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Du vin en général, de la gastronomie souvent, et du reste si nécessaire. Mais toujours dans le respect d'autrui. L'abus d'alcool est dangereux pour la santé : consommez avec modération.

Le rôle de l'étiquette dans l'appréciation d'un vin

Vendredi 22 Juin 2012, 09:24 GMT+2Par GjeCet article a été lu 1780 fois
Comme il n'est pas systématiquement évident que les lecteurs de ce blog papillonnent ailleurs, qu'il me soit permis de re-publier ici un billet que j'ai écrit récemment sur le nouveau site B+D.

Quel poids légitime donner à l'étiquette ?

Autant il serait vain de ne prendre en compte que les opinions découlant de dégustations à l'aveugle, autant il serait stupide de ne juger un vin que sur le prestige, l'histoire, la notoriété de son étiquette.

Où se trouve la juste mesure entre ces deux éléments devant constituer un point de vue sur un vin ?

Ne nous cachons pas derrière des poncifs faciles et à l'argumentaire fragile. C'est une question fondamentale, notamment eu égard aux prix atteints par quelques grands vins qui restent des graals que bien des amateurs ne peuvent s'offrir et donc qui créent en eux des sentiments variés, c'est le moins qu'on puisse dire.

Quand un Latour dégusté à l'aveugle au GJE arrive dans une position à deux chiffres, même avec des dégustateurs dont le professionnalisme est évident, je reste parfois un peu baba devant leurs premiers commentaires en debriefing tournant plus ou moins sur : « je l'ai loupé » (exprimé naturellement mieux que ces mots lapidaires) ou « je l'ai déjà goûté meilleur » ou « il faut attendre » ou « c'est une bouteille à problème ». Bref, plus souvent qu'il ne peut être permis on cherche des excuses au vin en s'affligeant d'abord sur soi-même.

Faut-il préciser que c'est loin d'être systématiquement l'attitude des critiques sur des vins de réputation plus discrète ou dont la notoriété est en devenir ?

Bien sûr, on me dira vite qu'on déguste des crus trop jeunes, que les grands noms ont besoin de plus de temps d'évolution que les petits noms, et tout le toutim habituel.

Mais qui donc a dit un jour qu'un grand vin devait être « grand » toute sa vie ?

On l'a compris, l'étiquette de prestige impose de facto un réel respect, et porte trop souvent l'opprobre prioritairement sur le dégustateur avant de remettre éventuellement en cause la qualité du jus.

C'est une situation complexe tant il est vrai que de nombreux millésimes anciens justifient parfaitement (ou presque) le rang, la réputation, le prestige de ces crus mythiques. Donc, un Latour « so-so » sera plus jugé comme un accident du moment avant d'être remis en cause comme on remet bien plus facilement en cause un cru de moindre réputation.

Allons plus loin. Les dégustations ouvertes, où l'étiquette jette tout son poids dans la balance du jugement, sont également fatalement biaisées et personne ne peut soutenir le contraire, ce serait pure mauvaise foi.

Le dégustateur, nature humaine, oubliera un moment sa rigueur intellectuelle et, qu'il ressente du sublime ou du médiocre dans le vin, son jugement sera un tantinet en relation avec ce qu'il sait et ce qu'il pense de l'étiquette.

Le problème est donc simple. Quel poids peut-on légitimement donner à l'étiquette qu'on a devant nous sachant parfaitement que l'histoire, la culture, le mythe participent évidemment aux plaisirs, aux émotions que peut offrir un vin de ce calibre ?

On écarte le cas où le vin est franchement mauvais, où il montre des défauts majeurs qu'on ne peut pas cacher derrière des excuses de type Y ou Z. Il y a un minimum d'honnêteté à avoir, non ?

