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Du vin en général, de la gastronomie souvent, et du reste si nécessaire. Mais toujours dans le respect d'autrui. L'abus d'alcool est dangereux pour la santé : consommez avec modération.

Grapillages de week-end (17)

Samedi 30 Mai 2009, 09:20 GMT+2Par GjeCet article a été lu 871 fois

De Lucca, en Toscane où la platitude quasi parfaite de la ville permet à votre obligé de se tenir droit comme un I sur les vélos qui sont mis à disposition des visiteurs par les hôtels locaux. Il y a même des tandems, mais la sagesse vous évitera de dire un oui intempestif à Christian Roger qui souhaite siéger "à l'arrière" n'étant pas totalement certain que l'éventuel effort déployé sur les pédales compense à 100 % le poids supplémentaire que vous devez tracter, vous, en première position :-)

Rien n'est plus relaxant que de flaner le long des remparts imposants entourant cette ville pétrie d'histoire. Avec Cremona et Mantova, parmi les perles des villes italiennes.

J'aime Lucca, la ville de Puccini dont une superbe statue de bronze se trouve sur une piazzetta bordé par un café qui vous sert un capuccino plus qu'honnête.

puccini
 
Comment ne pas aimer Tosca ? Probablement le plus beau rôle, humainement parlant, de Maria Callas. Et toujours le péché et la rédemption conjointement au Te Deum signé par Scarpia. La religion a participé à la civilisation occidentale comme peu, et le nier c'est avancer sérieusement vers un crétinisme majeur. Passons.
 
Sujet du jour
Un article du Wall Street Journal (ICI comme dit le Grand Jacques), relance le sujet décidemment récurrent de l'indépendance de la critique "vins". Il semble que les nouveaux rédacteurs engagés par Robert Parker sont bien plus flexibles que lui avec la règle de l'indépendance, ne refusant pas de somptueuses prises en charge de frais par des Groupes vinicoles qui tiennent à un certain niveau de récompense, on l'imagine.
L'éthique du journaliste sera d'ailleurs le thème du séminaire animé par Michel Bettane au DAVOS DU VIN, tant il est vrai que le journalisme n'est plus financé par les lecteurs et donc qu'il faut bien trouver des moyens pour assurer la communication, mais selon des règles qui restent encore à écrire en entier.
On sait ici que ma solution est radicalement simple : ne publier que des notes de dégustations (quand il s'agit de cela) prises à l'aveugle. Ou alors le dire clairement en sachant, vous et moi, que c'est toujours plus délicat de critiquer un Producteur qui vous a reçu comme un nabab.
En fait, comme partout, la solution doit être au milieu de ces extrêmes : au journaliste de convaincre le lecteur de sa propre éthique, et à lui de détailler, quand cela semble nécessaire, les circonstances de sa dégustation.
Même sujet en Italie, où les grands Guides ont fait l'objet, dans une récente émission de la télé, une volée de bois vert sur la "flexibilité" de leurs commentaires et l'attribution de belles notes à des vins dont on ne comprend trop l'alpha et l'oméga.
 
La cuisine italienne
Soyons honnête : il est difficile de mal manger en Italie. Vous ne connaissez rien de la ville où vous arrêtez ? Faites comme moi : vérifier la taille du boucher local, et si elle est avenante, demandez lui où il emmène sa famille déjeuner le dimanche. Généralement, je n'ai jamais été déçu par cette approche pratique, quand bien même parfois le chef de la maison recommandée est le frère de la soeur du beau-frère (ça existe ?).
Ne pas hésiter à prendre le cruchon de "vino della casa", bien plus frais que la bouteille restée trop longtemps sous le soleil implacable d'une vitrine mal protégée.
 
