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Du vin en général, de la gastronomie souvent, et du reste si nécessaire. Mais toujours dans le respect d'autrui. L'abus d'alcool est dangereux pour la santé : consommez avec modération.

La critique du vin : où sont les limites ?

Dimanche 18 Mai 2008, 10:56 GMT+2Par GjeCet article a été lu 18894 fois

Julian, un Producteur,  me fait l'honneur de discuter les propos mis dans le post :

"L'art d'enfoncer des portes ouvertes : une spécialité américaine ?" 

Je me permets de rappeler son commentaire pertinent qui ouvre de belles possibilités de discussion :

"Je pense que la vrai fausse idée est qu’il y ait un standard universel de qualité pour le vin. Vous suggérez que les écrivains du vin ont un rôle de pédagogie à guider les consommateurs non-éclairés à apprécier ces critères universels de qualité que partagent ces écrivains. Faux !

1)Les écrivains ne sont pas d’accords entre eux. En tant que producteur de vin, je le vie tout le temps avec des écrivains qui émettent des préférences carrément à l’opposé l’un de l’autre !

2)Les écrivains ne dégustent pas bien mieux que les consommateurs. Vous n’avez pas mentionné le test du vin en double dans « The Wine trials » où dans chaque lot dégusté, systématiquement un vin a été présenté 2 fois, et si le dégustateur donnait des notes égales aux 2 bouteilles, ses notes étaient considérés comme valable mais si le dégustateur donnait des notes fort différents au même vin, alors ses notes étaient écartées. Il s’est avéré que les professionnels ont réussi ce test à peine mieux que les amateurs. Il y a d’autre recherches (notamment Université de Davis) qui démontrent que les jurés de dégustation sont tous statistiquement non-significatives et que leur résultats sont à peine plus pertinents que le hasard.

Je pense que face à ces résultats, les écrivains du vin doivent faire preuve d’humilité et abandonner les notations qui n’ont aucune pertinence pour un consommateur. Par contre leur commentaires, subjectives, sont toujours intéressants."

Même s'il est difficile à déterminer, même si le goût reste profondément quelque chose de relatif et de subjectif, il y a, quand même, un standard universel de qualité pour le vin. Il se traduit naturellement comme un "plus petit dénominateur commun", à savoir que personne ne peut considérer comme bon un vin qui a des défauts majeurs, reconnus par tous, le goût de bouchon étant le premier défaut sur lequel on peut trouver une unanimité. La liste peut être longue, mais je suis le premier à dire, par exemple, qu'on peut avoir une opinion divergente sur la volatile ou les brets.

Heureusement que les écrivains ne sont pas d'accord entre eux ! C'est même fondamental. Quelle horreur ce serait si le goût était uniforme ! Alors oui, sur un vin, sur votre vin, on peut avoir des avis opposés tant il est vrai que certains auront une nette préférence pour la richesse, le velouté, la volupté même d'un cru alors que d'autres blâmeront le manque de finesse, de retenue, la trop lourde charge en alcool, etc. 

On l'a compris : il est essentiel pour l'amateur, pour le consommateur d'avoir quelques connaissances sur le critique lui-même afin qu'il puisse nuancer le point de vue qu'il va lire à partir des styles recherchés et avoués par ce critique.

Prenons un exemple simple. Tout le monde sait (ou devrait savoir) que Michel Bettane est "le" spécialiste incontesté de la Bourgogne. Attention, hein : je ne dis pas que de temps en temps il a des préférences marquées pour l'un ou pour l'autre, que dans sa longue vie professionnelle il n'a pas nuancé plus d'une fois ce qu'il estime être fondamental dans les grands pinots noirs bourguignons (le fruit pur) : il reste un homme avec ses incertitudes, ses recherches, ses idées. Il n'en demeure pas moins que ce qu'il dit sur la Bourgogne est immensément plus intéressant que les notes baveuses de pauvres copieurs qui s'évertuent à mal le copier. Et là je vous contredis fermement, Julian : je vois en Michel Bettane une très nette supériorité sur quiconque - a fortiori un amateur - eu égard au vignoble bourguignon. Et je peux vous dire que je connais quelques pointures italiennes simplement époustouflantes en matière bourguignonne !

