Terroir, grands vins, passé, futur, mode, image (3)
Bonne nouvelle : le blog de JLT qui, je le croyais à tort, ne serait ouvert qu'administrativement aux heures de bureau, accepte les commentaires même le week-end.
On continue donc à discourir avec force moulinets à droite et à gauche sur ces notions de terroirs, grands vins, et tout le toutim. Plus qu'intéressant.
Si on accepte l'équation "grand vin = grand terroir" pour justement définir ce qu'est un grand terroir, si on s'entend sur ce que doit être un grand vin, à savoir offrir à l'amateur des émotions supérieures (car, on est bien d'accord : il y a une hiérarchie dans les émotions amoureuses, non ?), il n'en demeure pas moins que les multiples approches des sensibilités individuelles, les connaissances ± approfondies d'une région, d'un viticulteur, d'une AOC comme nos potes qui parlent ici des cornalins, ne vont probablement pas permettre - et d'ailleurs ce n'est pas souhaitable - une liste définitive des grands vins incontournables que chaque amateur digne de ce nom se doit de pouvoir déguster au moins une fois dans sa vie.
Si l'adage "il n'y a pas de grands vins mais simplement de grandes bouteilles" se vérifie assez souvent - remarque que j'ai cru comprendre dans le post de PE, il n'en demeure pas moins qu'il y a quand même de belles constances.
La Tâche 1990, dégusté à de multiples reprises en Bourgogne, en Italie, aux USA, à l'aveugle ou pas, m'a toujours bouleversé. Idem pour Haut-Brion 1989, sans même parler des Ste Hune qui frisent toujours le sublime.
Alors, peut-on quand même lister quelques grands vins ? Je peux proposer un système que j'aime assez : les cercles.
Comme les cercles d'amis. Mais sans doute c'est assez vain, effectivement, que de vouloir sans arrêt classer, ordonner, ranger. Les circonstances, le contexte, le lieu : tant d'éléments peuvent jouer dans l'appréciation d'un vin!
Comme on aime aussi comparer, il est tentant de placer le vin au même niveau que des oeuvres d'art : peintures, films, architecture, littérature, musique. Chacun a dans sa tête non seulement des préférences, mais, de par son éducation, son entourage, ses expériences, il a une hiérarchie propre qui s'exprime monstrueusement quand on pose la question : qu'emporteriez-vous - exemplaire unique - (livres, disque, film) sur une île déserte ?
Et ces hiérarchies changent avec le temps. Je ne suis pas certain que Michel Bettane eût annoncé il y a 20 ans les mêmes noms de crus qu'il énumérerait aujourd'hui. J'ai adoré Cronin à une époque de ma vie, cela m'étonnerait fort que je le mette même en 4ème cercle maintenant ! Mais, en même temps, je garde au pinnacle Les Deux Etendards (Rebatet) ou Isabelle (Gide).
Bon, où on va là ? Comme d'hab, assis autour d'une table, avec des amis sympas, une cuisine pas chichitueuse sans pipette et autres gaz inertes (ah, les pommes de terre truffées de Murielle !), de beaux verres, et chacun ayant apporté, à l'aveugle, son cru du moment pour savoir si ses potes ressentent les mêmes impressions, les mêmes émotions. La vie, c'est cela, non ?
Non, non, pas d'inquiétude : dans les jours qui viennent, certains rendez-vous d'études approfondies sont planifiés. avec LPV, le Grand Jacques, les Romanéens et autres olibrius déjantés côté bouteilles, on va refaire le monde… des grands vins !

Un petit miracle : avec Burtschy, on a trouvé une caisse de ce vin géant à la Ciau del Tornavento, le jour où la France battait l'Italie en Coupe du Monde : c'est vous dire qu'on était dans nos petits souliers. Mais on a appelé nos potes italiens : Rivetti, Sandrone, Voerzio, Rocca, Fantino et autres; on a prolongé notre séjour; Maurilio nous a gâtés comme c'est dieu pas permis… et on a bu cette caisse unique, particulièrement très bon marché.
