'ils promeuvent les vins bios et tendus et que c'est étiquette découverte qu'ils peuvent ainsi les avantager aux dépens des vins réputés riches et boisés. Vous ai je bien lu ? Si oui, c'est une façon de dire qu'il n'ont pas un jugement honnête mais biaisé et orienté.

S'agissant de Pape Clément, Angélus et Chateau de Jacques, je pense que la RVF les note très bien, mais c'est à vérifier.

Quant à la proposition de Languedoc Paradise, si Monsieur Hervé Bizeul, le très sympathique Jérôme Pérez et le toujours modéré Enzo d'Aviolo veulent bien me rencontrer et faire bombance autour de jolies quilles, ce sera toujours avec plaisir ;-)

Vendredi 31 Aout 2012, 11:45 GMT+2 | Retour au début

Paganini dit

J'ajoute que je ne crois pas avoir dit que vous trouviez la RVF malhonnete, mais le fond de ma pensée se base sur votre message initial publié sur LPV qui contenait les choses suivantes :

- "Je suis en profond désaccord à tire personnel et professionnel sur certaines pratiques qui ne me semblent plus conformes à mon éthique"
- "le Roussillon. Je suis en désaccord avec leur façon de travailler, la confusion entre leur goût personnel et la notion de "bon", les privilèges (dont on me propose de bénéficier, ce à quoi je me refuse)"
- "Aujourdhui, les critrès d'intégréité et de compétence ne me semblent momentanément pas réunis."

Je ne sais pas ce que vous vouliez dire exactement.

Vendredi 31 Aout 2012, 11:57 GMT+2 | Retour au début

Surdouellé dit

Et si je dis que les vignerons et les restaurateurs sont les seules professions à la merci économique d'une critique sur laquelle ils n'ont pas prise et qui peut relever de l'incompétence (pour écarter la malveillance) sauf si le critique ,comme l'a exposé M Bizeul, explique les yeux dans les yeux le pourquoi du comment

Vendredi 31 Aout 2012, 12:21 GMT+2 | Retour au début

Hervé Bizeul dit

Cher Monsieur Vavasseur, puisque tel est apparemment votre nom, arrêtez s'il vous plait de me prendre pour une piche, comme on dit dans le Sud.

Libre à la RVF de faire ce qu'elle veut, libre à elle d'avoir sa ligne éditoriale. C'est leur guide, c'est leur problème. Robert Parker donne un bonus à Chateauneuf du Pape depuis 25 ans, personne n'y voit rien à redire.

Le problème commence quand, QUELQUE SOIT les règles, quand bien même on les accepte, on ne donne pas à chaque participant les MEMES moyens de concourir. Qui vous dit que mes vins ne sont pas 0 pesticides ? Qui vous dit que mes vins ne sont pas justement "tendus" ou "vivant" si on les déguste pas justement en compagnie des dits vins, à l'aveugle ? Qui vous dit que Steiner ne m'inspire pas, hors son délire cosmique ?

C'est un guide parmi tant d'autres, un avis négatif sur mes vins qui n'est partagé par aucun autre critique. Je m'élève contre les passe-droits ou des façons de faire qui ne conviennent pas à MON éthique, en particulier la confusion totale entre une cause, un jugement de "bon ou mauvais" ou un jugement de "j'aime/j'aime pas". Après, on a chacun la sienne, et à chacun de choisir ses repaires.

Enfin sur les crus que vous citez, je me moque bien que la RVF les aime ou pas (elle aime tous les crus classés, de toute façon...) mais cela relate MON expérience personnelle à titre d'exemple.

Je ne suis pas fatigué et ne manquerai pas de vous recadrer dans vos délires tant qu'il le faudra.

Vendredi 31 Aout 2012, 12:28 GMT+2 | Retour au début

Stephane dit
Paganini dit

Votre dernière phrase n'est pas très agréable et j'espère infondée. Cela montre que vous n'aimez pas tellement la contradiction. Je ne vois pas à quel moment je délire.

Vendredi 31 Aout 2012, 13:01 GMT+2 | Retour au début

Stephane dit

A mon sens, le bio est au mieux une vue de l'esprit, au pire une escroquerie marketing.
Je préfère l'honnêteté d'une agriculture raisonnée.
Maintenant, entre le talent d'un vigneron (qui peut atteindre des sommets), et l'apport technico-scientifique de l'univers agro-alimentaitre, on peut arriver à des résultats assez proches par des chemins différentes. On peut aussi partir d'un même point et arriver sur deux continents différents. En résumé, la dégustation à l'aveugle permet seule de s'affranchir des idées préconçues sur un domaine et pourrait régler la polémique sur un Burgaud (jamais gouté) ou un clos des fées (que je n'ai pas aimé mais peut être gouté trop jeune si j'en crois Laurentg).

Vendredi 31 Aout 2012, 13:04 GMT+2 | Retour au début

Bettane dit

Reconnaître d'abord un cépage dans un beau vin de terroir c'est le signe que le vinificateur a donné la préférence à l'expression du cépage sur celle du terroir et pour moi c'est une considérable régression culturelle contre laquelle je me bas depuis mes débuts professionnels. Un cépage dans la logique française n'est que le serviteur du terroir, le meilleur possible s'entend, à savoir celui qui en moyenne convient le mieux à la nature du sol et au micro-climat : souvent aucun n'arrive seul à ce résultat aussi bien qu'un assemblage de plusieurs, et personne à ma connaissance ne s'en plaint. Ne pas reconnaître le cépage dans une dégustation à l'aveugle est pour moi un signe supérieur de qualité....... Mais j'accorde à Laurent que reconnaître le cépage est très confortable pour l'amour propre du dégustateur......

Vendredi 31 Aout 2012, 13:37 GMT+2 | Retour au début

Paganini dit

"Ne pas reconnaître le cépage dans une dégustation à l'aveugle est pour moi un signe supérieur de qualité....... "

Il faudrait préciser "si le vin n'est pas trop fardé".

Vendredi 31 Aout 2012, 13:48 GMT+2 | Retour au début

Michel,

Je suis sensible à votre point de vue, croyez-le bien ...
Je regrettais plus sur ces vins de Gamay du château des Jacques le côté boisé/fardé et dur, le plaisir en berne, confirmé dans la durée.