Mais quand le cru ne nous offre que de simples plaisirs, loin des émotions qu'on est en droit d'attendre de noms tant louangés? Et que dire en sus quand il s'agit de vins essayant de justifier par le marché des prix qui sont dans les 3 ou même 4 chiffres ? A-t-on le droit de plus critiquer (à qualité égale) un Petrus à 2.000€ qu'un Haut-Brion à 400€ ?

A-t-on le droit d'être plus exigeant sur les qualités d'un Lafite que sur celles d'un Sociando-Mallet ? Si oui, au nom de quoi ?

On le voit, ce billet pose plus de questions qu'il n'en résout. Sorry.

Disons que le sage, sachant parfaitement quels sont les bons ou moins bons millésimes, saura choisir pour ses invités celui qui devrait ne poser aucun problème et alors oui, on pourra gloser sagement sur ce grandissime du vignoble bordelais ou bourguignon ou piémontais ou autre. Mais si le vin déçoit, alors là, écoutons avec acuité ce qui va se dire. Qui justifiera le cru en lui donnant des excuses ou qui le crucifiera avec férocité, souvent parce qu'il ne l'approche, ce cru, que chez les autres ?

En conclusion fragile, disons simplement que la nature humaine étant ce qu'elle est, on risque d'avoir plus d'indulgence - certains jours - pour quelque grand nom aux qualités insuffisantes, alors que d'autres jours, on le maudira pour cette médiocrité, qu'elle soit passagère ou irrémédiablement présente.

Mon souci majeur depuis le début du GJE : que chacun porte autant de respect à un Sociando-Mallet, Haut-Carles, Fleur-Cardinale, Haut-Condissas, Branas-Grand-Poujeaux, Barde-Haut qu'aux premiers ou seconds du classement de 1855. Non pas d'être indulgents avec eux, mais, disons, de leur donner les mêmes chances d'appréciation. Comment faire ? Mais vous le savez tous ! Déguster à l'aveugle ! CQFD :-)

Histoire de mettre des images…

gh

Un grand vin reconnu

 rte

On me dit de quel restaurant il s'agit ?

loi

Là, ce sera un tantinet plus difficile !

 klo

On ne dira jamais assez les soins qu'il faut apporter à une vigne.

pont

Et il est où, ce pont ?

ders

Deux grands du monde du vin

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Cet article a été commenté 43 fois | Ajouter un commentaire | Revenir en haut | Aller en bas

Nicolas Herbin dit

François, si tu ne renommes pas tes photos, ça va être facile de trouver, notamment pour des loustics comme le père Borlant ou le père la Douelle...

;-)

Vendredi 22 Juin 2012, 09:37 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

… mais ils sont hors catégorie, ces zozos là !

Le pointu en la matière est François R !

Nicolas : on aura 32 vins mercredi ! Va y avoir du boulot !

Vendredi 22 Juin 2012, 09:40 GMT+2 | Retour au début

Nicolas Herbin dit

32 vins ?! Priez pour nous pauvre pech........

Vendredi 22 Juin 2012, 09:43 GMT+2 | Retour au début

Rodolphe dit

Bonne dégustation pauvre pecheur, j aurais mercredi une pensée de compassion pour votre martyr .

Vendredi 22 Juin 2012, 09:49 GMT+2 | Retour au début

Buck Danny dit

La dégustation du vin n'est de toute façon pas une science exacte et le premier biais est le goût du dégustateur/buveur. Comme avec l'alimentation en général, certains goûts sont plus fédérateurs que d'autres, et on aime avant tout ce à quoi on est habitué. Je me souvient avoir voulu faire goûter du vin à un Thaïlandais qui n'en avait jamais bu : il a trouvé ça très mauvais… :-)

