Une grand claque de LPV au Père Mauss
Vendredi 3 Septembre 2010, 22:56 GMT+2Par GjeCet article a été lu 1379 fois
Déjeuner de travail à Paris pour discuter divers points d'organisation du prochain World Wine Symposium à Villa d'Este.
Comme d'hab, Le Petit Vialette (LPV) a apporté quelques topettes pour nos palais exigeants.
Il m'a mis une claque de première : un vrai Till Eulenspiegel !

Etienne Klein, votre serviteur, David Khayat, LPV et Eric Revel (DG de LCI)
Comme vous le voyez, une table de gens sérieux.
Le premier vin servi, pas à l'aveugle :

Mieux que bien, même si j'ai eu l'occasion de déguster des "Truffière" plus marqués. Superbe couleur d'or.

On en parle :
La grosse surprise du jour. Servi à l'aveugle, reconnu par Eric Revel (le château), et en millésime, je le mettai plutôt en 70/71, et en rive droite. Mais la qualité de cette bouteille était stupéfiante à la fois de finesse, de charme, d'élégance avec des développements épicés tout à fait remarquables. Intrigué par cette qualité d'un millésime pourtant décrié, j'appelle la propriété où Alain Vauthier me confirme qu'effectivement, pendant plus de dix ans, ce vin était quasi "détestable" tant il avait de défauts. Mais, très bizzarement (et il y a quelques autres rares millésimes dans le même cas), avec le temps, le vin s'est littéralement transformé au point d'être, aujourd'hui, une bouteille magnifique. Le terroir ? D'autres facteurs ? Va savoir, Charles ! Toujours est-il que cela m'a fait penser au La Tâche 1956 bu au Domaine au sujet duquel Monsieur de Villaine nous a raconté une histoire assez similaire.
Ma Claque
On arrive à ma honte. On sait ici que je considère, dans un égarement inadmissible qui ne peut même pas être excusée par une jeunesse que je n'ai plus, les vins de l'AOC Châteauneuf du Pape comme des "vins de chasseur" (et je réitère, pas folle la guêpe, mon respect dévoué à cette passion cynégétique).
Certes, je mets toujours à part l'immense RAYAS 2002 comme une erreur du Très Haut qui a oublié de placer ce terroir au voisinage du Musigny.
Nous voilà donc avec un troisième vin servi en carafe à l'aveugle, et je pars dans une pâmoison de belle envergure. Je me vois déjà à Vosne ou Musigny et cherche le millésime et l'auteur de ce que considère in petto comme un tout grand bourgogne.
Que nenni : voici le vin !

Millésime : 1983
Promis, juré : je vais très vite développer un respect totalement justifié pour cette AOC qui est capable de produire de tels chefs d'oeuvre. Bon, le petit bémol, c'est qu'on me dit qu'en ce moment, les vins de ce Domaine ne sont plus ce qu'ils étaient à l'époque. Il n'empêche ! Ce jour, au Laurent, ce fut immensissime comme dirait le Dr Bonobo qui n'attend que votre visite en Valais pour vous vanter ses propres crus. Mais ça, c'est une autre histoire pour un autre jour.

En entrée, une soupe fraîche, parfaitement en adéquation avec un soleil resplendissant

Impossible de se lasser de cette tartelette de tomates

Philippe Bourguignon, Maître des lieux. Très simplement, il n'y en a pas deux comme lui à Paris.
Petite note finale : suivez les sorties de nouveaux livres mi-octobre : Etienne Klein, (lire le dernier n° du Nouvel Obs où il est cité parmi les fondus qui courent autour du Mont-Blanc) sort un nouvel opus qui fera du bruit. Là encore, on vous en parlera en détail.
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