Grapillages de week-end 2010 (4)
Musique & Vin
La soirée de mardi prochain est "sold-out". J'attends avec impatience d'entendre ce que peut donner la retransmission de quelques très belles pièces baroques sur une chaîne dont un des éléments sera un portable d'Apple ! Le Chef Alain Pégouret ne m'a pas dit quel sera le plat qu'il nous aura concocté suite à ses recherches "baroques", mais une chose est sûre : on aura les vins qu'il faut, LPV ayant été particulièrement vigilant sur la qualité de ce qui sera proposé. Georges Lepré sera normalement des nôtres avec Nathalie Barbary qui a régalé de son beau timbre de soprano la soirée de clotûre de la première édition du Davos du Vin.
Etienne Klein sera là aussi, Bénédicte Valentin itou et Michel Bettane devrait encore me morigéner de trop aimer Karl Richter. Olivier Decelle, le propriétaire de Mas Amiel et de Jean Faure, est également le propriétaire de la marque TRIANGLE qui produit des enceintes d'exception : que va t'il penser des "Avant-garde" qui seront le bijou de la soirée ?

Un modèle des enceintes "avant-garde"
Session du GJE
Toujours mardi prochain, une belle dégustation "Bourgogne-Beaujolais 2005 et 1990" où j'attends un enthousiasme réel de la part des dégustateurs et une analyse fine des styles des crus soumis à leur sagacité. Bien évidemment, il n'est pas question de hiérarchiser ces deux régions, mais bien plus de constater si oui ou non, avec le temps, les meilleurs crus de Moulin-à-Vent, Morgon, Fleurie sont capables d'apporter autant de joie, de bonheur convivial qu'un grand cru de la Côte de Nuits. Les pisses-froid habituels, vous savez ceux qui savent tout et ne pensent qu'à dénigrer autrui, en seront pour leurs frais : à la niche comme dit le bon Docteur Bonobo !
Il n'est que temps de parler un peu plus de ces jeunes producteurs du beaujolais qui souffrent tellement de la mauvaise réputation de cette région. Ils travaillent une terre pénible (des coteaux, en veux-tu, en voilà), mais capable, quand on ne cherche pas le profit immédiat des arômes flatteurs, d'offrir aux amateurs des bouteilles qui seront dans dix ou vingt ans, des références qu'on pleurera de n'avoir pas encavées. Le rapport de session en pdf sera envoyé sur demande par email, normalement sous quinzaine. Relire à profit l'analyse de Nicolas Herbin : ICI
La session sera filmée et cela devrait être retransmis sur le chaîne EDONYS qui devrait être opérationnelle cet automne. Espérons que les initiateurs de cette chaîne dédiée au vin pourront aller jusqu'au bout de leur projet malgré les réticences honteuses de nos censeurs français. Ma foi, tant pis, ils s'installeront à Luxembourg.
Lecture
Quelques phrases lues ici et là, particulièrement dans le Figaro :
"Quand j'étais môme, la chaîne météo, ça existait déjà. On appelait ça la fenêtre" (?)
"L'égalité, cest quand tout le monde aura des domestiques" (Curnonsky)
"La neutralité axiologique" : quelqu'un m'explique ce que c'est ?
Un livre pour le Grand Jacques : "Mots d'amour secrets" (Jacques Perry-Salkow) où on parle d'acrostiches, anagrammes, palindromes, parnonymes.
