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Du vin en général, de la gastronomie souvent, et du reste si nécessaire. Mais toujours dans le respect d'autrui. L'abus d'alcool est dangereux pour la santé : consommez avec modération.

Terroir, grands vins, passé, futur, mode, image (3)

Samedi 13 Juin 2009, 18:53 GMT+2Par GjeCet article a été lu 1153 fois

Bonne nouvelle : le blog de JLT qui, je le croyais à tort, ne serait ouvert qu'administrativement aux heures de bureau, accepte les commentaires même le week-end.

On continue donc à discourir avec force moulinets à droite et à gauche sur ces notions de terroirs, grands vins, et tout le toutim. Plus qu'intéressant.

Si on accepte l'équation "grand vin = grand terroir" pour justement définir ce qu'est un grand terroir, si on s'entend sur ce que doit être un grand vin, à savoir offrir à l'amateur des émotions supérieures (car, on est bien d'accord : il y a une hiérarchie dans les émotions amoureuses, non ?), il n'en demeure pas moins que les multiples approches des sensibilités individuelles, les connaissances ± approfondies d'une région, d'un viticulteur, d'une AOC comme nos potes qui parlent ici des cornalins, ne vont probablement pas permettre - et d'ailleurs ce n'est pas souhaitable - une liste définitive des grands vins incontournables que chaque amateur digne de ce nom se doit de pouvoir déguster au moins une fois dans sa vie.

Si l'adage "il n'y a pas de grands vins mais simplement de grandes bouteilles" se vérifie assez souvent - remarque que j'ai cru comprendre dans le post de PE, il n'en demeure pas moins qu'il y a quand même de belles constances.

La Tâche 1990, dégusté à de multiples reprises en Bourgogne, en Italie, aux USA, à l'aveugle ou pas, m'a toujours bouleversé. Idem pour Haut-Brion 1989, sans même parler des Ste Hune qui frisent toujours le sublime.

Alors, peut-on quand même lister quelques grands vins ? Je peux proposer un système que j'aime assez : les cercles.

Comme les cercles d'amis. Mais sans doute c'est assez vain, effectivement, que de vouloir sans arrêt classer, ordonner, ranger. Les circonstances, le contexte, le lieu : tant d'éléments peuvent jouer dans l'appréciation d'un vin!

Comme on aime aussi comparer, il est tentant de placer le vin au même niveau que des oeuvres d'art : peintures, films, architecture, littérature, musique. Chacun a dans sa tête non seulement des préférences, mais, de par son éducation, son entourage, ses expériences, il a une hiérarchie propre qui s'exprime monstrueusement quand on pose la question : qu'emporteriez-vous - exemplaire unique -  (livres, disque, film) sur une île déserte ?

Et ces hiérarchies changent avec le temps. Je ne suis pas certain que Michel Bettane eût annoncé il y a 20 ans les mêmes noms de crus qu'il énumérerait aujourd'hui. J'ai adoré Cronin à une époque de ma vie, cela m'étonnerait fort que je le mette même en 4ème cercle maintenant ! Mais, en même temps, je garde au pinnacle Les Deux Etendards (Rebatet) ou Isabelle (Gide).

Bon, où on va là ? Comme d'hab, assis autour d'une table, avec des amis sympas, une cuisine pas chichitueuse sans pipette et autres gaz inertes (ah, les pommes de terre truffées de Murielle !), de beaux verres, et chacun ayant apporté, à l'aveugle, son cru du moment pour savoir si ses potes ressentent les mêmes impressions, les mêmes émotions. La vie, c'est cela, non ?

Non, non, pas d'inquiétude : dans les jours qui viennent, certains rendez-vous d'études approfondies sont planifiés. avec LPV, le Grand Jacques, les Romanéens et autres olibrius déjantés côté bouteilles, on va refaire le monde… des grands vins !

LT

Un petit miracle : avec Burtschy, on a trouvé une caisse de ce vin géant à la Ciau del Tornavento, le jour où la France battait l'Italie en Coupe du Monde : c'est vous dire qu'on était dans nos petits souliers. Mais on a appelé nos potes italiens : Rivetti, Sandrone, Voerzio, Rocca, Fantino et autres; on a prolongé notre séjour; Maurilio nous a gâtés comme c'est dieu pas permis… et on a bu cette caisse unique, particulièrement très bon marché.

