Etre ou ne pas être sur Facebook
Mes enfants y sont, le Grand Jacques itou et des tas de gens résolument sérieux.
J'y fus quelques heures puis, effrayé par le nombre croissant d'amis qui me signalaient leur présence alors que je ne les connaissais ni d'Eve ni d'Adam, je me suis retiré avec toute la difficulté que l'on sait pour effacer son passage.
Mais je constate avec une certaine jubilation qu'un mien futur ami, George Clooney, a exprimé son point de vue avec une élégance de langage à m'en rendre jaloux. Je cite une gazette hebdomadaire qui me tombe sous la main, où ce si sympathique voisin de Cernobbio a dit (sur une TV américaine) préférer :
plutôt que de tenir une page sur Facebook.
C'est du brutal comme image, je l'avoue, mais dit en de tels lieux par un tel personnage, cela vaut son pesant de cacahuètes ! Sûr que ça va faire rougir le Grand Jacques plus habitué à des termes policés (quoique : après quelques biberonnages de haute volée, il est capable de tant de choses…).
Et j'apprends qu'une équipe de petits génies vient de créer un site pour un suicide virtuel, c'est à dire, un site qui détruit en quelques clics toutes vos erreurs de jeunesse (à savoir s'être inscrit sur de tels réseaux ou, comme sur le site du sieur machin chose, des tas de grossieretés avaient été écrites à notre sujet).
Il est vrai que ce n'était que grâce à la perspicacité du Petit Marquis que j'avais réussi à annuler mon inscription. Pourtant, je crois avoir lu quelque part que les grosses mémoires du net gardent tout systématiquement en stock, effacés des sites ou pas. Aussi, avant de dire des gros mots sur vos voisins, n'oubliez jamais que cela peut ressortir dans 10, 20 ou même 30 ans en votre défaveur !
Où j'apprends aussi que les petits films de Thierry Ardisson sur YOUTUBE, là où il se fritte avec la gente Vanessa Paradis, ont déjà plus de 700.000 visites. On est vraiment des minus habens dans le vin !
Où veux-je en venir ? Que si dans le monde du vin on a vraiment des fanas, des sérieux, des rigolos, des "plein de mauvaise foi", des fins connaisseurs, des atrabilaires, des sanguins, des amateurs, des ukasiens, des diktatiens, des cons et des religieux (c'est pas tout à fait la même chose), des censeurs, des professeurs, des lécheurs de bottes, des profiteurs, des cracheurs de soupe, des haineux, des vindicatifs et des malfaisants, on reste finalement bien peu "d'actifs-internet" parmi les hordes de jeunots qui s'échangent des tas d'idées (souvent d'une grande lucidité sur le monde des adultes) et de gros mots sur leurs parents, à travers les continents, par delà les langages, et tout en tapant à une vitesse vertigineuse avec deux ou quatre doigts maxi.
Comment vont-ils diriger le monde d'ici 20 ans ? Mieux que notre génération ? Ce ne sera pas difficile.
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Laurentg dit | |
Mauss répond | Laurentg : |
Laurentg dit | L'explication de texte est payante, môssieur ! |
Jacques Perrin dit | Dis, François, tu serais pas un brin démago dans le genre ? Aurais-tu quelque chose à te faire pardonner par ton auguste progéniture ? "Parmi les hordes de jeunots qui s'échangent des tas d'idées (souvent d'une grande lucidité sur le monde des adultes)" |
Nicolas Herbin dit | Je tâche d'abuser peu des citations mais celle là je l'aime trop : |
Laurentg dit | Les blogs s'effacent devant les réseaux sociaux : |
Alfredo dit | Laurentg, l'étude concerne les 12-17 ans. Qui se plaindrait de les voir quitter la blogosphère pour Facebook et affilié. |
Laurentg dit | Alfredo, |
Alfredo dit | Je ne sous-entends rien. Il me paraît simplement évident que passée leur puberté virtuelle, certains de ces adulescents reviendront vers des publications de qualité qui, elles, ne sont pas actuellement légion sur les réseaux sociaux mais plutôt distillées au fil de la blogosphère. |







