Grapillages de week-end 2009/3
Sarkozy, encore le Jura, mes progrès sur Mac, un aller-retour en Espagne à Vega Sicilia, quelques nouvelles bordelaises, et autres babioles comme l'olio di oliva.
Musique : le DVD de l'opéra ATTILA de Giuseppe Verdi, version Ricardo Muti avec une mise en scène de Jérôme Savary.
NDRL : je suis en attente de la nouvelle version "mabulle"
pour l'intégration des images, du son et de la vidéo. Désolé de ces textes sans photos. On corrigera plus tard.
L'intervention de Sarkozy hier soir :
Sans entrer dans des discussions politiques sur le contenu qu'on apprécie certainement différemment selon ses propres sensibilités, deux remarques à l'emporte-pièce :
- à tout le moins, ses phrases étaient claires, compréhensibles et souvent frappées au sceau du bon sens.
- les journalistes-potiches ont été sotto zero. Où sont les Cotta d'antan ? Duhamel a été lamentable sur l'histoire Kouchner. Il n'est pas question d'absoudre, mais à ce niveau, un vrai journaliste se doit d'attendre d'avoir des infos un peu plus consistantes. Cela me rappelle les questions hors de propos de Nossiter aux Frescobaldi sur l'attitude de leurs parents pendant la guerre. Mais bon, passons.
Sur France 2 ensuite, ce fut un terrible hallali d'intello parisiens. Bon, chacun a le droit de s'exprimer et de ne pas aimer la façon de travailler de notre Président. Néanmoins, à entendre de telles diatribes, à se souvenir des énormes pesanteurs de notre société française, on devient sacrément sceptique sur l'émergence des forces requises dans de telles circonstances. Plus que jamais, il nous manque la poigne et la classe d'un de Gaulle.
Le Jura :
Petite satisfaction perso : j'ai réussi à réaliser un petit iweb sur le site MOBILEME d'Apple qui raconte, principalement en images, notre séjour au Jura. Le système est assez simple, facile d'usage et avec des tast et des tas de possibilités à portée de simples clics.
1ppy : n'y allez pas: vous allez désespérer de mon futur informatique, d'autant plus que côté design, là, je suis franchement le dernier de la classe.
L'adresse :
Les capacités des logiciels mac :
Cette petite, rapide, et très élementaire expérience sur Mac me donne l'idée, pour le futur, d'y mettre les résumés de nos sessions ou séminaires.
N'hésitez pas à critiquer, le blog est fait pour ça.
Un AR à Vega Sicilia :
Avec un arrêt à Bilbao : dieu, que la ville a changé depuis la session du GJE en 2001. Les promenades autour du Guggenheim sont relaxantes à souhait; la propreté est impressionnante, et les locaux semblent heureux dans leurs bottes.
Un excellent restaurant que j'ai déjà évoqué, mais j'attends l'intégration des photos pour en parler.
Au retour, à Burgos, un autre restaurant à l'ancienne, qui tient un peu du style "Winstub" avec une spécialité cuite au four à bois : le train de côtes d'agneau ou les petits gigots.
C'est assez fascinant de voir tous ces espagnols qui arrivent à table vers 14h30 et qui apprécient vraiment les plaisirs de la table. Mais comment font-ils donc pour ne pas travailler entre 14h00 et 16h00 alors que le reste de l'Europe turbine à 100 % ? Sondage à faire : le niveau des communications internationales arrivant et sortant d'Espagne entre 14h00 et 16h00. Victor : après les déjeuners, tu siestes un peu ? Ou tu retournes juste vérifier le courrier ? 
Un coup de pied das la fourmillière "business" qui vaut son pesant de cacahuètes :
J'en croyais pas mes oreilles en écoutant le Monsieur dans le poste: les zeus de Bruxelles ont décidé qu'à partir de juillet, sur les bouteilles d'huile d'olive, les fabricants devront indiquer la région de production d'origine !! Ça, mes gaillards, c'est du sacré costaud car peu de gens savent que le premier importateur des huiles espagnoles… c'est l'Italie.Si je ne m'abuse, plus de 40 % des exportations espagnoles vont vers l'Italie. Ce changement de drapeau permet des aménagements de prix d'un juteux pas possible pour tant de grossums en mal de profits à deux chiffres. Voilà un dossier qui va être intéressant à suivre ma bonne dame michou !