En langue anglaise, Allan Meadows est également un nom sur lequel on peut compter. 

Que maintenant, comme chacun des Membres du GJE d'ailleurs, Michel Bettane passe à côté d'un vin lors de dégustations comparatives à l'aveugle, il sera le premier à le dire clairement. C'est d'ailleurs pour cela - entre autres raisons - que le GJE a été constitué : la note collective efface ces errements inévitables.

Il y a belle lurette que j'ai eu cette idée de mettre deux fois le même vin, de le placer à une session du matin, et à celle de l'après-midi, ou du lendemain. C'est même en fait une pratique courante au GJE et cela permet à Bernard Burtschy, lors de ses travaux statistiques, d'évaluer la cohérence individuelle des dégustateurs. 

Je peux vous dire que mes zozos sont très bons à ce petit jeu. Mais n'oublions jamais que l'aveugle est de loin la plus belle école d'humilité. Et s'il arrive qu'ils confondent rive gauche et rive droite, j'aurai tendance maintenant à plus accuser les producteurs de mettre sur le marché des vins (je parle de bordeaux) qui n'ont plus la même facilité d'identification que celle des années 60 et 70 par exemple (quoique, sur les vieux millésimes de l'ami Vialette, on se plante souvent en beauté !).

En pré-conclusion, les vrais grands journalistes du vin sont les premiers à avouer leurs limites, à préciser leur "philosophie" du vin, à dire avant toute notation les critères fondamentaux de ce qu'ils souhaitent trouver dans un grand bourgogne, un beau bordeaux ou un fascinant riesling alsacien.

C'est à nous, consommateurs, lecteurs, de nous renseigner sur l'auteur, et non de nous contenter de l'absorption de notes sur 100 ou sur 20 et de lire les commentaires bien plus que les scores, particulièrement chez Parker.

Je sais, au GJE, je n'ai pas encore trouver ni le temps ni les moyens financiers d'intégrer les opinions des dégustateurs. mais cela viendra un jour. 

Donc, Julian, oui, vous avez raison : il ne faut surtout pas prendre pour argent comptant ce qu'on lit ici et là. Mais c'est à nous de nous renseigner sur l'écrivain. Cela demande un tantinet de travail, mais depuis les années qu'ils écrivent, nous avons eu le temps, pour les meilleurs d'entre eux, de nous faire une opinion juste. 

Un grand journaliste, dont c'est le métier de déguster, apprendre, connaître, transmettre, aura toujours - c'est mon opinion personnelle, hein - une vaste supériorité sur l'amateur qui croit pouvoir donner un avis universel sur un vin, un millésime qu'il n'aura déguster que 2 ou 3 fois. S'il n'aime pas votre vin, fouillez son argumentaire, cherchez pourquoi : vous apprendrez toujours quelque chose. 

Certes, il y a une limite : si vous avez en face de vous le célébrissime Dr Regamey,n'oubliez pas de prendre, avant toute discussion, votre prosak fondamentalement utile à la relativisation des propos qu'il vous tiendra. Mais il est si sympathique !!

 

vins vialette

Bel exemple de plantage du père mauss hier soir chez Vialette !

 

 Otto Geisel, Président de Slow Food pour l'Allemagne, était en terres bordelaises pour quelques visites avec des amis allemands.

Dîner hier soir chez Laurent Vialette qui nous sert à l'aveugle une série de belles bouteilles :

- Magnum de Laurent-Perrier "Grand Siècle" : probablement des années 70. J'adore ces vieux champagnes : classe !

- Magnum La Bernardine 1972 : si j'évoque bien le Rhône très timidement, je cite bien plus le bordelais !