Un moment unique de partage avec un vin simplement immense : un vrai 100/100
Faut-il préciser que nos potes italiens avaient sorti quelques flacons de leurs caves personnelles ? Pas triste, pas triste du tout !
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Abm dit | La lenteur et l'éphèmère |
Mauss répond | Mon pote Carlo Petrini aimera ce texte |
Laurentg dit | Sans oublier que le vin est aliment et confère l'ébriété physiologique. |
Christophe dit | Cher Monsieur Mauss, |
Nicolas Herbin dit | Sur la répétition d'émotions des grands vins...... |
Mauss répond | It makes my day ! |
Laurent dit | Il est seulement dommage que l'ami Christophe persévère à ne pas montrer son blog au plus grand nombre. |
Mauss répond | Mais qui est Christophe ? |
Christophe dit | Homme de sexe mâle, 1,82 m. 75 kilos… Formation de caviste avec CFC, Diplômé en Œnologie ESVOA, Brevet fédéral de capacité. Mais surtout disciple en dégustations de B. Chabloz, physicien et ami de Monsieur Grand Jacques… Je suis fan de Bernard Noblet, ben oui ! J’aime la cuisine à Fredy Girardet que j’admire. Autres dadas, les activités alpines dont quelques belles ascensions dans nos alpes (Eiger, Cervin, etc..). Voilà, cela vous va ? Sinon, je souhaite aussi partager un autre vin qui m’a procuré une très grande émotion, l’Ambre 1997 à Christophe Abbet. Je l’ai dégusté pour la première fois avec un sommelier et ce fut une révélation… Je n’avais jamais goûté un vin hélvetique de ce niveau, une sensation de maîtriser l’extrème ! |
Laurent dit | CHristophe, tu imagines mister Ambre nous renvoyer de chez lui un jour avec un langage de ce genre : |
Mauss répond | Sacré Laurent va ! |
Abm dit | François fait quand même attention, les Helvetes aiment les haches |
Nicolas Herbin dit | Laurent, le râleur éternel. Avec Yves vous feriez une sacrée doublette ! |
Mauss répond | Nicolas : |
Laurent dit | Nicolas, |
Laurent dit | Mais la pression et la demande sur le domaine Mxxxxt ne datent pas du décès tragique du vigneron. |
Laurent dit | Je n’ai aucune raison de téléphoner au domaine pour chercher à connaître une raison qui ne me sera pas dévoilée. Ce que ma connaissance a non seulement cherché à faire. Il est bon de savoir qu’elle s’est aussi déplacée sur place (pour voir une personne qu’elle connaissait depuis plus de quinze ans se planquer à sa venue). Donc peine perdue ! |
Laurent dit | François, |
Nicolas Herbin dit | Laurent, je me pose juste la question : "et qu'est ce que je ferais moi, si j'étais à leur place (ie. les vignerons) ?" Et franchement, comme j'ai du mal à me projeter, n'ayant pas vécu la chose, je me garde bien de juger à l'emporte pièce, je dis juste que ça mérite réflexion. |
Laurent dit | Nicolas, |
Laurent dit | Pendant que nous y sommes, je t'avais demandé dans un autre topic si tu connaissais Henry Madin... |
Nicolas Herbin dit | Laurent, |
Nicolas Herbin dit | |
Mauss répond | Bon, s'il y a eu un couac, ce n'est certes pas une règle, loin de là, dans ce Domaine. |
Laurent dit | J'ai bien mis deux heures à comprendre que "vénère" est du verlan. |
Juergen Steinke dit | Is the 1986, the 1988 or the 1989 Haut Brion a typical Haut Brion? All 3 wines are quite different. Serve that 3 wines blind to 10 very good taster - I am not sure the majority of them would come to the conclusion that this 3 wines are from the same Chateau but different vintages. IMO the term "terroir" which is so much in fashion among passionate wine lovers is the most difficult. And it´s existance is probly very hard if not impossible to proof under sientific terms. |
Laurentg dit | Juergen, |
Laurent dit | J'ai eu l'occasion de lire aujourd'hui la lettre que le Domaine de la Romanée Conti adresse à ses clients privés lors des souscriptions annuelles. |
Laurentg dit | Laurent, |