La prochaine session du GJE :
Elle aura lieu au Laurent à Paris ce 12 février où on dégustera quelques rieslings alsaciens, luxembourgeois et autrichiens parmi une sélection "haut de gamme" que nous a concoctée Joël Payne, le local GJE de l'étape. Je sens que cela va chauffer au debriefing et j'attends de voir si le sucre résiduel (SR) va piéger nos palais pro ou non.
Weinbach, Bott-Geyl, Ostertag, Seppi Landmann, Spielmann, Bernhard ont accepté le défi. Un peu dommage que quelques grandes maisons soient restées frileuses.
On aura parmi nos dégustateurs un ami de toujours du GJE : Maurizio Zanella (Ca del Bosco). Voilà un homme dont la caractéristique principale a été, est et reste une extraordinaire générosité. Je n'oublierai jamais, lorsque j'ai réussi à faire venir en Italie tous les pontes de Traditions & Qualité (les plus grands chefs étoilés des années 70/80), avec quelle simplicité, majesté et opulence à la fois il a reçu tout ce monde français qui, pour sa très grande majorité, ne connaissait strictement rien de la belle cuisine italienne. C'en était honteux. Même JC Vrinat qui, à force d'insistance avait concédé de faire un AR en une journée, est resté coi et , contre toute attente, est resté 3 jours en Italie.
C'est de cette époque que date l'amitié réelle entre les Santini (Dal Pescatore ***), Paul Bocuse et surtout les Haeberlin.
Du temps du mexicain, du temps des grandes heures… Faudra que je vous raconte aussi la visite chez Porsche où, avec les pilotes maison, on a tâté des pistes tous-terrains. Demandez à Bocuse : blanc il était : tout blanc à la sortie de son tour de circuit. Grand moment (et cantine tip top chez Porsche).Et Pierrick Guillou, Troisgros et tous les autres. Et lors d'une autre sortie de Traditions & Qualité chez PIC, un petit déj d'anthologie : j'ai encore la cassette sans laquelle personne ne me croirait !
Bon, vous allez dire que le père Mauss radotte à qui mieux mieux en évoquant des nostalgies naphtalinées. On va tâcher de mieux se contrôler à l'avenir : promis.
Les fièvres bordelaises :
Bordeaux entre doucement, avec une certaine anxiété, dans une twilight zone. Il suffit de consulter le blog de Jean Luc Thunevin pour sentir à quel point chacun se demande à quelle sauce il va être mangé. Tout le monde s'attend à une baisse sévère moyenne des prix d'un bon 30 %. Mais on pressent déjà ici et là que ce ne sera pas suffisant, loin de là, car ce qu'il faut regarder, c'est la courbe des prix depuis 1998 si on veut rester au niveau d'une décennie. C'est pas triste pour nos portefeuilles, ça, c'est sûr !
Soyons bref : la bulle spéculative liée au millésime 2005 a éclatée. On cite un gros négociant de la place qui accumule (il a la trésorerie) des lots impressionnants de 2005 qui reviennent en chais bordelais… à un prix sensiblement inférieur au prix de sortie du cru à l'époque. C'est dire que toute la spéculation sur le cru non seulement a fondue comme neige au soleil, mais surtout qu'on va atteindre des prix bien inférieurs aux prix de sortie dans les mois qui viennent (un phénomène qui ne touchera pratiquement aucun des grands crus bourguignons quand ils sont de nobles Maisons).
Grosso modo, cela veut dire que tout ceux qui ont spéculé sur ce millésime vont, soit perdre des plumes s'ils sont obligés de vendre pour se refaire une trésorerie, soit devoir "porter" financièrement cet actif pendant au moins dix ans avant de retrouver - éventuellement - le prix qu'ils ont payé. Ma fois, ils pourront toujours boire le vin, non ?
Autre conséquence : la bulle foncière va aussi se dégonfler sérieux-grave. Il n'y a pas si longtemps, on a payé l'hectare en libournais le même prix en FF qu'il est actuellement en euros : cela ne pourra tout simplement pas tenir. Mais, vu la rareté de ce type de bien, la chute sera moins sévère.
Terra Burdigala :
Passage ce soir Place du Palais à Bordeaux où Stéphane Derenoncourt (en pleine forme, le gaillard !) présentait avec Mademoiselle Bernadette Thienpont (toujours aussi jolie, surtout quand elle rie avec cette franchise des yeux et du sourire) les vins de Terra Burdigala.
