La visite de printemps en Bourgogne
Cette année, pour nos visites bourguignonnes de printemps, nous étions en compagnie d’un jeune producteur de Morgon dont, c’est indubitable, on parlera très vite en termes élogieux : Jean-Marc Burgaud.
Nous avons eu la chance de pouvoir organiser en une seule journée : le Domaine de la Romanée-Conti, un déjeuner avec Laurence Mortet et Eric Rousseau chez Guy, une descente de cave chez Jacques-Frédéric Mugnier, une étude poussée des crus d’Eric Rousseau et, in fine, un très bel aperçu des vins de Jean-François Coche-Dury.
Ça caillait sec avec une bise qui n’avait rien d’un bisou. Nous étions à l’heure. Le temps de saluer Messieurs Noblet et Cuvellier, et nous voilà partis avec Monsieur Aubert de Villaine dans la cave où vieillissent tranquillement les grands vins du millésime 2008.
Comme d’habitude, on a dit le lot habituel de bêtises sur cette année qui a bénéficié – en tout cas pour certains producteurs – d’une « fenêtre de tir » de vendanges qui a tenu du petit miracle. Je résume : on aura là un millésime de réel plaisir, pas forcément fait pour dépasser dix/quinze ans, mais qui saura offrir à l’amateur, dès ces jeunes années, des sensations gustatives qui seront de vrais petits bonheurs.
Comme à l’habitude, les nuances entre les Vosne-Romanée Ier cru , Grands Echezeaux, Echezeaux, Richebourg, La Tâche, Romanée-Conti, sont la preuve évidente de la notion de terroir, tant il est vrai ici que pour chaque parcelle les soins sont les mêmes, l’âge moyen des vignes à peu près identique, les rendements pratiquement égaux. On ne vas pas gloser : c’était majestueux et simple à la fois, tant il était évident qu’on fréquentait là de purs petits chefs d’œuvre. Ecouter Monsieur Aubert de Villaine vous expliquer ses terroirs, leurs caractères, les mystères qu'ils exposent à chaque millésime : un beau moment de culture, croyez moi .

Jean-Marc Burgaud, tonton Roger, Vialette et Monsieur Aubert de Villaine

Quand deux vignerons parlent de vignes… Oui : le blanc là devant : Montrachet 1969

Une petite section du saint des saints n° 1

Impossible pour Mr Noblet de ne pas inscrire dans chacune de ses paroles une pointe d'humour de belle envergure !
Pour le déjeuner chez Guy à Gevrey-Chambertin (de mieux en mieux), Eric Rousseau nous avait porté un Chambertin 91 et Laurence Mortet un Clos Vougeot 2006. Le petit Laurent Vialette (LPV) affichait une réelle satisfaction. Christian Roger ronronnait discrètement de satisfaction. Nous étions en harmonie.

Nous étions 6 : très sages !
La visite chez Jacques-Frédéric Mugnier nous a simplement confirmé à quel point, si quelqu’un veut vraiment ressentir ce qu’est la finesse, c’est ici qu’il en trouvera le plus belle expression. Avis aux amateurs : le Clos La Maréchale fait incontestablement partie des meilleurs RQP de la Côte de Nuits. Là encore, les 2008 seront des vins de beau plaisir. On frise l’euphémisme. Déguster ici les Amoureuses et le Musigny : c'est atteindre un réel nirvana.

Jacques-Frédéric Mugnier, l'homme des Amoureuses et du Musigny !
Monsieur Charles Rousseau, « la » mémoire de la Bourgogne, nous attend au Domaine et on a juste le temps d’évoquer quelques potins… qu’on gardera pour nous, non mais !

Monsieur Charles, "la" mémoire de la Bourgogne
Magnifique descente de cave avec Eric (qui sera avec nous la semaine prochaine à Tampa au Bern’s Steak House pour cette dégustation GJE « avant » et « pendant » deux dîners où seront servis à l’aveugle 4 crus sur chacun des 3 plats prévus). On reste confondu devant la modestie, la simplicité, le respect qui sont si naturels chez Eric Rousseau. Cela me convainc de plus en plus que les très grands sont toujours des gens d’une simplicité, d’une modestie, d’une écoute qui en font de réels seigneurs. A chaque visite, mon côté « grande gueule » en prend plein la gamelle : c’est très bien ainsi.
On finit cette belle journée chez Jean-François Coche Dury qui a préparé une dégustation où l’ordre des millésimes n’est pas chronologique, où on passe d’un grand cru à un premier ou à un village, où là encore des mots simples, clairs, précis, sont la base même du discours vigneron. On évoque le Docteur Bonobo qui a eu quelques moments d’égarements hiérarchiques entre ses vins du Valais et ces crus de Meursault. Bon, on lui pardonne cet aveuglement de la passion et ces excès de langage que tous ses amis lui pardonnent très régulièrement.

Le toujours jeune JF Coche-Dury : l'impudent ! I a osé évoqué une prochaine retraite !
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Maxime 12000 dit | Un seul mot Mr MAUSS : Merci! |
Laurentg dit | Fantastique parcours au DRC des 2008 et des 2007, en décembre 2009. |
Mauss répond | Romanée-Conti 2008 : effectivement, une autre dimension, tant la plénitude du cru est immédiate et, comme on dit ailleurs, dans tous les "compartiments". |
Jacques Perrin dit | Quel plaisir de voir la bonne tête de JM Burgaud au milieu de cet aréopage frigorifié, que dis-je transi (et que pas d'amour)! LPV, notamment, tout déplumé, émacié, m'a l'air à la limite de la cachexie : on va lui acheter une doudoune North Face à ce gaillard ! Et puis la qualité de la prise de vue qui s'améliore insensiblement. François, tes cadrages commencent à ressembler à ceux de Peter Knaup ou d'Armand Borlant ! Encore un effort ! Quoi qu'il en soit c'est du beau travail. |
Mauss répond | Caro Grand Jacques ! |
Armand dit | Pour LPV, François, tu as raison, il a même les yeux rougis par le froid |
André Dunand dit | Réunir MM. Aubert de Vilaine, J.F.Coche Dury et J.M. Burgaud, avant de partir vérifier s'il reste de bonnes trufes blanches à Alba, malgré la neige, voilà qui mérite des compliments. J'ai visité J.M. Burgaud début nov. dernier : sans prévenir, j'ai été parfaitement accueilli et j'ai prévu d'y retourner au printemps pour la sortie de ses 2009. Voir maintenant ce "petit" grand parmi les "grands" grands réchauffe le coeur en ces temps de folies sur le vin. |
Laurentg dit | François, |
Juergen Steinke dit | Well, tasting the very best of Burgundy is probably the most interesting tasting experience one can undergo. |
Nicolas Herbin dit | J'ai enfin compris pourquoi le Jean-Marc avait des trémolos dans la voix au tel, le soir, en rentrant de cette petite virée "sans prétention". Tout émoustillé, regonflé, apaisé il était. Je suis tellement content pour lui, t'as assuré grave, François ! |
Mauss répond | L'individu ne mérite même plus d'être fermement apostrophé. On se doit de respecter les malades. |
Nicolas Herbin dit | www.youtube.com/watch?v=T... |
Mauss répond | Les 60 chambres aux petites soeurs des pauvres : celui-là, vu cent fois ! |
Nicolas Bon dit | François, je suppose que vous parlez de ça : |
Mauss répond | Quand même !! |
Nicolas Herbin dit | T'inquiète François, tout roule ! |