De fait, vous le savez, cela fait marquer beaucoup de points sur les fiches RVF - on y déguste des vins jeunes, je précise ... (moins dans d'autres barèmes, donnant plus d'importance au territoire).
:-)

Et puis, côté amour propre, je pense à tous ces moments où j'ai pu imaginer que Clos de Tart (1990) était un châteauneuf, que Rayas (2004) était un Bourgogne, qu'un Hermitage de Chave était une roussanne de Beaucastel, qu'un Chavignol était un Chablis, un nielluccio un vin toscan, ...
Reconnaître le cépage principal en Champagne (chardo ou pinot ?) et à Bordeaux (RG vs RG) reste aussi un challenge (si facile d'inverser Montrose 90 bu à côté de Valandraud 1994.


Stéphane,

Il faudrait réunir 3 cuvées équivalentes, sur plusieurs millésimes :
* Clos des Fées
* Gauby
* Calvet-Thunevin

Et on y va à l'aveugle, comme on le fait au GJE.
Ecoutez ensuite attentivement ce qu'en penseront 15 dégustateurs au debriefing.
Etablissez un cr objectif et vous aurez une photo instantanée (valable pour ce contexte-là), collective ... ce n'est déjà pas si mal !
:-)

Vendredi 31 Aout 2012, 14:45 GMT+2 | Retour au début

Michel,

J'ai cité Chavignol pour dire que c'est là que je trouve les plus belles expressions du cépage, en particulier chez François Cotat, dont nous venons de goûter la production en long en large et en travers (cela reste une photo instantanée pour autant, avec toutes ses limites.

A contrario, j'aime le plus souvent peu la variétalité du sauvignon, à Bordeaux (avec le bois en plus), à Sancerre en général, et même sur le Monts Damnés de Dagueneau (qu'il me semble avoir trouvé très variétal, peu Chavignol).
Il faudrait regoûter, aller sur place au chai pour mieux comprendre la part du matériel végétal, du sol, du processus de vinification, ...

Comme l'a souvent évoqué François, ces investigations demandant beaucoup de temps et de compétences sont plus à la portée des guides/critiques parcourant le terrain que des amateurs (mais certains amateurs réalisent de très belles études et ont désormais la capacité de facilement pouvoir les diffuser sur la toile).

Vendredi 31 Aout 2012, 15:04 GMT+2 | Retour au début

El Gringo dit

"Quant à la proposition de Languedoc Paradise, si Monsieur Hervé Bizeul, le très sympathique Jérôme Pérez et le toujours modéré Enzo d'Aviolo veulent bien me rencontrer et faire bombance autour de jolies quilles, ce sera toujours avec plaisir"


Serait-ce possible de venir également en compagnie de M. javaux? J'achète un camescope pour l'occasion.

Je remercie M.Mauss et le tout puissant pour avoir réuni içi présent J.Pérez ( vite faite un petit perez afin qu'LPV survive au renouvellement des générations), M.Paganini ( le Mufti ), M.Bizeul ( le sanglier de sibérie ), M.Bettane ( un autre goût de Gerbelle), ainsi qu'à tous les figurants ( oui Enzo, tu es un figurant) sans qui le monde du vin serait si ennuyeux.

...allez je fonce au Leclerc essayer de chaparder un Guide B&D!

Vendredi 31 Aout 2012, 15:05 GMT+2 | Retour au début

Lire un anonyme, c'est un peu comme déguster un vin à l'aveugle, finalement ...

Cela demande pas mal d'expérience pour apprécier une extraction un peu prononcée ... (il y a un côté torréfaction dans ce pseudo).
:-)

Vendredi 31 Aout 2012, 15:34 GMT+2 | Retour au début

Paganini dit

Comment, tu ne connais pas EL GRINGO ? :-)

Vendredi 31 Aout 2012, 16:48 GMT+2 | Retour au début

El Gringo dit

Apportez la contradiction si je me trompe mais il n'existe pas de dégustation à l'aveugle pour l'élaboration. Car le total aveugle est techniquement infaisable ET qu'on ne peut dire la vérité, toute la vérité dans un milieu professionnel aussi petit que celui du vin. On ne peut sabrer les vins d'acteurs comme on jugerait la baguette du petit déj'!!! Vous voyez la Rvf, B&D, Parker coller un 14/20 et retier 2 étoiles à un 1 GCC sous prétexte que le bois est omniprésent, que la matière est trop dense et que le vin manque de charme et digestibilité? Ils peuvent le penser mais resterons dans les rails de l'admis. Et il est admis qu'on peut s'amuser à dire la vérité sur d'autres appellation et vins qui ont tout de même bcps moins d'impacts et un bras aussi long qu'un teckel. Les guides essayent tant bien que mal que cela ne se voit pas trop et d'épargner les susceptibilités de certains (sauf celle d'H.Bizeul :) )

Vendredi 31 Aout 2012, 16:51 GMT+2 | Retour au début

El Gringo dit

Moi je rêve d'une dégustation à l'aveugle inédite. Mais ce jeu n'arrivera pas, car il est bien trop risqué pour ce monde de hiérarchie et d'enjeux. Le GJE le fait parfois timidement en plaçant un "petit vin" parmi les "grands", ce qui est tout en son honneur...mais insuffisant :).

D'un autre côté, les meilleurs vins dégustés 20 après leur mise ne sont-ils pas les GCC et non les autres vins excellents de demi garde ( roussillon, bordeaux moins huppés etc), mais qui s'essoufflent dû à leur terroir ?

Je provoque mais n'y a-t-il pas une part de réalité? Peux-t-on juger les GCC sur leur jeunesse ou doit-on impérativement les juger sur leur potentiel d'évolution. Dans ce cas, l'aveugle est caduque.

Vendredi 31 Aout 2012, 17:08 GMT+2 | Retour au début

El Gringo dit

Parce que mettre un 13/20 en 2012 à Angélus pour X raisons pour dire 20 ans après " désolé, on savais pas que c'était Angélus et qu'il vieilli merveilleusement bien, donc la nlle note est 19/20" ça serait un peu fort de café...

Vendredi 31 Aout 2012, 17:19 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Bon : et bien pas mal de choses à dire !

