Une découverte assez singulière
Le bordelais, c'est un peu comme les USA : quand il y a crise, vous pouvez être certain qu'il y a toujours quelque part un foyer qui prend le taureau par les cornes pour trouver de nouvelles portes de sortie. Exemple parfait : le rôle qu'a joué la Silicon Valley en son temps et encore maintenant.
Effet de taille ? peut-être.
Mais surtout, travail, intelligence, sens du futur, passion, prise de risque (pas à la Catherine Deneuve, hein : la vraie prise de risque).
On sait que pour les sessions du GJE, j'accueille volontiers, dans la mesure des places disponibles d'autres vins qui me sont présentés par des propriétaires intéressés par notre approche.
Pour l'éventuelle future session des 2007 en juin (si j'arrive à en trouver le financement), j'ai donc reçu ainsi un échantillon d'une propriété dans les graves (Landiras) que je ne connaissais point.
Le vin répond au doux nom de "LIBER-PATER"
Le vin fut donc dégusté avec attention. Incontestablement, un vin au-dessus du lot, et comme "simple" graves, mérite d'emblée d'être intégré dans la classe des meilleurs pessac-léognan, particulièrement au plus haut niveau. Clairement un cru qui ne sera pas dans les derniers lors de cette session à venir des 2007, et c'est une définition même de l'euphémisme. Belle longueur. Et surtout une identification assez facile en AOC graves ou pessac/léognan.
Notes de dégustation personnelle : superbe finesse immédiate, très grande élégance, soyeux sans mièvrerie, race, équilibre, arômes de haute tenue, le tout enchâssé - on est en 2007 - dans un bois neuf qui là, mérite l'adjectif de "luxueux". Reste à attendre pour constater dans quelle mesure ce bois prenant sera digéré par une matière aussi fine et délicate qui ne manque point de corps, heureusement.
Renseignement pris : il s'agit de barriques bourguignonnes, choisies - dixit le propriétaire - pour leur finesse (Cadus et Raymond).
Disons le tout net : on est aux antipodes des confitures, surmaturations, surextractions qui, trop longtemps, ont paru (à tort) à trop de monde comme la seule solution pour se faire remarquer par Parker.
Bouchon : voilà ce que m'écrit Loïc Pasquet, le propriétaire :
"Nous avons opté pour le bouchon Guala Seal après des essais car celui-ci magnifie le vin avec le temps. Nous avons une plus grande maîtrise de l'oxygénation et surtout celle-ci est régulière sur toutes les bouteilles.
Nous évitons les goûts de bouchons aussi ainsi que tout autres défauts."
Le Domaine en produit seulement 6.000 bouteilles, avec 300 liquoreux et 300 blanc sec que je n'ai pas dégustées. Le vins sera proposé sur internet dès janvier, quand leur site sera terminé.
Essai comparatif pour donner une référence : Sassicaia.
Même si vous enlevez 50 % à mes commenaires pour enthousiasme excessif, croyez moi : il en reste sous le pied !
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É.milie dit | Que savez vous du degré de prise de risque de Mlle Deneuve?!!! |
Mauss dit | Enormément car cela m'insupporte grave chaque fois qu'un média me raconte qu'un acteur ou une actrice "prennent des risques" en jouant ce type de rôle ou cet autre. |
Armand dit | T'es pas à ce qu'on te dit, François |
Mauss dit | Yep : mais bizarre : je n'ai jamais lu une quelconque réprobation formelle, et ce n'est pas du Fig : Libé, Match, et autres revues sur papier glacé. |
Michael Pronay dit | François, |
Mauss dit | Sans préjuger de leurs décisions, j'imagine qu'ils ontfait pas mal de tests avant. |
Loïc Pasquet dit | Monsieur Pronay, |
Philip Ente dit | M. Pasquet |
Philip Ente dit | Zut! ce vin est votre vin blanc. |
Loïc Pasquet dit | Monsieur Ente |
Hervé Bizeul dit | On notera que le premier avantage du bouchon synthétique est de couter bien moins chers que le bouchon liège... |
Loïc Pasquet dit | Monsieur Bizeul |