- Magnum Giscours 61. Finesse exemplaire. Mais je me trompe de 10 ans en le mettant en 1971, et en rive droite.

- Cheval Blanc 1971 : je le mets en Bourgogne !!! Quelle finesse. Tout grand.

- Barolo 1971 Marcenasco : ma seule trouvaille : ouf, l'honneur est sauf !

- Pichon Comtesse (caves Nicolas) 1947. Plantage complet. La honte.

- Gazin 1928 : c'est pire : je le mets dans les années 70 !

- Château-Chalon sur un beau torpedo de Partagas : il n'était pas à l'aveugle, mais, honnêtement, je l'aurai reconnu car c'est un vin quasi standard dans les dégustations du petit Laurent. 

 

 vins2

Que du beau : merci Laurent et merci Otto 

 

 

 

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Cet article a été commenté 13 fois | Ajouter un commentaire | Revenir en haut | Aller en bas

olif dit

Allez, un petit effort, Mr Mauss! Château Chalon n'est pas un vin générique! Producteur? Terroir? Millésime?

Je vous aide: il s'agit d'une Vigne aux Dames de Marius Perron, c'est une certitude. Le millésime figure en principe sur une petite collerette, qui, là, a disparu. Pas très vieux, je dirais, vu l'aspect de l'étiquette. Mais je ne doute pas que ce fût bon...

Dimanche 18 Mai 2008, 14:21 GMT+2 | Retour au début

Philippe du Bois d'Enghien dit

Bonjour Monsieur Mauss,

j'ai le bonheur de présider un modeste club de dégustation (20 amateurs) qui se réunit une fois par mois depuis 7 ans.

Et je suis totalement d'accord avec vous: le goût est une affaire personnelle mais il y en a qui goûtent nettement mieux que les autres! Soit parcequ'ils ont plus l'habitude soit car ils sont plus doués...

La dégustation est un art difficile qui nécessite deux qualités essentielles :la modestie - votre récente dégustation le prouve une fois de plus - et la tolérance ( comment faire apprécier un Château Climens à quelqu'un qui ne supporte pas les fruits exotiques ou un Château Chalon à un amateur qui déteste les noix ?).

Mais lorsque 20 amateurs (et a fortiori 20 professionnels) se réunissent pour déguster des vins, il y a très peu de chance pour qu'un très grand vin,ou au contraire un mauvais vin, échappent à leurs jugements ! Un de mes professeurs à l'Université m'a dit un jour : lors des examens, il me faut 2 minutes pour voir si l'étudiant mérite 5 ou 16/20 ... et une demi-heure pour essayer de déterminer s'il mérite 9, 10 ou 11/20. Je pense que pour la dégustation du vin c'est un peu la même chose.

Amateurs novices,avant d'acheter du vin que vous n'avez pas eu l'occasion de goûter : lisez donc les commentaires de plusieurs spécialistes et ...ne commandez que ceux qui sortent réellement du lot!. Vous aurez ainsi beaucoup moins de suprises désagréables.

Dimanche 18 Mai 2008, 15:24 GMT+2 | Retour au début

mauss dit

Olif :

D'abord merci de passer par ce blog : sympa.

Ce Château Châlon (le petit Vialette en a un bon stock) est en fait un millésime 1967 qui a reçu une médaille d'or en 1969.
J'avoue être assez fana de ce vin, particulièrement en fin de repas. Au Laurent à Paris, il en ont de Jean Macle, une pure merveille.
Mon rêve sur ce vin ? En déguster un de 60 ou 100 ans d'âge : mais il va falloir que je me fasse violence en allant, de nuit, affronter toutes les innombrables sécurités d'une des caves de l'auguste Audouze qui en possède un beau paquet !