D'abord, si on a dans la salle un prof de français, il a ici tous les éléments pour prouver que les fautes d'orthographe, de ponctuation, de grammaire ont un lien sérieux avec la passion du propos. C'est plus que manifeste !
Par déduction, on notera ici le grand calme de Michel Bettane :-)

Quelques points :

Monsieur El Gringo : depuis plus de 15 ans, le GJE n'a jamais manqué de donner l'occasion à des crus moins connus une chance d'être confrontés, à armes égales, avec les grands du secteur. Voyez nos rapports. C'est même au GJE une approche systématique. Bien sûr, ce n'est qu'une photo à un moment donné et je redis mon leit-motiv : ce qui manque le plus à la dégustation à l'aveugle, c'est de pouvoir exprimer plus justement la capacité de vieillissement d'un vin et son aptitude à évoluer vers le grandiose. Un élément que ne peut bien donner qu'une connaissance sérieuse de la propriété, de ses terroirs, de son histoire.
Il n'empêche : pour quelles raisons un Haut-Condissas ne pourrait pas évoluer comme un CC ? (à ce propos, svp : qu'on arrête de dire pour les 1855 "grand cru classé", la formulation officielle étant "cru classé" avec l'exception d'Yquem en "cru supérieur". Merci !

Vendredi 31 Aout 2012, 17:37 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Toujours à El Gringo : c'était juste pour vous dire que nous ne sommes pas des timides et cela me donne l'occasion de remercier vivement ici tous les Membres du GJE qui ont accepté de rester "membre" alors même qu'on annonçait souvent des résultats qui froissaient les certitudes officielles.

De façon générale, et quitte à se répéter : l'amateur peut - et doit - rechercher deux choses :

- apprendre le vin. En ce sens les premières pages des GUIDES et tous les articles que Michel Bettane a mis sur le premier site BD sont une source parfois aride, mais essentielle. Comme par ailleurs les longs et solides papiers des deux Nicolas sur le Beaujolais, là aussi sur leur propre site.
- comprendre son goût. Là, les clubs comme "Grains Nobles" ont été et sont une école indispensable. On constate en temps réel les différentes sensations que chacun peut éprouver à la dégustation comparative de vins sélectionnés. A titre perso, j'ai tout appris de cette façon avec Didier Bureau, Philippe Bourguignon, Eric Beaumard et naturellement Michel Bettane. C'est un passage fondamental.
- savoir bien acheter. Là, les GUIDES doivent jouer un rôle autant que possible "honnête", c'est à dire en explicitant clairement leur propre philosophie, leur méthodologie, et les modalités d'attribution des étoiles ou autres distinctions.

Comme on évitera de se traiter de neu-neu, à chacun ensuite de faire ses propres choix, qu'on devra respecter tant, en matière de goût, tout est possible.

Vendredi 31 Aout 2012, 17:46 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

… et bien sûr, on évitera, autant que faire se peut, de se moquer de tel producteur, de dire des insanités sur tel ou tel, en se rappelant qu'in fine, personne ne nous oblige à acquérir, à encaver celui-ci ou celui-là.

Défendons nos passions, nos chouchous : c'est légitime. Mais acceptons celles des autres. C'est un peu plus difficile, surtout pour le tempérament français qui est le nôtre, ne l'oublions pas.

Bon, là, je deviens ennuyeux. Est-ce la fréquentation involontaire hier soir de la musique contemporaine d'un compositeur anglais (Sir Peter Maxwell Davies, qui était présent) ou la douceur du ColleMassari 2009 ?

Redevenons nature : en musique, il y a Bach, éventuellement Wagner, ensuite rien, ensuite les autres :-))))

Ce soir, Debussy

Vendredi 31 Aout 2012, 17:53 GMT+2 | Retour au début

Paganini dit

"savoir bien acheter. Là, les GUIDES doivent jouer un rôle autant que possible "honnête", c'est à dire en explicitant clairement leur propre philosophie, leur méthodologie, et les modalités d'attribution des étoiles ou autres distinctions."

Bien dit ! De ce point de vue la RVF me semble honnête. Pour répondre de nouveau à Hervé Bizeul plus haut, les notes de Parker sur les C9P paraissent souvent choquantes, mais en réalité toute la problématique est là : ceux qui ont le goût pour ces C9P riches, onctueux puissants se réfèreront à Parker, ceux qui aiment les Roussillon qui gardent de la fraicheur iront piocher à la RVF et ainsi de suite ...

C'est pour cela qu'un guide est fait, donner un avis subjectif et le guide se fait ensuite une clientèle spécifique.

Ce procès fait au guide me fait penser à des gens de gauche qui se plaindraient des propos lu dans le figaro ou des gens de droite qui s'offusqueraient de ce qui est dit dans ... tout le reste de la presse :-)
*

Vendredi 31 Aout 2012, 17:59 GMT+2 | Retour au début

Paganini dit

Bravo c'est un miracle que vous soyez encore vivant après avoir entendu un concert de Davies.

Ecoutez un peu de Paganini, ça vous revigorera.

Vendredi 31 Aout 2012, 18:02 GMT+2 | Retour au début

Paulo dit

Qu'on parle des guides en bien ou en mal, peu importe. L'essentiel, c'est qu'on parle des guides !

Vendredi 31 Aout 2012, 18:08 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

La sagesse du Paulo !

Le baryton dans Davies : un travail de dingo complet ! Inouï !