Pour les dégustations, les biais potentiels sont nombreux. En lisant le compte-rendu d'une dégustation de La Romanée (quarante millésimes, présentés par 5, "à l'aveugle") je me suis fait quelques réflexions. Par exemple, dans les séries où il y avait des vins vinifiés par Louis-Michel Liger-Belair (depuis 2002)… ils arrivaient systématiquement dans les 2 premiers. Seule exception, le 99 a réussi a se glisser 2ème dans une série. Je suis évidemment convaincu de la qualité du travail de M. Liger-Belair, mais ne peut m'empêcher de penser que sa présence à la dégustation n'a pu qu'influencer le résultat, car il a du reconnaître ses vins. Rien de grave, bien entendu, mais je me suis dit que les millésimes présentés dans les séries 1, 3, 5 et 7 n'avaient, du coup, quasiment aucune chance d'être classés dans les deux premiers de leur série (bravo au 99, d'autant plus méritant). Même si c'est un détail marginal, je suis sûr qu'il a eu sa petite influence.

Tout ça pour dire qu'il faut rester très modeste dans l'évaluation des vins et que la valeur d'une appréciation n'est jamais absolue...

Vendredi 22 Juin 2012, 10:54 GMT+2 | Retour au début

Nicolas,

Sois heureux de ne pas être confronté à 32 vins de Cahors ou de Madiran.

Enjoy !
:-)

Vendredi 22 Juin 2012, 10:56 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Buck Danny :

C'est bien pour cette raison que lorsque j'invite à une session du GJE un ou des producteurs dont les vins sont présentés, que je ne prends pas en compte leurs notes.

Ceci dit, des pointures comme Messieurs Léonard Humbrecht, Luciano Sandrone et tant d'autres ne reconnaissent simplement pas leurs vins !

Une exception notable : Giorgio Rivetti, un diable d'homme celui-là !

En ce qui concerne les biais et donc les relativités à apporter aux dégustations, c'est plus qu'évident qu'il y en a un paquet ! Un américain éduqué au coca ne goûte pas comme un allemand ou un jurassien. C'est bien pour cela, entre autres, qu'au GJE j'ai toujours essayer d'avoir une représentation aussi large que possible de sensibilités différentes.

Un point majeur cependant : il est rarissime, que pour les très grands vins porteurs de réelles émotions, il n'y ait pas alors un large consensus. Comme quoi, vers le haut, on a aussi une homogénéité étonnante !

Vendredi 22 Juin 2012, 11:01 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Laurentg : tssiii ! pas de mauvaise langue ici :-)

Vendredi 22 Juin 2012, 11:02 GMT+2 | Retour au début

Stephane dit

L'influence peut aussi etre négative comme pour les Cahors ou Madiran :-)
Plus sérieusement, j'ai toujours une certaine appréhension à ouvrir des vins non-français à des amis n'en ayant quasiment jamais bu (hormis du Chianti à pizzeria ou du Gris de Boulaouane à couscous/tajine).
Pour les moins ouverts, j'ai souvent recours à une carafe en dissimulant la bouteille.

Vendredi 22 Juin 2012, 11:46 GMT+2 | Retour au début

Oui, la dégustation en phénomène complexe plus que jamais (physiologie, cognitif, culture, ...).
C'est bien ce qui rend le vin si passionnant.

Je voulais juste dire qu'il est moins difficile d'aligner 32 vins pinot noirs que 32 vins de malbec ou tannat, plus tanniques, plus sollicitants pour les palais, même les plus endurants.

Non ?

PS : Bu un beau Mercurey de 1943 mercredi soir ...
Pas trop habitué à ces très vieux vins ...
Comment aurait-il été jugé dans votre série ?
Par JL Thunevin, qui boit des Bordeaux si jeunes ?
Pas François Audouze ?

Et aussi Madiran Montus XL 2000 et Prestige 89, tous les 2 pris pour des bordelais (pas grave, donc, Brumont ne devrait pas s'en offusquer).

