Mondavi : rétablissons quelques vérités
Monsieur Saverot (oui, je sais, c'est la deuxième fois que j'évoque un texte du rédacteur en chef de la RVF) a pondu un édito dans le numéro de juillet-août de la revue qui le nourrit relatif à Roberto Mondavi qui, après une longue vie consacré au vin, est parti rejoindre d'autres vignerons dans les vignes de l'Eternel.
Après les habituels compliments d'usage en de telles circonstances, il évoque la fameuse histoire d'Aniane, lorsque Mondavi a souhaité créer un domaine de prestige en Languedoc-Roussillon.
Autant que je le sache, il y eut une période de négociations intenses entre Monsieur Guibert, le fougueux propriétaire de Mas Daumas-Gassac et les gens de Mondavi.
Autant que je le sache, ces négociations ont achoppé devant les exigences financières de Monsieur Guibert et non pas devant une idyllique défense d'une spécificité française qui reste à définir et dont Mr Guibert aurait été le héraut majestueux et ombrageux.
In fine, ce n'était qu'une question de gros sous et je n'aime donc pas qu'on fasse passer doucement Roberto Mondavi pour une sorte de crétin incapable de comprendre la France et Mr Guibert pour un saint n'ayant aucun attrait pour les sommes trébuchantes auxquelles il aspirait secrètement.
Voilà, Mr Saverot : j'eus aimé que vous téléphoniez à Mr Guibert pour éclaircir ce point au lieu d'entonner, au sujet de cette affaire, l'air classique du coq gaulois qui aura encore réussi à repousser l'horrible américain qui aurait dénaturé le vignoble d'Aniane.
Rien de bien grave, c'est sûr, mais j'aime quand les journalistes font leur travail jusqu'au bout.
Profitons de ce post pour indiquer le très bel article, dans le même opus de cette RVF, sur les vins espagnols. Voilà une enquête poussée, intéressante et apportant son lot de nouvelles sur les grands domaines ibériques.
La photo du petit Vialette est toujours aussi sapristanienne : il faudra qu'un Sam Haskin s'en mêle un de ces jours !
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Les Pi(c)rates dit | Bravo, Monsieur Mauss, |