Le foot
Ce soir Bordeaux sera ou ne sera pas champion de France, après dix ans d'attente. Certes, en cas de victoire, on sera loin des débordements marseillais, mais on risque de voir le Maire Juppé avec un vrai sourire qui ne soit pas de circonstance.
Les supporters de Marseille sont priés d'aller se faire voir ailleurs :-)
 
L'été
L'été est déjà là. Où est passé le printemps ? Reçu un mail humain, tellement humain d'Aldo Vajra qui me raconte un peu le désastre piémontais. Cette abnégation couplée à ce courage de repartir à l'assaut de ces collines, est simplement une leçon de vie comme j'en ai eu peu. Ce sont des Seigneurs.
 
Une nouvelle AOC
Est-il nécessaire d'octroyer à Saint-Pourçain le statut d'AOC ? Est-ce encore là un signe qui a une réelle signification qualitative et/ou économique ? Je ne connais pas assez ces vins, mais j'ai de sérieux doutes sur cette "promotion".
 
La dégustation "ANTEPRIMA"
Dans le cadre de la Collégiale, "GRANDI CRU DELLA COSTA TOSCANA", un organisme dont les 80 et quelques Membres suivent au doigt et à l'oeil les instructions de la belle Présidente, la Princesse Ginevra Venerosi Pesciolini, nous avons dégusté ce matin une soixantaine de crus "primeurs" des diverses dénominations faisant partie de cette association.
Beaucoup trop de crus continuent à (mal) singer les meilleurs "super-toscans" et la majorité de ces vins a encore la main lourde sur l'usage du bois. Outre quelques fois des côtés sucraillons peut-être agréables en dégustation, mais certainement moins à table, on aussi trop souvent des surextractions et des richesses alcooliques apportant lourdeur et manque de finesse.
Ressortent du lot les producteurs qui ont une vue mondiale du vin, qui goûtent bien d'autres choses ailleurs, et donc qui ont une idée du grand vin qui manque à plus d'un producteur. Très beau Ombrone (100 % sangiovese) de ColleMassari; Valgiano de Moreno Petrini devient de plus en plus fin et tendu (©Dupont); les Morellino di Scansano tirent bien leur épingle du jeu, et les Bolgheri, ainsi confrontés aux autres vignobles de la Côte, restent quand même les meilleurs.
 
Conférence-débat
Cet après midi, conférence-débat dont le sujet est : "quels seront les vins cultes du futur ?". Christian Roger, qui sera sur le panel, m'a donné un élément de réponse, pas bête du tout : "ceux d'avant-hier". Rien n'est probablement plus vrai, tant les grands vins de terroir sont connus depuis des lustres et que ce sont les grands terroirs, bien vinifiés, qui, avec le temps, remontent irrésistiblement à la surface. Confer la leçon magistrale prise à la DRC avec Monsieur De Villaine et Monsieur Noblet où un tout petit millésime misérable (à sa mise en bouteille) est devenu un cru magnifique quelques décennies plus tard.
Sujet connexe : le véritable prix des vins est-il celui qui ressort des ventes aux enchères ? Et est-il alors l'ultime juge de paix de la qualité des millésimes et des vignobles ayant le plus la faveur des grands amateurs ?
Le Pin est-il un vin culte ou simplement un cru si rare qu'en fait l'investisseur chinois qui en achète à lui tout seul la plus grosse partie cherche simplement à "to corner the market ?"
Bon, on verra ce soir ce qui se dira.
Ensuite, en route pour Pietrasanta ou un ami chirurgien (qui a toujours, dans le frigo de sa voiture, quelques topettes de référence pour les cas d'urgence), nous invite pour la côte de boeuf quasi-bi-journalière permettant à Christian d'affronter ses dures tâches hebdomadaires avec un élan certain :-)
L'adresse : je suis sympa, je vous la donne : une des plus belles caves transalpines :
 
Enoteca Marcucci
 Via Garibaldi, 40
55045 - Pietrasanta (LU)

+39 0584 79 19 62
enotecamarcucci@tiscalinet.it
 
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