Grapillages de week-end (20)
Le mois de juin fut chargé. Juillet va passer à toute vitesse, août, on n'en parle pas, et septembre verra tout le monde se frotter aux perspectives économiques qui se façonnent en ce moment.
On l'a compris : le temps est véritablement la variable impossible à saisir, à intégrer selon ses propres desideratas, et certainement le bien impossible à acheter.
Pour ceux qui souhaitent visionner des photos de cette semaine dantesque, Armand Borlant les a mises sur un site idoine :
La mort de Michael Jackson
J'attends le papier certain que nous écrira le Grand Jacques, restant relativement stupéfait devant la mondialisation de l'événement et la sévère désolation de tant de fans à travers le monde. Manque t'on à ce point de modèles ? La musique est-elle si supérieure aux autres formes d'art, moins génératrices d'icônes internationales ? Quelle preuve de tant de solitudes cachées s'exprimant alors en manifestations spontanées où on se parle, se congratule, s'embrasse. Quel monde auront nos petits-enfants ? Impressions diverses et bizarres…
Présentation des résultats des sessions du GJE
Je cogite toujours sur une présentation plus intelligente des résultats des dégustations du GJE. In fine, nous avons deux buts :
- permettre à des "petits" producteurs de comparer leurs crus aux références existantes dans des circonstances et selon des modalités que j'estime - probablement avec un orgueil inadapté - plus proches de l'honnêteté que celles des autres modes de dégustation (aveugle, collectif, debriefings)
- offrir aux amateurs - à titre gratuit, j'insiste - des informations leur permettant des choix basés, s'ils le souhaitent, sur des faits compréhensibles par tous. Ce n'est peut-être pas grand chose, mais ce n'est pas rien.
C'est ce second but qui doit être amélioré. En effet, si un vin reçoit 87,25 points alors qu'un autre obtient 87,67 : qu'est ce que cela m'apporte vraiment ? Pour la dernière session à Malartic-Lagravière, vu le nombre de vins qui se touchent à quelques dizièmes de points, la présentation se fera par catégorie d'étoiles, de ****** à * . Certes, il y a toujours ces commentaires qu'il faudra bien traiter un jour ou l'autre. Mais en attendant, nous allons intégrer deux nouvelles notions initiées par le bougon Bizeul :
- la notion "Plaisir (P)" qu'on explique de la façon suivante : "le ou les vins que vous prendriez tout de suite pour un repas avec de bons amis où l'on boira pour le plaisir sans se sentir obligé d'analyser, de disséquer le cru menu-menu". J'aime cette façon de voir les choses de temps en temps, et cela me rappelle ce vigneron qui me disait : "François, tu causes beaucoup, mais tu connais pas grand chose !" Bois et apprécie. Dont acte. C'était papa Coche, du temps où Jean-François portait encore des culottes courtes (ou presque).
- la notion "Achat (A)". Là, c'est un peu plus délicat dans la mesure où je demande aux dégustateurs d'ajouter au "A" la valeur maximale en € qu'ils paieraient pour le cru. Cette nouvelle mention pour quelques vins a quand même une belle signification dans la mesure où elle implique la découverte d'un potentiel dans le vin, l'aspect le plus difficile généralement à évaluer lors de dégustations à l'aveugle, comme on le sait.
On verra bien ce que cela donnera dans nos rapports. En tout état de cause, soyez certain qu'on lira avec attention vos remarques et commentaires.
La devise de la semaine
"Il est trop con pour qu'on l'engueule"
je vous donne le droit de l'utiliser pour qui le mérite. Sans royalties
Musique et Vin
Demain dimanche, belle soirée en perspective au Clos de Vougeot où, à l'initiative de Bernard Hervet (DG Faiveley) et Aubert de Villaine (DRC), un Groupe de Partenaires (où on trouve LPV et Christian Roger, membres GJE) quelques solistes du MET (NYC) nous régaleront de belles notes avant un dîner dont on vous parlera.
Nouvelle session du GJE
Et lundi, session très particulière du GJE au restaurant Laurent à Paris. Elle sera intégralement filmée. Vous en aurez les détails dès mardi ou mercredi. Chaud. Ce devrait être fascinant, eu égard au thème de cette aveugle totale.
La fin de Vinexpo
Avec le peu reluisant combat contre Italissima, que dire en conclusion de l'événement qui n'ait point été écrit par Bizeul ou le Grand Jacques ? Oui, il y a eu des affaires, des contrats signés. Oui, il y a eu une nouvelle vague asiatique d'acheteurs et une baisse sensible des américains. Oui, il y a de plus en plus de manifestations "off" dans les châteaux, associant généralement des producteurs partageant les mêmes idéaux. Un peu comme lors des primeurs. Et, c'est certain, cela va s'étendre de plus en plus, les 3 halls étant ± complets et chers alors que des sorties en campagne d'Aquitaine permettent des contacts plus pointus, plus sereins, plus personnels.
Si la circulation a été un peu meilleure que d'habitude, on louera la capacité des autorités de la DDE d'ouvrir des trous dans des routes neuves, créant ainsi de nouveaux bouchons. Bordeaux est incontestablement champion du monde en la matière ! A ma connaissance, la maréchaussée n'a pas eu de zèle inutile et je n'ai pas lu des comptes rendus d'accidents mortels : tant mieux !
Le centre ville, de plus en plus propre, était agréable pour des vagabondages fluviaux, sous un soleil pas trop lourd. Les plateaux de fruits de mer chez Fernand étaient bons, le jardinet du Vieux Bordeaux toujours complet (***/*****), le quotidien Sud-Ouest toujours aussi … bof ! Mais on y a lu la première chronique des deux compères Bettane-Desseauve qui ajoutent ce journal à leur prestations régulières dans l'Express, Le Monde, et autres supports papiers, en attendant le n° 1 de Terres de Vins où on annonce en couverture leur retour ! Ça va barder, je ne vous dis que ça !Quand on pense à tout le potentiel de communication perdu par Michel Bettane qui n'a jamais pu trouver un bon traducteur (et son financement) pour porter ses commentaires urbi et orbi !Cet article a été commenté 4 fois | Ajouter un commentaire | Revenir en haut | Aller en bas
Armand Dit Brise Menu dit | Je dédies cet article à ceux qui croit qu'un événement n'existe que si on en parle dans Paris-Match |
Laurentg dit | Super, Armand, |
Armand Dit Brise Menu dit | Oui, malheureusement leur serveur est très lent. J'envisage de créer le mien. Mais cela prend du temps |
Yves dit | Armand ça prouve juste que les faussaires [(et ça existe partout et apparement y compris depuis belle heurette danss le vin |


] ont encore de beaux jours devant eux et que c'est réjouissant, Paris Match n'est quand même pas un journal de référence sauf chez le dentiste



