BIENVENUE SUR Le blog du Grand Jury
RECHERCHE
Accueil> Du Vin en général > Toujours sur la question du soufre dans le vin
 Gje

Le blog du Grand Jury

Du vin en général, de la gastronomie souvent, et du reste si nécessaire. Mais toujours dans le respect d'autrui. L'abus d'alcool est dangereux pour la santé : consommez avec modération.

Toujours sur la question du soufre dans le vin

Vendredi 17 Fevrier 2012, 04:35 GMT+2Par GjeCet article a été lu 594 fois

Un mien ami me transfère le communiqué suivant.

L'UNIVERSITÉ D’AVEIRO « RÉVOLUTIONNE » L’INDUSTRIE DU VIN AVEC UN VIN ANTIALLERGIQUE

Des chercheurs ont découvert une méthode « unique au monde », capable de produire du vin blanc sans ajout de sulfites
.

On a dû en parler quelque part sur la blogosphère ? Du vent ou du réel ?

Un groupe de chercheurs du département de Chimie de l’Université d’Aveiro (UA) a découvert une méthode « unique au monde » capable de produire du vin blanc sans avoir recours à l’adjonction de sulfites, pratique œnologique commune à toutes les caves. La méthode – déjà expérimentée, «  promet de révolutionner l’industrie viticole ». Le soufre, qui est ajouté lors des diverses étapes de vinification, permet d’éviter la prolifération de micro-organismes qui dégradent le vin ainsi qu’une oxydation qui le rend marron. C’est un composé chimique devant lequel « beaucoup des personnes réagissent mal », explique l’institution universitaire d’Aveiro. Les réactions allergiques que cette substance peut provoquer, décourage beaucoup de personnes à consommer du vin, ajoute l’UA.
Le secret du « vin antiallergique, c’est l’adjonction, pendant sa production, d’un polysaccharide qui s’appelle « quitosana » et qui est extrait, entre autres, de carapaces de crevettes ou de crabes, mais également de champignons », explique Manuel Antonio Coimbra, responsable de l’équipe de recherche.
Le travail effectué par le groupe de chercheurs du Département de chimie a souhaité encourager le défi lancé par l’entreprise productrice de vins Dão Sul, de Carregal do Sal (Viseu).
« Selon les œnologues, le vin reste d’excellente qualité » dit Manuel Antonio Coimbra. « Je suis convaincu », ajoute le professeur, « que dans quelques temps plus personne n’entendra parler de l’excès de sulfites dans nos vins, parce que cette technologie n’est pas chère et, à l’exception de l’utilisation des molécules de substitution au soufre, cette méthode ne demande pas des pratiques différentes de vinification par rapport à celles qui sont utilisées actuellement par tous les producteurs de vins ».
« Si un producteur veut substituer l’ajout de soufre à cette technique, ce n’est pas cette dernière qui rendra les vins plus chers. Le prix du vin, enrichi par l’efficacité de ces molécules que nous sommes en train de produire, sera en rapport avec sa qualité », ajoute-t-il.
Les vins blancs, en contact avec cette molécule à base de quitosana, sont protégés au niveau microbiologique et gardent leurs caractéristiques sensorielles, tant pour leurs saveurs, que pour leurs arômes, sans qu’il n’y ait besoin de sulfites.
Ce composé a été étudié pour tous les types de vins, et plus particulièrement pour les vins blancs qui sont ceux pour lesquels il est utilisé le plus de sulfites durant leur élaboration.

Lire d'autres articles de la rubrique

Cet article a été commenté 10 fois | Ajouter un commentaire | Revenir en haut | Aller en bas

Deligny Christophe dit

Il ne s'agit pas du chitosan déjà utilisé en pathologie humaine (perte de poids par captation dans le tube digestif des corps gras), qui est justement contre-indiqué en cas d'allergie aux crustacés? L'allergique à l'iode (fréquent) ne pourra plus boire alors que celui qui est allergique au soufre le pourra..

Vendredi 17 Fevrier 2012, 12:21 GMT+2 | Retour au début

Jltaupin dit

Cher Mr Deligny,
il s'agit bien de ce polysaccharide constitutif de la chitine des crustacés, mais ce n'est pas un allergène. Les allergènes des crustacés sont des protéines du "squelette" des cellules (le cytosquelette). Je pense que si on l'a accusé de cela, c'est en utilisant des préparations insuffisamment purifiées, donc contaminées avec les vrais allergènes. Ce chitosan a de multiples activités et va arriver bientôt dans les assiettes comme conservateur d'aliments, et dans les médicaments comme éponge permettant une libération prolongée. Il est en test sous formes de nanoparticules pour diverses applications. Il est anti-microbien en formant des films à la surface des bactéries et champignons perturbant les échanges nutrififs par ces mêmes mécanismes de captation d'oligo-éléments, entre autres. Il ne donne pas non plus le goût de fruits de mer, donc pas la peine de rajouter cette gamme de saveurs à votre liste de dégustation.
Faudra-t-il rebaptiser certains crus lorsqu'ils l'utiliseront (Homard-buzet par ex ?)

Samedi 18 Fevrier 2012, 11:48 GMT+2 | Retour au début

Belles envolées savantes sur ce blog, depuis quelques jours ...

Un régal d'éclectisme !

Samedi 18 Fevrier 2012, 12:00 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Ben dis donc !

On a de futurs prix nobel sur ce blog !

Voilà t'y pas que mes chevilles, ça gonfle un max !!!

Chapeau, messieurs les chimistes pour être si précis, informé, et si clairs dans vos explications.

Que la vie vous soit Douce !

Samedi 18 Fevrier 2012, 12:36 GMT+2 | Retour au début

Deligny Christophe dit

JITaupin, vous avez raison, il y a effectivement peu d'allergie avec les molécules de la famille du chitosan. Plus allergie locale qu'urticaire. Mais cela existe (revue de la littérature un peu ancienne dans le Jpn. J. Allergol., 54 (12): 1427-1429, 2005).
A moi pour les jeux de mots: la crevette de certan?
Que la vie vous soit douce à tous!

Samedi 18 Fevrier 2012, 13:09 GMT+2 | Retour au début

Kelly Walker dit
Deligny Christophe dit

Bullot de roche, un beau saumur par Thierry Germain

Samedi 18 Fevrier 2012, 17:55 GMT+2 | Retour au début

Deligny Christophe dit

Pas nécessaire de changer le clos saint jacques, déjà à la p(l)age..

Samedi 18 Fevrier 2012, 18:00 GMT+2 | Retour au début

Jltaupin dit

Merci pour l'article japonais sur la réaction allergique au chitosan. On ne peut cependant pas exclure la possibilité d'un contaminant allergénique, ou une réaction mimant une allergie, comme avec les fraises (des composés qui s'attachent aux cellules du système immunitaire et reproduisant les mécanismes de l'allergie vraie). La nature est pleine de ce genre de composés à propriétés inattendues (il y a dans un haricot un composé de la famille des lectines qu'on utilise tous les jours pour activer les lymphocytes au laboratoire, par exemple). Cela dit, le seul fait de penser que le chitosan du vin pourrait causer des crises d'urticaire me donne déjà des boutons !

Dimanche 19 Fevrier 2012, 09:26 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Bon là : on arrête d'énerver et de rendre boutonneux le Vice-Président du GJE !

A lire tout ça, reste plus qu'à mourir de suite et en bonne santé.

mais que fait la police ?

Dimanche 19 Fevrier 2012, 10:53 GMT+2 | Retour au début