Le Marionnet " Touraine Primeur"
Il y a des signes qui ne trompent pas : quand vous apercevez à une dégustation à la fois Mr Piot, grande figure historique du Figaro et le fougueux Périco Légasse qui a eu un mal fou à bien se tenir devant un Naret particulièrement à l'aise dans sa suffisance lors de l'émission CDANSLAIR, c'est que vous êtes à un bon endroit au bon moment.
Et, cerise sur le gâteau, Armand Borlant a répondu à votre invitation de partage d'un moment sympathique.
Marionnet Père et Fils étaient donc parisiens ce lundi 17 décembre 2008 pour présenter leur "touraine primeur" au restaurant "LE PETIT RICHE". Il y avait deux autres producteurs dans les salons du premier étage de cette maison historique, ce qui faisait de cette réunion un petit joyau de convivialité.
Les gnama-gnama proposés étaient de qualité, rien à voir avec des jus parfumés surplombés d'une pétale de rose. On était dans le solide saucisson, la terrine en croûte, l'huître fraîche et pas trop grasse, le saumon goûteux.
Certes, l'on sait ici que j'aime particulièrement les vins de ce Domaine Marionnet, mais ce 2008 gamay est une petite merveille de fruit, de fraîcheur, de finesse sans aucune maigritude, comme dirait l'autre. Comment vous convaincre d'en commander ? Le prix ? Pas de souci, plus qu'abordable (renseignez vous directement chez eux au : 02 54 98 70 73). Le style ? Un vin sans prétention mais vous donnant généreusement, dès l'attaque, cette satisfaction du bon choix d'un vin gouleyant, généreux, fruité en diable, sans aucune lourdeur et qui ne pose aucune question existentielle.
Comme les amateurs se faisaient de plus en plus nombreux, j'ai pris Armand Borlant pour lui faire connaître, au rez-de-chaussée, la cuvée "première vendange" que nous avons gentiment sifflée en devisant de tout et de rien, passant allègrement de Rebatet à ses dernière émotions en Touraine, de tous ses amis dans le cinéma et la littérature, aux glorieux moments des débuts de l'informatique où, après des journées et des nuits entières de programmation, pfuitt, tout disparaissait au petit matin ! Et il s'y recollait, repartait de zéro encore plus assuré que jamais que rien ne valait le macintosh d'Apple.
Toute une époque que nous avons partagée de longues années !
Ce soir là, des commensaux particulièrement férus de bécasses et d'ortolans, m'attendaient au Tan Dinh (rue de Verneuil) où Robert Vifian, (on en fait plus des comme lui) nous a sorti quelques bouteilles assez sympathiques des Comtes Lafon et autres bourguignons que je ne connaissais pas, ci-dessous.
Mais ça, c'est une autre histoire !

Si Monsieur Michel Bonnefond mérite un livre racontant son histoire de passionné (un peu le Docteur Barrolet de l'après-guerre), j'avoue avoir été un peu bluffé par la densité soyeuse de l'Echezeaux "Domaine des Perdrix" 1999 que je rapprochais des immenses vins de Claude Dugat.
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Laurentg dit | Nuits-St-Georges Domaine des Perdrix 1er cru Aux Perdrix 2000 (monopole) : 15,5/16 – 24/11/07 |