Vendredi 22 Juin 2012, 11:58 GMT+2 | Retour au début

Deligny Christophe dit

Vous avez totalement raison, le fait de connaitre ce que l'on va déguster va y apporter de nombreux facteurs acquis positifs ou négatifs: rappelez vous ces expériences faites par l'INRA il y a quelques années rapportées à l'époque par le figaro:
D'autres expériences similaires ont déjà prouvé la faillibilité des dégustations. En 2005, les chercheurs de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) ont mis en évidence que le goût du vin était largement influencé par le contexte, la représentation que s'en fait le dégustateur et ses propres qualités sensorielles. Pour leur étude, les chercheurs ont mis à contribution 57 étudiants en œnologie. Ces derniers ont goûté à quinze jours d'intervalle le même vin dans deux conditionnements différents. Le premier est une bouteille d'un grand cru classé, «connu de tous les dégustateurs», expliquent les chercheurs. Le second conditionnement est une bouteille étiquetée sous l'appellation «vin de table». Six étudiants ont découvert la supercherie, les 51 autres ont donné une moyenne de 8/20 au «vin de table» contre 13,2/20 pour le «grand cru». Mieux, les étudiants ont cru découvrir un goût boisé au vin présenté dans une grande bouteille, alors que ce vin n'a jamais été en contact du bois. Pour les scientifiques de l'INRA, ce résultat est «typique d'une construction cognitive.

Vendredi 22 Juin 2012, 12:01 GMT+2 | Retour au début

Deligny Christophe dit

Et la deuxième expérience:
Pour appuyer leur recherche, ils ont soumis 54 autres étudiants à un nouveau test. Cette fois, il s'agissait de leur faire goûter un vin blanc et un vin rouge. En fait, le vin rouge était le même vin blanc coloré en rouge grâce à des colorants naturels n'altérant pas le goût du vin. Lorsqu'ils ont décrit les vins, les étudiants ont immanquablement employé le langage habituel décrivant le vin rouge (fruits rouges, cassis, framboise, cerise, etc.) et celui utilisé pour le vin blanc (miel, abricot, pomme, banane, etc.). «Il suffit donc de modifier la couleur d'un vin pour en modifier la perception des arômes », expliquent les chercheurs. Le goût du vin est en d'autres termes une «construction de notre cerveau».

Vendredi 22 Juin 2012, 12:02 GMT+2 | Retour au début

Rodolphe dit

Pour compléter le post de DELIGNY Christophe à l étranger on trouve des scanners pour étudier les réactions du cerveaux par rapport à la vision de produit de consommation pour l instant pas très convaincant.
Par contre les études cognitives de faculté d aix marseille démontre facilement notre conditionnement.
Laurentg
pour Montus XL2000 que j ai dégusté plusieurs fois ,ne pense tu pas que c est un choix oenologique d en faire des bordelais car le Madiran a du mal à se sortir de son image de tannat de vin dur.
La dégustation des bordeaux jeunes est une tendance assez forte car le vin sur le fruit plait beaucoup à la jeunesse génération élevé au coca.Ainsi le vin semble plus accessible avec le succès des bar à vin

Vendredi 22 Juin 2012, 12:24 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Fascinant ces commentaires… qui nous conforte dans le système GJE de déguster en groupe et à l'aveugle.

Mais non, je n'oublie pas qu'il peut être parfaitement légitime de ne suivre que l'avis d'un Bettane ou d'un Parker pour ceux qui aiment "se calibrer" par rapport à une référence.

Comme dirait laurentg, toutes les approches ont du plus et du moins.

Merci Christophe de rappeler ces études !

Vendredi 22 Juin 2012, 12:32 GMT+2 | Retour au début

François R dit

Tu radotes mon François,

ta deuxième photo, tu l'avais déjà utilisée dans un billet:

gje.mabulle.com/index.php...

Je connais pas le restaurant, ceci-dit...

A très vite,

François.

Vendredi 22 Juin 2012, 12:32 GMT+2 | Retour au début

Rodolphe,

Montus est en effet asse bordelais en style.
Je crois qu'il y a eu une confrontation à l'aveugle il y a pas mal de temps où il en remontrait à des crus classés du bordelais.
Pas surprenant.

ces aspects sont consignés dans les travaux de Mac Léod (physiologie) puis Brochet/Morot (aspects cognitifs de la dégustation).

