Apple, Nespresso et les grands vins : quelles relations ?
Chauffage de carte ce matin : achat d'une nespresso et des fameuses capsules que la belle préfère à l'autographe du beau Clooney qu'on espère un jour à une session du GJE à Villa d'Este (5 minutes sur sa moto, jeune fille en tandem comprise).
Et bien les amis : quelle leçon de marketing !
D'abord, en excellente copie du système APPLE créé par Steve Jobs, tout est bouclé dans un seul concept. Pas question de trouver les produits en-dehors d'un circuit parfaitement controlé par les gnomes de Vevey.
On ne trouve pas les capsules chez Carrefour ni chez Lidl : qu'on se le dise ! Sur internet, et uniquement dans les boutiques Nespresso. C'est bouclé de bouclé. Cela rappelle la grande époque d'APPLE… qu'on retrouve d'ailleurs dans les nouvelles boutiques d'Apple : celle de New York est l'endroit assuré d'y retrouver le français de passage à Manhattan.
Mais quel service ! La boutique de Bordeaux, sise Cours Georges Clémenceau, bénéficie d'un personnel ultra-classieux qui vous vend du café comme si cela était une Bentley. Grandiose. On vous inscrit, on vous donne un code, une carte, on vous bichonne à voix douce dans un excellent français. Le ton est pro, sans aucune obséquiosité. Chaque mot a son utilité, le processus est enclenché pour faire de vous un client fidèle et le Maître-Sommelier ès café - un Barista - vous explique clairement les divers crus présentés.
La littérature qu'on vous remet (il y en a pour une petite fortune : de la carte des cafés au classeur de son apprentissage, tout est là, dans un graphisme magnifique), le packaging (niveau Hermès), tout est là pour vous faire oublier votre participation conséquente aux bénéfices du Groupe Nestlé : du grand, du très grand art !
Vous me voyez venir ? Et bien oui ! Je me suis mis à rêver à des boutiques "Grands Crus de France" où, dans toutes les grandes villes de cette planète, comme Nespresso, on trouverait des centres où un personnel qualifié vous donnerait les bases des grands vins de l'Hexagone, avec un lien direct à des centres internet de livraison. Je suis persuadé qu'il y a une clientèle pour cela : les amateurs veulent du respect, du service, et un certain luxe environnant.
On a déjà les Lavinia, la Grande Epicerie, L'Intendant. Mais partout, dans ces lieux déjà remarquables, il y manque cette dimension qu'on trouve - du moins que j'ai trouvée - dans cette boutique Nespresso de Bordeaux.
On n'est pas loin du CIVB : savent-ils marcher à pied jusqu'au Cours Clémenceau ?
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Alfredo dit | Ha Nespresso, les maîtres de l'illusion. Mais bon, si ça fait plaisir à certains de payer le triple pour un café somme toute moyen, pourquoi pas. Enfin, on reconnaîtra toujours l'amateur éclairé à sa miss Silvia et à son moulin Rocky. |
Mauss dit | Certes, Alfredo, certes : mais la vanité humaine est si bien répartie dans notre humanité ! |
Armand dit | François est de retour à Burdigala! |
Alfredo dit | N'exagérons tout de même pas sur les adjectifs. Ce qui me chagrinait dans cette histoire c'est, qu'un jour, on vous retrouve en père soucieux de l'éducation culinaire de ses enfants et, qu'un autre, vous donnez dans la dythirambe pour ces affreux jojo de Nespresso. |
Mauss dit | Merci, Alfredo, merci ! |






