Visites à Girolate, Club du Figaro et Michel Chapoutier
Avant un aller-retour en Californie pour la promotion du Davos du Vin II, un fort bon déjeuner chez les Despagne, trop discrets propriétaires, entre autres châteaux bordelais, du cru GIROLATE, très apprécié par le GJE.
Transit à Paris pour la soirée du Club du Vin du Figaro où Bernard Burtschy présentait quelques contrastes entre "grands crus" et "villages" bourguignons.
Enfin, rapide passage au Laurent où Michel Chapoutier, grand seigneur, m'a fait déguster deux de ses crus.
L'Entre-deux-Mers et Girolate
On a aucune excuse. Mais c'est assez lamentable d'être fréquemment en terres bordelaises et d'avoir visiter si peu les magnifiques terroirs, collines, ruelles, châteaux cachés, de cette immense région vinicole qui n'a pas oublié de garder quelques cultures autres comme des céréales. Ici la pierre est plus belle qu'en médoc, les villages moins "touristes" que Saint-Emilion, mais pratiquement à chaque virage, vous découvrez un nouveau paysage.
C'est le pays du Marjosse de Pierre Lurton (tout grand blanc 09 ***). C'est le pays de la famille Despagne qui a un peu plus de 200 hectares de vignes avec comme objectif de produire 20.000 de Girolate, un cru d'exception qui, comme le Reignac de Monsieur Vatelot, peut secouer quelques gloires instituées lors de sessions à l'aveugle du GJE. C'est une région de calcaire, c'est une région où toutes les expositions sont possibles, et la prochaine parcelle de Girolate sera pentue comme en Lavaux !
Les gens ici y sont en totale symbiose avec leurs vignes. La cuisine de Madame Despagne, la soeur de Thibaut, est facile niveau * michelin, avec cette "patte" toute féminine des choses à la fois élégantes et goûteuses. Elle m'avoue que de temps en temps, avec la belle Christine Valette, (co-propriétaire de Troplong-Mondot), elles se font de douces chaleurs culinaires auxquelles il n'est pas question d'inviter n'importe qui.
Le blanc de la Tour Mirambeau : c'est simple : j'en ai commandé 4 caisses. Bref, Girolate - certes cher à première vue - est un vin qu'il faut garder au moins 5 ans avant de découvrir un cru qui a bénéficié des meilleurs soins, avec vinification en barrique (avant tout le monde : procédé mis en place en 2001), et élevage d'une douceur angevine.

Pierres locales, calcaire et tout le toutim à rendre jaloux le Dr Bonobo

Collines, vallons, céréales, vignes, châteaux, bois. Siesteux à souhait !

Monsieur Elisalde, grand manitou, entouré de Thibaut Despagne et sa soeur

Non, l'architecte n'est pas Mr Peï, mais c'est très beau comme chai !

Une gentille girafe gardienne du temple : on murmure que les Cathiard en sont jaloux
Club du Figaro chez Lavinia
Plus de 170 personnes, curieuses comme pas deux, assiégeant les tables de 11 grandes maisons bourguignonnes où trônaient essentiellement des 2008, dont William Fèvre-Bouchard, Geantet-Pansiot, Chantal Lescure, Jacques Prieur, Pierre Labet, etc.
A noter : beaucoup de jeunes : comme quoi, voilà des générations qui arrivent avec un réel intérêt pour le vin.
J'ai beaucoup aimé les vins de Geantet-Pansiot que je ne connaissais que de nom : un Charmes-Chambertin complexe, structuré, fin, long. Un très beau Chevalier-Montrachet du Domaine Jean Chartron, et le Puligny enthousiasmant.
La Maison Prieur débordée, Chantal Lescure tout autant : bref, un beau moment de convivialité et les vins servis à juste température. Cela faisait un bout de temps que je n'étais retourné chez Lavinia, mais voilà bien un centre du vin qui est "la" référence en la matière. On peut comprendre pourquoi les vins y sont aussi coûteux : il y a là un environnement de mise en valeur qui n'est certes pas donné… comme l'adresse, d'ailleurs !
Michel Chapoutier

Photo d'Iphone : merci d'être indulgent

La barbue aux gnocchis : un poisson qui ne supporte aucune médiocrité et requiert une cuisson parfaite !
J'imagine que Laurentg nous apportera ses lumières sur ces deux vins, mais la comparaison était intéressante. Le fiston Chapoutier, dans un élan hellénique totalement d'à propos, parle de l'un comme "corinthien" et l'autre comme "dorique".
L'ancien Ministre présent à table, qui a fait ses humanités dans de bonnes maisons, approuve avec force. La question est étudiée verre en main. In fine, j'avoue une préférence pour la suavité de l'Ermite, sa rondeur aguichante, son velouté parfait. Mais il n'est pas dit qu'un autre jour, ma préférence ira au Pavillon, d'une autre droiture, plus sobre, plus élégant, un peu plus austère, disons plus zwingliste comme vin.
J'aime ces échanges impromptus que savent si bien organiser Patrick et Philippe au Laurent. Merci les amis !
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Laurentg dit | François, |
Laurentg dit | Oups, |
Basaline dit | Merci François pour ce post et ce clin d'oeil à notre famille. |
Ponsin dit | Et oui! |
Mauss répond | Cher Monsieur Ponsin : |