J'aime les Bordeaux d'un certain âge.
J'ai du mal aujourd'hui à comprendre l'enthousiasme de certains dégustateurs ou propriétaires sur des Bordeaux 2008, 2007, 2006, bien trop jeunes (je parle des meilleurs).

Récemment Haut-Bailly 90, superbe ou Margaux 96 (certes jeune aussi et j'ai un ami qui me sermone quand je lui parle de ces vins qu'il attendra encore 30 ans probablement - mais au delà de 50 ans, on commence à réfléchir).
:-)

Cheval-Blanc 95 aussi, distingué, grand, méritant sur cette bouteille sa place sur le podium des plus grands Bordeaux (je fais abstraction du prix ...).

Vendredi 22 Juin 2012, 12:38 GMT+2 | Retour au début

Stephane dit

Laurentg : 2006, 2007, 2008 étrange, n'y aurait il pas des stocks à écouler?

Vendredi 22 Juin 2012, 13:16 GMT+2 | Retour au début

Rodolphe dit

Je suis comme toi la plénitude et l interet d achat d un bordeaux c est dans le temps 20 à 30a mais la patience n est plus une vertu de notre époque.
Il y a aussi un problème d accessibilité à ces bouteilles pour les jeunes générations et donc comprendre ces vins et familiariser leurs palais.
J ai fait plusieurs verticale avec ma parenté maintenant oenologue et ses amis étudiants le gout va directement vers les vins jeunes , ils sont tellement obsédés par les reconnaissances olfactives et gustatives enseignés qu il faut pas les sortir de leurs fruits rouges.
Après parlé des 2006 2007 2008 c est aussi en faire la promotion....mais il y a vraiment un vrai désir du consommateur de boire les vins jeunes aidé avec la sucrosité actuelle.
Haut bailly vin peu médiatique qui mériterai une meilleure reconnaissance mais tant mieux pour l amateur.
moi hier soir ouvert MONTROSE 90 à laisser encore au fond de la cave

Vendredi 22 Juin 2012, 13:55 GMT+2 | Retour au début

Stephane,

Pas de polémique dans mon propos.
A cet âge des vins, je préfère par exemple boire des syrahs du Rhône Nord ou des vins de Gaillac ou Fronton.


Rodolphe,

Montrose 1990 est décrit en 2 occurrences ici :
www.invinoveritastoulouse...

Intéressant, de grande garde probablement, mais pas vraiment 100/100 ... mais je ne suis guère supris que Parker aime (ainsi que l'opulent Tertre-Roteboeuf 1990, que j'ai trouvé plutôt roboratif pour ma part).

Vendredi 22 Juin 2012, 14:26 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Bon, sans tomber dans les amours audouziennes qui nécessitent en outre - ce qui n'est pas un reproche - un carnet de chèques solide et alimenté généreusement, j'ai l'impression qu'il va falloir, un de ces jours d'automne, demander au petit vialette, "mon" LPV, d'organiser qq part une dégustation de millésimes ayant au moins 30 ans d'âge mais qu'il jugera dans la fleur de l'êge, puisque c'est son boulot principal.

On ferait cela dans une belle cave bourguignonne chez un de nos amis qui a une salle adéquate, suivie d'un déj au Montrachet chez notre pote Faraut que c'est une idée qu'elle est bonne, saine et bien constituée.

Ça coûtera un peu, mais je vous jure : on restera en 3 chiffres.

Meuh non !!!!!!!! Pas si haut que ça ! Frayez vous pas !

Vendredi 22 Juin 2012, 15:04 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Une pré-inscription ne coûte rien : juste histoire de savoir s'il y a des zeus intéressés sur le principe.