J'ai tout filmé, assis à côté de ce charmant Monsieur Davies qui était là, tout sage ! : chut :-)

Vendredi 31 Aout 2012, 18:23 GMT+2 | Retour au début

Armand dit

Qu'est ce qu'un non croyant comme l'auteur de ton "histoire de ma musique" préférée, peut comprendre à Bach, par exemple. Ne passe-t'il pas à côté de plein de choses?
(attention il y a un point d'interrogation)

Vendredi 31 Aout 2012, 19:20 GMT+2 | Retour au début

El Gringo dit

Juste pour dire qu'un agrégé en lettres peut lui aussi bégayer devant l'être cher. Mon être cher d'aujourd'hui fut la passion des guides. Je veillerai à ne plus faire de photes. j'ai honte pour ma maman prof de français ;)

Juste pour dire ( le retour) que j'ai bien conscience de l'existence des séances organisées par le gje et que je m'en félicite. Mais point de celles-ci je parlais. L'idée n'est pas de confronter un ou deux trublions aux Crus classés mais de présenter un nombre énormes de vins moyennement réputé face à un grand nombre de vins réputés, et de les présenter à des non professionnels. Ces derniers pouvant sans trop de difficultés reconnaître certains grands vins pour les avoir bus maintes et maintes fois. Non, il faudrait un panel de dégustateurs amateurs tel Enzo d'aviolo ou jérôme perez, des gens aimant le vins sans pour autant être des Paganini du vin ( le musicien par le mufti) qu'est M.Bettane. D'une demie narine il peut trouver le Lafite ou le Pétrus. c'est pas drôle!!!! ;)

Bon je vais lire le guide B&D, 24,90 euros ( à 10 centimes de perdre un client, bien vu!), c'est moins cher qu'une de cours particulier de français

Vendredi 31 Aout 2012, 20:02 GMT+2 | Retour au début

Jean-yves dit

Là-dessus, je me suis laissé tenté ce soir par la bouteille de Bizeul (Clos de Fées blanc - Grenache blanc VV 2011) qui traînait dans ma cave.
Et bien, c'est absolument remarquable, profond mais plein de fraicheur, presque salin et tendu. Pas du tout le style qu'on pourrait craindre, il n'a pas la lourdeur de beaucoup de blancs du Rhône, par exemple. Le tout pour une vingtaine d'euros.
Chapeau.
Du coup, j'ai un peu plus de mal à comprendre pourquoi ce style pourrait ne pas plaire pas aux dégustateurs de la RVF...

Vendredi 31 Aout 2012, 21:33 GMT+2 | Retour au début

Paganini dit

En parlant de français et juste pour être désagréable, dans l'article que nous commentons "esbaubi" n'existe pas. C'est ébaubi ou esbaudi. ;-)

Vendredi 31 Aout 2012, 21:42 GMT+2 | Retour au début

El Gringo dit

..parce que la couleur est trop pâle. Elle doit être rouge peu soutenue.

Vendredi 31 Aout 2012, 21:42 GMT+2 | Retour au début

El Gringo dit

Paganini et moi-même viennent de poster EXACTEMENT au même moment. Preuve que nous n'avons pas le même computer et que nous sommes bien différents!!! J'en est presque les larmes qui coulent le long de ma peau ridée ( pas ridel )

Vendredi 31 Aout 2012, 21:46 GMT+2 | Retour au début

El Gringo dit
Mauss dit

Tsss!! Paganini !

Vous me voyez navré de vous morigéner ! "Esbaubi" existe bien, mais du temps où on parlait "françois".

Une simple recherche sur google vous dira tout !

Mais c'est-y qu'il a osé me faire une remarque !

Où sont donc mes amis siciliens "grand manteau" ?

Toute une époque…

Très belle soirée jazz !

Vendredi 31 Aout 2012, 23:00 GMT+2 | Retour au début

Nicolas Herbin dit

Ici, et aux graisseux qui la ramènent trop, on leur claque le beignet comme à la murène, là :

www.youtube.com/watch?v=i...

Tu vois François, qu'on t'aime...

Ce que je ferais pas pour toi !

Enjoy ;-)

ps pour LaurentG : regarde pas trop la séquence avec la dame, ça pourrait t'énerver les sangs...

Vendredi 31 Aout 2012, 23:29 GMT+2 | Retour au début

Paganini dit

Je suis navré mais il aurait fallu dire "esbaubi" EXISTAIT, et non existe bien ;-)

Bon ok, bien joué. Je suis mouché et je vais me coucher.

Vendredi 31 Aout 2012, 23:30 GMT+2 | Retour au début

Nicolas,

Superbes vins italiens hier soir sur Bordeaux :
Gravner Ribolla Gialla amphore 2005 : un fichu caractère

Vajra en Barolo Albe 2006 (un peu tendre ? - le Riesling n'était pas à la carte, malheureusement)

Binomio (Inama/Valentina en Montepulciano d'Abruzzo) 2007

Gratticciaia Pouilles 2005


Viva Italia ...

Samedi 1 Septembre 2012, 09:44 GMT+2 | Retour au début

Bettane dit

C'est fou ce qu'on prête aux riches : le nombre de fois où j'ai pris à l'aveugle Margaux pour Lafite ou La Chapelle pour Ausone est infiniment supérieur à celui où (par hasard) je suis tombé juste, car

1 Un dégustateur sérieux fait tout son possible pour éviter de croire reconnaître un vin à l'aveugle et donc tout préjugé : la méthode est simple on se concentre sur les éléments analytiques, sur l'histoire que le vin raconte sur sa propre élaboration, sur le rapport au millésime etc.... plus que sur l'origine.

2 Plus on sait de choses, plus on se trompe naturellement, tant les combinaisons nombreuses se pressent dans notre trop petit cerveau.......

Samedi 1 Septembre 2012, 11:40 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Paganini : bon, pour cette fois, vous êtes pardonné. On ne recommence plus sans contrôle préalable :-)

Nicolas Herbin : Là, tu es dur avec Laurentg : va avoir une syncope l'individu. D'ici qu'il nous attaque en justice !

Michel Bettane : que oui qu'au GJE, quand bêtement, à mes débuts, je demandais éventuellement qu'on essaie d'identifier les vins, Michel m'avait répondu que ce type de travail était totalement différent de l'analyse d'un vin servi à l'aveugle et que l'intérêt de la chose était insignifiant.
Bon, il est vrai que parfois, le dégustateur trouve le nom du cru, tant cela l'avait marqué à un moment donné.
Heureusement que c'est très rarement le cas, car vous voyez in petto le biais de la chose : le dégustateur change ses points en fonction du coup de pouce ou de la punition qu'il voudrait apporter à cette "découverte".
Cela me rappelle avec sourire les producteurs alsaciens présents à Gstaad où ils ont cherché à reconnaître leurs vins, se sont trompés, et ont donné des notes géantes à leurs voisins qu'ils ne fréquent pas forcément à Pâques ou à Nouvel An :-)
Ce que Michel a écrit ici doit être dans toutes les mémoires. Et à méditer son commentaire sur la "découverte" de cépages alors même qu'il vaut mieux chercher des terroirs, des styles de vignerons.
Encore un beau sujet à développer dans un billet idoine.