Dans le style, le célébrissime poème de George Sand à Musset :
"Je suis émue de vous dire que j’ai
bien compris l’autre jour que vous aviez
toujours une folle envie de me faire
danser. Je garde un souvenir de votre
baiser et je voudrais que ce soit
une preuve que je puisse être aimée
par vous. Je suis prête à vous montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul car si vous voulez me voir aussi
vous dévoiler sans artifice mon âme
toute nue, daignez me rendre visite,
nous causerons entre amis. Franchement
je montrerai que je suis une femme
sérieuse, capable de vous offrir l’affection
la plus profonde comme la plus étroite
amitié, en un mot, la meilleure épouse
que vous puissiez imaginer. Puisque votre
âme est triste, pensez que la solitude su-
bite est longue, bien dure et souvent
pénible. Aussi en échange, l’âme é-
branlée, accourez donc bien vite me la
faire oublier. A l’amour, je veux me sou-
mettre entièrement. "
Quelqu'un a le texte du poème "Le Verrou" qui se lit indifférement de haut en bas et de bas en haut ?
Un très beau livre sur la Toscane
Andrea Zanfi, déjà auteur de splendides ouvrages sur des régions viticoles italiennes, vient de publier, toujours aux Editions Carlo Cambi, un très beau livre sur la Toscane où il présente les domaines de références. Il n'y a plus la même qualité de papier ou de mise en page, mais les photos sont toujours aussi captivantes. Ces photos de vignerons ou de familles à elles seules justifient l'achat de ce livre. Notons les noms de ces photographes : Gio Martorana et Luigi Biagini. On y trouve aussi bien des domaines comme Santa Restituta (Gaja) que Massa Vecchia, sans oublier Grattamacco et Valgiano de nos amis Tipa et Petrini. Cerise sur le gâteau : la version anglaise est déjà publiée. Incontournable pour l'amateur des vins italiens.
Dégustations
Reçu hier le rapport complet d'une verticale de Figeac par le Club IVV. Simplement : présentation unique, superbe, complète, honnête. Voilà des gens qui prennent le vin au sérieux (mais j'espère que de temps en temps, ils boivent et dégustent sans disséquer). Ce doit être sur le site d'In Vino Veritas (Toulouse). De façon générale, leurs rapports sont vraiment remarquables: bravo à ces passionnés !
Site
Passage cette semaine chez SquarePartners (Perpignan) qui finalise le nouveau site où seront regroupées les sections GJE et Davos du Vin, avec le blog. On a de l'ambition ! On devrait être opérationnel pour la fin du mois. ABM y a déj mis beaucoup de contenu photo et les "arrêts" de François Rosenfeld sur le Davos du Vin.
Impressionné par cette ville (Perpignan) que je ne connaissais pas. Une leçon de propreté, surtout si on songe à tous les progrès que doit faire Bordeaux en la matière.
Le vin ailleurs
C'est fou toutes les invitations qui arrivent par email, du monde entier ! A croire qu'au delà de l'hexagone, le vin est formidablement "moteur". C'est pourtant simple : il suffit d'être éducateur plutôt que répresseur. Mais avec deux présidents successifs pour lesquels le vin n'est rien, difficile de remonter une pente dont nous ne sommes même pas sûr d'en avoir atteint le bout.
Le Raffles à Singapore a choisi cette année le GJE pour animer son événement annuel "WINE & FOOD FESTIVAL" à mi-avril. Les organisateurs ont convié une centaine d'amateurs locaux pour déguster les mêmes vins soumis aux 10 Membres du GJE qui y sont conviés. Et nous sommes chargés de choisir les vins qui accompagneront le dîner de gala (300 personnes). Quel plaisir de retourner dan cette ville qui a reçu le GJE par trois fois !
Les blogs
Félicitations à Hervé Lalau qui a reçu un prix pour son blog lors du Salon des Vins de Loire : une belle plume 
Toujours autant de polémiques sur le forum du Grand Bob qui n'en finit mais de devoir se défendre même - et surtout - auprès de ses fidèles lecteurs. La dernière du jour : les rectifications des notes de dégustation. Comme toujours, dans un pays où l'on a encore tendance à ne pas connaître le gris, les fidèles d'entre les fidèles veulent des certitudes :
- ceux qui achètent dans un but financier de préservaion financière ou de plus-values : ils ne veulent surtout pas que le Maître dégrade une note d'un vin qu'is ont encavé. Ils se sentent trahis !