François R : tu sais là que tu viens de me donner une belle baffe audiardienne ?

J'en ai les traces pour tout l'après midi ! C'est qu'il serait costaud le Normal Sup !

Bon, on t'aime toujours :-)

Vendredi 22 Juin 2012, 15:07 GMT+2 | Retour au début

Stephane dit

Laurentg : pas de polémique, juste un peu d'ironie. Je partage votre avis, les bordeaux (et la plus part des vins rouges) jeunes ne m'engagent guere.

Lors d'une dégustation de Montrose l'année dernière (85, 86, 89, 90, 94, 95 et 96 débouchée le matin pour le soir) la décennie 90 était clairement trop jeune (alors un 2006/2008 ...). Quand au 1990, je lui préfère la finesse du 1989 mais c'est une question de gout personnel.

Pour ma part, quitte à boire des 2006 ou 2007, ce seront des Syrah Californiennes ou Washington ou peut etre un bourgogne village (s'il s'agit de boire du fruit, autant boire du jus de raisin).

Vendredi 22 Juin 2012, 15:57 GMT+2 | Retour au début

Fredi dit

Le pont semblerait etre en terres Germaniques et le grand monsieur sur la gauche ressemble terriblement a Roberto Voerzio, pour le reste je planche.

Vendredi 22 Juin 2012, 16:40 GMT+2 | Retour au début

Matthieu Dibon dit

Un Pavie '62 hier soir ... topissime et quasi Bourguignon dans sa finesse !! Dans la catégorie 'Elégance/émotion', ces 'vieux' vins sont à mon goût imbattables !!
Où signe t on pour la pré inscription ????????? Le moteur est déjà en train de tourner ...

Vendredi 22 Juin 2012, 16:42 GMT+2 | Retour au début

Surd... dit

Faire boire à des gens des bouteilles dont on a inversé le contenu est un plaisir d'esthète! si, si!

Vendredi 22 Juin 2012, 17:49 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Fredi :

NON !

Sauf si tu considères - à leur juste courroux - les bâlois comme de simples germains :-)

Nous sommes à Bâle !

Vendredi 22 Juin 2012, 20:39 GMT+2 | Retour au début

Fredi dit
Nicolas Bon dit

Le verre noir est un excellent exercice également pour s’affranchir de l’influence de la robe d'un vin.

Et que ceux qui pensent pouvoir toujours différencier un blanc d’un rouge s’y amusent !

:-)

Vendredi 22 Juin 2012, 23:03 GMT+2 | Retour au début

Nicolas Herbin dit

Bon, Basel, on a le droit d'hésiter entre 3 pays, c'est pas une cata... l'histoire ne ment pas !

Vendredi 22 Juin 2012, 23:50 GMT+2 | Retour au début

Nicolas(B),

Oui, en effet ...

A noter un protocole un peu particulier à respecter dans la mesure où les blancs étant servis plus froids, le dégustateur peut avoir des indices visuels inattendus.

Samedi 23 Juin 2012, 00:02 GMT+2 | Retour au début

Rodolphe dit
Mauss dit

Rodolphe :

Et oui ! Ils viennent avec l'intelligence de ceux qui veulent apprendre. Idem pour les châteaux qu'ils rachètent.

Probablement trop tôt pour racheter Calon-Ségur qui est en vente, mais si d'ici 5 ans, un autre classé, rive gauche ou droite, vient sur le marché, alors oui, ils seront de très sérieux acheteurs potentiels.

Quoiqu'en pense Latour et peut-être quelques autres dont la trésorerie est plus que costaud, le système du négoce bordelais a encore de beaux jours devant lui.

Le point délicat du négoce est que la plupart du temps, il n'y a pas de contrat formel entre propriétés et négociants. C'est là un domaine de paroles d'hommes. Il est donc fondamental de prévoir des transitions douces où les anciens dirigeants restent en place au moins pour quelques années. Ce qu'ont décidé en l'occurrence ces acheteurs chinois.

