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Du vin en général, de la gastronomie souvent, et du reste si nécessaire. Mais toujours dans le respect d'autrui. L'abus d'alcool est dangereux pour la santé : consommez avec modération.

Visites à Girolate, Club du Figaro et Michel Chapoutier

Mercredi 5 Mai 2010, 12:20 GMT+2Par GjeCet article a été lu 1463 fois

Avant un aller-retour en Californie pour la promotion du Davos du Vin II, un fort bon déjeuner chez les Despagne, trop discrets propriétaires, entre autres châteaux bordelais, du cru GIROLATE, très apprécié par le GJE.

Transit à Paris pour la soirée du Club du Vin du Figaro où Bernard Burtschy présentait quelques contrastes entre "grands crus" et "villages" bourguignons.

Enfin, rapide passage au Laurent où Michel Chapoutier, grand seigneur, m'a fait déguster deux de ses crus.

L'Entre-deux-Mers et Girolate

On a aucune excuse. Mais c'est assez lamentable d'être fréquemment en terres bordelaises et d'avoir visiter si peu les magnifiques terroirs, collines, ruelles, châteaux cachés, de cette immense région vinicole qui n'a pas oublié de garder quelques cultures autres comme des céréales. Ici la pierre est plus belle qu'en médoc, les villages moins "touristes" que Saint-Emilion, mais pratiquement à chaque virage, vous découvrez un nouveau paysage.

C'est le pays du Marjosse de Pierre Lurton (tout grand blanc 09 ***). C'est le pays de la famille Despagne qui a un peu plus de 200 hectares de vignes avec comme objectif de produire 20.000 de Girolate, un cru d'exception qui, comme le Reignac de Monsieur Vatelot, peut secouer quelques gloires instituées lors de sessions à l'aveugle du GJE. C'est une région de calcaire, c'est une région où toutes les expositions sont possibles, et la prochaine parcelle de Girolate sera pentue comme en Lavaux ! 

Les gens ici y sont en totale symbiose avec leurs vignes. La cuisine de Madame Despagne, la soeur de Thibaut, est facile niveau * michelin, avec cette "patte" toute féminine des choses à la fois élégantes et goûteuses. Elle m'avoue que de temps en temps, avec la belle Christine Valette, (co-propriétaire de Troplong-Mondot), elles se font de douces chaleurs culinaires auxquelles il n'est pas question d'inviter n'importe qui.

Le blanc de la Tour Mirambeau : c'est simple : j'en ai commandé 4 caisses. Bref, Girolate - certes cher à première vue - est un vin qu'il faut garder au moins 5 ans avant de découvrir un cru qui a bénéficié des meilleurs soins, avec vinification en barrique (avant tout le monde : procédé mis en place en 2001), et élevage d'une douceur angevine.

cal

Pierres locales, calcaire et tout le toutim à rendre jaloux le Dr Bonobo

pays

Collines, vallons, céréales, vignes, châteaux, bois. Siesteux à souhait !

hotes

Monsieur Elisalde, grand manitou, entouré de Thibaut Despagne et sa soeur

chai

Non, l'architecte n'est pas Mr Peï, mais c'est très beau comme chai !

gira

Une gentille girafe gardienne du temple : on murmure que les Cathiard en sont jaloux :-)

Club du Figaro chez Lavinia

Plus de 170 personnes, curieuses comme pas deux, assiégeant les tables de 11 grandes maisons bourguignonnes où trônaient essentiellement des 2008, dont William Fèvre-Bouchard, Geantet-Pansiot, Chantal Lescure, Jacques Prieur, Pierre Labet, etc.

A noter : beaucoup de jeunes : comme quoi, voilà des générations qui arrivent avec un réel intérêt pour le vin.

J'ai beaucoup aimé les vins de Geantet-Pansiot que je ne connaissais que de nom : un Charmes-Chambertin complexe, structuré, fin, long. Un très beau Chevalier-Montrachet du Domaine Jean Chartron, et le Puligny enthousiasmant.

La Maison Prieur débordée, Chantal Lescure tout autant : bref, un beau moment de convivialité et les vins servis à juste température. Cela faisait un bout de temps que je n'étais retourné chez Lavinia, mais voilà bien un centre du vin qui est "la" référence en la matière. On peut comprendre pourquoi les vins y sont aussi coûteux : il y a là un environnement de mise en valeur qui n'est certes pas donné… comme l'adresse, d'ailleurs !

Michel Chapoutier

vi

Photo d'Iphone : merci d'être indulgent

barb

La barbue aux gnocchis : un poisson qui ne supporte aucune médiocrité et requiert une cuisson parfaite !

J'imagine que Laurentg nous apportera ses lumières sur ces deux vins, mais la comparaison était intéressante. Le fiston Chapoutier, dans un élan hellénique totalement d'à propos, parle de l'un comme "corinthien" et l'autre comme "dorique".

L'ancien Ministre présent à table, qui a fait ses humanités dans de bonnes maisons, approuve avec force. La question est étudiée verre en main. In fine, j'avoue une préférence pour la suavité de l'Ermite, sa rondeur aguichante, son velouté parfait. Mais il n'est pas dit qu'un autre jour, ma préférence ira au Pavillon, d'une autre droiture, plus sobre, plus élégant, un peu plus austère, disons plus zwingliste comme vin.

J'aime ces échanges impromptus que savent si bien organiser Patrick et Philippe au Laurent. Merci les amis !

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François,

Pas goûté la production récente de Chapoutier.

Sur ce que je connaissais du domaine il y a quelques années (visite au domaine en novembre 2000 notamment), je n'éprouvais pas de particulière frénésie pour boire ces vins si dispendieux.

En novembre 2007, j'ai eu la chance de déguster une très belle série de Rhône Nord très huppée (Lalala, Rostaing, Jamet, Chapoutier, Chave, Jaboulet).

Le plus beau vin de la soirée : Pavillon 2000 (19/20), juste devant Brune 99 de Jamet (18,5/20).

Le tout à l'aveugle, bien entendu !

:-)

Mercredi 5 Mai 2010, 12:44 GMT+2 | Retour au début

Oups,

Oublié de dire que je trouve les vins de Geantet-Pansiot de plus en plus délicats.

Mercredi 5 Mai 2010, 13:05 GMT+2 | Retour au début

Basaline dit

Merci François pour ce post et ce clin d'oeil à notre famille.
J'ai été ravie de vous rencontrer et de vous accueillir à notre table.
A très bientôt

Mercredi 5 Mai 2010, 19:17 GMT+2 | Retour au début

Ponsin dit

Et oui!
Il serait temps de vous apercevoir que derriére les Ausone ou Margaux (les Zétoiles)il existe des vignerons ancrés dans leur terroir....
Ces gens la travaillent... ils ne spéculent pas...
Bonjour chez vous.

Jeudi 6 Mai 2010, 08:49 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Cher Monsieur Ponsin :

Vous avez bien raison et je mérite effectivement quelques coups de fouet.

Vous noterez néanmoins que depuis 1996, date de création du GJE, à chaque dégustation de grands crus classés, je me suis permis - en en scandalisant plus d'un - d'y ajouter chaque fois quelques crus modestes qui, à force de réussite, ont ensuite bien percé sur le marché.

Mais il n'empêche : c'est loin d'être suffisant !

Et un de ces jours, faudra quand même que je parle du Gris de Toul, le bon vin lorrain qui, comme le Melfor, devrait être strictement réservé à une sage consommation locale, et interdit d'exportation :-)

Mais bon, on se calme, on se calme…

Jeudi 6 Mai 2010, 19:26 GMT+2 | Retour au début