Voilà des vins à prix TTC inférieur à € 20 (le premier est à moins de € 7) qui sont honnêtes et feront toujours de Bordeaux une région où trouver des vins à prix décent, tant il est vrai qu'on parle trop (nous les premiers) des crus mythiques à 3 chiffres, sinon 4. Cherchez : vous trouverez.
En conclusion :
Déjeuner ce jour avec LPV au Chapon Fin : pas possible de trouver plus bordelais que cela dans la restauration. Bon sang de bon soir : on vient au restaurant pour échapper un tant soit peu à la morosité ambiante. Alors, du chef au personnel, que diantre ! Un peu de soleil, de joie, d'enthousiasme. Laissez vos soucis à la porte de votre banquier. Je sais, il n'y a pas plus arrogant qu'eux en ce moment, mais enfin !
D'autant plus que le menu du jour est plus que correct, suffisamment copieux et harmonieux. Par contre, je trouve inacceptable que les entrées soient toutes dans la même gamme de prix que les plats. Nous avons assez de produits en France pour composer des entrées qu'on ne devrait pas payer plus de € 15. On échoue lamentablement là où les italiens et les espagnols ont tout compris. Va falloir que j'en dise un mot à Monsieur Jean Michel Cazes et à Sylvie 
Tout cela pour dire que LPV - il ne l'a pas fait exprès - avait apporté un 1978 Nuits St Georges Les Chaignots d'Alain Michelot. La bouteille était parfaite et le sommelier (un tout neuf, importé d'Alsace) était esbaubi devant la qualité du bouchon. C'est simple : le vin était la traduction liquide du mot "perfection". Régamien. Tout était là : un nez généreux et envoûtant; une bouche ronde mais structurée; une finale qui n'en finissait pas. Dire que je critique toujours cette époque en me basant sur quelques bouteilles de Jean Grivot qui m'ont apporté bien des déceptions. Mea culpa : voilà la totale rédemption.
Conversation fascinante avec LPV à la quête avec son partenaire Lagneau du verre idéal, celui qui assure la transition la plus harmonieuse possible entre ce que ressent le nez et ce que ressent la bouche. Je ne savais pas que c'était aussi complexe que cela. Mais le produit final va bientôt arriver en rayon : je ne vous dis que ça !
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Laurentg dit | A Reims, Philippe de Cantenac nous a proposé ce vin : |
Armand dit | Rien que la salle du Chapon fin en compagnie de LPV devrait ôter tout spleen! (J'y suis allé la première fois en 1973) |
Yves dit | On va vous prévoir une formation pour affiner |
Mauss répond | Merci Yves : cela me rappelle, avec une émotion certaine, les bons points que notre génération a connus en maternelle; et, allez savoir pourquoi, le lait-fraise qu'on buvait à la récré, don de Mendes-France. |
Yves dit | Vous avez connu ça aussi M Mauss! !un merveilleux souvenir, je ne sais pas pourquoi!! bref......et on avait le droit en plus aux chutes des hosties........ les caramels à 1 centime!!! arrêtons.. les gamins qu'on envoie à l'école en 4/4 ne vont pas comprendre |
Mais comment elle fait l'Europe à fonctionner de midi à 14 heures alors que l'Espagne turbine à bloc? Et non, la sieste est un luxe seulement pratiqué le week-end maintenant. De toutes façons, pas tous nos repas de midi sont des fêtes pantagruéliques à coups de cochon rôti dans une winstub version castillane de Burgos, François... On avale un petit 'menú del día' sur le pouce, plutôt... | |
Armand dit | Pourquoi, j'ai pas eu de sirop de fraise dans mon lait? Je supposes que c'est encore une conséquence su statut particulier de l'Alsace-Lorraine. Ah! la politique clientéliste! |
Laurentg dit | Moi je buvais du lait-menthe dans une colonie de vacances que j'abhorrais, car je m'y ennuyais et en détestais les méthodes brutales et punitives. |
Yves dit | dechiffrages.blog.lemonde... |
Mauss répond | Comme on parle du journal Le Monde : dans l'édition datée de ce samedi, vous avez en page 3 un reportage sur mon meilleur pote : Jean-Pierre Gontard. |
Laurentg dit | |
Yves dit | Superbe film |
Laurentg dit | Oui, et un écho prémonitoire ? |
