Pascal Henry, le coursier michelin *** : quelques réflexions supplémentaires
Discussion via email ce jour avec le Grand Jacques, au sujet de Pascal Henry, le coursier perdu.
Passons sur les révélations mises dans la bouche de Paul Bocuse et sur les incertitudes de Marc Veyrat : qui a réellement appelé ?
Analysons plutôt le comportement "presse".
La presse papier, comme la presse TV a pris le sujet en cours de route.
On va d'un papier plus que correct dans l'Illustré jusqu'à des délires basés sur aucun fondement; des hypothèses farfelues.
Cela me rappelle quelques épisodes de mon triste procès ès beaujolais.
Premier point : on sait que les réservations japonaises ont été annulées. Le souci d'enquête minimum d'un journaliste s'intéressant au sujet serait, naturellement, de demander aux chefs japonais par quel moyen (fax, téléphone, email) ils ont été avertis de l'annulation :
- directement par Henry ?
- par un de ses amis qu'il aurait chargé de cette mission de politesse qui semble évidente ? Il y a là une piste à creuser !
- et tous les restaurants sur la liste (voir blog de Perrin) non visités : ont-ils été avertis ? Comment ? Par qui ?
Second point : les grands restaurants ont tous un carnet de réservation où ils notent aussi le n° de téléphone pour rappeler le client "oublieux". J'imagine donc qu'EL BULLI a ainsi le n° de téléphone des voisins de table du Coursier. Sans naturellement le communiquer à tout le monde, le restaurant aurait pu (il l'a peut-être fait) joindre ce couple pour essayer d'avoir quelques infos supplémentaires.
Je doute que tout cela fasse le feuilleton de l'été, quoique…
Si c'est un canular d'un homme pris à son propre piège de la disparition, comme il semble que maintenant Interpol s'intéresse à ce sujet, cela va être coton d'en sortir tête haute en toute innocence.
En fait, combien de gens disparaissent comme cela, d'un seul coup, par an, en France ou en Suisse ? J'ai comme une petite idée qu'on serait surpris par le chiffre.
Cet article a été commenté 10 fois | Ajouter un commentaire | Revenir en haut | Aller en bas
Jacques perrin dit | La commensale de Pascal Henry chez El Bulli s'appelle, on le sait depuis aujourd'hui, Cristina Jolonch, une journaliste de la Vanguardia. C'est elle qui a dîné ce soir-là en compagnie de Pascal Henry, soucieuse d'en savoir plus sur son périple. C'est elle qui a été la première surprise quand, à la fin du repas, One Coursier a disparu sans crier gare. A ce moment-là elle a été persuadé que Pascal Henry lui laissait le soin de régler l'addition, comme on dit... |
Des sources locales m'indiquent, par exemple, que la voiture d'Henry aurait été retrouvée, parfaitement fermée, à des kilomètres de distance... Vrai, canular? Mais j'ai l'impression que les autorités espagnoles et suisses en savent plus qu'on ne l'a dit en public... | |
Mauss dit | Très probablement. |
Arnaud bédat dit | J'ai appelé tous les restaurants japonais où devait passé Pascal Henry, avant même l'emballement médiatique. "Données confidentielles", répondent-ils tous en choeur... Le Japon, c'est le Japon! |
Arnaud bédat dit | Les annulations des réservations aux Etats-Unis et au Japon ont été faites par Christophe, un des amis de Pascal Henry, ce que celui-ci m'a confirmé. Il n'y a donc aucun mystère là-dessous... Ne rajoutons pas du mystère au mystère! |
Mauss dit | Je ne connaissais pas ce détail : donc, cela confirmerait bien qu'il est en vie et qu'après EL BULLI, il a bien eu quelqu'un - cet ami Christophe - à qui il a parlé. |
Arnaud bédat dit | Non, Christophe n'a eu aucune nouvelle de Pascal Henry depuis sa disparition. Il a simplement pris les devants, inquiet de ne pas le voir revenir et a procédé aux annulations avec deux autres amis de Pascal qui parlent différentes langues. Fait confirmé et avéré, de première main. |
Arnaud bédat dit | Les délires d'EL PAIS d'aujourd'hui: "Pascal Henry a annulé les étapes japonaises de son tour" |
Mauss dit | Comme quoi, quand on annonce des choses, il faut être sacrément aussi précis que possible. |
Pascal Henri a peut-être eu la malchance d'être au mauvais endroit au mauvais moment. Toujours est-til que mon portugais du 'Trafic commandité d'êtres humains' du site www.editionsliberte.com était comme par hasard libre ce jour là. |






