Saint-Emilion, une réforme à suivre
Il s'agirait en fait de modifier la règle qui, actuellement, interdit à un Domaine, en cas d'achat d'une autre propriété sur la même appellation, de l'intégrer sous son propre nom, comme cela peut se faire en Médoc.
Confer le dernier exemple de Montrose qui a racheté une partie des vignes de Phélan-Ségur* et qui, un jour, seront probablement intégrées dans le grand vin de Montrose.
Certes, ici il y a la question du fameux classement et les anciens se souviennent de ce qui est advenu à Beauséjour Bécot dans le passé. Cet élément risque de compliquer les choses, mais en rive droite, on a de l'imagination.
Gageons que cette question sera résolue tant les domaines en faveur de cette modification sont nombreux et la souhaitent.
Avantage ? Un des premiers avantages sera de donner enfin aux puissantes maisons de négoce un volume de vin par entité qui leur permettra de bien meilleures allocations de par le monde, comme cela se fait avec les grands châteaux de la rive gauche. Qu'on le veuille ou non, l'avenir est totalement un avenir de MARQUES. Et une marque doit pouvoir fournir.
Inconvénient ? Une dilution de la qualité ? Je n'y crois pas beaucoup tant, au niveau des prix actuels, les meilleurs domaines se doivent d'offrir chaque année le meilleur du meilleur. On monte doucement, mais on peut tomber très vite. Voilà une notion que chacun gardera en tête le moment venu.
Bon : tout cela se discute, comme d'hab !
Phélan-Ségur* : lire à ce sujet l'entretien de Thierry Gardinier dans le dernier numéro du Nouvel Obs (page 112).
Pour lui, ces 22 hectares vendus ne vont pas changer la qualité du cru : les dégustations comparatives futures confirmeront ou infirmeront ce point de vue. A titre perso, je parie que Monsieur Gardinier fera tout pour, au contraire, monter encore la qualité de ce cru de saint-estèphe. Pas folle, la guêpe ! Il reste suffisamment d'hectares pour produire un vin de référence.
Saluons également son abnégation à remonter le concept des "crus bourgeois", ayant enfin compris que seule une entité indépendante peut noter les vins (annuellement); ce sera le bureau VERITAS (une idée que j'avais soumise il y a quelques années à cette société d'agrément).
La sagesse suggère cependant de donner à cette notation un rôle qui ne soit pas éliminatoire : mais cela, c'est encore un autre problème, délicat entre tous. Il y a du teuf sur les planches !
Bravo en tout cas à Thierry Gardinier de reprendre ce flambeau alors même que des avanies, il y en a eu un paquet ! C'est du pur apostolat.

Phélan-Ségur : un des plus majestueux château d'Aquitaine
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Olivier dit | Pas vu cette article dans mon dernier terre de vins, je vais regarder de nouveau! |
Mauss dit | Mea culpa. |
Hervé Lalau dit | Pourvu que ça reste à Saint Emilion, ça ne changera pas grand chose... |
Mauss répond | Oui et non, Hervé : |
Hervé Lalau dit | Une nouvelle version de la boite de Pandore: |
Mauss répond | Hervé : inutile de chercher une entité, quelqu'elle soit, pour dire ce qu'il faudrait arracher ou pas. |
Stéphane dit | Qu'entendez vous par marque? |
Mauss répond | On aura les éléments de réponse lors du séminaire que tiendra Hubert de Boüard à la Villa d'Este dont le titre est : |






