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Du vin en général, de la gastronomie souvent, et du reste si nécessaire. Mais toujours dans le respect d'autrui. L'abus d'alcool est dangereux pour la santé : consommez avec modération.

Michelin et le Japon

Mercredi 19 Novembre 2008, 10:09 GMT+2Par GjeCet article a été lu 1146 fois

Au risque assumé de me faire remonter les bretelles par le Père Bizeul, j'y vais de mes petits commentaires sur la sortie de la deuxième édition du Guide Rouge sur Tokyo.

Comme cette deuxième édition s'ouvre sur d'autres quartiers de cette vaste mégalopole, il est normal que de nouveaux venus viennent augmenter le nombre des étoilés.

Je ne connais pas ces maisons, donc, émettre un avis sur cette nouvelle sélection serait stupide.

Par contre, sur les maisons que nous avons fréquentées avec nos zozos en mai dernier, il y a de quoi faire quelques remarques.

Primo : le traitement par Michelin des restaurants français de Tokyo est singulièrement différent du traitement des restaurants japonais d'une part, et des restaurants en France d'autre part.

Je m'explique.

Si on se réfère aux étoilés parisiens ou provinciaux, il est évident que des maisons tokyoïtes (?) comme Gagnaire, Aso, Troisgros mériteraient assez facilement un macaron en sus. On l'a déjà écrit, on ne vas pas revenir là-dessus. On peut éventuellement justifier cette rigueur du Guide Rouge au fait qu'il doit être plus sévère en pays étranger (mais alors, il y a à New York quelques étoiles qui ont été bien accordées avec une légèreté étonnante).

Par contre, Thierry Voisin, le chef des Saisons à l'hôtel Impérial méritait plus que largement son deuxième macaron. Voilà une parfaite définition de l'injustice michelinesque. Triste pour un chef méritant, triste pour une équipe qui se donne à fond, pas très flatteur pour un Guide qui se veut objectif.

Que le Reikasai, un ** de cuisine chinoise, garde ce classement prestigieux, c'est simplement grotesque. Notre expérience ne pouvait être un accident tant tout était en défaut. C'est là qu'on aimerait quand même connaître les conditions d'attribution des récompenses au lieu de supputer quelques entourloupes de couloirs.

Si les établissements déclassés ne génèrent pas de commentaires outragés, on attend quand même avec une certaine angoisse ce qui se passera quand un chef japonais se verra retirer un macaron. Dans un pays où le sens de l'honneur est si important, cela pourrait avoir des conséquences lourdes et très probablement, Michelin y regardera à deux fois.

On attend de connaître les premiers chiffres des ventes, savoir si cette édition fera aussi bien que la première qui, semble t'il, a dépassé les 400.000 exemplaires : de quoi compenser largement les baisses des ventes françaises. 

Mais qui connaît réellement les chiffres des ventes sinon l'inénarrable Monsieur Naret

 

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Cet article a été commenté 7 fois | Ajouter un commentaire | Revenir en haut | Aller en bas

Quel triste souvenir tu remues là, François : le Reikasai fut une de mes expériences gastronomiques parmi les plus calamiteuses, une Bérézina du goût. On ressort de là, laminé, désenchanté, très sceptique sur les critères de jugement des fameux inspecteurs (deux étoiles, tout de même, ça se mérite). Et voilà qu'ils remettent le couvert... A croire que nous n'avons pas, mais alors pas du tout, vu le même film !

Mercredi 19 Novembre 2008, 11:21 GMT+2 | Retour au début

Armand dit

On vous avait dit de ne pas manger de durian :-)

Mercredi 19 Novembre 2008, 13:40 GMT+2 | Retour au début

Yves dit
Armand dit

Quoi? C'est une blague? La fiche Wikipedia est trés bien faite.

Jeudi 20 Novembre 2008, 06:49 GMT+2 | Retour au début

Yves,

Possible qu'il y ait un post sur le blog de Jacques Perrin : Durian-Durian
-:)

Jeudi 20 Novembre 2008, 08:07 GMT+2 | Retour au début

Christian Roger dit

Une honte que le Reikasai ait gardé ses deux étoiles. Cet endroit ne mériterait ni une étoile ni meme d'etre répertorié dans un guide : il en va du respect du client anonyme à qui on souhaite de ne pas devoir affronter une telle expérience culinaire indigne meme de l'ordinnaire de campagne d'un régiment. A croire, comme le dit Jacques, que nous nous sommes trompés d'endroit. Pour ceux que l'experience de l'insolite tente malgre tout et pour leur donner l'eau à la bouche, je vous conseille les trompes de Faloppe de grenouilles frites dans une sauce sucrée : c'était probablement ce qu'il y avait de mieux au menu !

Vendredi 21 Novembre 2008, 20:18 GMT+2 | Retour au début

Mauss répond

Houlala !

Quand Sieur Roger développe un courroux certain, ça peut chauffer grave !

Cool my friend, cool ! Berton a lui - enfin - reçu son deuxième macaron !

On va fêter cela dignement chez lui le 27 !

Samedi 22 Novembre 2008, 05:19 GMT+2 | Retour au début