Un moment unique de partage avec un vin simplement immense : un vrai 100/100

Faut-il préciser que nos potes italiens avaient sorti quelques flacons de leurs caves personnelles ? Pas triste, pas triste du tout !

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Abm dit

La lenteur et l'éphèmère
Le supériorité du vin (comme disait Gainsbourg à propos de la beauté), c'est le côté éphémère: une fois bu, il n'existe plus. Une autre bouteille, un autre millésime, d'autres circonstances...ce ne sera pas pareil ce qui n'est pas le cas d'une oeuvre d'art. Je ne parle même pas de la peinture ou de la sculpture qui est assez trivial, mais même une interprétation particulière peut être enregistrée et s'il et vrai que la conserve est toujours moins bien que le frais (dans le cas de l'enregistrement) on aura quand même une bonne idée (par exemple la Callas ou Caruso).
Dans notre société où tout va de plus en plus vite, où tout est bruit, fureur, où tout doit être vite fait, vite consommé ( même l'amour), nous devons préserver la lenteur et en faire l'éloge chère à Pierre Sansot.
(écrit dans le silence qui suit Mozart)

Samedi 13 Juin 2009, 19:33 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Mon pote Carlo Petrini aimera ce texte :-)

Oui, le vin peut être éphémère, mais il y a aussi des bouteilles qui répètent docilement leur aventure, pour notre grand plaisir !

Samedi 13 Juin 2009, 20:41 GMT+2 | Retour au début

Sans oublier que le vin est aliment et confère l'ébriété physiologique.

Samedi 13 Juin 2009, 22:03 GMT+2 | Retour au début

Christophe dit

Cher Monsieur Mauss,
Bravo et merci ! Je partage votre avis à 100%. Pour ma part, j'ai deux exemples qui me viennent à l'esprit. J’ai dégusté en 1998 pour la première fois château Rayas et ce fut une très belle découverte, surtout dans un millésime aussi grand que 1990. Une part de petits défaults « ce léger volatile qui charme nos sens » a donné à ce vin sa très grande personnalité. Quelques jours plus tard, je suis tombé sur la note de Monsieur Parker, un choc ! Il aime ce type de vin, incredibeul. J’ai eu aussi un très grand souvenir en dégustant la Romanée-Conti 2006 juste avant la mise en bouteilles, et là aussi l’émotion l’emporta. Après avoir dégusté les différents climats du DRC, j’ai eu le déclic et j’ai compris que la finesse avait sa déesse ! En début d’année, on m’a offert le grand guide des vins de France 2009 de Messieurs Bettane et Desseauve. J’ai vu la note et leurs commentaires, ce fut une satisfaction pour mon ego. J’aime bien lire les guides… Mais après avoir dégusté le vin ! Simplement pour laisser mon émotion l’emporter…

Samedi 13 Juin 2009, 23:21 GMT+2 | Retour au début

Nicolas Herbin dit

Sur la répétition d'émotions des grands vins......

Un Rugiens 47 bu 3 fois avec 3 groupes de personnes différents s'est révélé 3 fois grand, 3 fois émouvant, et je l'ai perçu 3 fois différement.

Mais 1 point commun sur les différentes dégustations : un fruit (en bouche) immortel.

Bon c'est un 47 aussi... :-) (immense année, n'est il pas ?!)

Ce genre de "répétition" me parait TRES rare... surtout avec des vins de cet âge. Non ?

Samedi 13 Juin 2009, 23:59 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

It makes my day !

Lire ces deux commentaires me fait particulièrement plaisir car,on le sent, ils ne sont absolument pas "travaillés".

Merci Christophe pour cette belle approche des grands vins où on laisse parler son coeur. Quoiqu'on dise, cela devient rare de nos jours, et mes zozos du GJE le savent, car souvent je leur demande de déguster un peu plus avec leurs tripes.

Et merci Nicolas car, c'est vrai, pour y avoir assisté une bonne demie-douzaine de fois, les dégustations des millésimes d'anthologie chez Bouchard ont été là aussi, là encore, des moments simplement inoubliables.

Bon, Portos reçoit large ce jour pour fêter ses deux macarons michelin : on va certainement y revoir des amis.

Dimanche 14 Juin 2009, 05:49 GMT+2 | Retour au début

Il est seulement dommage que l'ami Christophe persévère à ne pas montrer son blog au plus grand nombre.