Samedi 1 Septembre 2012, 11:52 GMT+2 | Retour au début

Surdouellé dit

Tlfi:

ÉBAUBIR, verbe trans.
A. Rendre ébaubi, surprendre. Ta faconde m'ébaubit. Il [le prévôt] vient vous ébaubir en vous parlant au nom du roi (DRUON, Le Roi de fer, 1955, p. 169) :

Ce qui ébaubit et déconcerte, c'est cette furieuse touffeur de femme tiède et d'essences débouchées qui jaillit de ces aquarelles si alertes et si libres.
HUYSMANS, L'Art mod., 1883, p. 271.
B. Emploi pronom. à sens subjectif. Montrer une très vive surprise. Regarde ça! Ébaubis-toi! Tâche d'être impavide et prêt à la seconde! (CÉLINE, Mort à crédit, 1936, p. 589). Cependant l'inquisiteur s'ébaubit et, s'adressant de nouveau aux personnes présentes (QUENEAU, Pierrot, 1942, p. 30).
Rare. S'ébaubir de qqc. Madeleine (...) s'ébaubissait de sa hargneuse effronterie [du chaton] (...) en lui agaçant le menton (GENEVOIX, Rroû, 1931, p. 15).
P. métaph. La plaine s'ébaubit se dilate et verdit (QUENEAU, Si tu t'imagines,. 1952, p. 229).
Prononc. et Orth. : []. Ds Ac. 1932. Étymol. et Hist. Ca 1223 « frapper d'étonnement » (G. DE COINC., éd. V.-F. Kœnig, 1, Mir. 18, 575). Issu par changement de préf. (é-*) de l'a. fr. abaubir, fin XIIe s. Mainet, I, 35 ds T.-L.); dér. avec préf. a-*, dés. -ir, de l'a. fr. *baup (ca 1180 ds T.-L.), baube (1245, ibid.). Fréq. abs. littér. : 3.

Samedi 1 Septembre 2012, 11:52 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Si avec de telles pointures ce blog n'atteint pas des sommets culturels et autres, c'est à pleurer de désespoir :-)

Bon : il y a des trolls, des absents notoires, des constants à la laurentg, des anonymes qui lisent sans écrire. Des producteurs cachés, des agents du fisc (si,si), de futurs députés, d'anciens ministres, des bas-âges (physiquement et/ou intellectuellement).

Il me manque un cardinal, un préfet, un rabin, un chef d'orchestre.

Si c'est dans vos cordes, parlez leur de la magnanimité de ce blog où ils seront reçus "alla grande".

C'est qu'on a de l'ambition, fan de zou !

Mais écoutons Etienne Klein qui, en bon télépathe, me dit qu'on est vraiment des minus habens, certes sympathiques parfois, mais qu'il ne faut pas se la jouer fortissimo !

Samedi 1 Septembre 2012, 12:00 GMT+2 | Retour au début

S......... dit

Issu par changement de préf. (é-*) de l'a. fr. abaubir, fin XIIe s. Mainet, I, 35 ds T.-L.); dér. avec préf. a-*, dés. -ir, de l'a. fr. *baup (ca 1180 ds T.-L.), baube (1245, ibid.). Fréq. abs. littér. : 3.

Samedi 1 Septembre 2012, 12:00 GMT+2 | Retour au début

Surdouellé dit

Faut-il donner une portée générale aux propos de M Kliein?

Samedi 1 Septembre 2012, 12:59 GMT+2 | Retour au début

Nicolas Bon dit

Pour revenir aux vins de Jean-Marc Burgaud, j’ai constaté que dans l’édition 2008 du guide vert de la RVF, le domaine n’était pas encore étoilé. La perdant sur l’édition 2013, on peut dire qu’il ne fut étoilé que sur quatre millésimes au maximum (je n’ai pas les éditions suivantes pour vérifier). Une étoile… filante en quelque sorte (même chose pour le Château de Cazeneuve en Pic Saint Loup, par ailleurs).

Quatre ans pour juger de la régularité d’un domaine, conduisant d’une part à sa progression, puis à sa régression, peut-on considérer que cela est suffisant ou insuffisant ? En est-il de même pour des domaines plus "prestigieux" et donc y’aurait-il discrimination avec des domaines au statut -communément admis- supérieure ? Combien de temps pour reconnaitre que les vins du Prieuré Saint Jean de Bebian n’étaient finalement pas au niveau attendu ? À peine quatre ans ? Je n’en ai pas l’impression…

Le guide de la RVF pratiquant la dégustation étiquette découverte, peut-on alors considérer que la qualité intrinsèque des vins n’est pas le seul élément d’évaluation déterminant la notation d’un domaine ? Face à ses réflexions, j’avoue m’interroger…

Samedi 1 Septembre 2012, 13:32 GMT+2 | Retour au début

Jacques dit

@hervé bizeul

laissez faire et laissez braire tout ce beau monde qui ne save pas reconnaitre un pinot noir bourguignon classique d'un pur cinsault vinifié par un vigneron de talent du languedoc-roussillon et pourtant malgré ce que diront certains il y a des similitudes qui les rapprochent . Les vins de votre production sont des vins qui peuvent étre jugés que par des gens qui connaissent le vin , le terroir et le climat et je pense que si MB passe 15 jours dans le roussillon pour faire son job c'est que il a jugé que cette région comme les autres valait bien cela.
Et puis dans les dégustations à l'aveugle il y a le moment , la température ,la pression atmospherique , le calendrier lunaire , la saison et le reste soit des choses que l'on ne maitrise pas et qui agissent sur cette matiére vivante qu'est le vin.
La dégustation ne s'improvise pas et méme les vignerons faisant partis du gotha se trompent et confondent le vin de leur cave avec un vin indigne le leur appelation......
Le vin c'est comme le temps soit a chaque jour son lot de caprices et de plaisir.

A hervé Bizeul : ne changez rien à votre travail et à votre façon de faire votre vin , le plaisir est là et c'est bien suffisant car l'insuffisance de certains ca suffit .