Yves dit | Une sorte de Marchiani Suisse?? |
Mauss répond | Yves : |
Mauss répond | Yves : |
Armand dit | Mouais...François tu devrais relire la devise de Beaumarchais qui est en 1ère page de ton quotidien favori, (et cela dit, sans aucune ironie de ma part) s'ils l'ont gardé: |
Yves dit | Je sais juste que la tempête est forte et que bien malin est celui qui sait dire ce qui peut ou doit être fait, alors comme ces mystères nous échappent .......mais la vague, la big one est là et je la vois grossir tous les jours: elle fera des dégats....... le microcosme parisien là dedans j'ai peur qu'il ne pèse pas bien lourd. les marins conseillent de mettre à la cape mais bon!! |
Yves dit | Je sais juste que la tempête est forte et que bien malin est celui qui sait dire ce qui peut ou doit être fait, alors comme ces mystères nous échappent .......mais la vague, la big one est là et je la vois grossir tous les jours: elle fera des dégats....... le microcosme parisien là dedans j'ai peur qu'il ne pèse pas bien lourd. les marins conseillent de mettre à la cape mais bon!! |
Yves dit | J'ai vu l'article sur l'émission de la télé suisse! |
Mauss répond | Armand : |
Armand dit | Sauf que NS n'est pas de Gaulle, c'est sa rature (pour paraphraser Léo Ferre) |
Mauss répond | Marchiani : voilà un homme qui a sans doute fait des choses financières pas reluisantes. Probablement inexcusable. |
Yves dit | Armand l'anticommunisme de la bouillie pour les chats elle est salée celle là! c'est comme l'antinazisme ça doit être primaire et absolu! |
Mauss répond | Armand : |
Armand dit | La solution vient rarement des hommes (et des femmes) au pouvoir, parce que l'ivresse du pouvoir ramollit le cerveau et rares sont ceux qui ont la forced'y échapper. En France on a eu Gambetta, De Gaulle et Mendes-France et Rocard et encore ceux-ci n'ont-ils pas eu la possibilité de faire ce qu'ils préconisaient. Alors, le petit personnel politique actuel fait quand même bien rigoler. |
Armand dit | Désolé Yves mais je ne confondrai jamais un communiste et un nazi, et de même pour un anti |
Yves dit | Ben ouais mais prenons un exemple: la présidence française de l'Europe, de ce que jen sais toutes les autorités, hautes administrations etc étrangères ont été bluffées par la qualité exceptionnelle des dossiers préparés par la France sur les différents sujets à l'ordre du jour alors........après on pet disserter sur la grandeur de la marine à voile?!!! |
Armand dit | Justement Yves, il y a vraiment de quoi être inquiet |
Paul dit | M. Mauss, |
Yves dit | Désolé Yves mais je ne confondrai jamais un communiste et un nazi, et de même pour un antigje.mabulle.com/index.php... |
Armand dit | Bien sur Yves, sous les pavés, il y a toujours la plage. En fait seul les hommes (et les femmes) m'importent. |
Mauss répond | Merci Armand pour ton dernier commentaire. |
Laurent dit | On a évité de dire les deux mots qui fâchent : acquis sociaux... |
Laurent dit | Marchaini, c'était le haut fonctionnaire qui parlait en corse au téléphone avec son ministre (Charles Pasqua) pour que les kidnappeurs ne comprennent pas ce qui s'échangeait ? |
Laurentg dit | www.lefigaro.fr/culture/2... |
Laurentg dit | Les Créations de l’Atelier du Vivant AN 3 (Janvier 2009) |
Yves dit | On se fiche comme d'une guigne du Michelin et encore plus du psittacisme annuel de François Simon qui a bien vécu pour avoir servi de petit télégraphiste à Naret et autres depuis des années; quitte à ce que cela lui fasse boum dans la tronche à certaine occasion très malheureuse. sinistre numéro de duettistes ringards |
Mauss répond | Que les choses soient claires. |
Laurentg dit | Yves |
Yves dit | Merci de vos bons conseils le mexicain......nous aviserons |
Laurentg dit | Il y a un mexicain de trop sur ce blog ... |
Yves dit | Non je regardais le téléfilm sur Louis XIV |
Heeter dit | |
Laurentg dit | Yves, |
Yves dit | François Simon : ne jamais oublier que, comme Parker, il doit aller dans le sens de ses lecteurs |
Yves dit | Comme tout fini par des chansons: |