Ton pinot noir VDT 07 ne vieillira certainement jamais comme un Rugiens, mais quel coeur il a. Il te ressemble.


Laurent


PS : ça va Nicolas ? ça ne râle pas trop dans les comms ce matin ?

;-)

Dimanche 14 Juin 2009, 08:41 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond
Christophe dit

Homme de sexe mâle, 1,82 m. 75 kilos… Formation de caviste avec CFC, Diplômé en Œnologie ESVOA, Brevet fédéral de capacité. Mais surtout disciple en dégustations de B. Chabloz, physicien et ami de Monsieur Grand Jacques… Je suis fan de Bernard Noblet, ben oui ! J’aime la cuisine à Fredy Girardet que j’admire. Autres dadas, les activités alpines dont quelques belles ascensions dans nos alpes (Eiger, Cervin, etc..). Voilà, cela vous va ? Sinon, je souhaite aussi partager un autre vin qui m’a procuré une très grande émotion, l’Ambre 1997 à Christophe Abbet. Je l’ai dégusté pour la première fois avec un sommelier et ce fut une révélation… Je n’avais jamais goûté un vin hélvetique de ce niveau, une sensation de maîtriser l’extrème !

Dimanche 14 Juin 2009, 11:18 GMT+2 | Retour au début

CHristophe, tu imagines mister Ambre nous renvoyer de chez lui un jour avec un langage de ce genre :

"y a rien à acheter, la haute gastronomie et les cavistes ont tout réservé et acheté. Passez votre chemin, vous n'êtes plus les bienvenus ici".

ou alors avec le répondeur :

"Bonjour, vous êtes bien au domaine Abbet. Nous n'assurons plus la vente aux particuliers, les dégustations dans la cave sont désormais réservées aux profesionnels". Nous comprenons votre déception, mais notre nouvelle orientation empèche et interdit la revente de nos bouteilles par des circuits de distribution que nous haïssons et abhorrons de tout notre être".


Toute ressemblance avec un post déposé ce matin sur un célèbre domaine bourguignon ne serait que pure coïncidence.

Laurent

Dimanche 14 Juin 2009, 12:46 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Sacré Laurent va ! :-)

Tout en finesse !

Mais je comprends. Il est temps que je revienne en Helvétie pour quelques rencontres au sommet !

Dimanche 14 Juin 2009, 14:08 GMT+2 | Retour au début

Abm dit

François fait quand même attention, les Helvetes aiment les haches ;-)
Oui je sais c'est pas trés bon, mais c'est le jour du saigneur

Dimanche 14 Juin 2009, 16:03 GMT+2 | Retour au début

Nicolas Herbin dit

Laurent, le râleur éternel. Avec Yves vous feriez une sacrée doublette ! ;-)

Que tu critiques un fait, tu es libre et c'est ton droit le plus absolu.

Mais j'espère que dans ton raisonnement tu as mis en perspective la demande mondiale et la pression médiatique qui s'exerce sur le domaine Mortet avant de hurler. Pas pour justifier quoi que ce soit. Mais bien pour essayer de comprendre. L'empathie des fois ça a du bon. Depuis que j'écris sur le net et que je vois des gens du vin se faire plus ou moins "allumer" pour des raisons X ou Y et à divers degrés, j'ai toujours pris un malin plaisir à me faire l'avocat du diable afin de fouiller les raisonnements et d'essayer de piger.

D'autre part, concernant l'anecdote que tu nous livres, nous ne connaissons ce fait que par la description que tu en fais. Et donc n'avons pas en notre connaissance tous les tenants et aboutissants. Comment alors juger et se faire une opinion saine. Encore une fois, appelle Arnaud ou sa mère et discutes en avec eux. Ce sont des grandes personnes et c'est encore en discutant entre adultes responsables que l'on obtient les meilleures réponses à ses meilleures questions. Non ?

Car plutôt que te défouler ici (sous couvert d'humour), bien sûr, ce qui t'intéresses, c'est de savoir pourquoi ton pote n'a plus son alloc. Donc tu vas aller chercher l'info à la source, c'est bien mieux que "dégommer" tranquillement derrière son écran. Nspa ?

;-)

Tiens je mange une dragée à ta santé...

Dimanche 14 Juin 2009, 23:16 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Nicolas :

Voilà un texte à mettre en exergue. Analyse pointue d'un phénomène récuurent s'il en est.