Samedi 1 Septembre 2012, 14:44 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

"Le vin c'est comme le temps soit a chaque jour son lot de caprices et de plaisir."

Une très belle définition de la relativité en matière de goût du vin.

Merci Jacques de clore ce chapitre de si belle et si juste manière.

Samedi 1 Septembre 2012, 17:58 GMT+2 | Retour au début

Surdouellé dit

Le sociologue Antonio Casilli explique bien ce problème quand il revient sur le phénomène des Trolls, que le gouvernement britannique se propose de poursuivre. Chercher à punir les perturbateurs de communautés, ces commentateurs impolis voire grossiers, montre bien une fois encore qu'on a du mal à comprendre le phénomène social (plus qu'individuel) en cours. "Les gens trollent pour provoquer des modifications dans le positionnement structurel des individus au sein des réseaux", rappelle le sociologue, afin de remodeler les hiérarchies établies dans les forums ou les médias en ligne. Contrairement à ce que l'on pense facilement en accusant le côté désinhibant des médias électronique, la bêtise de nos contemporains ou la baisse générale du niveau d'éducation et appelant à mettre fin à l'anonymat en ligne via des lois liberticides pour résoudre le problème, les Trolls ont une fonction particulière très précieuse, rappelle-t-il : ils aident les communautés en ligne à évoluer. "Le trolling ne doit pas être considéré comme une aberration de la sociabilité sur l'internet, mais comme l'une de ses facettes", rappelle Casilli. En fait, la radicalité des Trolls est une réponse aux blocages des formes d'expression publiques, qu'elles soient en ligne ou pas. On s'énerve pour affirmer son propos, pour le faire exister, pour se faire entendre des autres. "L'existence même des trolls montre que l'espace public est largement un concept fantasmatique", insiste avec raison le sociologue.

Samedi 1 Septembre 2012, 18:12 GMT+2 | Retour au début

S......... dit

Scusi

internetactu.blog.lemonde...

Samedi 1 Septembre 2012, 18:14 GMT+2 | Retour au début

S dit
Stéphane dit

Jacques, un aspect de votre commentaire me chagrine: le fait que certains vins ne puissent être appréciés que par des connaisseurs. J'admets qu'un connaisseur donnera sa "juste" valeur en réalisant le travail et le talent du vigneron. Toutefois, être connaisseur pour apprécier me choque. Mes plus grandes émotions oenologiques étaient des vins qui émouvaient jusqu'au néophyte. N'est-ce pas là, la marque d'un grand vin?

Samedi 1 Septembre 2012, 19:50 GMT+2 | Retour au début

Jacques dit

@stéphane
Je maintiens que pour juger et non pour apprécier un vin comme le fait MB dans la rvf il faut étre doué et surtout crédible dans ses notations car quand la note est donnée en pature sur une revue comme la RVF aux consommateurs elle a forcément une influence positive ou négative sur les achats .C'est soit la guillotine soit la scéne de l'olympia....
Par contre je peux dire que je fréquente les gens du métier du vin et c'est fréquent de rencontrer des personnes "un peu juste" en matiére de dégustation et de jugement .
Il y a quelques temps l'on m'avait sollicitè pour faire partie d'un jury au concours général agricole et j'ai refusé car il faut penser que la note attribué en février à un vin ne sera peut-étre pas la méme que celle du mois de juin.Il faut réfléchir avant d'y aller dans ces jurys.
Quand au fait d'apprécier un vin c'est à la portée de nous tous en apportant une notation personnelle à cette appréciation car là aussi chaque personne est différente d'une autre en matiére de perceptions des aromes et des gouts en bouche ou en fond de bouche.C'est la méme chose quand on regarde une jolie femme , on ne la voie pas tous de la méme façon.Certains regardent le haut, d'autres le milieu , enfin quoi vous m'avez saisi.L'apprécier peut-étre mais surtout pas la juger car on ne l'a connait pas.
Pour conclure l'on peut penser et dire tout haut que les grands vins sont grands pour tous méme pour les neophytes .

Samedi 1 Septembre 2012, 21:05 GMT+2 | Retour au début

Stephane dit

Je suis d'accord, juger et prescrire, je le laisse volontier aux professionnels qui jouent leur crédibilité comme de l'avenir d'un vigneron avec tout ce que cela implique de déontologie.

Dimanche 2 Septembre 2012, 09:03 GMT+2 | Retour au début

El Gringo dit

Je suis assez d'accord avec Stéphane qui est lui-même en phase avec Jacques.

Néanmoins ne jugeait-on pas les vins sur leurs défauts il y a quelques décennies? Chaque terroir apportait son petit défaut que le dégustateur reconnaissait à l'aveugle. le progrès semble gommer ces défauts et les vin devient hautement subjectif car la technique prend le pas sur le terroir. Les différences étant des nuances d'intensité ou de garde, de toucher de bouche, mais comme le souligne Jacques, les cheveux courts d'une femme peuvent faire chavirer bien des chauves.

Dimanche 2 Septembre 2012, 09:57 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

A très haut niveau, les terroirs restent bien individualisés.
Il suffit de prendre en exemple les crus de la DRC et ceux de Rousseau ou Mugnier (et bien d'autres), ceux de pessac-léognan (HB, LMHB) versus ceux de pauillac ou st julien, pour en avoir des preuves évidentes.

Je mettrai un gros bémol à ce que mentionne Jacques, à savoir que les guides ou revues ont autant d'influence que par le passé à faire "bouger" les stocks, les ventes des producteurs mis en avant.

Quant à l'extrême relativité des commentaires liés forcément aux circonstances des dégustations (comparatives, à table, à la propriété), c'est ici un de nos thèmes favoris.

A moins de décrire un domaine dans son style, dans la typologie de ses terroirs, et en fonction de ce qui a été produit depuis des années, les simples notes de dégustation ne resteront toujours qu'une photo à un moment donné. Le vin est vivant, comme le dit si bien Jacques, et donc un commentaire d'aujourd'hui ne sera pas forcément juste dans deux ans.

Bref, la modestie et la relativité doivent rester présentes dans cette affaire.

Dimanche 2 Septembre 2012, 11:25 GMT+2 | Retour au début

Hier soir, longue série de beaux vins :

Arrive un vin peu cernable, un peu chaud, un peu sec ...
Les hypothèses fusent : Corbières, Bandol ? Italie ?

