
C'est en anglais, c'est signé Eric Asimov, le critique "vins" du NYT, un Monsieur sérieux, calme, pondéré que j'ai rencontré à NYC.
C'est à lire.
Sur le blog des 5 (ICI), David Cobbold traite de ce sujet qu'on a déjà abordé ici à plusieurs reprises.
Je ne vais pas répéter les arguments qu'il avance sur son blog des 5, mais simplement redire à quel point les restaurateurs passent bêtement à côté d'une clientèle qui comprend parfaitement la nécessité pour le restaurateur de faire une marge correcte, mais qui ne comprendra jamais pourquoi ce même chef se dit incapable de gagner aussi sa marge sur les mets qu'il propose.
Bref, pourquoi le vin doit-il supporter exclusivement la marge financière du restaurant ?
Rome fait partie de ces villes qui offrent des vues spectaculaires pour autant qu'on puisse accéder aux étages supérieurs de quelques bâtiments.
Le bon plan : monter sur les terrasses des hôtels bénéficiant d'accès ± ouvert à tous. Une des références reste donc à Rome le Cavalieri-Hilton qui bénéficie non seulement de sa situation en haut d'une colline, mais qui contient le fameux restaurant La Pergola de Heinz Beck (*** au Guide Rouge) où officie également Marco Reitano comme sommelier-chef et Membre du GJE.
L'autre plan plus économique : la terrasse du Sofitel (Via Lombardia, 47) qui héberge également le restaurant de l'hôtel où un jeune chef vous concocte quelques plats savoureux alors qu'on vous sert également 3 vins au verre à un prix défiant toute concurrence. Bref, une cuisine d'hôtel hautement recommandable, dans un cadre unique, et ce n'est pas si fréquent, avouons le !
Je vous rassure : ce ne sera pas du Stendhal, quand bien même il eût pris un malin plaisir à raconter cette soirée d'hier, au Palazzo Caccia où les jeunes chanteurs de la Chapelle Sixtine, cornakés par 4 solides cardinaux au premier rang, nous ont simplement régalé "a capella" d'oeuvres diverses du XVIIème et XVIIIème.
La noblesse italienne avait là de solides représentants, pratiquant avec une simplicité légendaire le baise-main furtif, le baise-anneau des Excellences (non, non : on ne dit pas Sérénissime pour un cardinal) et avec l'élégance de me parler dans un français de qualité alors même que je bredouillais un italien de cuisine lamentable.
Ces palais romains sont vraiment des architectures à goûter. Il y a là un je ne sais quoi d'abandon devant les coûts monstrueux que ne peuvent plus supporter ni les propriétaires ni les institutions officielles de sauvegarde, et Rome, vu dans le contexte qui fut le mien, donne une triste impression de fin d'une époque. Imaginez simplement un hectare de toitures à refaire : un des soucis de mon hôte romain, par ailleurs propriétaire d'un cru légendaire : le San Leonardo.
Parmi toutes les manifestations du vin, des oscars de la RVF au Grand Tasting, il y en a une en chaque début d'année qui brille par sa discrétion… et son absence voulue de journalistes (bon : nous, on sait que nous sommes des seconds couteaux pas dangereux pour un sou).
Les oscars de la RVF, déjà existants avec "L'Homme de l'Année" du temps des grandes heures "Bettane-Desseauve" se sont déroulés dans le cadre prestigieux des salons du Bristol à Paris, avec que du beau monde.
On sait que le Grand Tasting occupe en totalité un quartier du Carrousel du Louvre et doit faire face à un succès croissant.
Et bien, on ne sait rien du tout sur les Journées Henri Jayer qui se déroulent dans la salle très années 50, salle dite communale, de la prestigieuse commune de Vosne-Romanée.
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