Et pour revenir, au-delà du Domaine Mortet, sur la question des allocations : au nom de quel droit un Domaine devrait obligatoirement satisfaire un ancien client et systématiquement refuser l'entrée d'un nouveau sachant que l'offre n'est pas extensible ?

Toujours, chez les amateurs passionnés ce sentiment que la propriété nous "appartient" : assez dingue ce sentiment d'appropriation !

De quel droit brimerions nous la liberté commerciale que doit avoir chaque producteur ?

Lundi 15 Juin 2009, 09:14 GMT+2 | Retour au début

Nicolas,

D'un côté tu cries sur tous les toits que les domaines français feraient bien de prendre de la graine sur la façon dont les vignerons suisses reçoivent leur clientèle.

Pour cela tu cites une vigneronne comme Marie-Thérèse Chappaz, personne qui ne sait rien de la pression qui peut être exercée pour devenir client chez elle.

Compte tenu de mon vécu et des visites que j'ai réalisé ces dix dernières années dans des domaines suisses, je pourrai citer bien des domaines où le respect du client est chose sacrée, et où la recherche d'un partage harmonieux des bouteilles est une règle d'or. Heureusement nombre de domaines français respectent encore et toujours leurs clients.

J'ai écrit un jour que malgré les multiples domaines d'activité liés au luxe en Suisse, celui du vin n'était pas affecté par une surenchère et une certaine forme de vice qui y ressemblait, parce qu'il faisait toujours partie intégrante du monde agricole. Celui qui nous permet de boire et de manger (hors de l'industrie alimentaire).

En France, certains domaines possèdent une renommée telle, que le luxe qui entoure leurs produits touche à la préciosité (tu vois il n’y a pas que le vigneron qui est « coupable »).

(...)

Lundi 15 Juin 2009, 09:17 GMT+2 | Retour au début

Mais la pression et la demande sur le domaine Mxxxxt ne datent pas du décès tragique du vigneron.

Et, en ce qui concerne ma connaissance (qui n’est pas un pote), que nous ne connaissions pas tous les tenants et les aboutissants est une chose sur laquelle je suis de ton avis.

Mais à priori, si tu veux de l'empathie pour le domaine Mxxxxt parce qu’il subit une « pression mondiale », il faut aussi en avoir pour le client « liquidé » et accepter l'idée que cette personne est honnête. Présomption d’innocence…

Je rappelle que cette personne s’est fait "éjecter" sans autre forme de procès après des années de fidélité (et sans revente en douce de ses bouteilles pour jouer au grand jeu de la spéculation), et qu'il n’y a eu aucune information préalable de la part du domaine, qui a agit comme s’il souhaitait (espérait) que le client ne revienne pas spontanément.

Le respect de l’humain s’est effiloché voire perdu à de multiples endroits. Ici, la pression mondiale est une belle excuse pour ne plus tenir ses engagements et faire fi des années passées.

(...)

Lundi 15 Juin 2009, 09:23 GMT+2 | Retour au début

Je n’ai aucune raison de téléphoner au domaine pour chercher à connaître une raison qui ne me sera pas dévoilée. Ce que ma connaissance a non seulement cherché à faire. Il est bon de savoir qu’elle s’est aussi déplacée sur place (pour voir une personne qu’elle connaissait depuis plus de quinze ans se planquer à sa venue). Donc peine perdue !



As-tu seulement pensé que ton raisonnement puisse être biaisé par le fait que tu visites certains domaines très connus de façon professionnelle et non pas en amateur ? J’ai quand même l’impression que l’on est plus enclin ici à la compréhension et la « l’empathie », si l’on est du côté des vendeurs que des acheteurs.

Enfin, je me permets de te demander de quel droit tu me suspectes de me défouler sur ce sujet, en étant planqué derrière mon clavier d’ordinateur ?

Laurent

Lundi 15 Juin 2009, 09:28 GMT+2 | Retour au début

François,

je découvre votre prise de position après avoir déposé mes messages.

Que le producteur décide de ne plus vendre après tant d'années à un particulier est effectivement son droit.

Mais à nouveau il est ici question de respect. Celui d'informer honnetement son désormais ancien client, plutôt que d'espérer qu'il ne revienne plus.