Morgon Bouland VV 2005 ...

Il faudra regoûter ...

A noter un superbe Sang du calvaire 1998 de Cazeneuve, très belle syrah du Sud, en élégance (certains diront Fonsalette syrah), pensé Montcalmès 2001.
ET très beau Montbrison 1986.

Et le Vin de Suresnes 1999, plus insolite que bon.

Bon Dimanche à tous

Dimanche 2 Septembre 2012, 11:31 GMT+2 | Retour au début

Enzo D'aviolo dit

"A noter un superbe Sang du calvaire 1998 de Cazeneuve, très belle syrah du Sud, en élégance (certains diront Fonsalette syrah)"

la cuvée haut de gamme du domaine, c'est 95% mourvedre, 5% syrah Laurent ;)

ahhh ces dégustations à l'aveugle, pas facile hein, mais c'est surement un signe supérieur de qualité de ce vin comme dirait MB :)

Lundi 3 Septembre 2012, 09:52 GMT+2 | Retour au début

Enzo,

Merci pour la précision.
Vincent (l'ami qui nous recevait) hésitant un peu sur l'encépagement, qui je crois variait d'une année à l'autre.
En tout cas, un mourvèdre semblant peu tannique et des notes fumées prononcées ... et un superbe vin, aujourd'hui, fin, équilibré, expressif !
:-)

Imaginé aussi Mas d'Alezon 2000 et une partie des dégustateurs étaient en Rhône Nord (donc syrah, n'est-ce pas ?), malgré la suavité du vin.

Je me suis fait contredire sur Montcalmès, certains me disant que ce n'était pas aussi bon ... (en tout cas que c'était trop boisé aujourd'hui).

Je retiens en effet que cette cuvée se situe parmi les "rellement" bons Languedoc 98.
J'aimerais bien redéguster ce panel aujourd'hui :
* Clos des Fées VV 98
* Peyre-Rose 98 sur les 2 cuvées
* Daumas-Gassac 1998 (qui semble bien vieillir)
* Barral 98 (Jadis et Valinière, pour le mourvèdre)
* Mas Jullien
* Aiguelière
* Marfée
* Valflaunès
* Fontcaude
* Canet-Valette Maghani
* Aurelles Aurel

Pas tous les encépagement en tête et tu sais que l'expression des cépages s'estompe un peu avec le temps ...
:-)

Lundi 3 Septembre 2012, 11:09 GMT+2 | Retour au début

Infos du site du domaine :
Château de Cazeneuve
Le Roc des Mates 2008
Cuvée élaborée avec les plus vieilles syrah du vignoble, issues
d'éboulis argilo-calcaires.
Les faibles rendements et les vinifications parcellaires en sont la clef.
L'extraction et la finesse guident ce vin élevé 18 mois en barriques.
(20% bois neuf, chêne centre de la France)

Pour le 2004, j'ai consigné 80% syrah, 10% grenache, 10% mourvèdre ...

Ahh le secret des chais ...
:-)

Lundi 3 Septembre 2012, 11:12 GMT+2 | Retour au début

Et sang du calvaire, mourvèdre avec 5% de syrah ...

Merci pour ton utile rectification, Enzo !

Lundi 3 Septembre 2012, 11:16 GMT+2 | Retour au début

Enzo D'aviolo dit

Il te manque la GDP 98 superbe dans ton panel :)

le mauvais boisé de montcalmès, je le sens aussi. ;)

Lundi 3 Septembre 2012, 16:32 GMT+2 | Retour au début

Denis dit

Il manque les terrasses grillées de Moulinier également... Un incontournable du Languedoc selon moi.

Lundi 3 Septembre 2012, 17:54 GMT+2 | Retour au début

Tu as raison, la dernière dégustation de Grange des Pères 1998 (janvier 2011) a montré un excellent vin, pour moi au top de la région.

Des hauts et des bas sur les 3 dernières rencontres avec Montcalmès 2006 (impression de bois marquée en janvier 2010), Montcalmès 2005 restant plus constant à beau niveau sur 4 dégustations.
Tout cela "avec des pincettes", n'est-ce pas ...
:-)

Lundi 3 Septembre 2012, 17:56 GMT+2 | Retour au début

Nicolas Bon dit

Depuis le 1997, premier millésime de Sang du Calvaire, il y a eu deux millésimes à forte dominante Syrah, 2000 et… 1998 !

L’amour propre de LaurentG est sauf !

:-)

Eh les gars, il ne fallait pas chercher bien loin pour avoir la solution :

www.vin-terre-net.com/vis...

Lundi 3 Septembre 2012, 21:31 GMT+2 | Retour au début

Nicolas,

Merci pour l'info (il me semble que ce c'est ce que nous a glissé Vincent qui servait le vin).
Nous étions 10 et tous en syrah ...
:-)
J'aurais en effet du vous lire.

Saperlipopette !

L'info est là aussi, au passage :
www.invinoveritastoulouse...

Un joli vin évoquant la Côte-Rôtie, mais avec une suavité languedocienne (95% syrah ?).

Lundi 3 Septembre 2012, 22:06 GMT+2 | Retour au début

Nicolas Herbin dit

Et un vin qui te trouera le c**, Père Gibet, c'est sa nouvelle syrah du Causse, en 2009. Là, à l'aveugle, moi j'aurais bien pu dire Côte Rôtie, ça c'est sûr... mais pour une fois je suis quasi sûr que c'est un vin dont tu n'as pas encore entendu parler...
;-)

Lundi 3 Septembre 2012, 22:55 GMT+2 | Retour au début

Nicolas,

Tu vas rire, je l'ai goûté hier soir ...
:-)

Lundi 3 Septembre 2012, 23:05 GMT+2 | Retour au début

Nicolas Herbin dit
Enzo D'aviolo dit

"Eh les gars, il ne fallait pas chercher bien loin pour avoir la solution :"

arfff, j'ai pas le réflexe, pas potib :)

Mardi 4 Septembre 2012, 09:07 GMT+2 | Retour au début

Nicolas,

Je plaisantais ...
Tu nous en dis un mot ?

Il y a des Costières de Nîmes trompeuses, aussi.
Et nous avons déjà parlé ici du vin de Rostaing dans cette région.

