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De tout et de rien, même pour les buveurs d'eau, les végétariens et les zwinglistes de gauche. Du vin en général, de la gastronomie souvent, et du reste quand cela semble nécessaire. Mais toujours dans l'esprit de l'éthique internet, dans le respect d'autrui, sans haine, ni racisme, ni crétinerie avancée.

Il n'y a pas qu'Etchebest à Saint-Emilion

Vendredi 18 Juillet 2008, 18:30 GMT+2Par GjeCet article a été lu 245 fois

Si personne ne remet en cause la totale et quasi-insolente place de n° 1 d'Etchebest comme meilleur chef du Libournais (et pour bibi, d'Aquitaine), il n'en demeure pas moins que St - Emilion, boosté par son statut de "Patrimoine UNESCO" a d'autres restaurants méritant votre visite.

Avant de parler du TERTRE, la maison du jour, n'oubliez pas, si vous êtes en grande phase nostalgique bourguignonne, d'aller épancher votre spleen chez un ancien sommelier-chef de Loiseau, au restaurant Lard & Bouchon (05 57 24 28 53) au 22 rue Guadet. 

Mais parlons donc du TERTRE où le prétexte du jour était la venue d'Herwig Janssen, Membre Eminent et Permanent du GJE, le lendemain de son anniversaire, avec beau-père et beau-frère.

Alain Vauthier, notre commensal,  et Jean-Luc Thunevin étaient là pour nous raconter les derniers potins locaux, dont la chute libre de la question du classement qui nous promet encore quelques belles joutes juridiques à venir.

Le temps est splendide, les touristes se sont répartis harmonieusement sur les places du village regorgeant de terrasses (notre préférence va au Logis de la Cadenne (05 57 24 71 40).

Nous voilà attablés au TERTRE et hop, première bouteille à l'aveugle où on se perd en conjectures entre Laville Haut-Brion et un grand cru bourguignon quoiqu'un manque bien net du "grillé" du chardonnay nous ramène in fine à Bordeaux. Grand vin, richesse, très belle acidité, un fruité magnifique, bref, très belle bouteille.

La vergogne : c'est un Valandraud 2005 et son auteur ne l'a point reconnu ! Comme quoi la règle du GJE où, à part un Giorgio Rivetti, pratiquement aucun producteur ne reconnait son vin à l'aveugle, est confirmée ici de façon éclatante. 

Mais soyons gentil avec JL Thunevin : c'est exclusivement Murielle, son épouse, qui bichonne les blancs : du vrai jardinage. Un travail d'orfèvre. Et comme d'hab, j'ai été mauvais à ce petit jeu de l'aveugle : bouh !

Suit un Ausone 1998 et naturellement la conversation tourne autour du cru mythique. Au Château, nous avions dégusté auparavant le 2006, une pure splendeur qu'Alain Vauthier définit comme un vin "inoxydable" qui sera d'une garde sortant largement de l'ordinaire. Pourquoi ? Une des réponses du propriétaire est de dire que ce sont les premiers effets d'un terroir qu'on ne gorge plus d'engrais, ce qui agit forcément sur le ph.

Bref, ce 98 donne l'impression bizarre de ne pas bouger, de rester comme à l'origine, d'une finesse magique, d'une velouté parfaitement tenu par une structure dont la finale est longue à souhait : du vraiment beau.

J'en profite pour lancer un avis de recherche. Depuis quelques mois, je recherche des carafes qui ont un appendice interne permettant un rafraîchissement contrôlé, particulièrement utile autant pour les blancs que pour les rouges.

Comme une photo vaut mieux qu'un long discours (et merci me dire si cela existe en magnum).

Si nécessaire, on trouvera bien un verrier-cristallier à Hartzwiller qui pourra nous en produire, non ? 

 

 alain

Alain Vauthier et Herwig Janssen, bons convives d'été

 

graal

Mon Graal de face

 

graal 2

Mon Graal de côté : on comprend le principe, mais attention à déposer les glaçons délicatement

car la paroi interne en verre est très fine. 

 

LE TERTRE ? Une très bonne adresse émilionnaise ! 

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