Comment réagiriez-vous si après avoir réservé une table au Laurent, vous découvriez le soir venu que vous n'êtes plus le bienvenue, parce que le Roi des Indes y arrive en grande pompe et claquera peut-être en un soir certainement plus d'argent que vous en vingt passages ?

Ne vous y trompez pas, si l'humain a disparu dans la relation, c'est bien parce qu'il est question d'argent à un autre niveau.


Laurent

Lundi 15 Juin 2009, 09:36 GMT+2 | Retour au début

Nicolas Herbin dit

Laurent, je me pose juste la question : "et qu'est ce que je ferais moi, si j'étais à leur place (ie. les vignerons) ?" Et franchement, comme j'ai du mal à me projeter, n'ayant pas vécu la chose, je me garde bien de juger à l'emporte pièce, je dis juste que ça mérite réflexion.

Si tu me connaissais bien, tu saurais que mon propos ici n'est pas pondéré par le fait que je sois professionnel. C'est juste une interrogation d'être humain qui essaie de réfléchir avec bon sens, ou de chercher ce bon sens, à défaut de détenir la science infuse.

Concernant la grande disponibilité et l'ouverture de Marie-Thérèse, elle a fait un choix, qui n'est pas le plus facile, et elle l'assume sans broncher, ce qui est tout à son honneur. J'ai infiniment de respect pour ça. J'ai d'ailleurs du respect pour tous les gens qui prennent des décisions et s'y tiennent. Comment pourrait il en être autrement ?

J'ai aussi de la compassion pour les clients déçus. Ne t'inquiète pas. D'un autre côté, se séparer d'une alloc coûteuse, des fois ça peut être un tremplin pour faire de vraies découvertes plus abordables. Pour reprendre un exemple perso, les prix des grands bourgognes m’ont dissuadé à mes débuts de casser ma tirelire. Mais grâce à ça je suis parti à la découverte des grands beaujolais. Et c’est sans doute ma plus belle découverte d’amoureux du vin.

La sagesse tragique est ma philosophie. Autrement dit : à quelque chose malheur est bon. Il faut avancer, nous sommes "condamnés" à cela...

Lundi 15 Juin 2009, 10:13 GMT+2 | Retour au début

Nicolas,

Je me permets de te rappeller que tu as construit ton texte sur une présomption que tu te fais de moi.

C'est à dire que je me comporterai tel un agité du bocal, un râleur invétéré, seulement intéressé dans le sujet "touch eject by Mortet" par une certaine forme de médisance envers un domaine viticole français de référence. Chose bien évidemment fausse.

Bien sûr, il y a Laurent en "vrai" et celui qui pianote devant son PC. Il y a Nicolas Le Châ, très déconne parfois sur DC, et toujours très sérieux, orienté philo, réflexion ici ou chez Jacques Perrin.
Dichotomie, schizophrénie ? Non, bien sûr.

Mais tu as beau jeu de te poser des questions sur ce que tu ferais à la place de Madame Mortet ou d'une autre personne dans sa situation.
Ton idée de faire un "tremplin" de la perte d'une allocation (coûteuse ou non) est hors de propos. C'est comme dire à des parents : "vous avez perdu en enfant en bas-âge ? Vous êtes jeunes, vous vous en remettrez, vous en ferez un autre"...

Naturellement, un passionné va se repositionner ! Tiens, il est client de domaines de référence en bourgogne depuis plus de vingt ans. Mais il n'a jamais dégusté le cornalin de Denis Mercier !

Que reste t-il donc de tout ceci : on a rompu la confiance qui s'était tissée pendant des années. Ce sont des anecdotes, des sourires, des échanges humains qui se perdent, tout cela parce qu'on a pas communiqué avec simplicité le moment venu.

Laurent

Lundi 15 Juin 2009, 11:24 GMT+2 | Retour au début

Pendant que nous y sommes, je t'avais demandé dans un autre topic si tu connaissais Henry Madin...

Laurent
;-)

Lundi 15 Juin 2009, 11:41 GMT+2 | Retour au début

Nicolas Herbin dit

Laurent,

tu as remis deux louches sur un sujet sur lequel nous ne connaissons que ce que tu en racontes. Sache que je ne doute évidemment pas de ta bonne foi et de ta franchise. Je n'ai fait que te lire, et t'ai provoqué amicalement.

Je crois surtout que tu me prêtes des "méchancetés" qui ne m'habitent pas.

