BIENVENUE SUR Le blog du Grand Jury
RECHERCHE
Accueil> Autres sujets > Apple, Nespresso et les grands vins : quelles relations ?
 Gje

Le blog du Grand Jury

Du vin en général, de la gastronomie souvent, et du reste si nécessaire. Mais toujours dans le respect d'autrui. L'abus d'alcool est dangereux pour la santé : consommez avec modération.

Apple, Nespresso et les grands vins : quelles relations ?

Samedi 19 Juillet 2008, 14:27 GMT+2Par GjeCet article a été lu 1091 fois

Chauffage de carte ce matin : achat d'une nespresso et des fameuses capsules que la belle préfère à l'autographe du beau Clooney qu'on espère un jour à une session du GJE à Villa d'Este (5 minutes sur sa moto, jeune fille en tandem comprise).

Et bien les amis : quelle leçon de marketing ! 

D'abord, en excellente copie du système APPLE créé par Steve Jobs, tout est bouclé dans un seul concept. Pas question de trouver les produits en-dehors d'un circuit parfaitement controlé par les gnomes de Vevey. 

On ne trouve pas les capsules chez Carrefour ni chez Lidl : qu'on se le dise ! Sur internet, et uniquement dans les boutiques Nespresso. C'est bouclé de bouclé. Cela rappelle la grande époque d'APPLE… qu'on retrouve d'ailleurs dans les nouvelles boutiques d'Apple : celle de New York est l'endroit assuré d'y retrouver le français de passage à Manhattan.

Mais quel service ! La boutique de Bordeaux, sise Cours Georges Clémenceau, bénéficie d'un personnel ultra-classieux qui vous vend du café comme si cela était une Bentley. Grandiose. On vous inscrit, on vous donne un code, une carte, on vous bichonne à voix douce dans un excellent français. Le ton est pro, sans aucune obséquiosité. Chaque mot a son utilité, le processus est enclenché pour faire de vous un client fidèle et le Maître-Sommelier ès café - un Barista - vous explique clairement les divers crus présentés.

La littérature qu'on vous remet (il y en a pour une petite fortune : de la carte des cafés au classeur de son apprentissage, tout est là, dans un graphisme magnifique), le packaging (niveau Hermès), tout est là pour vous faire oublier votre participation conséquente aux bénéfices du Groupe Nestlé : du grand, du très grand art !

Vous me voyez venir ? Et bien oui ! Je me suis mis à rêver à des boutiques "Grands Crus de France" où, dans toutes les grandes villes de cette planète, comme Nespresso, on trouverait des centres où un personnel qualifié vous donnerait les bases des grands vins de l'Hexagone, avec un lien direct à des centres internet de livraison. Je suis persuadé qu'il y a une clientèle pour cela : les amateurs veulent du respect, du service, et un certain luxe environnant.

On a déjà les Lavinia, la Grande Epicerie, L'Intendant. Mais partout, dans ces lieux déjà remarquables, il y manque cette dimension qu'on trouve - du moins que j'ai trouvée - dans cette boutique Nespresso de Bordeaux.

On n'est pas loin du CIVB : savent-ils marcher à pied jusqu'au Cours Clémenceau ? 

Lire d'autres articles de la rubrique

Cet article a été commenté 5 fois | Ajouter un commentaire | Revenir en haut | Aller en bas

Alfredo dit

Ha Nespresso, les maîtres de l'illusion. Mais bon, si ça fait plaisir à certains de payer le triple pour un café somme toute moyen, pourquoi pas. Enfin, on reconnaîtra toujours l'amateur éclairé à sa miss Silvia et à son moulin Rocky.

Mardi 19 Aout 2008, 12:38 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit

Certes, Alfredo, certes : mais la vanité humaine est si bien répartie dans notre humanité !

En fait, si on n'acceptait jamais de se faire piéger, doucement ou férocement, on aurait pas mal de chances de devenir une expression vivante de la tristesse, de la rancoeur, du doute, du rejet.

C'est bien d'être un peu con, de temps en temps dans la vie : du moins, de le reconnaître, non ?

Mardi 19 Aout 2008, 19:00 GMT+2 | Retour au début

Armand dit

François est de retour à Burdigala!

T'oublies François qu'on te fais déguster le café de ton choix peandant que tu attends.
Cela n'a rien à voir, mais puisqu'on est dans le coin de Malagar, j'ai entendu il y a quelques jours, Jean Mauriac raconter que son père en visite au Figaro, croise un journaliste-écrivain qui, revenant des sports d'hiver avait une jambe dns le plâtre. Réaction de François Mauriac:
"Comment va-t'il faire pour écrire?"

c'est aussi pour cela que j'aime la région bordelaise

Mardi 19 Aout 2008, 23:07 GMT+2 | Retour au début

Alfredo dit

N'exagérons tout de même pas sur les adjectifs. Ce qui me chagrinait dans cette histoire c'est, qu'un jour, on vous retrouve en père soucieux de l'éducation culinaire de ses enfants et, qu'un autre, vous donnez dans la dythirambe pour ces affreux jojo de Nespresso.

Enfin, comme vous l'avez dit plus haut, péché mignon avoué est, en tout cas, à moitié pardonné.

Mercredi 20 Aout 2008, 14:45 GMT+2 | Retour au début

Mauss dit