Samedi 23 Juin 2012, 18:52 GMT+2 | Retour au début

Cette (intelligente) "découverte" de l'eau tiède est émouvante…

Dimanche 24 Juin 2012, 02:23 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

D'autres investisseurs étrangers étaient, sont et seront encore au niveau de l'eau froide :-)

Dimanche 24 Juin 2012, 06:21 GMT+2 | Retour au début

Rodolphe dit

M MAUSS

C est d abords une excellente opération pour les propriétaire de DIVA , ils assurent leurs vieux jours tout en restant actionnaires minoritaires et salariés .Vu la rumeur du prix , j aurais fait pareil.... cela est de la microeco .
Il est normal que les chinois veuillent sécuriser leur approvisionnement.
Quand au rapport entre le négoce et les propriétaires ils reposent sur la confiance et un équilibre de rapport de force qui tend vers les propriétaires depuis quelques années surtout dans le médoc .
Cette situation va entrainer des mutations et restructurations fortes dans le négoce bordelais pour de multiples facteurs .....pour que le système perdure .L apparition de nouveau acteur est bénéfique comme les nouveaux négociants de niches(vins en bio biodynamie etc...)
Après le problème avec les chinois c est que nous nous ne pouvons pas investir en chine seul et le fiasco des joint- venture comme DANONE en est un parfait exemple.
Pour CALON SEGUR il y a assez d acheteurs sans les chinois et je pense pas que ce type de propriété suscite leur interet(pas assez l image de chateau)
Une chose M MAUSS quand on voit le nombre de rumeurs négatives dans le but de détruire sur le classement de saint emilion , on peut quand meme s inquiéter sur le futur et la nature humaine.

Dimanche 24 Juin 2012, 10:38 GMT+2 | Retour au début

Je me demande si j'ai pas déjà lu cet texte quelque part… Ici ?
mybettanedesseauve.fr ?

Dimanche 24 Juin 2012, 10:51 GMT+2 | Retour au début

Do dit

Bonjour,
juste un petit mot pour vous dire que je suis en formation de sommelier-conseil-caviste à l'université du vin de suze la rousse, et que je me "régale" de votre blog sur lequel j'apprends plein de choses.

Dimanche 24 Juin 2012, 11:03 GMT+2 | Retour au début

Une chambre à l'hôtel des 3 Rois, voila qui ne manque pas de classe Monsieur Mauss.

N'omettez pas de rentrer à la maison chargé de Läckerlis. C'est juste de l'autre côté du pont (on aperçoit d'ailleurs la Läckerli Huus).

Laurentp

Dimanche 24 Juin 2012, 11:58 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Nicolas : perspicace ! :-)

Do : merci de ce soutien !

Laurentp : Il est comme cela certaines adresses qui méritent le respect. Et comme en sus, il y a quelques histoires d'un domaine autre que le vin…

Dimanche 24 Juin 2012, 16:55 GMT+2 | Retour au début

Rodolphe dit

Apparemment j ai fait plagiat fortui si tel est le cas je m en excuse Nicolas après les infos ne peuvent que se recouper.

Dimanche 24 Juin 2012, 19:16 GMT+2 | Retour au début

Surdouellé dit

Rodolphe ne vous excusez surtout pas, c'est qu'il nous ficherait le cafard le NDR, enfin quand je dis cafard, vous voyez ce que je veux dire! certains font ce qu'ils peuvent, c'est un métier!

Dimanche 24 Juin 2012, 19:42 GMT+2 | Retour au début

Love Me Do dit

Et la couronne comtale...
Tchi Tcha

Dimanche 24 Juin 2012, 20:10 GMT+2 | Retour au début

Candide Objective dit

Quel pervers me conduira à une table chez Bras et m'y maintiendra, yeux bandés ?

Dimanche 24 Juin 2012, 23:02 GMT+2 | Retour au début