Je dis simplement que tu ne connais peut être pas tous les tenants et aboutissants de l'anecdote que tu contes, et que tu juges en te plaçant uniquement du point de vue du client, sans chercher à savoir ni comprendre quelles sont les motivations du domaine. Ce qui concourerrait peut être à avoir - de mon point de vue - une vision plus "juste", complète, à défaut d'être parfaite.

Pour ma présupposée schizophrénie (quel plomb tu fonderais si je te taxais du même terme), je te laisse le soin de faire davantage connaissance avec moi si tu le souhaites, tu pourras alors voir si je suis Docteur Jekyll et Mr Hide. Les gens qui me connaissent bien et lisent ça doivent sourire…

Nicolas

ps : par contre, je trouve ton parallèle avec la perte d'un enfant assez étonnant, et là pour le coup je suis un peu perplexe... tu dois être vraiment "vénère"...

Lundi 15 Juin 2009, 12:04 GMT+2 | Retour au début

Nicolas Herbin dit
Mauss répond

Bon, s'il y a eu un couac, ce n'est certes pas une règle, loin de là, dans ce Domaine.

Il y a forcément une raison que nous ne connaissons pas; j'en saurai certainement plus un jour.

La conclusion reste la même : ce sont des situations parfois difficiles à gérer, chacun peut avoir ses humeurs, et il ne faut pas en tirer de généralités.

:-)

Lundi 15 Juin 2009, 12:06 GMT+2 | Retour au début

J'ai bien mis deux heures à comprendre que "vénère" est du verlan.

Alors non, je ne suis pas "énervé", du tout.

Tout comme la connaissance qui m'a raconté cette anecdote. Elle était déçue oui, amère peut-être, mais pas en colère.

La vie, mon petit, rien que la vie ! (Hervé Bazin)

Laurent

Lundi 15 Juin 2009, 16:08 GMT+2 | Retour au début

Juergen Steinke dit

Is the 1986, the 1988 or the 1989 Haut Brion a typical Haut Brion? All 3 wines are quite different. Serve that 3 wines blind to 10 very good taster - I am not sure the majority of them would come to the conclusion that this 3 wines are from the same Chateau but different vintages. IMO the term "terroir" which is so much in fashion among passionate wine lovers is the most difficult. And it´s existance is probly very hard if not impossible to proof under sientific terms.

I have symphaty for the word "typicality". Jammy fruit and huge mouthfeel is much more typical for Napa as for Bordeaux i.e.

But as we learned many professional taster like the new Pavie style. It is borderline Bordeaux with a good dose of Napa character. But it´s delicious - at least many think so (me included).

Lundi 15 Juin 2009, 16:54 GMT+2 | Retour au début

Juergen,

The thinness and the empyreumatic classy touch could help ...

They are augmented in the somptuous Haut-Brion 1989 (but the 1988 is already a great wine).

Lundi 15 Juin 2009, 17:01 GMT+2 | Retour au début

J'ai eu l'occasion de lire aujourd'hui la lettre que le Domaine de la Romanée Conti adresse à ses clients privés lors des souscriptions annuelles.

Un courrier écrit dans un style qui me fait penser à une main de fer dans un gant de velours. Le domaine met en garde ses clients sur la perte de leur allocation en cas de revente des bouteilles dans un but spéculatif.

En filigrane, j'y ai lu aussi la volonté d'un domaine à la renommée mondiale de vouloir poursuivre à vendre en direct à quelques clients privés, et pas uniquement à la grande restauration et à quelques cavistes triés sur le volet.

Tout ceci sans la moindre volonté de polémiquer bien évidemment, mais plutôt de faire savoir qu'il est possible de continuer aujourd'hui encore ce qui a été entrepris depuis longtemps auprès de sa clientèle.

Et là, je dis bravo la DRC !

Laurent

PS : ok, je sais, les prix de la DRC ne sont pas les mêmes que ceux d'autres domaines bourguignons ou d'ailleurs.

Mardi 16 Juin 2009, 22:18 GMT+2 | Retour au début

Laurent,

JFCD s'efforce péniblement de procéder de même.

Vu l'appât du gain, la lutte est rude et l'oenophilie "rousseauiste" souvent mise en défaut.

Mercredi 17 Juin 2009, 00:42 GMT+2 | Retour au début