
Bon, c'est vrai qu'il n'y a aucune raison à ce que je ne subisse pas le même traitement que l'Empereur. Que la sainte Russie m'accueille avec un -20°/-25°, c'est probablement histoire de nous rappeler pourquoi les Boyards avaient de lourds manteaux, et que les chapkas sont définitivement un produit impérieux à qui veut protéger des neurones sur lesquels manque furieusement une foison capillaire qu'on connût à 15 ans.
Il fait très beau et très froid. On ne le répètera plus. Un chauffeur pro nous attend à l'aéroport et jusqu'à l'hôtel, on compte 4 accidents juste devant nous, mais rien de grave, que de la tôle. On comprend cependant pourquoi il laisse un bel espace derrière le véhicule le précédant. Disons qu'ici on a une notion relativement élastique des codes de bonne conduite. On n'hésite pas à prendre des sens interdits et quand la police est là, on a l'intelligence de négocier le passage avec quelque argument dont je tairai le nom.
Comme peu de gens parlent anglais ou français, et que le caractère cyrillique vous fait lire des choses bizarres, on se sent un peu tout nu dans cette agglomération de plus de 14 millions d'habitants.
Est-ce trop demander aux lecteurs d'accepter une fois par mois une lecture qui devrait éveiller quelques souvenirs d'école ?
Donc, en cette journée du dimanche 5 février de l'an de grâce 2012, quand Bordeaux est couvert du blanc manteau, et avant un départ demain qui va peut-être devenir hypothétique vers Moscou et St Petersbourg où nous allons présenter le GJE et le WWS aux professionnels et grands amateurs russes, un poème de Victor Hugo semble l'évidence même.
Et comme j'aime les alexandrins sopra tutto…
Nous vous l'avions promis : voilà l'adresse YOUTUBE où vous pourrez visualiser le petit film retraçant essentiellement quelques commentaires des dégustateurs lors du debriefing.
Histoire de se rafraîchir la mémoire, n'hésitez pas à relire ce que nous avions écrit à l'époque : ICI et LA
Sous la très dynamique et très professionnelle direction de Willi Klinger, directeur du très efficace Austrian Wine Marketing Board (AWMB), quelques producteurs et importateurs français de vins autrichiens en faisaient une présentation à l'étage de la Maison de l'Aubrac, un restaurant parisien bien connu des amateurs de belle barbaque et d'aligot.
Il faut savoir que ce AWMB, créé après la crise dramatique du glycérol ajouté aux vins il y a quelques décennies de cela, est un instrument de promotion majeur car bénéficiant à la fois de fonds publics et de participation de tous les domaines autrichiens. C'est simple : c'est un exemple parfait de ce qu'il faut faire à un niveau national. Il n'y a pas mieux, nulle part.
En espérant qu'il ne va pas me morigéner pour reproduire ici sa brillante traduction d'un papier de Slate, je lis aux aurores avec un sourire croissant, ce texte que Davis Cobbold a publié sur le blog des 5 ICI.
Bon, c'est vrai qu'on a le droit de dire que je suis éventuellement concerné au premier chef
Merci David d'avoir pris le temps de faire cette traduction !
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