- ceux qui achètent dans le but de ne boire que le meilleur : si on leur dit un jour que ce n'est plus le meilleur, malgré leur propre goût, ils sont capables de faire la moue et donc crient leur déception.
Mais combien d'années faudra t'il encore pour qu'enfin on comprenne que plus on avance dans le temps, plus on risque de trouver des différences notables entre bouteilles, même si elles proviennent de la même caisse d'origine ? Décidemment, 2010 sera l'année où j'aurai de plus en plus de doutes sur les notations alors que je chercherai bien plus des analyses, des explications de style, des descriptifs de domaines plutôt que de vins.
Alors pourquoi continuer le GJE ? C'est simple : c'est seulement par la comparaison, surtout si elle résulte de dégustations collectives, qu'on peut bénéficier d'une évaluation "relative" du vin par rapport à un environnement concurrentiel. Et cela, oui, cela peut rester important et même fondamental.
A lire aussi les échanges tumultueux - sans être teigneux - sur le forum La Passion du Vin où l'inénarrable François Audouze a le don assez extraordinaire d'allonger, avec une grande intelligence, une supériorité et des analyses d'une fine arrogance à nulle autre pareil. Mais bon, il y a de moins en moins de lecteurs à y trouver du chef d'oeuvre littéraire.
Sur dégustateurs.com, c'est bien plus radical : on efface, on oublie. Redoutable système indigène d'un patron patronnant. Mais que de haine inutile et d'a priori confondants ! C'est bien au-delà des discussions "musclées" qu'on peut encore trouver ici ou là.
Le blog du Grand Jacques devient de plus en plus littéraire mais heureusement, l'appétit des belles cuisines est une balance d'une redoutable efficacité. Ce qui est bien, c'est la charge émotionnelle, jamais basse, toujours autre : merci Grand Jacques.
Bon, j'ai mon clavier qui déconne : ça vous arrive de taper des lettres qui ne viennent pas à l'écran ? Iritant au possible !

Autoportrait ?
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Laurentg dit | Merci, François, |
Nicolas Herbin dit | Pour ton best-of des "dits", François : |
Mauss répond | Bon là, lui, il aurait pu rentrer d'office au GJE… |
Armand dit | Et les enfants qui lisent le site! |
Mauss répond | ABM : |
Nicolas Herbin dit | Pour ABM : |
Armand dit | D'abord le poëme il est de Georges Sand et non de Musset à qui il est destiné. |
Laurentg dit | |
Mauss répond | ABM : |
Laurentg dit | George/Georges ... intéressant ! |
Armand dit | |
Armand dit | Sublime ! dira |
Armand dit | Oh ce las rêve-ci verra ce liard note |
Armand dit | Elle berce mes rêves te sème mêlé |
Armand dit | Oh ce las rêve-ci verra ce liard note |
Armand dit | C'est lequel? |
Mauss répond | Paumé , je suis paumé :-((( |
Jacques Perrin dit | Merci pour le tuyau, François ! je lirai "Mots d'amour secrets" de Jacques Perry-Salkow. Tu tombes bien, parallèlement à l'exposition consacrée à la peinture hollandaise (moyenne...), à la Pinacothèque de Paris, les esprits curieux auront pu lire, dans une petite salle près des vestiaires, une série de lettres d'amour affriolantes. Celles du grand Apollinaire à sa chère Lou :" Je les adore toutes, les neuf portes sacrées de ton corps, les entrées merveilleuses du plus beau, du plus noble palais du monde" (je ne cite que ce qui est peut être cité sur un blog aussi pudique que le tien !) |
Mauss répond | Et beh ! Mon Grand Jacques ! Si les hollandais savaient qu'ils devaient ainsi cotoyer de telles chaleurs animales ! Eux, les spécialistes des fleuves gelés, des patins à glace et des tue-cochon ! |