Dimanche 18 Mai 2008, 17:11 GMT+2 | Retour au début

mauss dit

Philippe :

j'aime beaucoup cette comparaison avec ce prof qui a deux phases dans la notation d'une copie.
La première note, l'instinct, l'enthousiasme, et la seconde note qui commence à prendre en compte d'autres facteurs un peu plus objectifs, probablement.
C'est un fait que devant la multitude des crus qui s'offrent à nous, les amateurs, un premier choix doit se baser sur les propres sélections de journalistes reconnus, comme Meyer pour l'Alsace, Bettane pour la Bourgogne, Parker pour le Rhône, Masnaghetti, Gentili et Galoni pour l'Italie, Perrin pour la France du sud, etc…
Cela nous facilite singulièrement la tâche, non ?
A propos du Guide Bettane : qu'il me permette publiquement d'exprimer un souhait :

a : la version 2007 est vraiment trop lourde, trop grosse. On a des versions de la bible qui sont plus légères et moins volumineuses.
b : et surtout, il dopera ses ventes s'il y joint un petit calepin où n'entreront dedans que les 5 et 4 étoiles avec le texte sur le domaine, natürlich et simplement un ou deux vins qui sortent habituellement du lot de ce producteur. Bref, un livret à mettre en poche, sur papier bible, et bilingue.
Je sais, je sais, les conseilleurs ne sont pas les payeurs : sniff !

Bon courage, Michel : je suppose que tu es en pleine phase d'écriture ou même déjà de relecture !

Dimanche 18 Mai 2008, 17:20 GMT+2 | Retour au début

yves dit

je me rappelle de Pierre OVERNOY dans sa petite maison, racontant la dégustation chez Henri BOUVRET d'un CHATEAU CHALON magnifique d'un âge canonique: ça donnait à peu près ceci compte tenu de l'âge de la dive bouteille, en préambule: " les vignes avait donc été plantées sous Louis XIV le raisin récolté sous LOUIS XV et le vin mis en bouteille sous LOUIS XVI et c'était parfait" donc M MAUSS n'ayez aucune crainte dans les 50 prochaines années, vous aurez bien l'occasion de goûter un Chateau Chalon sorti de l'adolescence et à peine centenaire!

Dimanche 18 Mai 2008, 18:03 GMT+2 | Retour au début

mauss dit

Que le ciel entende vos sages paroles !

Mais le casse d'une cave audouzienne me paraît une solution plus rapide quoique porteuse de risques douloureux !

Quelqu'un sait comment le soudoyer ? Un Yquem 1900 serait-il suffisant ?

Dimanche 18 Mai 2008, 18:30 GMT+2 | Retour au début

laurentg dit

Juste un petit commentaire, François,

Tu peux te tromper sur les origines des vins (je vois régulièrement cette difficulté lors du championnat de France RVF).

Cette série était assez difficile :
Quatrième étape en mai 2008 au château de Margillière :
Vin de Pays d?Oc Domaine Mirabel Le Loriot 2007 (Roussanne)
Rully : Domaine de la Folie Clos de la Folie 2006
Vacqueyras : Domaine de la Tourade 2007 (Grenache/Clairette)
Chateauneuf du Pape : Domaine de la Présidente 2007 (Grenache/Roussanne)
Côtes de Provence : Château Sainte Roseline La Chapelle de Sainte Roseline 2007 (Rosé !)
Vin de Pays des Charentes : Domaine du Grollet Réserve 2005 (Merlot/Cabernet)
Coteaux Varois : Château Margillière Hautes Terres 2004 (Syrah)
Crozes-Hermitage : Domaine du Murinais Vieilles Vignes 2005 (Syrah)
Haut-Medoc : Château Citran 2003
Vin de Pays des Pyrénées-Orientales : Le roc des Anges « Carignan 1903 » 2004 (Carignan)
Vin de Pays d?Oc : Mas de la Chevalière «La Croix Chevalière » 2005 (Syrah)
Arbois Vin Jaune : Domaine Rolet 2000

Philippe de Cantenac avait concocté un panel divertissant !
Les amis Sanchez et Citerne, qui se trompent moins souvent que la moyenne, ont gagné le concours en ne marquant que 78 points ! (nous en avons marqué 34 en trouvant le seul châteauneuf).