Mardi 4 Septembre 2012, 09:50 GMT+2 | Retour au début

Nicolas Herbin dit

Cette cuvée est issue d'un terroir créé par Dédé. A la manière de la famille Vaillé (GdPères), il a défriché un plateau calcaire (ie. causse) afin d'y planter des cépages blancs et de la syrah. Le but est d'aller chercher une fraîcheur supplémentaire inhérente au terroir (impact du sol, de l'exposition et de l'altitude). La première fois que j'ai goûté ce vin si frais mais aux tanins mûrs (Dédé ne bricole pas avec les maturités phénoliques), je pensais même qu'il était vinifié en raisins entiers... ce qui n'est pas le cas...

Mardi 4 Septembre 2012, 10:43 GMT+2 | Retour au début

Nicolas,

Cela va apporter un supplément de minéralité, non ?
:-)

Mardi 4 Septembre 2012, 12:44 GMT+2 | Retour au début

Nicolas Herbin dit
El Gringo dit

Même question innocente mais non moins intéressée postée le sujet B&D 2013:

Pourquoi avoir zappé l'appellation Rosé des Riceys?

Mardi 4 Septembre 2012, 15:13 GMT+2 | Retour au début

El Gringo,

Sans parler du chasselas en Pouilly/Loire, du Cerdon ou de la négrette en vin de pays de Vendée ...
:-)

C'est un pseudo El Gringo ?

Mercredi 5 Septembre 2012, 00:23 GMT+2 | Retour au début

El Gringo dit

Laurentg,

J'entends bien que certains "petits" cépages de certaines "petites" appellations puissent être mis de côté. Mais tout de même, on parle ici d'une appellation qui propose parmi les plus grands rosés de France si ce n'est le plus grand. Ca m'intéresse de savoir pourquoi ces 2 guides de références ne la mentionne pas. légitime non. Goûte, si ce n'est pas déjà fait, un Riceys jeune et un de 10 ans et tu comprendras mon étonnement :) ;)

NB: Je remercie le bon sens de me parents, à chaque fois que j'opère sous le pseudo El Gringo, de ne pas m'avoir donné comme prénom El et comme nom Gringo. Pourquoi cette question Lolo?

Mercredi 5 Septembre 2012, 09:45 GMT+2 | Retour au début

Sur quels domaines ?
(pas fan de Veuve Devaux 2000).

Moi, je croyais que ton prénom était gringo et le nom el ...
(mais je ne suis pas fan de décortiquage informatique).
:-)

Mercredi 5 Septembre 2012, 11:13 GMT+2 | Retour au début

El Gringo dit

Non laurent, El gringo est une marque déposée, La El gringo Corporation Network, nous sommes 50 à colporter la bonne parole sur de nombreux forums. Nous sommes tous chinois mais aimons bien le café colombien, même si je préfère à titre personnel le thé vert. Nous envoyons nos nombreux posts d'un immense entrepôt de la région parisienne. Le but est de cannibaliser, troller tous les forums, conquérir le monde en quelque sorte. Tu l'auras remarqué, je suis terriblement dangereux et mes propos sur le vin sont tellement graves, grossiers, ineptes que j'ai été banni d'un célèbre forum contrôlé par la garde républicaine vinicole.
On m'appelle aussi Seb, typique du mandarin ;)

Mercredi 5 Septembre 2012, 13:03 GMT+2 | Retour au début

Jacques dit

Revenons à La grange des péres dont certains en parle .
J'ai découvert Laurent Vaillé en 1992 à la sortie de son premier millésime et l'allocation par personne était de 1 bouteille par personne...... Pour des vignes jeunes il avait fait 3000 bouteilles d'une cuvée qu"il avait appelé " le monstre" tellement que la concentration de ce vin et du terroir était immense.
Ensuite il a fallu passer par une incription sur une liste d'attente pour le millésime 1993 et les suivants pour espérer avoir quelques bouteilles ( entre 1 et 3 ), quelquefois plus comme cela a étè le cas pour moi.
Les rendez-vous chez Laurent Vaillé était précis car il fallait étre à l'heure sinon le sentence tombait rapidement.
Pour ma part le rendez-vous était fixé tel jour à 9h du matin. La dégustation se passait toujours dans de bonnes conditions avec les cépages syrah, cabernet-sauvignon et mourvédre de l'année. Puis la dégustation se poursuivait par les mémes cépages de un an . Et ensuite pour cloturer l'affaire avant de prendre livraison de notre carton l'on goutait le vin fini.
J'ai toujours eu des contacts princiers avec laurent et sa famille malgré que mes visites soient 1 ou 2 fois par ans.
J'ai étè client chez Laurent Vaillé jusqu'au millésime 98 et ensuite j'ai donné ma démission car les bouteilles étaient atteintes d'une importante inflation .
Les asiatiques commencaient a se pointer avec leur dollar et les amateurs de vin francais devaient renoncer.

Mercredi 5 Septembre 2012, 14:06 GMT+2 | Retour au début

ElGringo

Je comprends ...
:-)

Heureusement, dans un monde où le virtuel se développe à grands pas, rien ne remplace les rencontres réelles.

Mercredi 5 Septembre 2012, 14:23 GMT+2 | Retour au début

El Gringo dit

Pourquoi Laurent, tu as envie de rencontrer 50 chinois?!

J'espère que ces digressions ne vont pas passer sous silence ma question sur le rosé.

Pourquoi ce choix éditorial et ce sacrifice?

Mercredi 5 Septembre 2012, 18:58 GMT+2 | Retour au début

Jamais trop tard pour se mêler à un vieux débat (?).
Je voulais préciser qu'à la revue In Vino Veritas nous dégustons systématiquement à l'aveugle; et les nouveautés (toutes origines confondues) et les vins présentés dans le cadre de dégustation à thème (appellation, région, cépage...).
Modestement vôtre.

Mardi 7 Janvier 2014, 11:59 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Purée !

Relire d'anciens billets, ça fait quand même bizarre quelque part.

Mais il n'est jamais trop tard : au contraire.

On peut consulter sur le web les résultats de ces dégustations ?

Bien à vous,

Mardi 7 Janvier 2014, 12:17 GMT+2 | Retour au début