Reste alors l'analyse qualitative (petit vin, vin moyen, grand vin ...), qui est dans un autre registre, non ?

Amicalement !

Mardi 20 Mai 2008, 17:00 GMT+2 | Retour au début

D'accord pour l'humilité. Mais comme journaliste vineux, je continuerai à donner des notes aux vins que je déguste. D'abord, parce que c'est une aide pour les lecteurs.

Ensuite, parce que c'est une forme d'engagement de ma part. Je ne recherche pas l'unanimité avec mes confrères, juste l'honnêteté d'une vision forcément subjective. Mais comme dit si bien François Mauss, "la somme des subjectivités est un commencement d'objectivité".

Enfin, n'en déplaise à Julian, il y a (ou il devrait y avoir) une différence entre les jugements des consommateurs et ceux des journalistes ou chroniqueurs spécialisés. Nous sommes dans les vignobles une bonne partie de l'année, nous participons à de nombreuses dégustations à thème, et ceci doit nous permettre de jauger les vins, non seulement en fonction de notre goût personnel, mais de ce que nous savons être la typicité d'une région ou d'une appellation.

Nos articles ne sont pas (ou ne devraient pas être) que des listes de dégustations, mais la vulgarisation des connaissances plus profondes que nous avons la chance d'acquérir au contact des vignerons, des oenologues et des géologues. En ce sens, on peut parler de pédagogie. Un pédagogue n'impose rien, il transmet.

Voila en tout cas mon métier tel que je le ressens. Je ne prétend pas à l'infaillibilité - je laisse cela aux Papes de Châteauneuf ou d'ailleurs. Mais je m'efforce de noter en conscience, sans a priori, et de manière responsable, avec toujours en mémoire la petite phrase de Destouches: "La critique est facile, mais l'art est difficile".

Est-ce que les consommateurs, même éclairés, sont tenus de le faire?

Samedi 24 Mai 2008, 21:35 GMT+2 | Retour au début

Michael Pronay dit

" Ce Château Châlon (le petit Vialette en a un bon stock) est en fait un millésime 1967 qui a reçu une médaille d'or en 1969. "

Comment ceci ? Si ma mémoire est bonne, un Château-Chalon (trait d'union obligatoire !) a une période minimum d'élevage en fût de six ans ; une médaille d'or à l'age de deux me paraît donc très invraissemblable . . .

Mardi 27 Mai 2008, 09:31 GMT+2 | Retour au début

mauss dit

Merci Michael : j'aime quand ton esprit de rigueur et ton encyclopédisme sont en phase active.
Je vérifie cela in petto avec l'impétrant audacieux qui aurait pu me donner une fausse indication ? Le misérable ! En Place de Grève, illico presto !

Mardi 27 Mai 2008, 13:27 GMT+2 | Retour au début

Laurent Vialette dit

Cher Michael il s'agit bien d'un millésime 1967 qui a reçu une médaille d'or au concours départemental des vins du jura de 1975 tandis que le 1969 que j'ai également en stock et gouté avec notre cher président a eu au concours génèral agricole de 1975 la médaille de vermeil.
Comme tu le sais notre président entend toujours ce qu'il veut bien entendre c'est ce qu'on appelle un "sous-entendu";)

Mardi 27 Mai 2008, 16:21 GMT+2 | Retour au début

mauss dit

Et voilà : il suffit de s'absenter quelques jours, et on devient outrecuidant !

OK, mea culpa !

Mardi 27 Mai 2008, 17:26 GMT+2 | Retour au début

C'est bien dit François. Merci de défendre le travail fait honnêtement, et pour si peu, par les professionnels amateurs de vins

Samedi 10 Mars 2012, 11:24 GMT+2 | Retour au début